Jipihorn's Blog

mars 27, 2010

Article NRDS sur les bass-traps

Filed under: Acoustique, Bricolage, Fondamentaux — jipihorn @ 1:36

Vu que la NRDS a cessé son activité, l’article concernant la construction de bass-traps est mis à disposition dans la section sur nos documents. Ils décrivent la version de Thierry, version démontable et autonome, mais probablement plus délicate à fabriquer.

Jipi

mars 22, 2010

Le bass-trap dans la vraie vie.

Filed under: Acoustique, Bricolage, Fondamentaux — jipihorn @ 7:37

Traiter sa salle dans les basses, voila le défi. Il est inévitable d’avoir des accidents énormes sous, disons, 150 Hz dans une salle standard de particulier. Je ne parle pas évidement de ceux qui ont 150 m² de salle à dédier pour leur chaine. Si ils ont les moyens d’avoir la salle, ils ont les moyens de la (sous-)traiter (et en plus, ils réduisent les problèmes typiques des petites salles). Ce cas de figure n’intéresse que peu de gens, et certainement pas ceux qui ont entre 10 et 30m² qu’ils ont, après maints sacrifices, pu réserver.

Le problème vient du manque de nœuds de vibration distincts, nombre d’autant plus restreints que les rapports de dimension sont corrélés. Plus on monte en fréquence, plus le nombre de nœuds augmente pour devenir finalement plus une variable aléatoire qu’un lot dénombrable. Ce seuil (progressif) est communément appelé fréquence de Schroeder. C’est en dessous que les problèmes commencent.

Pour essayer de juguler ces fréquences basses qui ont tendance à devenir prépondérantes, il n’y a pas 36000 solutions. En fait, en pratique, il n’y en a qu’une : le bass-trap.

D’autres solutions sont possibles, mais il semblerait qu’il soit hautement aléatoire en terme de succès et au prix d’une perte massive de volume. Les résonateurs de Helmholtz sont l’exemple type. Pour être efficaces, ils doivent avoir une section de goulot grande et dont un volume encore plus grand, surtout pour être accordés très bas. Si l’on a une salle modeste, ca ferait mal de perdre encore des m3 rien que pour ça. Le bass-trap, lui, a l’avantage de rester modeste en place perdue et de se confondre plus facilement dans le décor.

Ayant eu des demandes récurrentes sur la mise en œuvre des bass-trap, en voici finalement un descriptif.

Thierry a décrit une version amovible dans feu la revue du son. Ça a été la première expérience sur le sujet et, malgré sa taille modeste, son effet est décisif. Dans mon cas, j’ai pu tester une version plus étendue et vérifier une loi fondamentale : plus y en a, mieux c’est. C’est incontournable et il vaut mieux abandonner si l’on croit que l’on va avoir quelque chose avec une paire de panneaux de 1m². Ça n’est pas en m² qu’il faut compter, mais en dizaines de m², si l’on veut du sérieux. Ces accessoires ridicules vendus comme tels, absolument hors de prix pour avoir un effet limite perceptible dans un cabinet de toilette d’un Airbus sont à proscrire, car c’est de l’argent jeté par les fenêtres.

Il faut bien voir que ces membranes vont être sollicitées par l’onde émise pour en dissiper l’énergie. Si il n’y a que quelques m² de disponible, que va devenir le reste de l’onde, à part se réfléchir et continuer comme si ne rien n’était ?

Lorsque l’on ne peut pas matériellement mettre des membranes sur toute la surface, il faut bien choisir l’emplacement de ce que l’on peut mettre. En général, dans les coins, c’est le plus raisonnable. Mais rien ne pourra remplacer une grande surface.

Dans la pièce utilisée (4.5m x6.5m environ), 6 panneaux standards 1.20m x2.40m en contreplaqué de 10 mm sont utilisés. Y en a des beaux et pas cher à Brico-Dépôt. Les CTP de bas de gamme ont un placage ultrafin qui se barre à tout les coups au moindre ponçage ou découpe et qui forcent à avoir une finition. Les panneaux utilisés sont utilisables tels quels, vernis. A ce niveau, lorsque l’on a un certain nombre de panneaux, on peut choisir de faire des bass-traps différents pour étaler leur effet. Il y a deux moyens pour ça : faire varier l’épaisseur des panneaux et/oui faire varier la taille du plénum (espace membrane-mur). Plus les planches sont épaisses, plus l’efficacité sera grande vers le bas. Idem pour le plénum. Il ne faut pas croire que c’est la souplesse de la planche qui joue ici et que 5 mm de CTP vont vibrer plus bas que 10 parce qu’elle est plus molle. Ce qui joue ici, c’est la masse. Pour mon cas, j’ai deux types de bass-traps : un plénum de 150mm sur 4 bass-traps et un autre de 250 pour les deux restants. Ce deux derniers sont sur les cotés car cette épaisseur correspond à une niche qui était à l’origine dans la pièce. Et donc, les 4 autres sont derrière les enceintes.

