Jipihorn's Blog

décembre 14, 2007

On est pas arrivé…

Filed under: Uncategorized — jipihorn @ 5:57

Depuis quelques temps sévit sur Audax une paire de conversations assez surréalistes qui ont dévié sur des concepts plutôt généraux sur les fondements mêmes de la haute fidélité en pratique. La première impression qui ressort des conclusions assénées par les experts est un grand mélange des genres et des confusions plus ou moins nourries par des pirouettes rhétoriques, le tout pour quasi imposer de force des opinions qui habituellement feraient sourire. La puissance de la manipulation du texte permet de faire passer l’impassable avec une aisance certaine pour qui ne ferait pas très attention sur le contenu.

Historiquement, tout à commencé sur cette sempiternelle ressassée des dégradés de distorsion qui sonnent mieux, ainsi que sur les bienfaits des amplis peu puissants à la saturation progressive vis à vis des amplis puissants sans distorsion. Le tout argumenté d’un fatras d’affirmations dont le ridicule est plus ou moins appuyé par des publications qui le sont encore plus.
Le principe est le suivant : grâce (ou à cause) de la distorsion intrinsèque de l’oreille, des amplificateurs produisant une distorsion comparable (comprenez, dont le pattern harmonique est semblable) sont meilleurs (plus naturels !) que ceux qui ont un pattern différent, ou même ceux qui ont un seuil de distorsion absolument négligeable. Preuve anecdotique à l’appui (donc pas de preuve du tout). Vous savez, ces rencontres entre audiophiles où le contenu de ce qui se dit est d’une fiabilité et d’une neutralité absolument sans faille, lieu où le vrai test (double aveugle, niveaux équilibrés) sont relégués par voie de jeu rhétorique (un sport très apprécié) à la poubelle. Preuves « scientifiques » à l’appui aussi, avec encore une fois, cette « thèse » de Cheever dont j’ai déjà touché quelques mots ici, ainsi que quelques indirectes citations d’articles comme, je pense, celui du n°22 de L’audiophile ancienne version. Le problème ici, c’est que strictement rien ne permet de dire qu’un signal distordu à la manière de ce que fait l’oreille soit entendu comme non distordu. Cette affirmation n’est qu’une supposition qui a vite dévié en vérité, bien qu’il n’y ait aucune raison autre que celle d’une impression de cohérence. En fait, il est tellement facile de prouver que c’est complètement faux que personne n’a pensé faire l’essai, probablement parce qu’ils croient sur parole les gourous sans se questionner… Tout d’abord, où peut-on trouver des valeurs chiffrées de ces patterns ? Pas facile… Seul l’article de Jean Hiraga du n°22 contient des informations. Hélas, triple hélas… Les taux données en % sont faux (100 fois trop faibles, ce qui réduit à néant le contenu de l’article sur ce point) et il suffit de générer un simple sinus avec ses harmoniques superposées selon les valeurs données pour se rendre compte que non seulement ça s’entend, mais c’est absolument effroyable. Le taux de H2 donné à 0.08% est en fait à 8%, la H3 ajoutée s’entend parfaitement, car évidement non masquée par la H2…D’ailleurs, je défie quiconque de masquer de la H3 avec de la H2 comme ça, tout en conservant la fondamentale (qui devrait donc masquer la H2). Essayez jusque H5, chaque harmonique ajoutée s’entend, aucune ne masque l’autre. Contrairement à ce qu’affirme Hiraga, le signal décrit n’a absolument pas le son d’un sinus pur. Par contre, un dégradé complètement aléatoire à -80dB, ce qui est facile à obtenir avec un bon ampli dans des bonnes conditions, fournit un résultat absolument indissociable du signal pur. Pourtant, ça devrait être quasi le contraire à en entendre les spécialistes ! Je sais pas pourquoi, mais les résultats me semblent tellement logiques et cohérent que je ne comprends même pas que l’on puisse imaginer qu’une écoute soit plus réaliste (et même naturel, un comble !)avec de tels principes. Ces pseudo-règles de dégradé de distorsion devraient être passées aux oubliettes définitivement depuis longtemps, mais non… D’ailleurs, elle souffre d’une grosse incohérence de principe : Une harmonique Hn est censée masquer la ou les suivantes (ce qui n’est pas très clair). Donc, à priori, selon la règle de masquage, il suffit qu’elles soient inférieures ou égale à un seuil pour être masquée (seuil étant celui du pattern« idéal »). A priori, tout pattern de distorsion inférieur ou égal au pattern « idéal » devrait fonctionner pareillement. Ce qui est, bien sur, le cas de tous amplis correctement conçus. A moins, que le masque ne fonctionne que pour un intervalle de valeur de ou des harmoniques inférieures. Je sais pas pourquoi, mais j’ai du mal avec de tels concepts, d’autant plus que tous les essais que j’ai pu faire avec des générateurs n’a jamais pu montrer ce type de règle. J’y sens une forte odeur d’illogisme de base. Et tout ceci appliqué sur un signal plus complexe, difficile d’y voir autre chose qu’un effet artificiel (surtout avec les taux donnés). Et puis, d’un autre coté, les patterns sont-ils conservés correctement pour toute puissance, à toute fréquence ? Faudrait une sacré chance, probablement jamais en fait. Encore moins quand le gain commence à plafonner sur signaux forts. La seule règle vraiment valable est qu’il faut un taux d’autant plus bas que l’harmonique est éloignée, ce qui est logique. Par contre, à -80dB, que ce soit H3 ou H19, il n’y a rien, que dalle. Je suis peut-être passé à coté d’une combinaison spéciale avec des propriétés spéciales, mais ça semblerait tellement fragile comme situation qu’il y a aucune chance qu’on la retrouve dans un système. Tout échantillon audio est le bienvenu !

