Jipihorn's Blog

avril 2, 2013

Le mythe des AOP Burson (et Audio-GD)

Pourquoi cet amplificateur opérationnel discret si adoré des audiophiles a des caractéristiques si lamentables ? Serait-ce à cause d’une conception hardeuse et d’un manque de maitrise manifeste ?
C’est ce que l’on va voir.

Note : je suis un peu dyslexique avec GD-Audio et Audio-GD.

Correction : lire les commentaires à propos des coquilles dans le schéma !


Jipi.

140 commentaires »

  1. Jolie démonstration.
    Et finalement,la masse du burson est reliée à quelle broche ? elle reste en « l’air » ?

    Commentaire par thierry38 — avril 2, 2013 @ 12:18

    • Elle DOIT être branchée sur un point de masse (le bon pour bien faire) dans le montage ou c’est installé.

      J.

      Commentaire par jipihorn — avril 2, 2013 @ 1:25

  2. Les sources des FETs d’entrée sont alimentées par une source de courant constant délivrant un courant contrôlé par la tension Vbe de 0.6 V environ d’un bipolaire appliquée à la 68 Ohm, dans un circuit en contre-réaction.

    Le schéma sur le tableau comporte des petites erreurs qui ne figurent pas sur celui de LtSpice :
    – un débutant risque d’être perturbé par les trois diodes en série qui ne sont pas polarisées. Elles le sont par la 33 kOhm dans le schéma LTSpice.
    – il faut que le transistor avec base à la masse soit un PNP avec émetteur vers le haut.
    – la base du second transistor du miroir de courant doit être reliée à l’anode de la diode.

    L’utilisation d’un transistor en base commune, base reliée à la masse, dans la charge des bipolaires du cascode replié sert effectivement à égaliser la dissipation thermique dans ces derniers. Apparue il y a une trentaine d’années dans un buffer de filtre actif Sony, cette façon de faire se retrouve sur certains amplis de puissance dont le gain en tension est assuré par deux différentiels en cascade, le second chargé par un miroir de courant.

    L’idée de la résistance de 10 kOhm reliée à la masse est de faire chuter le gain en boucle ouverte de sorte que le taux de contre-réaction soit le même dans toute la bande audio c’est un simple respect d’idées fausses remontant aux années Ottala.

    Très curieux, le push-pull de l’étage de sortie est à base de FETs complémentaires en source suiveuse, c’est très rare de trouver ce type de transistors à cet endroit.
    Les espèces de cascodes flottants (polarisation des bases par deux résistances égales entre sortie et rail d’alimentation) sont des circuits que l’on retrouve certains amplis de puissance chez B&O et Marshall Leach.
    Pour que l’étage se comporte vraiment en suiveur « cascodé », les résistances reliées à la sortie devraient être de plus faible valeur et découplées par des chimiques ou encore remplacées par trois diodes en série ou une zener.

    L’expérience personnelle permet de dire que les montages comportant des transistors en base commune se montrent sensibles aux parasites et sont capricieux quant au découplage local. Ici, par voie, il y en a six.

    L’idée générale d’AOP en éléments discrets est que le comportement thermique des transistors d’entrée ne subissent pas d’influence de la température des autres composants. C’est un phénomène supposé se produire avec les circuits intégrés mais dont on parle plus qu’on ne le prouve.

    La structure générale est, pour ce qui concerne le gain en tension, celle dite « à un étage » comme celle de l’AD797 (aux performances spectaculaires, lui), celle d’un 5532 étant à trois étages (voir la classification de Samuel Groner en fin de texte : http://www.sg-acoustics.ch/analogue_audio/ic_opamps/pdf/opamp_distortion.pdf )

    Forr.

    Commentaire par forr — avril 3, 2013 @ 2:40

    • Merci d’avoir vu ces coquilles, j’avoue que j’ai repris ça en vitesse au tableau. Le pire c’est que j’ai tracé ce schéma un paquet de fois et finalement, je fais des bourdes sur la seule fois qui est importante. Vraiment pas de bol, d’autant plus que c’est gros comme une maison.

      Par contre, la première remarque, les diodes sont bien polarisées (reliées à la résistance de 33K), ce que j’ai noté sous la forme d’un label « vp » pour éviter d’avoir un trait qui traverse le tout.

      La référence reste le schéma sur LTSpice.

      La topologie de l’AD797 est plus dans ce que j’ai l’habitude de voir, bien que sa particularité (et sa qualité) ne soit pas spécialement dans son étage d’entrée. N’est pas Wurcer qui veut ! La manière la plus courante est celle que donne Samuel Groner dans son PDF sur les amplis OP (page 425), c’est ça que je décris à un moment comme une « topologie dans l’autre sens ».

      Je suspecte que le Burson (AudioGD plutôt) soit le résultat d’une personne qui a la névrose du « faut faire différent ». Le problème, c’est que « différent », ca ne veut pas dire « meilleur ». Le cascode, c’est vicieux. Il a du lire que c’était super et il a mis ça partout. C’est ultra instable, le Burson capte tout ce qui traine, la HF déboule sans effort (10 Mhz dans mon cas). C’est le prix de la large bande passante et le meilleur découplage n’y peut rien. Normalement, il n’y aurait pas eu de vidéo, car j’obtenais que des mesures incohérentes. C’était incompréhensible. Et puis (ça m’énerve de ne pas comprendre pourquoi ca fait n’importe quoi), j’ai branché un oscillo pour voir ce qui ce passe et je n’ai pas été déçu. Par hasard, j’ai pu trouver un montage qui a stoppé la HF et les ronflettes (grâce à des tables en acier reliées à la terre), obtenu des mesures cohérentes et j’ai pu boucler en vitesse (d’où mes erreurs au tableau, c’est la dernière chose que j’ai tourné et j’en avais plein la tête).

      Le pire, c’est la fonction de transfert en boucle ouverte. C’est absolument atroce. Y a des seuils, c’est hautement non linéaire malgré le faible gain. C’est étroitement lié à la tension d’offset en entrée qui est un enfer à régler. On ne peut qu’être admiratif de la puissance du concept de CR pour rattraper ça.

      Si jamais un Burson est attaqué par la même source, les tensions d’offset en entrée s’influent l’une l’autre ce qui donne ces interactions entre canaux. Jamais vu ce cas de figure ou la charge en sortie module l’offset en entrée qui module l’autre canal et change les caractéristiques de distorsion (ce qu’on avait mesuré dans l’article précédent).
      Un 5532 mis à la place dans les mêmes conditions (plaquette à trou, fils volants..) donne quasiment aucun bruit de fond, de ronflette, de distorsion, d’interactions.

      Quand même, surcharger un étage (c’est comme ça que je vois le truc) pour limiter le gain, ça me dépasse. Cette idée de penser que le gain soit être constant pour avoir une CR « constante » sur la bande audio, ca me dépasse tout autant. C’est illogique et cette garce de réalité vient remettre les choses en place.
      Quelle escroquerie.

      En tout cas, merci beaucoup de contribuer à l’amélioration du contenu. Je me demande si je vais pas faire un épisode avec une interview et une conversation avec Forr. Ca intéresserait les lecteur ?

      J.

      Commentaire par jipihorn — avril 3, 2013 @ 7:23

  3. Bonne idée, mais gaffe quand-même: à vous deux, vous êtes fâchés avec 98% de la communauté audiophile😉

    Concernant le Burson, tu auras oublié de mesurer, avec l’AudioPrecision, le fruité du médium et le foot tapping, qui sont, selon l’approche subjectiviste, ses grandes qualités…

    Sérieusement, qu’une bouse pareille soit commercialisée, c’est déjà affligeant… Que des gourous lui trouvent toutes les qualités est symptomatique du grand n’importe quoi ambiant. Remarque, c’est clair comme ça: on pourra classer définitivement dans la catégorie bouffon tout zélateur du Burson.

    Encore un article salutaire; Merci Jipi.🙂

    Commentaire par Igor — avril 3, 2013 @ 5:26

  4. Personnellement, je suis intéressé par une conversation Forr/Jipihorn.🙂

    « L’idée générale d’AOP en éléments discrets est que le comportement thermique des transistors d’entrée ne subissent pas d’influence de la température des autres composants. C’est un phénomène supposé se produire avec les circuits intégrés mais dont on parle plus qu’on ne le prouve. » (Forr)

    Dans un autre ordre d’idée, pour éviter que la charge d’un AOP ne provoque en son sein des effets thermiques en raison de l’augmentation de la dissipation, on voit dans certaines applications l’adjonction d’un étage tampon en composants discrets inclus dans la boucle de contreréaction de l’AOP. Solution à la fois plus simple et plus efficace à un problème plus concret ?

    Commentaire par Scytales — avril 3, 2013 @ 11:55

  5. « 98% de la communauté audiophile », pas vraiment, disons 100% des crédules qui n’y connaissent rien en audio !

    Merci Jipi pour cette nouvelle démonstration, très enrichissant, tu as l’avantage comme JP Lafont d’être assez accessible dans ton discours, pas pour un néophyte complet, mais pour quelqu’un qui a quelques connaissances, ça passe très bien au niveau du discours !

    Commentaire par Cobrasse — avril 4, 2013 @ 12:29

  6. « En tout cas, merci beaucoup de contribuer à l’amélioration du contenu. Je me demande si je vais pas faire un épisode avec une interview et une conversation avec Forr. Ca intéresserait les lecteur ? »

    Oui.
    Je prends toujours plaisir à voir les mythes en audio démolis par ceux qui ont les compétences pour le faire. Quand on n’est pas un électronicien de haut vol comme toi et Forr, çà assainit fortement la façon de penser et détruit les croyances en décrédibilisant les marchands d’illusion.

    Pour tout çà, un grand merci et beaucoup d’encouragements pour continuer ce blog, car il y a beaucoup de sujets qui mériteraient de passer à la moulinette.

    Gérard

    Commentaire par Gérard — avril 5, 2013 @ 3:40

  7. Merci Jipi!J’avais essayé ces Burson et ne les avais vraiment pas trouvé terribles à l’écoute!Mais j’avais omis de relier la masse,croyant que c’était juste un condo sensé découpler le circuit si nécessaire.Je vais refaire des essais avec cette masse relièe!J’avais aussi essayé le Zenitude,un modèle concurrent que je trouvais meilleur à l’écoute mais qui consommait beaucoup et ne pouvait pas se glisser en lieu et place dans tout montage car ayant tendance à écrouler l’alim dans certains cas!

    Commentaire par Grand_Floyd — avril 7, 2013 @ 10:49

  8. L’anthropomorphisme est la principale caractéristique comportementale de l’audiophile. Ce trait de caractère fait que l’individu donne à son matériel audio, à son « système » d’écoute, à ses composants choisis avec amour (on parle de l’intelligence du composant), une apparence humaine. Les marchands de rêve savent très bien exploiter cet état de « faiblesse » en utilisant une rhétorique particulière (discours pseudo scientifique pour faire sérieux) qui atteint directement la sensibilité et la crédulité de l’audiophile, provoquant chez lui l’acte d’achat parfois compulsif. Pas sétonnant alors que tout ce petit monde s’extasie devant du Burson, un morceau de câble isolé teflon, des tubes, du matériel vintage… le tout enrobé de mythes et légendes diverses que les gourous se chargent de perpétuer pour le plus grand bonheur des charlatants. D’autres ont dépassé le stade infantile pour se consacrer à des activités intellectuelles moins futiles. Ce sont ces personnes qui ne manquent pas une occasion de faire progresser leur égo tout en cultivant le fantasme de l’inventeur solitaire, c’est ce qu’on pourrait appeler « l’anthropomorphisme des idées » (JMLC est un étalon en la matière):
    http://forums.melaudia.net/showthread.php?tid=2418
    Tout cela ne laisse guère de place à l’esprit critique et par conséquent, le déni d’évidence règne en maître dans les milieux audiophiles. Tout comme nos hommes politiques, beaucoup de ces gourous de l’audio n’ont honte de rien et le pire c’est qu’ils ne s’en rendent même pas compte. Dernier exemple en date venant des écrits d’un individu qui ferait bien d’aller consulter, affirmant je cite que « la science est un dogme »:
    http://www.elektor.fr/forum/forum/publications-d-elektor/bien-entendu-itineraire-d-un-audiophile/amelioration-v-dac.1990536.lynkx?pageStart=401
    Il faudrait montrer à toute cette bande de rigolos ce qu’est un vrai travail de collaboration scientifique. Self & Baxandall en ont fait une belle démonstration dans leur dernier préampli. Je vous recommande vivement leur ouvrage « Baxandall and Self on Audio Power »:
    http://www.linearaudio.net/
    Alors je dis à ceux qui seraient tentés par l’avanture, aux maniaques de la souris, d’arréter de rêver et de se comporter en innocent, d’éviter de perdre du temps et de l’argent en s’inscrivant dans des associations où l’on apprend rien d’autre qu’à écouter les pitreries de snobs. Commencez-donc par vous poser les bonnes questions, ça vous reviendra beaucoup moins cher…

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 8, 2013 @ 2:27

  9. Bonsoir

    Je viens de regarder votre video. Je suis utilisateur d’un Audio-GD dans un DAC en remplacement d’un 5532 (montage d’origine).
    Je ne suis pas électronicien, je me contenterai donc seulement de reprendre les éléments de commentaire que vous proposez parce qu’ils soulèvent un paradoxe qui m’interpelle.

