Jipihorn's Blog

février 10, 2008

A propos des commentaires…

Filed under: Uncategorized — jipihorn @ 8:22

C’est vrai que je n’ai pas précisé une particularité sur les commentaires posés dans ce blog.
Par défaut, ils doivent être validés pour apparaitre, non pas pour des raisons de censure, car aucun post quel qu’il soit, si il est en relation avec le sujet, ne sera supprimé, mais tout simplement pour des raisons de vagues de spam qui nous y obligent. Même dans les blogs où il faut créer un utilisateur, les spammeurs pourrissent le contenu. D’où le retard qui survient entre l’envoi d’un commentaire et son apparition ! Renvoyer un message par peur qu’il n’ait pas été pris en compte, va finalement arriver deux fois. Ça n’est absolument pas grave, nous supprimons les doublons sans problème.

Jipi.

février 7, 2008

Trop d\’info tue l\’info.

Filed under: Uncategorized — jipihorn @ 4:36

Internet est une source quasi inépuisable d’informations, quelque soient les domaines. L’audio n’échappe pas à la règle et le 3615 Google permet de trouver ce que l’on veut ou même faire croire que l’on est érudit à distance.
A delà des sources de données institutionnelles comme l’AES, on peut trouver des blogs de particuliers, des sites d’amateurs ou de professionnels (comme Linkwitz) et des outils de communications comme les forums de discussion.
C’est dans ces derniers que la dynamique est la plus grande par un apport continuel de posts. Les forums peuvent devenir une drogue même, des piliers de bar peuvent poster des dizaines de messages par jour pour être bien sur d’avoir le dernier mot. Mais, pour cela,il faut du temps, beaucoup de temps. Rien que pour faire quelques messages mensuels sur ce blog, c’est par petits bouts quand y a 5 minutes de libres. Pas les temps au boulot et pas (trop) le temps à la maison.

Pour l’amateur un peu perdu qui aurait besoin d’aide, le forum pourrait sembler être l’endroit idéal pour sortir de l’impasse, vu le nombre de personnes que l’on potentiellement toucher. C’est sur cas de figure que je vais m’appuyer pour montrer les travers et les dangers de ce genre d’utilisation.

Prenons un cas d’école classique réel.

On assiste la, sur 10 pages, à ce que l’on peut craindre le plus de l’incapacité pratique à répondre à un problème pour différentes raisons. Mais commençons par écrire un peu la situation, pour ceux qui n’ont pas forcément envie de se coltiner les 150 posts.
Un particulier est prêt à tout laisser tomber : ça ne marche pas. On voit un investissement assez considérable, du travail sur la durée, des contextes géographiques pas très favorables pour acheter et revendre. Le système est typique de l’école de l’audiophile, avec ampli Hiraga, graves Onken (mais pas les mêmes), pavillons (mais pas les mêmes) et autres filtres MDA. Une galère à faire venir là-bas, je n’ose même pas imaginer. Une galère à régler aussi, comme tous ces systèmes ou, si le potentiel est grand, le résultat est inécoutable tant que l’on n’a pas maitrisé les dizaines de degrés de liberté . Typique d’un système qui sonnera extrêmement mal si non réglé, beaucoup plus qu’un petit système du commerce mal réglé lui-aussi (déjà à cause d’un nombre de degrés de liberté beaucoup plus faible d’un système clé en main).
Alors, le malheureux appelle à l’aide et il est très intéressant de voir ce qu’il va récolter comme réponses (nombreuses) et ce qu’il peut en faire. C’est vrai que ça m’attriste de voir quelqu’un qui a investi autant dans quelque chose qui pourrait très bien marcher mais qui se retrouve coincé dans des impasses, avec comme résultat un truc inécoutable. Imaginez entrer dans une pièce de la maison avec un tas de truc que l’on peut plus voir en couleur…

Tout d’abord, il convient de regarder la description qui est faite et qui permet quasi instantanément de pressentir d’où viennent ces problèmes. Je vois immédiatement deux causes majeures (la, je ne prends aucun risque car c’est de toutes façon 99.99% des cas) : la salle et les enceintes (filtrage inclus).
La salle est classique de ce qui sonne pas bien : carrelage, baie vitrée, peu de meubles. Ajouter à cela des enceintes non réglées, on est immédiatement dans l’horreur que vit de l’amateur passionné et plein de bonne volonté. La, vraiment, je ne fais pas vraiment preuve de beaucoup de compétences, c’est le b.a.-ba du truc.
Mais qu’observe-t-on dans les réponses (sincères). Il faut attendre la troisième page pour que déboule la PREMIÈRE remarque pertinente sur la salle, noyée dans ce qu’il convient d’appeler, un magma de trucs soit faux, sois sans intérêt, soit ne faisant absolument rien avancer dans la démarche. Et il faut attendre la quatrième page pour que quelqu’un susurre qu’il serait souhaitable de penser à investir dans de quoi faire quelques mesures (hors utilisation des moyens automatiques du DCX qui ne servent à rien en pratique), possibilité reprise bien plus tard sans que ce soit spécialement mis en avant…
Le reste des remarque, c’est, en vrac:

