Jipihorn's Blog

janvier 3, 2008

L\’apparente simplicité des bass-traps…

Filed under: Uncategorized — jipihorn @ 8:50

Pour avoir un bon son, il faut une bonne salle. C’est incontournable, bien que, souvent, l’aspect esthétique prime devant : la sobriété du mobilier contemporain, les grandes baies vitrées, les murs peints en blanc et le carrelage de bon gout attirent plus, bien que ce soit le pire que l’on puisse imaginer pour une salle dédiée…
Et ça n’est pas un pauvre diffuseur de Schröder et des bass-traps (qui n’en sont pas) en mousse à mettre dans coins qui vont faire grand chose.
Le traitement pour le médium aigu ne pose pas plus de problème que ça : tapis, rideaux, quelques meubles avec des livres sont quelques possibilités pour régler le problème, pour peu que l’on dose correctement. Mais dès que l’on s’attaque à moins de quelques centaines de Hertz, la, les choses se gâtent. Si, en plus, les dimensions de la salle sont mal réparties, ça frise le cauchemar.
Pour ce style de traitement, il n’y a pas 36 possibilités. En gros, on peut décomposer en deux familles : les membranes (bass-traps) et les cavités (résonateurs). Les premiers sont, en apparence, plus aisés à faire et moins sélectifs que les seconds qui réclament, de plus, un volume non négligeable.
C’est finalement la solution des bass-traps qui a été retenue pour nos petites pièces (20-30 m²). Il y a deux manières de voir leur construction.
Soit ils sont « autonomes », c’est à dire fabriqués comme une entité fonctionnelle ne nécessitant pas de partie de la pièce pour fonctionner. Il suffit de les accrocher au mur et c’est bon. C’est la version de Thierry. Ils sont amovibles et éventuellement réutilisable ailleurs.
Soit ils se servent de la pièce dans leur construction et sont la à demeure. C’est la solution que j’ai choisi de mon coté, ayant un grand mur et une niche disponibles.
Pour ceux qui voudraient se lancer dans ce genre d’appareil, je conseille sans réserve la première solution qui est déjà assez longue à bien fabriquer (pour avoir une esthétique de classe) mais qui ne pose pas de problème dimensionnel : une caisse, un fonds et une membrane, tout bien découpé d’équerre.
La seconde voie est parfaite pour ceux qui ont des murs parfaitement droits et des plafonds parfaitement parallèles au sol. Quand je dis droit, c’est au millimètre, c’est à dire très rarement. Car les membranes doivent être les plus hautes possibles et des plafonds en biais font des jours variables en haut du plus mauvais effet, le bâtis est en trapèze quand le mur lui, qui sert de fond, n’est pas vrillé.
Le problème, c’est l’étanchéité. Les bass-traps doivent être totalement étanches pour être efficaces. Et on a vite fait d’avoir des jours de 5 mm ici ou la à cause d’un plafond ou un mur pas droit. Ajouter à cela que plus on a de bass-traps, plus il faut les retoucher pour que cela rentre correctement, on a de longues heures de travail d’ajustement.
Il a fallu une semaine de travail pour ajuster 6 bass-traps au demi-millimètre dans toutes les dimensions pour suivre sol et plafond. Manipuler des planches de 120×230, c’est pénible. Ajuster dans de telles dimensions des trapèzes avec de la précision, sans casser les coins, ça prend un temps fou. Difficile de mesurer précisément 2m30, les mètres ruban sont peu précis (il a fallu les calibrer) et les réglets trop courts. Mais on y arrive. Fixer les bâtis tout en les maintenant parfaitement droits sur des murs vrillés, c’est l’enfer. Les fixer correctement, boucher les fuites qui sont partout, c’est interminable. Entre les mousses expansives, les mastics de PVC, les bandes résilientes, la laine de verre qui gratte et qui s’affaisse, tous les éléments ont décidé de me pourrir l’existence. Une description de la construction suivra dans le site quand ils seront finis. Actuellement, il ne manque plus qu’à fixer les membranes et les suspensions.

Donc, les bass-traps, c’est bien plus long et difficile que l’idée de boite en bois que l’on s’en fait si on a décidé d’utiliser la pièce dans leur construction. Sauf si évidement, la finition est le cadet des soucis.

Mais je n’ose pas imaginer qu’il existe des gens comme ça !

Jipi.

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