    En définitive et si j’ai bien compris, vous soulignez entre autre :
    – que ce montage est loin d’être optimisé et comporte des défauts majeurs de conception.
    – que ce montage « fabrique » tout ce contre quoi un AOP classique tente de lutter : bruit, saturation, pollution (radio), etc …
    – que c’est une escroquerie car c’est bien loin de valoir en résultat de mesure et en terme de qualité le prix demandé.
    – qu’un AOP 5532 fait bien mieux (mesure) et pour un coût bien moindre …

    Pourtant, moi-même et d’autres (audiophile ou pas, ce n’est pas le débat), avons constater un intérêt à utiliser cet AOP discret dans nos appareils car nous avons fait le constat d’une amélioration du résultat sonore (la question du prix / « magie vendue » / argumentaire marketing n’est pas ici le problème).

    En fait, mais encore une fois je ne suis pas spécialiste, comment expliquer qu’un appareil aussi mauvais « electroniquement » : une bouse comme vous l’indiquez, face de la musique ??

    Avez-vous pu tester ces AOP dans certains de vos montages en les écoutants. Si oui, que pensez-vous, de leur résultat sonore ?

    L’écart que vous soulignez entre les mauvais résultats de mesure, les défauts de conception, les défauts laisse à penser que monté dans un système, ces AOP offrirait un résultat sonore « de merde ». Pourtant, lors d’essais entre 5532, AOP 627 et Audio-GC, j’ai toujours trouvé ces dernier plus intéressants (qualité des timbres, dynamique, aération).

    Cette question n’est en rien une provocation, mais j’aimerai avoir votre avis sur cet écart entre mesure et écoute.

    Merci

    Philippe

    Commentaire par Philippe — avril 10, 2013 @ 8:44

  10. Commencez par Faire un test ABx en double aveugle et vous verrez bien. Maintenant si ça vous plait d’acheter une bouse qui vaut vingt fois plus cher qu’un NE5532 qui lui fonctionne parfaitement bien dans des montages à basse impédance, c’est votre problème. Lisez les bouquins proposés sur ce blog au lieu d’écouter vos oreilles et surtout celles des autres!

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 11, 2013 @ 12:03

  11. Ayant réparé des centaines d’appareils hifi ( c’est mont boulot ), j’ai eu l’occasion de voir pas mal bouses comme dit Jipi, mais là, ce truc est une synthèse du genre!!!
    Les commentaires élogieux que font certains suites à des écoutes, parait-il comparatives, me laissent pantois!!
    Ces soit disant comparaisons sont -elles faites dans des conditons permettant une évaluation précise? J’en doute.
    Les audiophiles ou audiopathes plutot, comparent sans référence fixe et avec partialité. C’est comme essayer toutes sortes de pneus sur sa bagnole et en conclure que tel modèle est meilleur que les autres.
    Foutaise, il va juste mieux avec la dite bagnole, c’est tout! ça ne prouve pas qu’il est bon.
    C’est pareil en électronique, un appreil bien conçu c’est d’abord un tout cohérent, et l’assemblge de circuits dits les meilleurs ne sufit pas à faire un bon appareil. Sinon faire un bon ampli serait à la porté de n’importe qui !!!
    Si le Burson améliore l’écoute, c’est sans doute dû à un coup de bol qui, du fait de ces défauts compenserait tout ou partie de ceux de l’appreil dans lequel il est monté.
    Certes les mesures de base (disto, bruit, analyse fft, etc) ne sont pas suffisantes pour prédire le résultat d’écoute, mais elles sont nécessaires pour évaluer la qualité de la conception d’un montage, et dans le cas qui nous intéresse ici, le minimum requis n’y est même pas!!!

    Eric.

    Commentaire par eric — avril 11, 2013 @ 1:17

  12. Effectivement,ce n’est pas parce les mesures sont mauvaises,que l’écoute devrait être mauvaise pour autant!Ce Burson plait aux audiophiles peut-être parce ses défauts rendent le son plus agréable à l’écoute.Il gomme peut-être d’autres défauts de la chaine alors que des amplis op bien conçus vont au contraire révéler ces défauts!

    Commentaire par Grand_Floyd — avril 11, 2013 @ 7:39

  13. Bonsoir

    C’est fort sympathique de répondre.

    @ Francis Libre
    Les écoute que j’ai effectué étaient en aveugle et j’ignorais quel aop était en fonctionnement. Les supports tulipe sont bien pratique pour cela.
    Et effectivement j’ai choisi de conserver cette bouse avec mes oreille car c’est plutôt avec elle que j’écoute de la musique …

    Et je ne suis pas contre la lecture de quelques ouvrages, merci du conseil.

    Mais cela ne répond pas à ma question qui était quel rapport entre écoute et mesure ?

    @ Eric
    « Si le Burson améliore l’écoute, c’est sans doute dû à un coup de bol qui, du fait de ces défauts compenserait tout ou partie de ceux de l’appreil dans lequel il est monté. »

    Ben alors quel rapport entre mesures et écoute ??
    Parce qu’ici, dans le reportage, ce que je comprends c’est que si c’est une bouse électronique, c’est une bouse à l’écoute … et j’étais surpris du raccourci car j’ai trouvé cet AOP très intéressant (à l’écoute)

    Certes les mesures de base (disto, bruit, analyse fft, etc) ne sont pas suffisantes pour prédire le résultat d’écoute, mais elles sont nécessaires pour évaluer la qualité de la conception d’un montage, et dans le cas qui nous intéresse ici, le minimum requis n’y est même pas!!! »

    Si l’idée était de démontrer les limites électronique de cet AOP, alors je suis d’accord (sous réserve de la justesse du protocole de mesures).

    Pour autant cela n’emporte pas toujours le résultat d’écoute … vous venez de l’indiquer et j’aimerais bien savoir pourquoi ?

    @ Grand_Floyd
    « Effectivement,ce n’est pas parce les mesures sont mauvaises,que l’écoute devrait être mauvaise pour autant! Ce Burson plait aux audiophiles peut-être parce ses défauts rendent le son plus agréable à l’écoute.Il gomme peut-être d’autres défauts de la chaine alors que des amplis op bien conçus vont au contraire révéler ces défauts! »

    … une compensation réciproque de défauts qui produirait de la qualité … c’est intéressant / surprenant comme approche non ?

    A vous lire

    Philippe

    Commentaire par Philippe — avril 11, 2013 @ 9:16

  14. Ecoute en aveugle? Où, quand, comment?… Des détails sur ce test? Dans un studio d’enregistrement ou la salle de séjour? Avec quel type de matériel? Les audiophiles prétendent écouter une différence entre tels ou tels composants alors que leur local est déjà générateur de distorsions, ajoutez celles provoquées par les électroniques de puissance conçues dans les « normes audiophiles ». Il faut mettre un peu de sérieux dans tout ça…

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 12, 2013 @ 10:42

  15. Effectivement, bien que pouvant paraitre choquante, cette approche est utilisée. Par exemple la CR locale ou globale, réduit le gain d’un ampli (ce qui peut être vu comme un défaut), mais apporte à celui- ci stabilité, réduction de disto, etc….
    Autre exemple, la fameuse 300B, à la courbe de transfert peu linéaire, à été conçue par Western Electric pour le push pull et cette non linéarité (voulue) tentait de compenser celle des transfos de l’époque, pour obtenir réponse globale moins torturée!
    Sur un appareil bien foutu, le Audio GD ne compensera rien du tout.
    Maintenat que le son paraisse plus agréable à certains, pouquoi pas, mais la hi fi est par définition une approche la plus fidèle possible de la réalité et non une interprétation de celle-ci.
    Si se genre de bitza était si bon, il y en aurait plein les consoles de mixage et autres matériels d’enregistrement, qui je le rappelle servent à fabriquer les disques !!! On tirerait donc du disque ce qui n’y aurait pas été mis?
    C’est faire bien peu de cas du boulot des ingénieurs, des vrais, qui se cassent le tronc pour améliorer sans cesse les circuits.

    Commentaire par eric — avril 12, 2013 @ 10:56

    • Bonjour

      @ Francis

      Ecoute à mon domicile et sur mon installation. Je ne vois pas bien l’intérêt de procéder autrement dès lors que mon objectif et de travailler sur mon matériel.
      Le local d’écoute offre quelques avantages de part sa dimension et sa hauteur de plafond et n’est pas trop résonnant et réverbérant.
      Sinon il a certainement les défauts de tout local non optimisé comme le sont parfois les studios d’enregistrement.

      La chaine audio est composée d’une source dématérialisée (mac) avec gestion des fichiers par itunes et lecture sous PureMusic. Connexion vers un V-Dac modifié (avec notamment un Audio GD) / préampli marantz 7B ou pas / Ampli de puissance Leak ST20 ou Cochet AL2 et Cabasse Sampan lourd (311) à la sortie.

      C’est une installation modeste et ancienne mais qui me satisfait.

      Je n’écoute pas tel ou tel composant, je constate que dans la même chaine de composants l’Audio-GD était m’apparaissaient meilleur que le 5532 par exemple.

      Pour les conditions de test, une personne modifiait l’AOP au hasard sans que je la voie (yeux bandées tout au long de l’écoute – avec le support tulipe cela va vite) et nous avons utilisé une liste de morceaux identiques sur des temps assez long d’écoute avec plusieurs changements.

      Pas très sérieux peut être au sens ABX en aveugle ou de votre point de vu, mais tout à fait significatif tout de même puisque j’en tire un résultat d’écoute qui fût le même à plusieurs reprises …

      Parce qu’écouter du matériel que je ne pourrait pas me payer, dans un local qui n’est pas le mien (studio d’enregistrement comme vous l’indiquez), à partir de drive que je n’utilise pas et d’enceintes qui ne sont pas les miennes, je ne saisi pas bien l’utilité. A part pouvoir entendre que tel ou tel composant est meilleur qu’un autre dans des conditions qui ne sont pas celles de mon lieu d’écoute.

      Par contre, améliorer les choses sur mon installation, avec plaisir …

      Mais peut être procédez-vous autrement et avez-vous fait le constat que l’Audio-GD n’était pas bon dans des conditions d’écoute qui vous paraissent plus adaptées. Qu’en est il ressortit ?

      @ Eric

      Merci pour ces explications

      « Sur un appareil bien foutu, le Audio GD ne compensera rien du tout. »
      Arff !!! Si cela compense chez moi alors j’ai des appareils peut être mal foutus😉.
      Mais cela m’intéresse de savoir ce que vous entendez par appareil bien foutu.

      Quant au concept de HiFi j’ai du mal à saisir s’il s’agit d’être fidèle à l’exécution originale lors de l’enregistrement (difficile de savoir ce qu’elle a été) à l’enregistrement (conformément aux choix de l’ingénieur du son que l’on ne connait pas toujours), à l’exécution et aux intentions artistiques des interprètes (là aussi sans savoir), ou au son des instruments tels qu’on le perçoit en écoute directe (également conditionnée par le lieu du concert) donc la fidélité me semble bien relative …

      Sur le burson ou l’Audio GD en studio, j’ignore si certains l’utilisent en studio.
      Par contre j’ai constaté avec l’Audio GD sur mon matériel un niveau de détails et de précisions plus important qu’avec d’autres AOP.
      Bien évidement que l’on ne tirera pas ce qui n’existe pas d’un disque. C’est une telle évidence que ça ne peut être un argument, mais peut être peut on essayer d’en entendre tout ce qui y’a été mis … Et je ne remets absolument pas en cause le travail des ingénieurs quels qu’ils soient …

      … et suis toujours aussi curieux de savoir si vous avez vous même écouter l’Audio GD sur votre matériel … et ce que vous en pensez …

      A vous lire …

      Bonne journée

      Philippe

      Commentaire par Philippe — avril 12, 2013 @ 1:02

  16. Je constate que l’effet placebo fonctionne toujours aussi bien, tant mieux pour Audio GD.

    Commentaire par eric — avril 12, 2013 @ 2:44

  17. Ca ça ne répond pas à ma question … et ne constitue en rien un éclairage ou un argument … en tous les cas posé ainsi …

    Pour le moment aucun de vous n’a indiqué s’il avait écouté cet AOP … et ce qu’ii en pensait.

