Jipihorn's Blog

octobre 25, 2007

Burson : la technologie … pas.

Filed under: Uncategorized — jipihorn @ 9:09

Par curiosité, j’ai demandé à Burson si ils avaient un datasheet sur leur amplificateur opérationnel discret. Car, même si un amplificateur opérationnel semble être un composant quasi parfait dans les plages de travail qui nous intéresse, ils ne sont pas interchangeables comme ça. Un courant d’offset mal placé, un gain mal choisi, un découplage insuffisant et cela ne marche plus correctement. D’ailleurs, il semblerait qu’un Burson ne fonctionne pas bien en convertisseur courant/tension en sortie de DAC.
Donc, la moindre des choses, lorsqu’on fournit des composants électroniques, c’est de pouvoir fournir les caractéristiques pertinentes, comme c’est le cas de TOUS les fournisseurs connus…
Réponse :

Hi Mr Prevost,

We don’t have that but you will be more than welcome to test it out your self.

Regards
Jack Thomas

En gros, « nous n’avons pas ça, mais vous êtes le bienvenu pour pour faire les tests vous-même ».

Je ne sais pas si je dois rire ou pas, mais ça met surtout en évidence le sérieux derrière. Remarquez, vu les explications fumeuses du site, fallait guère s’attendre à mieux. D’autant plus qu’il annoncent un taux de distorsion (<0.001%) sur le site qui a de grande chances d’avoir été mis la pour faire joli. Si ils l’ont réellement les moyens de mesurer, pourquoi n’ont-il rien à fournir ?

Grotesque, mais finalement, tellement en adéquation avec l’esprit subjectiviste : pourquoi donner des mesures, vu qu’il n’y a aucune corrélation avec l’écoute de toutes façons… Incontournable !

Jipi.

octobre 21, 2007

Encore une fois, James Randi a vu juste…

Filed under: Uncategorized — jipihorn @ 9:48

Un feuilleton haletant était en cours entre James Randi et des protagonistes câbles audiophiles de luxe.

Le premier volet faisait part d’un compte rendu ridicule dans Positive Feedback (LE site subjectiviste à coté duquel Stereophile est une antenne de L’AES) sous la plume de Dave Clark à propos des câbles de la firme Pear (Poire, ça ne s’invente pas).
Oui, pour ce monsieur, ces câbles donnent plus envie de danser que leurs concurrents. La preuve, on tape plus du pied en écoutant de la musique. Un matériel incroyablement avancé qui amplifie le coté « foot tapping » de la musique… Un article finalement dans la même veine que les autres disponible dans ce site où , malheureusement, le ridicule ne tue pas.
Et donc, James Randi propose, comme il l’a déjà fait plusieurs fois à d’autres éditeurs, de concourir au challenge de 1 million de dollars à quiconque pouvant mettre en évidence tout phénomène para-normal (car, selon lui, les différences entendues et décrites par les éditeurs sont de cet ordre).
Habituellement, ces articles restent sans suite, ce qui est guère étonnant.
Mais cette fois ci, ça n’est pas le cas…
Après un petit article la semaine d’après à propos du câble le plus cher de chez Transparent audio (43000$ les 7.5 m pour relier des haut parleurs) et un clin d’oeil salutaire sur les numéros disponibles de The Audio Critics, la nouvelle tombe la semaine suivante :
Michael Fremer, de Stereophile magazine, semble accepter le défi. Pour ceux qui ne connaissent pas ce personnage haut en couleur, The Audio Critic le décrit comme :

« Probablement l’individu le plus déplaisant dans la communauté audio américaine. Dans ses écrits et son contact personnel, il est vulgaire, grossier, bigot et malhonnête intellectuellement ».