Ensuite, les conversations ont divergé sur d’autre règles, en vrac :

Vu que le niveau réel n’est pas atteignable dans des installations raisonnables de particuliers, il est illusoire d’utiliser des appareils linéaires, car dans ce cas les résultats ne sont pas musicaux. On remarquera encore et encore le terme fourre tout de « musical » que tout le monde semble comprendre, mais que personne n’explique (simplement parce que chacun comprend quelque chose de différent tout en pensant que tout le monde le comprend comme lui), mais je me demande bien d’ou peut venir une telle règle… Ecouter moins fort que la réalité donne un mauvais résultat ? Pourtant, ce n’est pas du tout l’impression que j’ai en écoutant au casque un bon disque à un niveau raisonnable, loin du niveau réaliste. Alors, pour résoudre le problème, on crée des artifices qui sont censés compenser le manque de musicalité. La distorsion ajoutée en est un D’un coté, elle devient utile avec un dégradé ad-hoc et de l’autre lorsqu’elle arrive en supplément lorsque l’ampli est utilisé hors de sa zone linéaire. Personnellement, je mets ça au même niveau de bidouillage qu’un loudness. Evidement, si jamais on affirme que ca n’a plus rien à voir avec la haute fidélité, on tombe dans une autre affirmation :

La haute fidélité est un fantasme, plus issus d’un marketing ignorant qu’une réalité, asséné par des « étroits de l’esprit » frustrés. Les chaines sont mauvaises, non linéaires. Donc, à quoi bon ? A partir de la, tout devient possible, tout est défendable, même l’indéfendable. Ajouter de la distorsion ? Mais mon bon monsieur, dans vos conditions d’écoute avec votre système non fidèle, il n’y a que comme ça que vous aurez quelque chose de mieux (comprenez, plus musical). L’audiophile moderne a laissé tomber la qualité électronique pour l’appareil pseudo scientifique, aux principes nébuleux anthropomorphiques qui permettent tout et n’importe quoi… Pourtant, les moteurs TAD ont des taux de distorsion faibles, certains haut-parleurs de graves commencent vraiment à très bien fonctionner sur tous les paramètres.