    Mais peut être la mesure vous suffit-elle … pour conclure que le l’écoute est inutile …

    Pour ma part,
    J’ai juste entendu que ma manière d’écouter n’était pas la bonne …
    Que j’étais victime d’un effet placebo …
    Qu’il fallait que je me documente plus …
    Et que se serait un audiophile ou audiopathe …

    Certe …

    Et …

    A vous lire

    Philippe

    Commentaire par Philippe — avril 12, 2013 @ 3:06

  18. @ Philippe,
    vous ne posez aucune question, vous dites que le machin en question vous semble meilleur à l’écoute, eh bien gardez-le et profitez de votre matériel!
    Le but de ce blog n’est pas de commenter tel ou tel résultat d’écoute des uns et des autres, mais de s’intéreser à la conception de systèmes destinés à la HIFI.
    Pour se recentrer sur l’objectif, Jipi a montré que l’Audio GD est mal conçu et ce à tous les niveaux, et il a raison.
    C’est le genre de schéma qui peut être utilisé en première page du chapitre d’un livre sur les AOP (et encore je suis gentil!), pour introduire le sujet par exemple , et dès la seconde page on vous expliquera pourquoi ce truc ne doit pas être laissé en l’état!
    Quant aux mesures, puisque c’est vrai vous avez posé la question, certaines d’entre elles permettent de prédire si l’appareil sera bon à l’écoute ou pas, mais comme dans tout système complexe aux multiples variables, il est nécessaire de connaitre les conditions de mise en oeuvre.
    Pour faire simple, une Formule1 bien concue s’averera être une véritable daube si on l’utilise sur un chemin de terre et championne du monde sur un circuit !!!
    Comme je l’ai déjà dit, un bon ampli , de même qu’un bon sytème HIFI, est un tout cohérent, et pas un assemblge de trucs, si bons soient-ils par ailleurs.
    Si vous m’apportez les meilleurs aliments du monde,étant nul en cuisine, je vous ferait un plat dégueulasse !!!

    Commentaire par eric — avril 12, 2013 @ 4:19

  19. Faire un test ABx avec du Cochet ou autres vieilleries générateurs de distorsions d’intermodulation, c’est déjà mal parti… Il faudrait se mettre à la page papa! on fabrique aujourd’hui des amplis avec des taux de distorsions proches de 0,01% à pleine puissance.
    http://www.esperado.fr/les_mythes_de_la_hifi/compilation_idiophile.html

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 12, 2013 @ 5:46

  20. @ Francis
    j’avais pas bien lu votre nom, j’ai cru que vous étiez Francis IBRE dit Skippy le grand gourou, et je me disais, mince, il a viré sa cuti ou il fait de l’ironie?
    Entièrement d’accord avec vous, vous répondez à Philippe bien mieux que moi!

    @Jipi
    Je suis tombé sur un autre AOP discret (modèle 990) sur le site http://www.johnhardyco.com, qui au vu du schéma, semble plus sérieux que le machin audio GD que vous avez mesuré.
    Le connaissez-vous , si oui qu’en pensez-vous?
    Pour ma part je n’en ai jamais eu entre les mains.

    Commentaire par eric — avril 12, 2013 @ 6:22

  21. on se gausse de voir jipi démonter le schéma. bah moi il m’en faut plus. parce que à part des schémas faux, des partis pris et des erreurs d’interprétation je n’ai rien vu du tout qui montre en quoi le circuit est mauvais. par contre j’ai bien noté la forme visant à décrédibiliser le concepteur à grand renfort de « n’importe quoi » et « on comprend pas ». quand on comprend on demande à celui qui a fait…

    Commentaire par Jacques — avril 12, 2013 @ 7:25

  22. monsieur jipihorn, combien d’exemplaires avez vous testés pour valider vos mesures et sous combien de charges différentes ? C’est bien 470 ohms qu’il faut lire dans votre simulation ? c’est aussi la charge réelle utilisée pour les mesures sur audioprecision ?

    Commentaire par Jacques — avril 13, 2013 @ 2:00

  23. Il y a énormément de choses à dire. Un forum serait peut-être plus adapté pour les discussions sur les video-blogs mais c’est une décision qui me semble revenir à Jipihorn.

    L’AOP 990 en éléments discrets a largement plus de trente ans d’âge Il a été conçu par la firme Jensen, constructeur de référence en ce qui concerne les transformateurs audio petits signaux. Il était avant tout destiné aux applications professionnelles où l’on ne rigole pas plus avec les vraies performances qu’avec la fiabilité. Sa structure aujourd’hui archi-classique est très similaire à celle des amplis de puissance de Douglas Self, garante de résultats irréprochables grâce à un étude très soignée des détails fondamentaux où, contrairement à l’approche détestable menée par les gourous, le choix des transistors et autres composants employés ne sont pas en première place.

    Attention à d’autres circuits que l’on voit sur DiyAudio et nommés DAO, Ampli Op en éléments Discrets.
    Souvent, ce ne sont pas de vrais AOP, et bien que parfois intéressants, ils ne sont pas du tout adaptés à des tâches universelles comme ceux-ci.

    La simple vue du schéma du Burson en dit déjà long sur une conception où la « culture » instillée par les gourous aux esgourdes d’or prévaut sur celle d’une approche sans états d’âme de l’électronique telle que celle qui emplit les livres décrits dans un autre vidéo-blog. Tout audiophile (si on ne prend pas ce terme avec la connotation péjorative que certains ont su lui donner en se l’appropriant) se doit d’avoir ces livres (qui ne requièrent aucune aisance en mathématiques !) s’il se veut un peu sérieux dans ses approches de l’électronique.

    S’il était suivi par un simple émetteur suiveur, la structure du circuit d’entrée Burson avec son différentiel en cascode replié chargé par un miroir de courant pourrait probablement servir à faire un suiveur de tension remarquable. Dans les mêmes conditions, un simple différentiel s’avère déjà étonnant, voir le circuit de Schlotzaur « Small Signal Audio Design » de Douglas Self, pages 79 et 80, dont j’ai vérifié les résultats sur une plaquette d’essai dans le but de mettre en évidence la réalité de l’idée de la « distorsion thermique » des étages d’entrée telle que défendue par Héphaïstos dans les colonnes de la fameuse petite revue appelée « L’Audiophile » dans les années 1980-90 :
    http://www.audax.fr/forum/read.php?4,26665,27073#msg-27073
    Les écrits d’Héphaïstos étaient convaincants mais qui a jamais vérifié ce qu’il avançait ?…

    On a déjà souligné là où ça pèche dans le schéma dans le schéma du Burson.
    La charge de sortie de l’étage de gain en tension est inutilement faible. A défaut de mieux, elle aurait pu être constitué d’un réseau RC de quelques dizaines de pF en série avec une résistance faible valeur. On préserverait ainsi un fort gain en boucle ouverte aux fréquences basses.
    Une autre faiblesse, c’est l’étage de sortie constitué de FETs en source suiveuse montés en cascode flottant.
    Un montage « diamond » utilisant le même nombre de transistors, mais tous en biploaires, décrit notamment par Walt Jung serait moins ésotérique mais plus linéaire et plus efficace (j’ai vu cette topologie apparaître sur le premier ampli de puissance à transistorsAudio Research)
    Enfin, le schéma comprend bizarrement un condensateur de compensation de la sortie vers l’entrée inverseuse. Il se trouvera donc en parallèle avec le réseau des résistances de contre-réaction qui déterminent le gain. Si ce dernier est unitaire, le condensateur est court-circuité, et il n’y a plus aucune compensation en fréquence alors que c’est dans ce cas que la stabilité en a le plus besoin !

    Ca c’était pour le schéma. La réalisation est à la hauteur, si je puis dire. Pas vraiment moderne. Pourquoi pas des composants montés en surface qui diminuerait l’encombrement et les valeurs réactives parasites tout en allégeant l’ensemble ?
    Il n’y a aucun autre condensateur sur le boîtier que celui déjà décrit, le soin du découplage d’alimentation est laissé à celui ou ceux de l’AOP d’origine sur le circuit « mère » et que le Burson vise à remplacer. C’est là où je vois la fumisterie du produit qui, vu le nombre de transistors en base commune en jeu, nécessite des impédances d’alimentation et de masse parfaitement maîtrisées.
    A la démarche n°1 des gourous qui consiste à chercher et préconiser les composants les plus extravagants pour faire des électroniques, je substitue cette règle n°1 : les éléments qui demandent le plus d’attention dans tout montage électronique audio à haute prétention sont son circuit de masse et celui du découplage de ses éléments actifs. Si vous avez envie de « tweaker » un circuit avec un 5532 (0.5 € ?), plutôt que de le Bursoniser (50 € ?), soudez-lui donc côté cuivre du circuit imprimé un petit condensateur de 100 nF (0.3 € ?) au plus court entre ses deux pattes d’alimentation. Vous aurez alors réalisé un tweak électroniquement parfaitement justifié.

    Je m’étonne que les partisans du Burson n’aient pas procédé à des expérimentations du schéma, à plat, sur des plaquettes de circuit imprimé en cherchant à l’exploiter au mieux. Où est donc la curiosité électronique de ceux qui le défendent ardemment ?…

    L’ « amélioration » à l’écoute grâce l’implantation des Burson.

    Tout d’abord balayons le mythe de compensation d’une déformation introduite par un élément de la chaîne par un autre qui serait le Burson. Vu qu’il n’y a pas deux chaînes pareilles, la dite compensation ne devrait être qu’assez fortuite.

    Contrairement à ce que l’on pourrait croire je ne suis pas convaincu de la complète inexistence d’une amélioration ressentie autre que par effet placebo (à lire à deux fois pour bien interpréter ma pensée). C’est un peu comme les amplis à tubes ou encore les magnétophones, ils « sonnent souvent bien », « donnent vie à la musique ». J’en ai été témoin à quelques reprises, ce qui ne m’empêche pas de me situer très nettement sur le terrain objectiviste.

    A mon avis, ce ne sont pas de mystérieuses vertus, échappant à toute espèce de mesure qui font que certaines électroniques reproduisent le son d’une façon un peu « magique ». C’est beaucoup plus simplement parce qu’elles déforment d’une façon ou d’une autre les signaux et c’est ce qui en résulte qui est soit plus plaisant, soit offre un rendu d’apparence plus vraie (il faut souligner « apparence ») !

    Je ne vois pas d’autre explication qui tienne : oui, une altération d’un signal peut être ressentie comme bénéfique.
    Alors pourquoi un bande de rebelles, les objectivistes, ne laissent pas en paix ceux qui ne se fient qu’à leurs oreilles, les subjectivistes ?

    Tout simplement parce que si une déformation peut apporter un plus à l’écoute, voire s’avère nécessaire, elle ne peut pas s’appliquer en toutes circonstances et doit être adapté à un but bien cerné. Les objectivistes sauront l’introduire de façon parfaitement contrôlée et réglable, à l’endroit le plus propice.

    Dans les faits, cela se pratique tous les jours dans tous les enregistrements, les signaux y sont manipulés comme les photographies en tirage labo ou logiciel numérique.
    La recherche de « haute fidélité » en reproduction sonore est un leurre si elle s’applique à l’origine des sons enregistrés.
    La fidélité recherchée consiste en fait à fournir des illusions plausibles, où il faut passer par de sérieux artifices pour que les son délivrés ressemblent à ceux entendus dans la réalité.