Il suffit de lire quelques écrits sur le WEB de sa part pour s’en rendre compte définitivement. Son crédo : le vinyle et sa supériorité sur le digital. Le subjectiviste dans toute son horreur avec cette malhonnêteté intellectuelle couramment rencontrée chez ses pairs mais décuplée.
Et donc, ce personnage semble accepter le défi, après évidement avoir bien insulté et attaqué James Randi comme toute personne qui ose mettre en doute ses capacités. Pour les anglophones, on pourra lire du grand Fremer dans les textes publiés pour situer le personnage.
Le problème, c’est que Fremer est un impulsif et juste après s’être rendu compte de sa bévue (accepter le défi peut avoir des conséquences considérables), il revient à la charge pour essayer de rattraper le coup en jouant sur les mots, principalement en refusant de participer au challenge parce qu’il teste des affirmations paranormales, supernaturelles ou psychiques, domaines où il ne veut pas appartenir. Ce qui est une technique des plus courantes : les chipotages réthoriques.
Parallèlement, le PDG de Pear Cables , Adam Blake, met en ligne une réponse au défi de Randi en affirmant simplement que le challenge est un canular (autre méthode souvent utilisée pour prendre la poudre d’escampette) et en soulignant que les affirmations données dans son site sont purement scientifiques avec mesures à l’appui. Même un technicien ivre verrait immédiatement la pauvreté des « preuves » publiées et les références soi-disant scientifiques (dont, surprise, le fameux article de bas de gamme que j’ai décrit il y a quelques temps, cité sur son-Qc et Delphi).
Bref, rien que du classique, toujours les mêmes techniques pour se défiler. Mais bon, ça commence à prendre quelques proportions car on commence à en entendre parler un peu partout…

La semaine d’après, James Randi modifie le texte du défi pour gommer tout terme gênant Fremer, histoire de bien le faire enrager et le bloquer dans sa technique d’évasion (« Nous attendons tous – avec grand intérêt- votre prochaine tentative d’obscurcir le défi et te tenter de vous en échapper »). Fremer est bloqué et il le sait. Il doit amèrement regretter son coup de sang original…

Et c’est tombé ce matin, le PDG de Pear Cables s’est débiné. Permettant à Fermer de faire de même car il ne veut pas fournir de câble ou être impliqué dans le truc. Fremer ne va certainement pas faire l’effort d’acheter des câbles Pear (7250 $) pour faire le test… Et donc, tout le monde a pris la poudre d’escampette, exactement comme Randi le suppose à chaque fois… Le pauvre PDG de Pear Cables, un compte rendu un peu trop laudatif lui aura donné une publicité dont il se serait bien passé…

Ça va pas faire l’affaire des subjectivistes ça… C’est pas bon pour l’image. Fremer et Blake savent parfaitement qu’il se feront humilier si ils font le test (sauf si ils ont une chance considérable), et tout est bon pour essayer de faire diversion. Sauf que Randi est un pro dans ce domaine et il a simplement mis à jour la réalité des choses : ces gens sont des opportunistes surfant sur la vague des accessoires audio de luxe pour clientèle riche, naïve à l’intérieur mais prétentieuse à l’extérieur.

Y aura-t-il une suite ? Je ne sais pas. Fremer étant tellement imbu de sa personne que se défiler comme ça va entacher son orgueil, chose insupportable.

Passionnant et révélateur…

Jipi.