Il y a tout un lot d’informations qui se contredisent selon le contexte défensif, comme par exemple d’un coté, les moteurs ont des taux de distorsion faibles comparés aux amplis à tubes SE et d’un autre, les haut parleurs ont des taux tellement élevés que ça n’est pas important. Ou alors, ils font plutôt de la H3 (ce qui n’est absolument pas évident) et dont, il faut des amplis à H2 élevée pour masquer (ici les taux sont analogues). Problème, ça n’est pas compatible avec la notion de pattern de dégradé idéal qui va devenir non idéal par trop plein de H3.Rappelez vous, l’ampli a déjà le bon pattern en lui-même auquel va se superposer le pattern du HP qui est tout sauf celui qui est sensé être le bon. Dire un jour que les amplis, vu leur taux de distorsion élevé, supérieur ceux des HP doivent avoir un pattern particulier et le lendemain, lorsqu’on s’oppose au truc en disant que les HP aussi ont leur propre pattern qui va se superposer, on voit écrit que de toutes façons, les HP ont bien plus de distorsion. Admette d’avoir tord semble être une épreuve insurmontable…

Il y a un problème majeur à utiliser des artifices, problème jamais soulevé et pourtant qui met le principe du système (salle comprise) le plus fidèle possible largement devant tous ces bidouillages empiriques, subjectifs et finalement inefficaces dès que l’on les met en situation. Les artifices ne sont jamais compatibles avec tous les enregistrements. A moins d’avoir des presets pour chaque disque (ce qui serait cohérent), il y aura forcément des enregistrements où des défauts de fidélité seront encore plus criants de … vérité. Seul le système le plus fidèle possible correspond au meilleur compromis, même si il est tentant d’en rajouter ici ou la. On peut imaginer quelques presets en fonction de certaines tendances de certains type d’enregistrements (comme le classique opposé au jazz) car les « défauts » récurrents sont souvent analogues, plutôt par convention que part négligence.

Ce qui m’amuse et m’agace chez les audiophiles de ce genre, c’est l’extraordinaire prétention lorsqu’il s’agit de critiquer les œuvres et les enregistrements, surtout que souvent, ils n’ont strictement aucune compétence dans le domaine musical. Il semblerait que statistiquement, il doit y avoir 0.1% de disques de qualité, tous du classique évidement ou pire, Rebecca Pidgeon, car ils ont une dynamique de 40 dB au moins et dégorge de musicalité. Ce qui m’étonne, c’est que parmi tous mes disques, seule une petite poignée a des défauts réels, les autres sont ce qu’ils sont, avec leur contenu tel qu’il a été voulu par les concepteurs. Par quelle prétention un audiophile se sent-il compétent pour se substituer à ceux qui ont fait le produit ? Je serais curieux d’entendre le résultat si on les mettait aux manettes… Se réfugier derrière le « la production actuelle c’est de la merde », c’est surtout se réfugier derrière son ignorance ou derrière les défauts majeurs d’un système sur qui rien ne passe correctement. Cochet en était un spécialiste. Il semblerait que le défaut principal des disques actuels est la « faible dynamique » du à l’utilisation abusive de compresseurs ou autres effets plus ou moins embellisseurs du genre. Mais je pose une tout bête question : en quoi la dynamique est liée à la qualité d’une œuvre ? C’est posé comme un défaut, mais pourquoi ? Quel est le rapport ? Un artiste qui trouverait intéressant de créer un œuvre sonore qui aurait une faible dynamique serait considéré comme un imposteur ? J’ai plein de disques sans dynamique qui sont super (et réciproquement), et ce lien de cause à effet montre bien à quel point que ce qui est écouté, ca n’est pas l’œuvre, mais autre chose. D’ailleurs, comment calculer la dynamique ? Pas évident… Je dirais même, quasi impossible tant que la méthode de mesure et la définition du terme ne sera pas définitive, car cette dynamique ressentie n’est souvent même pas liée au nombre de dB calculé… La musicalité est créée au moment de l’écoute indépendamment du système, chacun trouvant son système plus musical que son voisin. Pour preuve simple, il n’y a aucun système consensuel, toujours adoré des uns et rejeté par les autres. La musicalité, c’est ce paramètre qui excuse tout, qui définit tout et qui, si l’on pousse plus loin de raisonnement, donne une intelligence aux appareils qui sont capables de discriminer des choses intangibles que personne ne sait vraiment expliquer. Je vois une énorme incohérence ici avec des appareils « parfaits » qui ont l’intelligence de supprimer une conception complètement inventée que l’inventeur ne sais même pas expliquer. L’appareil plus malin que l’auditeur (et les scientifiques) et qui se joue de ses perceptions ? Trop fort.

