Jipihorn's Blog

octobre 13, 2006

Le Nouvel Audiophile

Filed under: Uncategorized — jipihorn @ 1:31

Souvent il m’arrive de rencontrer des personnes s’intéressant à l’audio, pour certaines d’entre elles je m’aperçois très vite que mon interlocuteur est entièrement absorbé par des problèmes de câbles secteur, de prises au rhodium, de cable de modulation spéciaux, de fusibles qui ont, ou pas, le son, de problèmes de matières et leur influence sur le son. Il y a une constante que je remarque dans ces discussions, c’est l’impossibilité d’avancer le moindre argument technique raisonnable qui se trouve immédiatement ignoré, repoussé, réduit à néant par une diatribe au contenu si ridicule techniquement que les bras m’en tombent à chaque fois.
Il émerge de ces discussions une impression de gène et d’embarras, de culpabilité, de malentendu, qui me font me dire sur le moment qu’il faut fuir ce milieu, ne pas perdre de temps avec ça, le problème étant que je n’apprécie pas vraiment de vexer les gens, leur faire perdre la face, ce sont des petits problèmes finalement.
Petits problèmes tant que cela ne fait pas transiter beaucoup trop d’argent. Malheureusement, cela arrive d’après ce que je constate le plus souvent.
Les bras m’en tombent quand j’entends quelqu’un m’asséner avec un aplomb propre à emporter l’adhésion d’un ignorant, ce genre d’affirmation, entre autres :
– Un changement de câble secteur a une influence énorme sur le son.
– Rien que prendre cette prise plaquée au rhodium donne une différence gigantesque.
– Ce câble transfigure complètement le système, l’image devient une scène et ça n’a plus rien à voir.
– Ce câble isolé à la soie a une sonorité plus soyeuse.
– Ce câble avec gaine en coton a un son plus chaud.
– Ce câble en argent pur transfigure le système. Celui-ci en argent normal a un son trop aigu.
– Les câbles secteur mettent 300 heures à se roder. Avant, le son est une horreur.
– Ce câble donne une ronflette mais malgré tout le son est bien meilleur avec.
– Cet antijitter fait des coupures de son, mais entre les coupures le son est bien meilleur.
– Il y a un néon dans la cuisine, dès que je l’allume le son devient mauvais.
Etc etc ad nauseam.
Je me moque personnellement d’être la victime de la deuxième partie du processus, l’annexe qui précise que celui qui n’entend pas la différence est sourd. Je sais très bien où j’en suis. Je sais très bien qu’il est toujours épineux d’affirmer n’entendre aucune différence là où toute une assemblée se gargarise de commentaires « entendus ».
Il y a bien d’autres causes, d’autres mobiles, qui font entendre une différence à toute une assemblée alors qu’il n’y en a pas, comme je l’ai déjà vu. On pourrait invoquer le désir d’appartenir à un groupe d’initiés, le désir de se différencier d’autres personnes, d’être conforme à ce qu’on croit juste dès le départ… Et aussi justifier un achat déraisonnable par exemple. Il y a aussi tout le processus de trucage et manipulations, peut être parfois involontaire d’ailleurs, qui peut avoir lieu lors d’une démonstration bien menée, qui fait qu’il y a eu effectivement des différences notables mais dont la cause est différente de celle évoquée.
Mais je parle plutôt ici de différences que des personnes prétendent avoir notées par elles mêmes, par expérience personnelle. Assénées comme vérités premières car appuyées par toute la littérature antérieure.

La question que je pose aujourd’hui est celle-ci :
Comment se fait-il que cette personne prétende entendre une différence absolument gigantesque dans un des cas évoqués au dessus, ( parmi tant d’autres) alors que cette autre ne détecte absolument rien même en se concentrant très fort, que les appareils de mesure ne mesurent aucune différence, et que, comme il a été mainte et mainte fois démontré par les tests en aveugle, cette différence ne peut être mesurée statistiquement ?
Je vais apporter une réponse simple à cette énigme. Simple et complexe à la fois.
La première personne a été manipulée, conditionnée. La différence se trouve dans le cerveau de la première personne. C’est là qu’elle se niche, inutile de chercher ailleurs.

Je rêve d’un virage qui s’effectuerait dans ce domaine, de la mise au rebut de tous les gadgets et de toutes les « pustules » qu’on peut rajouter à un système audio, rejeter ce qui est inutile et ne garder que ce qui apporte un progrès réel, n’employer son budget que pour de vraies améliorations, refuser une amélioration portant sur 0.001% avant d’avoir effectué ce qui porte sur les 30%, faire le grand nettoyage de ce qui ne sert à rien. Bien sûr, le nettoyage est à effectuer auparavant dans sa tête.
Une nouvelle génération d’audiophiles, plus proches des lois physiques, plus respectueux des lois de la nature… Pour moi ce serait ça, la classe.
A étendre à tous les domaines d’ailleurs.

A bientôt !

Teepee

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octobre 1, 2006

Pélerinage prairial

Filed under: Uncategorized — jipihorn @ 12:52

Et oui, septembre, période de la deuxième foire aux vins de l’année.
Et donc, pélerinage avec la bande habituelle et quelques références notables de cette année :

Une petite visite chez Carrefour permet de découvrir quelques petites choses intéressantes comme les sauternes Chateau D’arche 2000 et des Guiraud curieusement moins chers que d’habitude.
Autre bouteille de bonne qualité, les Hauts de Smith en blanc. Par contre, ils font une publicité pour un Meursault Potel qui est tout à fait sans intérêt. Il semblerait, d’après un de mes proches, que l’on trouve du Lynch Bages 2003 à 30€. Les prix se calment un peu.
Chez diverses enseignes (Carrefour Auchan Leclerc), on retrouve le Chateau Citran, toujours aussi bien placé aux alentours de 9€50, une valeur sure !
Chez Leclerc (en tout cas ici à Leognan), un habitué qui garnit toujours ma cave, le Chateau Haut Vigneau 2003 à 6€10, un pessac rouge de bonne facture. Du citran, du clos René abordable.
Quelques seconds vins peuvent donnner quelque intérêt comme la Croix de Beaucaillou, les sargets de Gruaud Larose ou Connetable de Talbot. Mais l’irrégularité d’un millésime à l’autre demande d’essayer à chaque fois. Toujours un bon rapport qualité/prix pour le Cantemerle 2003.
Un surprise de taille, découverte par un accolyte : Un vin argentin, le Clos de los Siete, dont un des propriétaires est l’incontournable Michel Rolland (souvenez vous, Mondo Vino). Même si l’image de ce personnage est égratigné par ce documentaire, si l’on s’en tient au résultat seul, il y a un paquet de producteurs qui devraient avoir froid dans le dos… A 10 € la bouteille, il risque d’y avoir des sacrées surprises, de quoi oublier les délires des primeurs 2005.

Jipi.

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