    A ce propos de déformations sous contrôle pour améliorer le son , il y a dans le n°5 de Linear Audio un article d’un vétéran de l’électronique audio, Dick Burwen fait une étonnante présentation avec l’usage de filtres en peigne…

    Forr

    Commentaire par forr — avril 13, 2013 @ 2:45

  24. Le commentaire de Jacques qui consiste à trouver une petite faille sans intérêt dans une démonstration infaillible est tellement puéril. Mais les audiophiles éduqués (les subjectivistes en blouse blanche) ou non sont coutumiers du fait. Combien de fois ai-je entendu « tu n’as pas écouté mon système, donc tu ne peux pas juger ». Ils n’ont bien évidemment pas envie d’entendre dire que ce qu’ils ont acheté ou construit ne vaut pas un clou. Ils ont des réactions anthropomorphiques de grands enfants innocents qui ne veulent pas qu’on critique leurs jouets. Cette ridicule affirmation bébête de soit à travers le matériel audio est affligeant. Il serait temps de prendre conscience des réalités.
    http://www.lazarus-mirages.net/
    Les commentaires de Lazarus s’appliquent naturellement au domaine de l’audio.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 13, 2013 @ 12:11

  25. @ Francis Libre : Une petite faille dans la démonstration ? Une démonstration infaillible ? Puéril ? C’est tout ce que vous avez dire ? Vu votre pseudo, j’ai bien peur que vous ne fonctionniez qu’en réaction, ce qui n’apporte généralement rien au débat. Alors expliquer plutôt avec des argument techniques votre compréhension du schéma et sur quels points et pourquoi vous êtes d’accord avec Jipihorn? Nous sommes tout ouïe…

    Mon but n’est pas de défendre Burson Audio ou GD-Audio, ni le produit fini. Si j’ai besoin d’un AOP discret je le conçois et le fais moi-même. Je ne suis intéressé ni à Burson ni Audio-GD… Concernant l’universalité et la mise en œuvre industrielle, l’absence de datasheet, le marketing. Je suis d’accord avec Forr sur le fond et la forme et même avec Jipihorn sur le fond (la forme par contre me débectant un maximum). Mais dans ce cas, que jipihorn focalise son attaque sur ce sujet uniquement. Or là, on assiste à une démolition du schéma ce qui est une tout autre affaire. Et quand on démolit un schéma, qui n’est pas de soi et qu’on attaque les intentions et l’intelligence de son auteur, il vaut mieux être bien armé et ne pas trop prêter le flanc à la critique. Que la cours s’accommode de petits arrangement avec la rigueur ne m’étonne pas, une cours reste un cours.
    Je n’intervient pas dans ce débat consensuel pour défendre les idée audiophiles ou juste pour troller. Simplement je ne suis pas d’accord, et vu la violence de l’attaque envers le schéma et son auteur, je me dois de réagir et de donner mon point de vue…

    Je ne suis pas d’accord avec l’analyse présentée du schéma, ce qui a été dit sur la conception et sur le concepteur. Je ne suis pas d’accord non plus avec les mesures.
    J’ai simulé le schéma du Hearth dans différentes conditions (compatible avec le circuit cette fois) et je n’ai pas obtenu les mêmes résultats. J’ai aussi monté une plaquette et je n’ai pas obtenu non plus les mêmes résultats.

    Déjà quelques remarques sur la démarche :
    – combien de circuits testés ?
    – si un seul : est-on certain que la version physique utilisée n’a pas un problème ?
    – si un seul : pensez-vous que les résultats sont significatifs ?

    Comment expliquez vous que des milliers d’utilisateurs n’est pas eu les problèmes de masse et d’instabilité présentée ? Tout le monde ment ?

    Le schéma : je ne vais pas relever les incohérences dans les schémas présentés et les interprétations. Pour le schéma, Forr les a globalement pointées et a aussi en partie donner des informations sur les intentions de l’auteur de schéma. Toutefois, maintenant la vidéo circule en l’état, et pas qu’ici, sans les commentaire. Donc le mal est fait…
    Toutefois je voudrais revenir sur quelques points…
    – globalement, je pense que le travers du discours consiste à vouloir identifier le schéma à une schéma classique d’ampli-op (disons à la D. Self)…
    – cascode en tout genre : et bah moi j’en voit pas. Je n’ai hélas que des lignes pour m’exprimer donc pas de schéma. Mais je vous invite à vous plonger dans les bouquins pour voir ce qu’est un vrai cascode (voire une pseudo cascode), puis d’indiquer ensuite sur quelle partie du schéma elle sont. Un vrai cascode c’est un truc qu’on met au dessus du transistor à cascoder pour stabiliser son Vds / vce. Il faut que la référence du cascode (tension de cascode) soit reprise de la tension d’émetteur / source.
    – cascode et instabilité : seule les vrais cascodes son instables, à cause de la boucle de contre-réaction locale Ve / Vs du transistor et le cascode… Heureusement d’ailleurs car dans ce cas une simple alimentation stabilisée pourrait être vue comme un cascode (via le transistor de sortie) et rendre dont le montage instable. Dans ce circuit, il n’y a aucun cascode susceptible de rendre le circuit instable…
    – le premier et second étage n’en forme en fait qu’un seul. Rien à voir avec le fonctionnement d’un cascode. Il s’agit en fait de produire une tension amplifiée sur une résistance stable en y injectant un courant image de la tension d’entrée. Inutile de délirer pendant 10 minutes sur la présence de la résistance de 10K, c’est le coeur de l’amplification en tension. La différence de courant du premier étage est ensuite intégralement transmise vers le second étage qui retourne le gain sur la branche de droite (ce qui est consommé par le FET d’entrée lui est retiré) et inverse le sens sur la branche de gauche afin d’obenir un push-pull de courant. Donc tout fonctionne EN COURANT… La résistance de 10K fait la conversion finale pour avoir une tension. C’est ça la démarche de conception d’auteur… Et nul besoin de délirer sur les miroirs de courant en relation avec du cascodage… D’ailleurs une répide simulation va vite démontrer que qu’il n’y a pas cascode : la tension Vds des FET d’entrée est largement fluctuante et corrélée au signal. Le but d’un cascode c’est d’éviter ça.
    – La résistance de (10K) pour la conversion en tension : ici plusieurs stratégies. Soit on met un résistance élevée, soit on met un résistance faible. Dans le premier cas, le gain sera très élevés, et la distorsion aussi. Mais on va charger moins les FET d’entrée. Dans le second cas c’est l’inverse. Le concepteur a fait un compromis et à choisi 10K. (J’ai faut une simulation avec 100K et 1K, la distorsion de sortie est quasi la même. Car on a soit une disto en boucle ouverte importante et la CR qui rattrape, soit une disto en boucle ouverte faible et la CR qui est moins sollicitée. L’auteur a choisie un compromis plus bas (10K) qui privilégie une disto en BO faible, une bruit plus faible (résistance pas trop élevée) et surtout une disto de sortie stable sur la bande audio. Donc aucun mystère sur la présence de cette résistance…
    – l’étage de sortie : un cascode, ah bon ? Moi je vois simplement un étage suiveur avec une division par 2 du Vds des FET de sortie afin d’éviter la valeur max autorisée (40V max dans le datasheet).
    – fonction de l’étage de sortie : simple, il s’agit d’isoler la résistance de la charge. Sinon on modifie la résistance vue par le push-pull de courant du second étage et le gain…
    – gestion thermique : C’est superbement traité. Forr a tout dit, je ne m’étend pas sur le sujet.

    La limite du circuit, c’est évidemment l’étage de sortie qui s’appuie sur deux FET, avec un Idss limité. Facile donc de mettre 470 Ohm en sortie pour mettre le circuit en défaut… D’ailleurs quel classe de Idss a été utilisé dans la simulation SPICE, la version BL j’espère ! A confirmer.

    Un simulation bien faite montre que en boucle ouverte avec la résistance de 10K, un gain de 4n et une charge raisonnable : le distorsion est inférieure à 0.1% stable sur la bande audio, et un offset inférieur à 2V. Une superbe performance… En boucle fermé, si on ne déconne pas avec la charge en sortie c’est autour de 0.005%.
    Aussi j’ai essayé avec d’autres composants : idem…

    Un superbe conception…

    Cdlt. Jacques

    Commentaire par Jacques — avril 13, 2013 @ 2:28

  26. Il y’a des choses essentielles à connaître en électronique audio, sans être pour autant électronicien. Quand on fait preuve de discernement (il faut s’en donner la peine, ce n’est pas le cas des audiophiles), il n’ y a pas à hésiter entre un truc qui n’est pas au point, coûtant 50 euro et un NE5532 à 1 euro qui fonctionne parfaitement bien. Les bouquins de Douglas Self sont ce qu’on peut faire de mieux dans la vulgarisation de l’electronique audio, à des années lumière des discours fumeux, faussement scientifiques et teintés de snobisme, débités par des gens arrogants et sans scrupule.Tout ça sent la science mal digérée comme d’habitude. Je connaîs que trop ce genre de mentalité détestable que j’ai pu repérer en fréquentant diverses associations « audiophiles » par le passé.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 13, 2013 @ 8:09

  27. Les auteurs actuels admettent pratiquement tous que l’appelation cascode s’applique quelle que soit la référence de tension à laquelle est raccordée l’électrode de commande (base ou gate) du deuxième transistor.
    Exemple : http://img.docstoccdn.com/thumb/orig/48061215.png
    Pour en préciser le type, on y ajoute parfois un qualificatif : bootstrap, vrai, télescopique, flottant, suiveur, replié, il y en a peut-être encore d’autres, la terminologie ne semble pas très normalisée.

    Pour le Burson, le gain en tension est donc considéré comme étant donné par un montage mono-étage (selon la classification de Samuel Groner
    http://www.sg-acoustics.ch/analogue_audio/ic_opamps/pdf/opamp_distortion.pdf
    dans une configuration en cascode replié.

    Pour en savoir plus sur un tel étage d’entrée, on peut se reporter à l’article du volume 2 de Linear Audio écrit par ce même Samuel Groner qui est une parfait représentant de la pétulante nouvelle génération des concepteurs d’électronique analogique audio.

    Un étage d’entrée différentiel chargé par un miroir de courant présente une haute impédance de sortie et se comporte pratiquement en source de courant. Pour une tension de sortie donnée, la variation de courant qu’il délivre est d’autant plus faible que sa charge est élevée. La non-linéarité des transistors augmentant avec le courant qu’ils délivrent, si l’on vise une basse distorsion, on a tout intérêt à avoir une charge d’impédance élevée. Le raisonnement ci-dessous est donc incorrect :
    « La résistance de (10K) pour la conversion en tension : ici plusieurs stratégies. Soit on met un résistance élevée, soit on met un résistance faible. Dans le premier cas, le gain sera très élevés, et la distorsion aussi. »

    On peut aller jusqu’à omettre toute charge de cet étage (à part celle, sans doute nécessaire d’une compensation en fréquence, et celle bien sûr de l’entrée de étage à gain en courant qui suit) et obtenir un très grand gain en tension en boucle ouverte pour des distorsions harmonique et d’intermodulation minimales après rebouclage de la contre-réaction. Pour le vérifier, il vaut mieux faire confiance à des mesures sur des circuits construits qu’à des simulations. Celles-ci m’ont donné des résultats de distorsion parfois tellement inconsistants que je reste toujours circonspect sur leur exploitation.

    L’auteur du Burson a choisi une charge ohmiquement faible qui présente l’avantage illusoire d’un taux de contre-réaction relativement constant dans la bande audio tel que l’a préconisé Ottala pour de mauvaises raisons.
    A quoi peut donc servir d’avoir une distorsion harmonique stable avec la fréquence alors que sa perception par l’ouïe ne l’est pas ? Par contre, un taux insuffisant de gain de boucle se traduit immanquablement d’une part, par des composantes de distorsion harmonique élevées et d’autre part, par une intermodulation sensible puisque la distorsion des fréquences basses n’est pas réduite au minimum.
    On ne saurait être sérieux en matière de contre-réaction appliquée à l’audio sans connaître les cinq articles publiés en 1978 par Peter Baxandall et qui figurent dans cet opuscule :
    http://www.linearaudio.net/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=85&Itemid=65

    Groner ne signale aucune augmentation du bruit avec l’augmentation de la résistance de charge de l’étage de gain en tension mais attire l’attention sur celui généré par les résistances d’émetteur dans le miroir de courant qui ont l’effet inverse de celui que l’on pourrait supposer.

    Toujours à propos des cascodes :
    « Cascode et instabilité : seule les vrais cascodes sont instables, à cause de la boucle de contre-réaction locale Ve / Vs du transistor et le cascode… »
    Il s’agit d’une réaction positive ayant pour effet de répliquer sur l’émetteur (ou la source) du second transistor les variations de l’émetteur (ou de la source du premier). A noter que la tension de la base (ou de la gate) du second transistor peut être référencée à la base (ou à la source) du premier. On voit ce genre de montage chez Linsley-Hood.

    L’étage de sortie joue le rôle de tampon (buffer en anglais) à gain en tension unitaire (un poil moins) entre la charge de l’étage précédent et la charge en sortie de l’ampli.
    Il me semble que pour la configuration adoptée par Burson s’appelle cascode flottant La référence de tension de commande du second transistor n’est pas fixe par rapport à celle du premier mais elle en est tout de même dépendante. Ce genre de circuit s’est pratiqué pour réduire la puissance dissipée par des transistors dans des étages de sortie d’amplificateur, par exemple :
    http://www.asrr.org/biblioteca/Revue%20Audiophile/FICHIERS/03/AMPLI/AMPLI.html

    Pourquoi employer des Fets un peu chers et à l’appairage souhaitable là où quatre bons vieux bipolaires font cent fois mieux : http://www.tubecad.com/2012/09/22/Diamond%20Buffer.png ?
    Un truc amusant avec ce circuit diamant, c’est la possibilité de connecter le collecteur du NPN d’entrée à l’émetteur du PNP de sortie et le collecteur du PNP d’entrée à l’émetteur du NPN de sortie.
    Les deux transistors de sortie travaillent donc à la fois en collecteur commun et en base commune et les transistors d’entrée se voient comme étant montés en « vrai ». J’ai expérimenté ce circuit bien avant qu’il devienne populaire, insuccès : il oscillait

    « Comment expliquez vous que des milliers d’utilisateurs n’est pas eu les problèmes de masse et d’instabilité présentée ? Tout le monde ment ? »
    A part le constructeur, personne ne ment. Mais apparemment, aucun des milliers d’utilisateurs ne s’est donné la peine de procéder à des contrôles de qualité objectifs et rigoureux après l’introduction de BursonS dans une électronique.