Je ne crois pas aux systèmes musicaux. Simplement parce que l’on est dans l’obscurantisme et l’ésotérisme le plus total ou tout est possible. C’est du même niveau que les vibrations d’énergie, les quanta et autres fantômes qui fourmillent dans les mondes surnaturels new age. On rigole de Machina Dynamica, mais on est dans le même registre, sauf qu’il a l’apparence plus scientifique et/ou moins caricaturale. Les mauvais systèmes ont toujours des raisons terre à terre simples, 99.99% des cas la salle et des réglages mal faits. Les stupidités de dégradés de distorsion, de niveaux inférieurs d’écoute, d’écrêtage soft et autres excuses pseudo scientifiques sont hors sujet. C’est un fourre tout de paresse intellectuelle, qui permet une posture de différenciation conceptuelle et invérifiable du plus bel effet. La réalité d’expériences simples montre à quel point c’est ridicule.

Et pourtant… On continue à citer Cheever, cet opuscule de bas de gamme, exemple de caricature à montrer dans les classes de terminale (ca vaut pas mieux) comme exemple même de travail bâclé ou les conclusions fixées d’avance sont appuyées par des pseudo-expériences orientées. Comment peut-t-on affubler de « thèse » un document de 87 pages écrit gros ou les sources scientifiques expérimentales viennent de Stéréophile, ou l’auteur parle plus de ses conviction que de faits, et expérimente des cas de figure grotesques (voir la description que j’avais déjà faite à l’époque).Aucun scientifique ayant un peu de bagage ne peut cautionner cet ouvrage ou le terme « psychoacoustique » ne fait que cacher des principes subjectivistes sans aucune assise réelle, sauf la conviction personnelle. Ce qui n’a strictement aucune valeur scientifique évidement. La conviction ne me gène pas plus que ça, par contre lorsque que l’on s’appuie sur des textes ineptes pour l’assoir, ça m’insupporte. C’est LA pollution des esprits à l’extrême. Les subjectivistes en blouse blanche. L’analogue de l’intelligent design qui ne veut pas avoir de relents religieux.

Les systèmes qui ne marchent pas sont souvent très faciles à diagnostiquer, même sans aller voir le système : Salle merdique, enceintes merdiques ou filtrages mal calés. Plus rarement des maillons incompatibles, mais si l’on s’en tient à des appareils dédiés à leur utilisation, c’est moins problématique. Résoudre ces problèmes à coup de distorsions, de concepts de saturation ou de phase absolue, c’est réellement être à coté de la plaque. Le pire, c’est que ça n’est pas par incompétence que ces « concepts » existent, c’est pour se différencier des autres. Les audiophiles adorent se différencier de l’ordre établi (sauf quand ça va dans leur sens, mais l’utilisation sélective de la science est un autre problème récurrent), surtout avec des arguments ou l’on se rend compte qu’ils ne tiennent que sur la parole et la crédibilité. En gros, sur rien. Quand même, ajouter de la distorsion par l’utilisation d’un ampli non linéaire pour compenser un problème de niveau d’écoute du, par exemple à un bruit de fond trop élevé, pour entendre le bas niveau sans être assailli par le haut niveau et affirmer que c’est mieux et plus musical… C’est sacrément gonflé. Ils feraient mieux d’arrêter de dépenser des centaines d’euros dans des accessoires frivoles (qui servent à compenser les problèmes dans leur tête) et les investir dans une isolation acoustique, puis dans un traitement de salle. Affirmer que la non musicalité des systèmes est due à l’utilisation de systèmes linéaires, c’est vraiment le comble. C’est sur qu’un peu de distorsion va à coup sur régler les sauts de 20dB du au beau carrelage de la salle et rendre subitement la musicalité perdue… Plus j’y pense, plus ça me semble ridule à l’extrême tellement l’incohérence est énorme.

N’oubliez pas qu’une chaine n’est qu’un objet technologique, avec un rôle bien déterminé, qui ne sert pas à se substituer à la musique, mais à la reproduire. Vouloir travestir le signal, soit, c’est une démarche comme une autre. Simplement, il faut l’affirmer en tant que tel et arrêter de donner des leçons de Haute fidélité. La haute fidélité n’est certainement pas un fantasme, et ca n’est pas parce que qu’on y arrive pas comme on voudrait que l’on doit chercher des excuses imparables. La double compétence musicien/technicien est plus difficile à avoir que certains pourraient le penser.