Reculer ceci, avancer cela (Au pif ? Pire : A l’oreille)
Accorder le caisson à 30 Hz (D’où ça sort ? Va probablement régler les problèmes du médium)
Attendre le DCX et faire un auto-align (fonction inutile que l’appareil refusera probablement de faire)
Retourner les phases électriques (Au pif)
Choisir les pentes et les coupures (On s’en serait douté, mais combien, comment ? Mystère.)
Ecouter en mono pour régler (sur !)
Passer du piano pour régler (évidement, ou variante avec de la voix, incontournable)
Médium trop dynamique par rapport aux autres (Pas mal du tout comme effet)

En gros, les quelques informations pertinentes sont noyées parmi d’autres sans aucun intérêt pratique et laisse finalement, au bout de 10 pages, le malheureux qui a encore passé des heures à essayer dans la plus grande anarchie tous les « conseils » prodigués au hasard. Pourtant, je trouve que, cette fois, il s’en sort pas trop mal, car il a fini par investir dans du matériel de mesure, bien que celui-ci n’était pas vraiment dédié à cela, mais à la fonction auto-align du DCX. Il a aussi la chance de ne pas avoir demandé dans des sites beaucoup plus subjectivistes où on lui aurait dit de changer ses câbles, ses fusibles ou pire, d’acheter que des disques audiophile non compressés.

Le plus embêtant ici, c’est la confusion grandissante dans son esprit, car il n’a aucune stratégie de travail bien définie et il court le risque d’avoir encore plus de matériel en tas et aucun résultat probant, surtout qu’il n’a pas d’expérience dans le domaine de la mesure.

Pourtant, il aurait suffit d’un seul post pour débloquer la situation :
« Traite ta salle correctement et investis dans du matériel de mesure de base. Après, on en reparle ». Il y a suffisamment de données de site dans ces deux domaines pour qu’il trouve quelques solutions pratiques à sa portée.

Car finalement, quel est son problème principal ?
Je pourrais le résumer très simplement : marcher à l’aveugle. Il n’a aucune idée de ce que produisent ses haut-parleurs, et encore moins sa salle. Il fait confiance dans les chiffres donnés par L’audiophile, mais il n’utilise pas les mêmes haut-parleurs. Autant quasi laisser le hasard faire. Avec beaucoup de chance, ça peut marcher, mais, en général, c’est n’importe quoi. Alors, on change de HP et on est dans la même situation, mais ailleurs. Marcher à l’aveugle est le problème majeur des systèmes d’amateurs en général. Il y a 30 ans, l’audiophile donnait des recettes qu’ils avaient évaluées eux-mêmes car les amateurs n’avaient pas les moyens d’investir dans un banc B&K (qui est bien insuffisant de toute façon). Mais les audiophile se sentent toujours obligés de mettre leur grain de sel et changent les paramètres pour être complètement perdus. Maintenant, avec un PC, on fait des miracles en un rien de temps. Mais, la méfiance, si ce n’est l’hostilité des mesures, font que cela continue et perdure. La mesure ne sert à rien selon les subjectivistes durs. Et bien, allez-y réglez moi des systèmes à l’oreille, juste pour rigoler. Ceux qui prétendent le faire sont des menteurs, tout simplement. Il est impossible, sauf chance insolente, de régler des maillons inconnus à l’oreille comme ça, sans un habitude bien particulière qui demande un gros travail d’éducation que très peu d’audiophiles ont entrepris, car très ennuyeux et long, réclamant une oreille très entrainée (pas comme le définissent les oreilles d’or) et une mémoire auditive très fiable (très difficile). Ça n’est pas parce que l’on a écouté 200 amplis différents que l’on a une oreille fiable. On a simplement écouté 200 amplis différents, rien de plus. Ce n’est pas ça qui donne de la compétence la dedans. Pourtant, un paquet d’audiophiles vont péremptoirement dire ce qu’il y a à faire sans avoir la moindre donnée pratique : « change les câbles, mets un ampli XXX, passe en symétrique ou achète des Rehdeko ».
Les mesures permettent à chacun d’éviter un tel travail et de partir sur une base saine sachant exactement où l’on est et connaissant exactement chaque maillon.
Pour en revenir à notre amateur des Iles, s’il avait une mesure de tous ses HP dans différentes conditions, puis de ses filtres, puis des combinaisons, il commencerait à maitriser complètement ses paramètres. Car, actuellement, sur quoi peut-il se baser pour définir ses fréquences de coupure, ses atténuations, ses placements ? Il n’a aucune donnée objective et l’oreille n’est pas d’un grand secours, car très facilement bernée.
Cette fois-ci, le forum en question lui a été un peu profitable, mais a-t-il fait le tri ? Combien de conseils fournis vont semer le doute ou finalement n’ont absolument rien apporté, à part une complication supplémentaire dans sa tête ?