    La conception des Burson repose sur des concepts fallacieux. Au prix où il est vendu, sa qualité de réalisation et son encombrement méritent amplement quelques sérieux coups de gueule. Pour faire face à son caractère invasif dans le monde de l’audio, on ne peut qu’encourager cette position, riche d’enseignements mais trop rare : « Si j’ai besoin d’un AOP discret je le conçois et le fais moi-même. »

    Cdt.

    Forr

    Commentaire par forr — avril 13, 2013 @ 10:28

  28. « in the face of subjectivists » comme dirait Douglas Self. Merci Forr. Il serait temps que tu écrives un bouquin!

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 14, 2013 @ 8:42

  29. @ Francis Libre : Commentaire sans surprise… Merci de cette intervention.

    @Forr : merci pour ton éclairage argumenté

    Il y a différentes manières de voir le fonctionnement du circuit. La catégorisation de Samuel Groner permet globalement de faire le tri dans la jungle des AOP. Je pense néanmoins qu’un manière simple d’expliquer le fonctionnement de ce montage est d’y voir :
    – un étage d’entrée dont chaque branche vient soustraire le courant d’un générateur (je n’y vois pas un miroir de courant)
    – une inversion du courant sur une des branche pour un fonctionnement en push-pull
    – une résistance de conversion en tension pour le gain en tension
    – un étage tampon (ou buffer) suiveur.
    Sur cette topologie, il n’y a HMHA rien de négatif à dire la dessus. Le discours sur les cascodes visant à décrédibiliser cette topologie n’a pas lieu d’être et tiens selon moi plus de l’amalgame réducteur fait avec les cascodages à réaction positive et gain élevé (c’est à dire aboutissant à une stabilisation complète de la tension Vds/Vce en prenant comme référence la tension d’émetteur). Dans ce montage, il n’y en a pas.
    Sache toutefois qu’il n’est pas impossible de les utiliser : l’ampli mon salon en utilise et j’en suis très satisfait…

    Sur la valeur de cette fameuse résistance de 10K, on peut effectivement reprocher la valeur relativement basse par rapport à ce qu’on trouve sur tous les AOP intégrés (cad pas de résistance). Vaste débat qu’on ne risque pas de trancher ici. Il n’y a pas que la distorsion à prendre en compte : stabilité locale, offset en boucle ouverte, forme de la distorsion, propreté de l’écrétage, etc. Cet aussi sous cet angle que le choix de 10K doit être discuté et non pas uniquement sur les critères réducteur de gain interne maximisé comme il a été présenté à grand renfort de « c’est n’importe quoi » et on « comprend pas » de la vidéo. Tu as toi même largement étudié les travaux de Gerard Perrot pour comprendre que tout n’est pas aussi simple qu’un gain interne maximisé, une CR et point-barre.
    Aussi, Il est tout à fait possible de choisir un gain en BO maximisé. Il suffit pour cela ne pas brancher la masse. La résistance de 10K se transforme alors en une simple résistance de polarisation de la base du transistor initialement branché à la masse. J’ai essayé cette solution sur une version montée sur plaquette. J’ai trouvé ça moins bon (putain de subjectiviste que j’ai été là ! j’ai osé écouté le rendu).

    D’accord sur l’étage de sortie qui pourrait être amélioré. Ici, on a le pari d’une charge élevée. Et cela n’a pas été pris en compte dans la présentation. D’ailleurs, une mesure complémentaire présenté par Jipihorn montre bien que au dessus d’une certaine valeur, la distorsion chute pour rejoindre les valeurs communes des AOP. Donc OK sur le fait que la plage d’utilisation de cet AOP est limitée mais l’analyse de cet AOP devrait être faite en prenant en compte sont utilisation en audio, pour son utilisation habituelle : étage I/V de DAC, Sortie de préampli. Là, on a pas 1K en sortie…

    Cdlt. Jacques

    Commentaire par Jacques — avril 14, 2013 @ 12:37

  30. Alors quel est l’intérêt d’acheter du burson à 50 euro Jacques?? Nous attendons tes arguments.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 15, 2013 @ 12:05

  31. Francis, Je ne défends que le schéma, utilisé dans un contexte audio. Sur ce point il me semble que j’ai déjà donné mes arguments.
    je ne suis pas prêt à acheter un Burson à 50 euros, et encore moins à tirer des câbles de 10 centimètres pour l’implanter…
    L’intérêt de dépenser 50€ pour se truc consiste à y trouver une satisfaction auditive que l’on n’a pas trouvé ailleurs et qui vaut bien pour l’acheteur 50€. Là on a quitté le monde de la mesure objective (en l’état actuel). Chacun entend ce qu’il veut…
    L’électronique me passionne, la mesure aussi, et j’écoute aussi le résultat. Et je me suis rendu compte que les deux ne vont pas forcément dans le même sens et ca ne m’empêche pas de vivre…

    Commentaire par Jacques — avril 15, 2013 @ 12:47

  32. Il m’est soudain revenu que le Burson et autres Audio-GD étaient issus du quasi-clonage d’un module Marantz conçu par un ingénieur dont cette firme a fait un star, Ken Ishiwata. J’ai fait quelques recherches sur le net, c’était facile à trouver.

    Le schéma du module Marantz HDAM :

    http://passionhifivintage.files.wordpress.com/2011/11/hdam.jpg?w=640&h=384

    L’article dont il est issu… (je l’ai à peine parcouru) :

    http://passionhifivintage.wordpress.com/2011/11/27/lecteur-marantz-cd-63-mkii-ki-signature/

    On y remarque
    – le découplage local
    – l’absence de trois transistors montés en base commune sur le Burson, celui à la base reliée à la masse, et ceux montés sur les suiveurs de sortie
    – la charge juste avant ces derniers, 47 pF (3.3 MOhm à 1 kHz !)+ 33 kOhm contre 10 kOhm sur le Burson
    – pas de potentiomètre de dégénération du différentiel du premier étage
    – circuit dans un blindage en cuivre.

    (à noter, pendant que j’y pense que l’on retrouve la structure d’étage d’entrée à FET en cascode replié se retrouve sur l’OPA604).

    Une version en DIL du HDAM existe, qui semble un peu plus sérieuse et moderne que le Burson :

    http://nerds.dk/board/download/file.php?id=97&sid=4a1a09b513dbfaa35f83cb9e20368e9b

    Elle est disponible sur la baie :

    http://www.ebay.com/itm/SonicImageryLabs-994Enh-Ticha-DUAL-Discrete-OpAmp-NEW-DIP8-enhanced-upgrade-/261068303815?_trksid=p4340.m1850&_trkparms=aid%3D222002%26algo%3DSIC.FIT%26ao%3D1%26asc%3D11%26meid%3D1696894493195476623%26pid%3D100011%26prg%3D1005%26rk%3D3%26

    Pendant qu’on y est, des mêmes sources, un circuit diamant, déjà cité, aussi utilisé par Marantz et très prisé chez nombre d’électroniciens audio :

    http://images.search.conduit.com/ImagePreview/?q=marantz%20hdam%20module&ctid=CT2903601&searchsource=3&start=0&pos=12

    Et maintenant, un petit détour par le site Burson :

    Un version est disponible avec 10 cm de fil. C’est Idéal pour capter des perturbations électro-magnétiques, précisément ce dont, d’après Burson, souffrent les AOP intégrés.

    Dans le film d’un amateurisme bien dans le lignée de celui du produit, les mains du manipulateur cachent constamment l’opération du soudure. Diable, c’est comme dans les pornos soft, on cache l’essentiel !
    Et le branchement de masse n’est pas montré.

    Je n’ai pas trouvé ailleurs de détails quant à la réalisation de celui-ci.
    En son absence, la base du transistor qui est sensée être reliée à la masse est alors alimentée par la sortie du circuit à travers la 10 kOhm. Si j’analyse bien, ce transistor cascode (du verbe néologistique « cascoder ») alors en bootstrap le transistor en cascode replié de la branche du miroir de courant auquel il appartient (pas facile à écrire et sans doute pas plus à lire). Cela explique pourquoi le circuit fonctionne plus ou moins dans ce cas, à vérifier si cela n’entraîne pas alors d’oscillations en HF.

    Le branchement à la masse semblant indispensable, l’affirmation du remplacement direct de la majorité des AOP employés en audio relève de la publicité mensongère.

    Il y a quand même un recommandation pour un découplage local d’alimentation :
    http://bursonaudioblog.blogspot.fr/2009/10/burson-high-resolution-audio-module.html

    Le pompon, c’est tout de même ça :
    « 100 hours of burn-in, then enjoy the music! »
    Traduire : ne comptez donc pas de résultats musicaux immédiats, il faut rôder le circuit plus longtemps qu’on ne le fait avec un automobile. Le temps que le flux d’électrons polir correctement les aspérités des molécules semi-conductrices et en élimine les impuretés.

    Le baratin autour du produit auquel je ne m’étais jamais beaucoup intéressé dépasse toutes mes désespérances.
    Si les audiophiles le gobent, cela signifie que le niveau de connaissances en électronique des audiophiles est épouvantablement bas.

    Forr

    Commentaire par forr — avril 16, 2013 @ 2:50

  33. Si le Burson coûtait 50 centimes d’euro, aucun audiophile s’y intéresserait. En conséquence de quoi, l’art du commerce audiophile est de vendre cher voir très cher des composants ou du materiel audio qui comportent des vices rédhibitoires, dans le meilleur des cas on a affaire à de la quincaillerie dont les performances sont complètement dépassées ou à du dernier cri dont la valeur est largement surestimée. Doit-on plaindre les acheteurs qui n’ont pas plus de conscience que ça?

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 16, 2013 @ 8:59

  34. Bonjour à tous,

    J’ai lu dans les commentaires les questions de quelqu’un qui ME semblait poser une bonne question. Comment expliquer qu’un composant apparemment mauvais (je n’ai pas les compétence pour en juger) soit aussi largement apprécié (je n’en ai jamais écouté) ?

    Les réponses du genre « t’as du caca dans les oreilles papi, et t’as du matériel de merde, évolue !  » ne font guère avancer le débat, et sont de l’ordre des argument combattus (oreilles de merde vs oreilles d’or !).

    Il n’y a donc que deux positions possibles ? Objectiviste : les aop discrets ne valent rien vs Subjectiviste : avec des aop discrets, on atteint le nirvana ?

    Seul Forr a répondu sans condescendance à Philippe, qui posait des question sans agressivité, et dont le double tort est de trouver que son audio-gd lui sied, et de chercher à comprendre pourquoi ?

    Eh bien, étant scientifique de formation, j’aimerais bien, moi aussi comprendre ?

    Je pense que cette question est assez générale en « audio » : il semble exister un certain nombre de matériels qui présentent des défauts objectifs (AOP discrets, HP large bande, Amplis à tubes … ) et qui pour autant « plaisent ». Je doute que tous ceux qui apprécient un large bande, un audio-gd ou un ampli à lampe sont des gogos idiots subjectivistes. Il doit y avoir moyen de dépasser le débat objectiviste/subjectiviste pour tenter d’approfondir le débat !?