Jipi.

2 commentaires »

  1. Bonsoir,
    j’apprécie beaucoup vos articles et je partage la majorité de vos idées, mais je voudrais donner un avis divergent au sujet de la dynamique des oeuvres enregistrées:
    S’agissant des enregistrements en studio, vous avez en partie raison seulement car malgré tout, les oeuvres sont conçues pour être écoutées majoritairement sur des systèmes peu performants. L’artiste n’a d’autres choix que de s’y adapter, mais il peut s’exprimer.
    En ce qui concerne les enregistrements de concerts, je pense que la réduction de la dynamique est essentiellement due aux limites imposées par le label.
    C’est peut-être une des raisons pour laquelle certains comme Blue note sortent du lot. Il suffit d’éouter Hadouk trio pour s’en rendre compte.

    Commentaire par Pierre Pruvot — janvier 13, 2008 @ 1:56

  2. Bonjour,
    La dynamique : pourquoi trouve-t-on des compresseurs sur les amplificateurs d’instruments ? Pourquoi un chanteur micro à la main l’éloigne-t-il (elle) sur des forte, etc ? Les artistes (et toute la chaine de production qui va avec) modèlent leur son, et leur dynamique, y compris bien sur ceux jouant sur instrument uniquement acoustique, en « live » comme en enregistrement. Effectivement, pourquoi vouloir retrouver absolument la dynamique d’un symphonique dans son salon ? Il m’est souvent arrivé lors d’écoutes, de baisser le volume parce que les forte devenaient dérangeants par rapport au pianissimo du début. Qui n’a jamais fait pareil ?
    Evidemment que c’est agréable de reproduire chez soit le son d’une batterie percutante. D’ailleur, je préfère nettement plus le son des batteries des enregistrements écouté sur ma chaine que celui de l’instrument que j’ai à la maison (outre la qualité du jeu). Pourtant, il n’y a pas photo sur la dynamique. Le reste, faut voir…
    N’avez vous pas remarqué que le volume du son perçu lors d’un concert sonorisé (de jazz par exemple) est parfois bien plus constant que lors de l’écoute d’un enregistrement ? La sonorisation a aussi ses contraintes. La musique, ce n’est pas que du classique à la salle Pleyel (dont l’acoustique est remise en cause tous les 20 ans, alors que fait-on des enregistrement y ayant eu lieu ?).
    J’affirme même, et ceci est très personnel, avoir toujours pris plus de plaisir à écouter du classique ou du jazz chez moi, en reproduction, qu’en concert. certainement grace à un environnement favorisant beaucoup plus la concentration, ou l’écoute tout simplement, comme vous voudrez (pas de voisin tousseur, de retardataire, de commentateur « musicologue » ou d’étroit de la vessie). Pourtant mon système est bien modeste. Concernant d’autres styles de musique, le plaisir peut-être assez différent entre le concert et le disque.

    Il est certain que de s’approcher au mieux de la réalité sonore permet de plus « être dans la musique ». De même qu’une pièce radiophonique ou une discussion sur France-culture, où la dynamique -pourtant limitée par la diffusion FM- me parait être la meilleure, permet de se sentir plus « proche » de l’émission.

    Mais pourquoi la hifi déchaine-t-elle tant de passion ?
    Est-ce l’effet commercial de marché de niche avec un trop plein de concurrence qui amène les uns et les autres à tenter de s’appuyer sur des arguments et des théories pseudo-scientifico-fantaisistes (ou pour le moins mal étayées). Dans le genre plus c’est gros, plus ça marche, c’est le pompon (et plus c’est cher aussi).
    Est-ce que l’absence (à mon humble connaissance) d’équipes et de lieux de recherches, appuyés de moyens dénués d’intêrets commerciaux ne contribue pas à ce flou artistico-scienifique ? Mais je ne vois pas quel état ou organisme mettrait des fonds pour que M.Dupont profite au mieux, chez lui, de l’enregistrement d’un stradivarius.

    Commentaire par Emmanuel — janvier 13, 2008 @ 10:46


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