Tel est le danger. Trop d’informations tue l’information. Et l’amateur qui a autre chose à faire que passer sa vie à régler son système est encore plus dispersé et abattu. Celui qui peut faire le tri est, en général, celui qui ‘a pas besoin des informations, un comble ! Le pire vient quand différentes écoles s’affrontent. C’est le pire, car la foire d’empoigne n’est pas loin et c’est mort.

Pour finir, si vous voulez avoir un petit système pour travailler sur les mesures de tout système, prenez un Berhinger B-5 (88€), un UB802 (44 €), un bon PC avec une carte son correcte (96kHZ/24 bits si possible ou plus) et un soft ad-hoc (ETF avec licence, Soundeasy). Plutôt que de perdre quelques centaines d’euros dans des câbles, il est infiniment plus rentable d’investir dans un soft commercial comme SoundEasy et d’autres, qui ne sont pas cher, mais qui font nettement moins bidouille et/ou lourds à utiliser, comme par exemple un CoolEdit détourné. Certes, ça marche aussi, mais quand on commence à utiliser sérieusement des mesures (distorsion, optimisations…), c’est très insuffisant. Voila un investissement qui peut éviter de perdre beaucoup d’argent.
Je n’ai pas mis l’ECM8000, je préfère le B-5 qui a deux capsules, qui est au moins aussi linéaire et a beaucoup moins de distorsion et de bruit. Les petits électrets se justifient uniquement dans certains cas ou la taille est prépondérante, ou le micro doit influer le moins possible dans son environnement.

Finalement, si on se débarrasse de tous les parasites, ce n’est pas si compliqué, tout ça…

Jipi

février 6, 2008

Wavac !?

Filed under: Uncategorized — jipihorn @ 4:39

La NRDS de ce mois ci se glorifie de tester le gratin de l’ampli mono-tube extrême, ceux de la Gamme de Wavac, une boite japonaise qui a bien senti le filon du produit dont le prix lui-seul justifie l’excellence.
Je n’ai pas eu ce numéro sous la main, dont il semblerait qu’ils aient testé la version à base de 805 et que les résultats sont… pas terribles.
Utiliser ce genre de tube d’émission à grand mu est bien périlleux, surtout en SE. Je vois ici plutôt cette philosophie ou l’on veut faire passer le contre ordre établi comme une qualité (comme Sakuma peut le faire peut-être inconsciemment). Le fantasme du « je ne fais pas comme les autres, donc c’est mieux » est assez courant dans le domaine. Pourtant, il est vraiment peu de contexte technologique ou on utilise sciemment des composants et outils non adaptés et en être fier au point d’en faire un argument majeur qualitatif (et justifier un prix hors norme bien que faire différent coute même souvent moins cher).
Mais bon, ça n’est que de la 805, un tube pas cher, ce qui permet d’augmenter les marges au passage.
Wavac est aussi l’auteur de l’ampli le plus cher du monde, 350 000$, toujours avec un tube d’émission pas cher, la 833. Stéreophile, la revue du luxe qui se fait prêter l’imprêtable, a eu l’indicible honneur de tester le machin, avec une grande diatribe dont a le secret l’indécrottable Michael Fremer, le subjectiviste adoré de The Audio Critic et dont on attend toujours le test des câbles avec James Randi.
Comme d’habitude, le prix fait que c’est à tomber à genou tellement c’est d’enfer.
Le problème, c’est la fin de l’article….
Même Atkinson a du mal à terminer le chapitre, tellement l’embarras est grand.
Les mesures reflètent un foutage de gueule dans les grandes largeurs. Je pense que l’ampli le plus cher du monde est celui dont les caractéristiques sont les plus catastrophiques. Je ne sais pas si l’on peut considérer qu’il est fonctionnel ou en panne. Il ne peut pas produire la puissance annoncée, et de loin. 10% de distorsion à 40 Hz à 1 W, des courbes de réponse avec un boost de 10 dB dans le grave, bref, un truc ou l’on se demande si les concepteurs ont fait exprès…

Ce qui est incroyable, c’est qu’il n’y a quasiment personne qui a été consterné par le ridicule des caractéristiques. C’est sur qu’il va pas sonner comme un ampli normal, mais où est le minimum syndical ?

Ha, c’est vrai, j’avais oublié, il laisse peut-être pas passer le signal, mais par contre l’émotion est laissée intacte.

Suis-je bête…

Jipi.
Prochaine fois, étude de cas sur un égaré en audio et les conseils sans intérêt que les forumeurs lui prodiguent.

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