    Cordialement,

    Florent

    Commentaire par Florent — avril 16, 2013 @ 9:33

  35. bonsoir,
    visiblement cette vidéo fait couler beaucoup d’encre (si on peut encore parler d’encre sur le net!).
    il ne faut jamais attaquer le monde audiophile de face, toujours de biais!!
    pour résumer, que demande t’on en priorité à un AOP:
    – une impédance d »entée élevée pour ne pas perturber l’étage précédent
    – une impédance de sortie faible pour ne pas se faire emmerder par l »étage suivant
    – un gain élevé en boucle ouverte avec une bande passante suffisante ( cela dit, pour passer du 20khz, même un vulgaire 741 y arrive!)
    – un offset nul en sortie ( qques mv font aussi trés bien l’affaire)
    – un slew rate raisonnable (à partir de 5v/µs), pas la peine de chercher trop haut, c’est que de l’audio, pas de la vidéo
    – une grande plage d’alimentation symetrique avec un étage de sortie capable de se rapprocher du « rail to rail » pour en mettre plein la tronche à l’étage suivant
    – les autres paramètres ( bruit d »entrée, distortion, taux de réjection …. ) : libre choix à l’utilisateur de consulter les « datasheet » pour choisir tel ou tel modèle en
    fonction de son utilisation sur le trajet du signal

    ce magnifique édifice qu’est le Burson me laisse pantois.
    je suis en train de me tater à savoir si je ne vais pas me mettre à commercialiser une version d’AOP à lampes!! very vintage à souhait. je vais me faire des
    golden bollocks.
    je suis sur que ce module fonctionnerait bien mieux en le cablant avec du fil cuivre OFC soudé avec un alliage contenant de l’argent!
    le cablage audiophile, un bon sujet pour une prochaine vidéo, dans ce domaine aussi il y a de grand moments !!
    par contre il pourrait trouver sa place dans un tuner, histoire de redécouvrire les grandes (ou petites) ondes.
    bon, c’est tout pour ce soir, et puis soyons indulgents, libre à chacun de claquer son pognon comme il  » l’entend »!

    manu.

    Commentaire par manu — avril 16, 2013 @ 9:42

  36. Bonsoir,
    Donc, à vous lire, le HDAM de Marantz est aussi une bouse (quasi même schéma schéma, thermiquement moins bien géré, et avec l’étage de sortie tant critiqué) ?
    @ Manu : il y a juste 2347 références d’AOP qui ont les caractéristiques minimum que vous indiquez, alors qu’un uA741 fait largement l’affaire ?
    Cdlt. Jacques

    Commentaire par Jacques — avril 16, 2013 @ 11:24

  37. @ Florent : question sans réponse et qui le restera… Dépasser le débat obj/sub ? C’est pas ici que ca risque d’arriver…

    Commentaire par Jacques — avril 16, 2013 @ 11:30

  38. Il ya une cerise sur le gâteau du pompon que j’ai omis de mentionner dans mon intervention précédente :

    « Here are 2 sample tracks from a customer. One recorded with conventional IC opamps, the other with Burson HD opamps. Through them, you can hear some of the difference firsthand. (Here is the original feedback from the customer)
    IC Opamp Sample
    HD Audio Opamp Sample »

    Il s’agit de deux enregistrements en format FLAC (de quoi et comment, je ne l’ai pas découvert) l’un passé par un AOP en circuit intégré, l’autre passé par un HD Audio Amp (HD = haute définition ?).
    La différence est annoncée comme flagrante.
    Mes tentatives de téléchargement ne m’ont mené que sur une proposition de télécharger Ilivid qui, pur hasard, est le logiciel qui me sert à télécharger le vidéoblog, la connexion au net au fin fond de ma campagne étant trop lente pour le regarder directement.
    J’aurais été curieux de savoir de quoi se composaient ces deux enregistrements et ce qui les différencie, subjectivement tout d’abord et surtout, objectivement ensuite (d’instinct, ça promet !).

    Personne n’avait encore pensé à utiliser de telles comparaisons, elles évitent de disposer des électroniques elles-mêmes, et des milliers peuvent sy livrer, il suffit de mettre les fichiers audio en ligne !

    Avec les deux enregistrements ci-dessus, quelques problèmes risquent néanmoins de se poser. Si la chaîne de reproduction avec laquelle on procède à la comparaison comprend un ou plusieurs AOP intégrés, la magie de l’enregistrement réalisé avec le Burson ne peut, qu’être purement et simplement effacée. Inversement, l’enregistrement réalisé avec un AOP intégré ne peut être que transcendé si le signal rencontre un Burson sur le parcours sur le système d’écoute.
    Logique tout ça, non ?…

    Avant même de vendre fort cher un produit des plus douteux, Burson pratique à fond l’escroquerie intellectuelle. Le discours du « fabricant » est truffé d’énormités qui ne peuvent que sauter aux yeux de personnes ayant un poil de jugeotte.
    Pourtant, grâce à son marketing lourdingue mais fructueux, le produit rencontre le plein assentiment de nombre de gogos. Finalement, ces derniers ne sont pas des victimes mais de vrais coupables car ils laissent tomber toute vigilance intellectuelle.
    Dois-je citer le meneur du peloton ?

    « il semble exister un certain nombre de matériels qui présentent des défauts objectifs (AOP discrets, HP large bande, Amplis à tubes … ) et qui pour autant « plaisent ». »

    Il n’y a rien de répréhensible à être charmé, sciemment ou non, par un matériel plein de défauts. Il y a bien des raisons pour lequel il peut être plaisant et générateur de plus d’émotions, à cause même de ces défauts, qu’un autre objectivement plus performant.
    Mais c’est quand on commence à affirmer qu’un tel matériel a des caractéristiques échappant à toute observation scientifique mais qui lui permettent de mieux transmettre le signal, voire de le transfigurer, qu’il faut impérativement crier halte là en mettant sévèrement les points sur les i.

    Un petit concurrent sympa
    ¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨
    D’après ce que je crois avoir compris, le Burson est principalement utilisé en convertisseur de courant en tension en sortie de processeur N/A.
    Pour ne pas décevoir ceux qui cherchent un peu d’originalité ou qui détestent l’idée d’utiliser des amplis-op intégrés, il y a tout de même des produits intelligemment conçus et dont la simplicité devrait les rassurer quant à la conservation de l’intégrité du signal.
    Par exemple :

    http://www.linearaudio.net/index.php?option=com_content&view=category&layout=blog&id=51&Itemid=76
    et
    http://www.diyaudio.com/forums/digital-source/195483-zen-cen-sen-evolution-minimalistic-iv-converter.html

    Un peu Pass-ifique d’inspiration, mais pas cher et plutôt élégant, ça permet d’introduire une note sympathiquement constructive pour s’opposer à l’infamie bursonnique.

    Forr

    Commentaire par forr — avril 16, 2013 @ 11:56

  39. « le HDAM de Marantz est aussi une bouse (quasi même schéma schéma, thermiquement moins bien géré, et avec l’étage de sortie tant critiqué) ? »

    Les schémas se ressemblent mais j’ai noté les 5 différences considérables qui fait du HDAM un circuit honnête alors que son clone est une sinistre clownerie.

    Je reste un peu circonspect sur l’emploi des FETS en sortie, mais au moins ceux du HDAM ne sont pas affublés de bipolaires dans les collecteurs.

    Que signifie ce « moins bien géré thermiquement » ?
    En continu, le gain en boucle ouverte, et donc le gain de boucle, du HDAM sont beaucoup plus importants que ceux du Burson.

    Cdt.

    Commentaire par forr — avril 17, 2013 @ 12:11

  40. La frustration du subjectiviste face à la preuve fait toujours peine à voir. Si les audiophiles sont content d’écouter de la distorsion sur leur « système », qu’ils ne viennent pas dire qu’ils entendent une différence entre du Burson et un aop classique. D’ailleurs aucun d’entre eux n’a pu fournir de test ABx prouvant que le Burson était meilleur à l’écoute que le NE5532.
    http://www.dcx2496.fr/humour.php

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 17, 2013 @ 9:22

  41. Et bien mon dieu, que de choses importantes débattues ici !
    Petits profs, montez votre boite, oui, ayez l’esprit (et les couilles) d’entreprise plutôt que de baver partout en pure perte …
    Salut les gars,
    NicoLa Raie Bleue

    Commentaire par La raie bleue — avril 17, 2013 @ 10:58

  42. @ Forr : je ne vois pas en quoi le fait d’avoir un bipolaire en protection de tension (division par deux du Vds) est un défaut de l’étage sortie du schéma Burson. Pouvez-vous développer svp ?

    « moins bien géré thermiquement » : le schéma Burson assure un appairage en « puissance moyenne » des transistors en entrée et dans le second étage. Donc l’équilibre des courants dans le second étage est stable et indépendant de la température moyenne (pas de dérive TBF). Donc l’offset en sortie de second étage est stable (sur la R de 10K). Donc l’offset en sortie de circuit est stable aussi. Donc peu ou pas de réinjection de continue (offset TBF) dans l’étage d’entrée via la CR. Aussi, comme il n’y a pas d’offset introduit sur l’étage d’entrée et que les courants du second étage sont équilibrés, l’équilibre des courants dans le premier étage est aussi stabilisé à TBF. Donc : distorsion H2 stable (je ne m’étend pas sur la relation entre équilibrage d’un différentiel et la distorsion H2) et fonction de transfert assez stable. Ce que je souhaitais démontrer.
    La résistance de 10K assure un gain interne faible. La distorsion dans la bande audio en prend peut-être un coup (bien que sur mon simulateur, bizarrement ca ne change rien…), mais par contre cela contribue à diminuer la sensibilité interne du circuit et à minimiser l’offset de sortie du second étage (delta I sur R). Ceci venant renforcer encore la stabilité de H2.

    En somme, pour moi, la conception vise non pas à minimiser la distorsion dans la bande audio mais à assurer sa stabilité à très basse fréquence (sub audio).
    J’espère que vous comprenez maintenant pourquoi je trouve injuste d’attaquer ce schéma sur le critère du niveau de distorsion.

    Entre un circuit avec un distorsion moyenne / élevée mais stable et un circuit avec une distorsion faible mais fluctuante, lequel l’oreille va-t-elle trouver le plus musical ?

    A lieu de prendre ceux qui utilisent ce circuit pour des cons faisant uniquement le lit du marketing pseudoscientifique bursonesque, on ferait bien, aussi, de prendre en compte leur résultats d’écoute et d’envisager le fait que ceux qui le trouvent bon à l’écoute nous donnent peut-être un début de réponse à cette question…

    Aussi, coté marketing pseudoscientifique, Burson, ne fait pas pire que l’Oréal avec leur % d’effet bénéfique sur un panel de 11 personnes ou les débilités de Danone ; et eux ils gagnent des milliards. Tous les messages marketing sont de l’escroquerie intellectuelle par définition…

    Cdlt. Jacques

    Commentaire par Jacques — avril 17, 2013 @ 11:03

  43. Bonsoir

    Je découvre beaucoup de nouveaux message laissés depuis quelques jours

    @ Francis : Mon fils (puisque vous m’appelez papa …) défendre une position en dénigrant/jugeant seulement et systématiquement celle des autres à partir d’interprétations/imaginations de ce qu’ils seraient et de leurs pratiques (généralisation abusive si vous préférez), m’apparait bien faible et fort proche de la posture que vous tentez (maladroitement) de dénoncer. A  » gouroutage « , gouroutage et demi …
    M’enfin, si ça vous occupe …

    @ Forr et Jacques :

    Merci de vos commentaires qui permettent de dépasser (mais c’est difficile) le : « burson c’est de la bouse »
    – Parce que des « abrutis d’audiophile » l’utilise ou ose proposer de l’utiliser
    – Parce ce qu’il ne savent pas écouter ou qu’ils le font sur du matériel de merde
    – Parce que pas de test ABX
    – Parce que burson nous fait du marketing pseudo scientifique …
    et autres joyeusetés qui ne font que tourner le débat …

    J’évacue la question du schéma car pour le moment on ne sait s’il est «  »bon » » ou «  »mauvais » » pour l’audio …

    «  » » »Je ne défends que le schéma, utilisé dans un contexte audio. Sur ce point il me semble que j’ai déjà donné mes arguments.
    je ne suis pas prêt à acheter un Burson à 50 euros, et encore moins à tirer des câbles de 10 centimètres pour l’implanter…
    L’intérêt de dépenser 50€ pour se truc consiste à y trouver une satisfaction auditive que l’on n’a pas trouvé ailleurs et qui vaut bien pour l’acheteur 50€. Là on a quitté le monde de la mesure objective (en l’état actuel). Chacun entend ce qu’il veut…
    L’électronique me passionne, la mesure aussi, et j’écoute aussi le résultat. Et je me suis rendu compte que les deux ne vont pas forcément dans le même sens et ca ne m’empêche pas de vivre… » » » »

    Merci

    «  » » » »Contrairement à ce que l’on pourrait croire je ne suis pas convaincu de la complète inexistence d’une amélioration ressentie autre que par effet placebo (à lire à deux fois pour bien interpréter ma pensée). C’est un peu comme les amplis à tubes ou encore les magnétophones, ils « sonnent souvent bien », « donnent vie à la musique ». J’en ai été témoin à quelques reprises, ce qui ne m’empêche pas de me situer très nettement sur le terrain objectiviste.
    A mon avis, ce ne sont pas de mystérieuses vertus, échappant à toute espèce de mesure qui font que certaines électroniques reproduisent le son d’une façon un peu « magique ». C’est beaucoup plus simplement parce qu’elles déforment d’une façon ou d’une autre les signaux et c’est ce qui en résulte qui est soit plus plaisant, soit offre un rendu d’apparence plus vraie (il faut souligner « apparence ») ! » » » » »

    Merci également et pour les paragraphes à suivre … c’est ce que j’essais de « saisir » à travers ma question de départ … (même si elle est pas haute fidélité) : avez-vous écouté cet AOP et avec quels résultats ?