octobre 15, 2007

Saint Emillion lounge…

Filed under: Uncategorized — jipihorn @ 11:56

Le lounge est hype. Ces endroits branchés et un peu m’as-tu-vu font florès un peu partout, pour une clientèle plutôt jeune ou voulant le paraitre, avec quelques moyens tout de même.
Saint-Emillion était hier sous un soleil magnifique, avec pas trop de monde en étendant toute sa superbe du haut de sa butte.
Et donc, le soir, il fallait bien manger.
J.L. Thunevin, celui qui a fortement agacé les grands châteaux en place et propriétaire du Château de Valandraud, le vin de garage le plus connu, a eu l’idée de créer une sorte de bar à vin, à l’ambiance résolument lounge, proposant un certain nombre de références au verre allant du petit cru à 5€ jusqu’au Cheval Blanc à 45€. C’est un moyen de pouvoir s’essayer aux crus inabordable malgré un prix au verre qui reste tout de même non négligeable.
Ce bar annonce son concept dans son nom : « l’Essentiel Wine and Cheese ».
Pour 10€, on a le droit à un des 3 plateaux de fromages comprenant une sélection de quatre variétés de grande qualité adaptée aux trois types de vins (rouge, blanc sec et liquoreux). Pour cette fois, la combinaison plateau vin rouges (Fromages à pâte molle)+ clos Fourtet 2001 (15€), puis le plateau liquoreux (Fromages bleus forts) + Arche 2003 (10€), le tout servi avec un excellent pain a été choisie. Ça n’est pas donné, mais le résultat est extrêmement convaincant. Le mélange stilton bien mûr (un bleu redoutable, incarnation du Malin pour certains pays) avec un liquoreux est tout à fait inattendu car le liquoreux apporte un coefficient x4 sur la puissance du stilton qui devient probablement le fromage le plus fort qu’on puisse imaginer, sans l’aspect ammoniacal qui , lui, est gommé par le Sauternes.
La combinaison bleu+liquoreux est décidément une merveille de la nature…
La serveuse était extrêmement sympa et un poil volubile, ce qui rendait le tout plutôt rigolo. Les sièges sont très 70’s mais en version confortable. Les rayonnages provocants avec leur grands crus classés entre 200 et 400€ la bouteille font tout de même rappeler que l’on est pas vraiment dans le même monde ! Le clos Fourtet est un bon vin, d’une grande douceur, très bien associé au plateau. J’aurais bien essayé le Valandraud, mais à 30€ le verre, ca refroidit, surtout que le volume n’est pas énorme… Le château d’Arche est un classique de l’appellation, de bonne tenue et de prix abordable. En 2003, le produit est toujours aussi réussi; même jeune, cela reste une friandise.

Cher, mais une fois de temps en temps, le plaisir est la.

octobre 6, 2007

Audax et ses drôles de produits.

Filed under: Uncategorized — jipihorn @ 5:15

Audax, à l’époque, avait conçu un certain nombre de références tout à fait étranges et ressemblant à rien de ce qui existait (et existe encore). Parmi celles-ci se trouvaient par exemple le Medomex 15, les grands HP elliptiques genre HD21x32 et le WFR24.
Ce dernier a toujours été un mystère à mes yeux et cela faisait longtemps que je cherchais à en dégoter un en bon état pour voir un peu ce truc étrange de plus près. Utilisé en charge close quasi infinie sur les anciennes Perpectives, ce HP arrivait à obtenir le 20 Hz, chose totalement inédite à l’époque. Les vagues photos disponibles montrent un HP avec une suspension bizarre avec quelques légers plis irréguliers dont on se demande bien de quoi c’est fait. Et ce saladier caractéristique qui n’a jamais, à ma connaissance, été réutilisé dans d’autres produits de la marque. Pourquoi ont-ils fait ce modèle sans jamais faire la moindre déclinaison en taille ou variante, c’est un mystère, car il faut bien avouer qu’il est extrêmement bien fait.
Ce HP m’a semblé plus gros que je l’aurais imaginé, avec un aimant Ticonal, une membrane exponentielle fine et cette suspension qui n’est autre que la toile enduite de butyle. Le débattement disponible est grand, je pense d’au moins 5 mm de chaque coté. La suspension est très souple (le VAS doit être considérable) et totalement silencieuse, chose rare, surtout pour un HP si ancien. Le spider est grand pour le diamètre et il est probable que le système soit linéaire sur un débattement non négligeable, inhabituel pour l’époque.
Voila donc un exemplaire de WFR24 qui déboule à la maison, répondant à une envie très ancienne d’en posséder un et surtout de voir un peu ce qu’il a de spécial. Donc, un petit tour sur le banc de mesure pour en extraire les paramètres.

Une masse de 14 grammes a été utilisée pour évaluer le VAS.
Comme on peut le voir, on est très loin des rendements annoncés (100 dB sur leurs courbes) à l’époque, ici d’une valeur raisonnable de 87-88 dB. Le VAS est grand, ce qui est logique vu la souplesse des suspensions. C’est un modèle pour enceinte close à priori, mais il se trouve à la frontière et peut être utilisé en bass reflex, mais avec un bon volume et un accord bas. Les habitués de WinISD vont vite trouver les configurations possibles.

Des mesures en enceinte close et de distorsion vont suivre, on verra bien comment il se comporte dans le haut… Je peux comprendre que l’on puisse essayer d’expérimenter une paire d’enceintes avec ce modèle, car il sort tout de même un peu des sentiers habituels…

Jipi

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