Autre aspect étrangement ignoré au sujet des bass-traps : les suspensions. En général, les membranes sont vissées sur un bâti. C’est facile, on se pose pas de question. Malheureusement, cela tend à diminuer fortement la surface active disponible. Thierry a été le précurseur sur ce point et j’ai réutilisé ce principe pour que le maximum de surface soit mobile.

A l’intérieur, de la laine de roche rigide est utilisée en remplissage maximal avec toujours la contrainte qu’il n’y ait pas de contact avec le mur et la membrane. Des baguettes de bois sont la pour régler le problème.

Globalement, la construction est simple à comprendre. Des bâtis en planches de sapin pas cher, attachés au mur. En pratique, ce n’est pas tout à fait la même musique. Le gros œuvre, ça n’est pas droit et ça n’est pas précis. Et la, il faut ajuster pour que ca reste droit sur des murs plus ou moins vrillés. Les bass-traps font toute la hauteur de la pièce et un plafond plus ou moins droit change considérablement la donne coté finition. Autre contrainte : les bass-traps doivent absolument être étanches, donc il faut bien veiller à boucher tous les interstices.

Coté membranes, c’est un poil moins simple. Les cotés sont libres car attachés à une suspension en demi rouleau. Donc, les plaques sont uniquement fixées en haut et en bas. Pour avoir de la souplesse, les planches sont fixées sur des tasseaux minces qui, eux, seront fixés en dur. Le lien planche-tasseau est fait par des tiges de bois rendant le lien semi rigide. C’est une sorte de compromis pour que ce soit suffisamment solide pour tenir la masse suspendue (environ 20 kg). Le jour est rempli avec un filet d’acajou pour l’étanchéité.

Après avoir fixé les bâtis au mur, placé les panneaux de laine de roche et posé les maintiens, il n’y a plus qu’à fixer les membranes, sans avoir oublié d’y fixer les bandes servant aux suspensions souples (du skaï noir). Elles sont collées et agrafées. Une fois les planches fixées en haut et bas, il n’y a plus qu’à fixer l’autre coté des suspensions sur les bâtis en laissant se former le demi-rouleau. Ne pas oublier de boucher en haut et bas ce demi rouleau, ici avec du mastic silicone. Il faut absolument regarder partout en ce qui concerne les fuites.

Pour vérifier si c’est bien étanche, il suffit d’appuyer au milieu : ca doit résister car on doit compresser le volume d’air. Par contre appuyer au quart doit être aisé : la différence de volume se retrouve au quart opposé et le volume interne est constant.

Une fois montés, l’acoustique de la salle change fortement. Si elle reste encore brillante, tous les bruits sourds sont amortis très sensiblement. C’est très efficace. Le reste de la salle, lui, est traité de manière classique pour le reste du spectre (tapis, meubles…). Il faut bien voir que les bass-traps, s’ils sont parfaits, se comportent comme des ouvertures pour les basses fréquences. Ici, c’est comme si, la pièce était quasi ouverte à l’extérieur et donc on se retrouve dans une situation ou le room-gain est fortement atténué, ce qui a été constaté immédiatement avec les Raptors  qui, eux, sont calculés pour être utilisés avec du room-gain.

Le cout est très raisonnable. Ça prend du temps si la pièce est un peu tordue mais, on est sur d’obtenir des résultats aux antipodes des petits machins du commerce (attention de ne pas confondre les bass-traps avec le produits en mousse du même nom qui ont aucun intérêt). La seule contrainte est la possibilité ou non de monter le maximum de  bass-traps sur les murs. Il n’y en aura jamais assez trop de toute façon et le résultat peut être discret, sans compter qu’ils ont aussi un petit effet isolant acoustique.

Jipi.

mars 18, 2010

Une bonne adresse (ou pas) !

Filed under: Foutage de gueule, Ridicule — jipihorn @ 12:47

Et oui, ça faisait bien longtemps qu’il n’y avait pas eu de billet ici…

Vous avez des câbles ? Vous êtes inquiets sur leur état de rodage ?

Pas de soucis, une société (suisse) vous offre un service de rodage de câble à prix d’amis !

Quant au nom de patelin, Plan-Les-Ouates, ça ne s’invente pas…

Jipi.

(Via le forum de l’audiophilie des gens heureux)

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