    Ou comme le dirait mon fils (Francis) parce que cela sonne plus objectiviste : «  » »D’ailleurs aucun d’entre eux n’a pu fournir de test ABx prouvant que le Burson était meilleur à l’écoute que le NE5532 … «  » » Le contraire est t’il vrai ?

    Ou bien la formulé Jacques subjectivement : «  » »Entre un circuit avec un distorsion moyenne / élevée mais stable et un circuit avec une distorsion faible mais fluctuante, lequel l’oreille va-t-elle trouver le plus musical ? » » »

    A vous lire

    Philippe

    Commentaire par Philippe — avril 18, 2013 @ 12:38

  44. Faute de temps, juste un commentaire en relation à cette question :

    « Entre un circuit avec un distorsion moyenne / élevée mais stable et un circuit avec une distorsion faible mais fluctuante, lequel l’oreille va-t-elle trouver le plus musical ? »

    Qui dit que le second circuit a une distorsion fluctuante et que le premier n’en a pas ?
    C’est une supposition prise pour une affirmation.

    Je pense plutôt le contraire, du fait d’un gain de boucle bien supérieur aux fréquences basses du second circuit, il présente une meilleures stabilité générale. A noter que le but fondamental d’une contre-réaction (celui recherché par Harold Black son inventeur) est de stabiliser le gain instantané.

    La simulation dont je prends les résultats toujours avec des pincettes est bien en peine sur le terrain des distorsions fluctuantes, elle est souvent critiquée pour prendre bien imparfaitement en compte l’effet Early et les effets des constantes thermiques.

    Aussi je préfère étudier ça en réalité. Pas bien difficile avec un plaquette pour prototypage.

    Forr

    Commentaire par forr — avril 18, 2013 @ 10:23

  45. Les petits profs seraient plutôt à observer dans le camp des subjectivistes mais bon… La seule prétention qu’aurait un objectiviste serait d’informer.
    Quand aux réactions épidermiques des audiophiles, elles n’ont pas changé depuis des dixaines d’années, avec toujours les mêmes clichés:
    * Mauvaise foi.
    * Malhonnêteté intellectuelle, allant jusqu’à se traduire par de l’escroquerie commerciale pour ceux qui ont « l’esprit d’entreprise ».
    * Utilisation de la science quand ça arrange.
    * Déni d’évidence.
    * L’abscence d’esprit critique.
    * Le rejet du test ABx en double aveugle.
    Pour les non initiés qui seraient tentés par l’expérience audiophile, il fraudrait leur dire: « le droit au rêve a pour pendant, le devoir de vigilance ».

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 18, 2013 @ 6:36

  46. @ Forr : entièrement d’accord. Il peut très bien exister un circuit avec une distorsion faible et non fluctuante. La question posée visait à comparer deux cas arbitrairement choisis. Mon but est simplement d’amener à ce poser la question de savoir si analyser la distorsion d’un circuit par le seul critère du niveau est une pratique en cohérence avec un résultat d’écoute.
    Aussi, simplement, je pointe le fait que en comparant les deux schémas, la gestion des dérives du schéma Burson est mieux traitée que celles du HDAM et tend AMHA à stabiliser la distorsion. Je ne sors pas cela d’une simulation, mais simplement d’une observation des deux schémas. Vous pouvez mettre tout le gain en BO que vous voulez, si les points de polarisation d’un étage d’entrée fluctuent dans le temps, la distorsion H2 aussi… Cf. quelques auteurs connus…

    Commentaire par Jacques — avril 18, 2013 @ 7:43

  47. « le schéma Burson assure un appairage en « puissance moyenne » des transistors en entrée et dans le second étage. »

    Le rôle du transistor à la base reliée à la masse est de déterminer une dissipation de puissance grosso mode équivalente dans les deux transistors qui donnent le gain en tension. Le schéma du premier ampli Mosfet de Hitachi qui utilisait un étage de gain en tension avec un miroir de courant comme charge assurait cette égalité de puissance par une résistance en parallèle avec un condensateur, il a été remplacé plus tard dans ce genre de schéma par ce transistor à base reliée à la masse.

    A part ça, je ne vois rien de particulier quant à l’appairage en puissance de ces deux transistors. Ce qui importe avant tout, c’est celui des courants dans les transistors du différentiel, pourvu, avec des FETS, qu’ils soient appairés; c’est moins critique avec des bipolaires et des résistances de polarisation faible.

    J’ai retrouvé une simulation que j’ai réalisée il y a quelque temps d’un ampli-op à la structure similaire à celle du Burson.
    Destiné à l’étude des étages d’entrée, je fais « fonctionner » ce montages dans une configuration en gain unitaire avec une tension de 4 Vrms sur une charge en sortie de 2 kOhm, l’ensemble étant facilement réplicable en maquette d’essai.
    Les transistors donnant le gain en tension sont parcourus par un courant continu de 6 mA.

    Avec cette structure, la tension différentielle d’entrée et les variations du courant des transistors d’entrée qui en découlent, auxquelles la distorsion est très liée, se montrent plus de dix fois supérieures quand on branche la résistance de 10 kOhm. Accessoirement, à titre purement indicatif dans le cadre de cette simulation, la distorsion harmonique l’est de cinq fois. La responsabilité principale en revient à l’excursion en courant supérieure des transistors d’entrée provoquée par la connexion de la résistance.

    « La résistance de 10K assure un gain interne faible. La distorsion dans la bande audio en prend peut-être un coup (bien que sur mon simulateur, bizarrement ca ne change rien… »

    C’est totalement anormal. Plus de débit de courant d’un différentiel = moindre linéarité = plus de distorsion harmonique.

    « @ Forr : je ne vois pas en quoi le fait d’avoir un bipolaire en protection de tension (division par deux du Vds) est un défaut de l’étage sortie du schéma Burson. Pouvez-vous développer svp ? »

    La question inverse se pose tout autant : à quoi sert-il ? Ishsiwata n’en a pas prévu.
    Je n’ai jamais vu utilisé des cascodes flottants dans un étage de sortie à faible niveau et crains toujours des effets pervers avec de telles acrobaties surtout avec un circuit où le découplage (point essentiel de tout circuit audio à mes yeux) a été négligé.

    « A lieu de prendre ceux qui utilisent ce circuit pour des cons faisant uniquement le lit du marketing pseudoscientifique bursonesque, on ferait bien, aussi, de prendre en compte leur résultats d’écoute et d’envisager le fait que ceux qui le trouvent bon à l’écoute nous donnent peut-être un début de réponse à cette question… »

    Il n’y a pas unanimité sur ses prestations sonores.
    Ce que je vois, c’est que c’est un circuit électroniquement bâtard, dans sa conception et sa mise en oeuvre, élaboré à partir de diverses recettes pompées et mal comprises.

    « Aussi, coté marketing pseudoscientifique, Burson, ne fait pas pire que l’Oréal avec leur % d’effet bénéfique sur un panel de 11 personnes ou les débilités de Danone ; et eux ils gagnent des milliards. Tous les messages marketing sont de l’escroquerie intellectuelle par définition… »

    Je n’ai aucune affection pour le marketing mais j’en vois souvent qui ne mérite absolument pas le terme d’escroquerie.
    Mais c’est un autre débat.

    Quant à essayer des Burson ailleurs qu’aux mesures, je ne vois pas dans quel appareil je l’incluerais.
    J’ai en tête un préampli, les AOP modernes aux performances époustouflantes et au prix constamment baissier sont autrement alléchants. Et il y a beaucoup de gens qui les trouvent très, très bons…

    Commentaire par forr — avril 19, 2013 @ 1:18

  48. « Avec cette structure, la tension différentielle d’entrée et les variations du courant des transistors d’entrée qui en découlent, auxquelles la distorsion est très liée, se montrent plus de dix fois supérieures quand on branche la résistance de 10 kOhm. Accessoirement, à titre purement indicatif dans le cadre de cette simulation, la distorsion harmonique l’est de cinq fois. La responsabilité principale en revient à l’excursion en courant supérieure des transistors d’entrée provoquée par la connexion de la résistance »
    ==> J’en suis tout à fait conscient. Et c’est bien pour cela que je pense que ce circuit n’a pas été conçu pour obtenir un niveau de distorsion particulièrement bas.

    « La résistance de 10K assure un gain interne faible. La distorsion dans la bande audio en prend peut-être un coup (bien que sur mon simulateur, bizarrement ca ne change rien… »
    C’est totalement anormal. Plus de débit de courant d’un différentiel = moindre linéarité = plus de distorsion harmonique.
    ==> Je le pense aussi, c’est pourquoi j’ai dit « bizarrement ». A creuser effectivement…

    « @ Forr : je ne vois pas en quoi le fait d’avoir un bipolaire en protection de tension (division par deux du Vds) est un défaut de l’étage sortie du schéma Burson. Pouvez-vous développer svp ? »
    La question inverse se pose tout autant : à quoi sert-il ? Ishsiwata n’en a pas prévu. alors oui Je n’ai jamais vu utilisé des cascodes flottants dans un étage de sortie à faible niveau et crains toujours des effets pervers avec de telles acrobaties surtout avec un circuit où le découplage (point essentiel de tout circuit audio à mes yeux) a été négligé.
    ==> Alors à quoi cela sert-il ? J’ai déjà répondu plus avant, mais je le répète ici : le Hearth est donné pour une tension d’alim jusqu’à +/-25V. Une excursion de l’étage de sortie à 40V crête à crête permise par cette tension d’alim introduit à peu près une excursion de Vds identique. Là, on atteint le Vds Max des FET de sortie ce qui met en danger leur intégrité. Le fait d’ajouter les bipolaires n’est en rien un délire cascodesque. C’est une simple protection visant à diviser par 2 l’excursion en Vds (Vb = (Vcc-Vout)/2), ce qui garde le FET dans sa zone de fonctionnement autorisée. On ne peut pas faire plus simple. La CR positive du cascode que vous y voyez est faible et ne pose AMHA aucun problème de stabilité. C’est plutôt bien vu justement, car tout autre branchement des bipolaires aurait posé des problèmes de limitation de l’excursion (polarisation de Vb fixe) ou de stabilité (polarisation Vb = Vout + constante –> CR positive élevée).
    Si Monsieur Ishsiwata n’en a pas prévu c’est tout simplement parce qu’il n’a pas prévu d’alimenter son HDAM avec une tension aussi élevée et qu’il n’a donc pas eu à gérer un éventuellement dépassement du Vds Max.

    « découplage négligé » : ne pensez-vous pas que la mise en œuvre du découplage revient au circuit d’accueil de l’AOP ? N’en est-il pas ainsi pour les AOP intégrés ?

    Cdlt.

    Commentaire par Jacques — avril 19, 2013 @ 2:53

  49. Le Burson vise à remplacer les AOP en boîtier DIL alimentés en général sous +/-15 V, optimalement sous +/- 17 V selon Douglas Self, parfois un peu plus mais avec des risques de surchauffe.
    Si le circuit est destiné à entrer dans un préampli à tension d’alimentation supérieure, autant réaliser un schéma identique directement sur circuit imprimé, il permettra toutes sortes d’expérimentations. Celles-ci feront alors partie d’une vraie quête d’audiophile, intellectuellement irréprochable (c’est rare pour tout ce qui est de l’Audiophilie).

    Actuellement, on voit des gens s’extasier devant les résultats auditifs d’un circuit qui présentent des faiblesses de conception et d’implantation n’échappant pas à un électronicien standard un tant soit peu passionné par l’audio analogique.

    Pour exemple, la capa de compensation allie l’inédit au n’importe quoi. Là ou elle est placée sur le schéma, en électronique sérieuse, on laisse le choix de sa valeur à celui qui détermine le réseau de contre-réaction. Voir la différence avec le circuit d’Ishiwata

    Comme déjà dit, l’étage de sortie du Burson serait plus performant, moins cher et capable de supporter des tensions élevées (cf Kaneda et ses +/- 35V) si remplacé par un « diamant » avec quatre transistors en suiveurs.
    Avoir tripatouillé des étages cascodes un peu dans tous les sens en visualisant les résultats avec un scope (pas encore vraiment de simulation en ce temps-là) m’a rendu très prudent sur leur usage dans des électroniques qu’il faut bien appeler d’amateur, très peu, voire pas du tout contrôlées, avec les moyens adéquats.
    D’où mon rejet de cet étage de sortie.

    L’implantation d’un BURSON à la place d’un AOP en DIL éloigne toutes les connexions, dont les capacités de découplage, de l’endroit le plus propice où elle devraient se trouver. J’ai trouvé un exemple de la fameuse connexion de masse, le fil faisait trois centimètres, relié directement à la base où aboutit la 10 kOhm. Il ne faut pas s’étonner d’une détection radio et d’un comportement légèrement fébrile hors bande audio Qu’en a-t-on à faire de ce qui se passe au dessus ? Tout, autant que dans le domaine audio, c’est la principe même de la contre-réaction qui l’exige.

    Je reviens à la 10 kOhm sur laquelle j’ai peut-être un peu trop insisté. Après tout, il me semble légitime que si d’aucuns pensent qu’une bande passante en boucle ouverte au détriment d’un gain de boucle réduit en boucle fermée est une bonne chose, pourquoi pas ? Le mieux serait que chacun puisse en faire l’essai.
    Ce qui est sûr, vu son manque de gain en boucle ouverte, c’est qu’un Burson ne peut prétendre objectivement remplacer un AOP standard et être à la hauteur des performances objectives de celui qu’il veut remplacer.

    Pour finir, un circuit avec des ressemblances mais exploité totalement différemment :

    Concernant la structure de l’étage de gain en tension du Burson, cascode replié et charge ohmiquement faible, il est intéressant de savoir qu’elle a été reprise récemment dans un étage de préampli phono sans CR globale par Bob Cordell, celui-là même qui a fait partie des premiers à contrer les affirmations de Matti Otala sur les soi-disants méfaits des contre-réactions excessives !

    La faible tension d’entrée symétrique du phonocapteur est convertie par le différentiel en courant. La sortie du cascode replié étant à très haute impédance, elle débite un courant dans la charge, constitué d’un réseau RRC déterminant une partie de la courbe RIAA (gain de l’étage 20 dB).
    La tension aux bornes de la charge est prélevée par un suiveur avant d’être traitée pour le second volet de la courbe.
    Cordell a inséré des transistors en base commune en amont de ceux qui se chargent du repliement, il n’a pas peur !.. mais c’est un Monsieur qui sait ce que sont les circuits traitant des signaux à très haute fréquence et comment les implanter en respectant leurs très hautes exigences.
    Bref, voilà un circuit proche du Burson, et pourtant pas du tout dans le même style que celui des aventures incontrôlées de celui-ci dont le vidéo-blog constitue une excellente bande annonce.

    Cdt.

    Commentaire par forr — avril 19, 2013 @ 5:02

  50. La compensation de cet « aop » a l’air d’être laissée au hasard des capacités parasites et du layout… ce n’est pas trop étonnant qu’il y ait des problèmes d’oscillation et d’accrochage…

    Commentaire par Pierre — avril 20, 2013 @ 10:44

  51. Vraiment intéressant ces discussions ! On a vraiment deux points de vue différents : les scientifiques dans l’âme qui ne jurent que par les oscilloscopes, et les poètes qui ne se fient qu’à leur sensation d’écoute…
    Personnellement, je suis partagé entre les deux ! Mais pour avoir tester du matériel dit sur la papier excellent et que je n’ai pas du tout apprécié, je pense que les deux points de vue se défendent.

    Dans le même genre que cet ampli, il y a un ampli casque qui a aussi bonne réputation et qui prétend donner d’excellent résultats pour le fragment du prix du matériel haut de gamme. Il s’agit de l’Objective2 ou 02. Les schémas sont open source, donc largement étudiables. Il serait intéressant de le tester un peu dans le même état d’esprit que vous avez testé celui-ci.
    http://nwavguy.blogspot.fr/2011/07/o2-headphone-amp.html

    Commentaire par Yohann — mai 2, 2013 @ 2:22

  52. suite…
    Ceux qui cherchent le schéma dans les milliers de lignes de textes de ce blog :
    https://docs.google.com/file/d/0B52Awjeyc5zKMjRlYjlhNGItNGJlNC00ODlmLWIwM2MtNDI4ZWU4YWRjY2Y4/edit?hl=en_US

    Commentaire par Yohann — mai 2, 2013 @ 2:31

  53. Yohann, quand les règles élémentaires du bon fonctionnement d’un circuit électronique, quel qu’en soit le schéma, ne sont pas respectées, le débat oscilloscopes contre subjectophiles n’a pas lieu d’être. Sans parler de son schéma et des performances que l’on peut en tirer, le Burson présente, par sa volonté d’ « enfichabilité » en lieu et place d’AOP, intégrés des déficiences immunitaires incurables.

    Commentaire par forr — mai 2, 2013 @ 4:13

  54. Passionant !

    J ‘avais lu une explication de 4 pages de Burson pour expliquer que des composants discrets avaient de meilleures performances qu ‘un ampli OP. Explications au niveau moléculaire des diverses couches de l’intégration des composants, agrémentées de photos au microscope qui donnaient un coté scientifique à cette argumentation.. Why not ?

    On peut faire de très bonnes choses avec les composants discrets, j’ai un des premiers Technics, sans ampli OP. Cette marque avait pour slogan : « la marque qui ne fait pas de bruit, seulement de la musique ! » Cet ampli SU 3400 est remarquable par son très faible niveau de bruit, je dirais même absence de bruit. Remarquable aussi pour sa faible distorsion qq soit la fréquence et le niveau. Technics était la seule marque à donner toutes les courbes, alors que les concurrents se contentaient de donner la distors à 1000 Hz et à puissance réduite.

    Plus tard la qualité des produits Technics s’est dégradée sur les modèles grand public, mais là pour percer face à la concurrence, ils avaient fait très fort. Je connais un autre exemplaire qui a un paquet d’heures d’écoute depuis 40 ans, il marche comme aux premiers jours.

    Mes deux dernières chaînes HiFi étant passées à la benne ( merci à l’obsolescence programmée, ou peut être les moustaches sur les soudures sans plomb ), car jugées irréparables, après une longue période sans ( au vu des prix et de la qualité ), je me suis remise à la HiFi grâce au vintage.

    J ‘ai eu un lecteur Marantz CD 63 SE équipé du fameux HDAM, avec un son tellement minable par rapport à un récent Micromega CD 132 SE que j’envisageais de le tweaker ( surtout une occasion de rentrer dans les principes de fonctionnement des lecteurs de CD ) . Dans la longue liste des modifs du CD 63 , il est recommandé de bypasser ce HDAM.

    On peut le tweaker par étapes ( soit disant pour l’amener au niveau du CD 63 KI ), mais j’ai vite renoncé voyant le prix des divers kits. Je l’ai revendu et j’ai trouvé un CD 63 KI qui marche très bien avec son HDAM sous capot cuivré. C ‘est déjà mieux que ces tours Burson non blindées.

    Ce SE devait avoir des composants en bout de course pour marcher aussi mal, car les modifs du KI c’est un transfo torique, un châssis plus rigide et cuivré. Peut être ont -ils procédé à une sélection des composants. Mais la KI Signature, c’est beaucoup de marketing. Il est livré avec un certificat signé de la main du maître, on se sent tout de suite considérée, privilégiée…

    Je me marre quand je vois les ravages faits par certains gourous tweakers sur les CD 723, opération facturée très cher. Ils mettent du goudron ! Il ne manque plus que les plumes !!!! Quand au pigeon, il est déjà tout emplumé.

    Puis j’ai trouvé un Kenwood DP 1100SG. Je vois une grande différence avec les Marantz, les asservissements vitesse focus et tracking sont faits avec des PID analogiques, au lieu d’être faits par un microprocesseur 8 bits pas très performant..

    L ‘étage de sortie utilise des NJM5532DD , D signifiant modèle avec de meilleures performances de bruit.

    C ‘est le meilleur de mes lecteurs, j’ai même revendu mon Micromega qui n’était pas à l’aise sur les sons métalliques : dès qu ‘on montait le niveau ça devenait vite casse oreilles. Sylvain Luc en guitare acoustique avec cordes métal, et son jeu renforce ce coté métallique et John mac Laughlin avec un son très métal sur l’album Trio of doom avec de supers solos de Tony Williams et là le concert sur les cymbales était tout embrouillé.

    Avec le Kenwood et ses vieux NJM5532DD tout passe à merveille. Ca redevient musical. J’ai pu écouter JMcL jusqu’au bout et je me voyais devant la batterie d’un pote excellent batteur.

    L’utilisation d’amplis OPs à composants discrets n’est pas du tout justifiée.

    Vu la réalisation exceptionnelle de Kenwood pour ce modèle, en particulier l’effort au niveau filtrage des vibrations, je ne pense pas qu ‘ils aient mis de la bouse comme ampli OP et si des composants discrets étaient mieux, je pense qu ‘ils n’auraient pas hésité ( puisqu ‘ils l’ont un peu fait pour les asservissements )

    Pour le prix de 3 modules Burson chacun, j ‘ai trouvé ensuite deux Onkyo DX 706 ( moteur linéaire ) équipés des même amplis OPs. Puis un DP990 SG, qui confirme la supériorité de ces modèles Kenwood.

    Les Onkyo sont assez proches du Kenwood ( un poil moins de détails : je n’ai pas remarqué les mini vibrations des cordes de la basse de Jaco lorsqu ‘il la pose à la fin d’un morceau). Habituée à fréquenter des musiciens lors de répètes , ou de bœufs, je connais assez bien le vrai son de tous ces instruments, y compris ces petits bruits parasites qui rendent la musique plus vivante et vous donnent l’impression d’être dans l’intimité des musiciens).

    Le CD 63 KI avec son module HDAM est un bon lecteur, mais il arrive loin derrière. On a pas cette agressivité sur les sons métalliques, mais on perd beaucoup de détails et il donne l’impression d’être loin de l’orchestre.

    Je ne sais pas quelle idée à eu Marantz de mettre ces modules. Juste pour se démarquer ?

    Comme lecteur il y a pire ! j’ai une liste de lecteurs pour animer une soirée sangria quand tout le monde est bourré, ça va bien !

    Les mécanismes de lecture Kenwood et Onkyo étant introuvables, j’ai acheté des doubles : avec le vintage on ne sait jamais. J’ai également une collection de CD104 en panne pour l’instant ( pour avoir un modèle de lecteur en CDM1, tête galvanométrique )

    Après tout est possible ! Si vous voulez des étages de sortie à tubes à la place des amplis OPs, il faut aller voir chez le lampizator. Pourquoi pas un lecteur de CD avec les lampes qui dépassent du capot. De mon temps on appelait ça de la glutte :))

    http://www.digitalaudioblog.com/2011/01/lukasz-fikus-is-well-known-in-diy.html

    http://lampizator.eu/lampizator/references/SATCH/SATCH-DAC.html

    Il suffit d’y croire.

    A plus de 60 ans, j ‘ai assez croisé de mauvais amplis à lampes pour ne pas tomber amoureuse du premier machin parce qu ‘il est à tubes, hormis Mac Intosh et quelques Marshall.

    Bien sûr un transistor ou un tourne disque de 3 W avec des AC 127, 128, et 132 et un HP de 4 cm, moulé dans le plastique avait un son pourri à coté d’un poste ou d’un tourne disque à lampes. Mais cette époque est révolue et le ticket d’entrée pour un bon ampli à lampes est exorbitant, que ce soit en neuf, en DIY ou en occase.

    Bientôt un article sur les super clocks ( hors de prix ) ? :))

    Commentaire par jacqueline — mai 5, 2013 @ 5:49

  55. Enfin! Une femme ose s’exprimer dans un milieu où la parité n’est pas encore de mise; ça nous change des commentaires waf waf misogynes et énervants qui pleuvent sur les fora audiophiles.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — mai 12, 2013 @ 10:43

  56. Une analyse complémentaire clos défénitivement le débat:
    http://nwavguy.blogspot.fr/2011/08/op-amps-myths-facts.html
    http://nwavguy.blogspot.fr/2011/08/op-amp-measurements.html

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — mai 17, 2013 @ 7:37

  57. Blop !

    Je me suis arrêté aux trente premiers commentaire, devant tant de bêtises. Les enfants, on écoute avec ses oreilles, pas avec une batterie de mesures. Prenons un exemple simple, en amplification portable : un RSA the protector et un Apex Glacier. Le second techniquement est beaucoup plus propre que le premier, meilleur dans les mesures. Mais je lui préfère le second, allez savoir pourquoi.

    Bref, tout ça pour dire, le tout-mesure, c’est assez ridicule, ça fait test audio du site les numériques, lesquels n’écoutent pas le matos testé.

    My 2 cents.

    PS: ça n’a pas empêché nwavguy de faire de très bons DAC et amplis.

    Commentaire par cordeuse — mai 29, 2013 @ 8:43

  58. « Les enfants, on écoute avec ses oreilles, pas avec une batterie de mesures. »

    Et quand les oreilles des uns ne sont pas d’accord avec les oreilles de autres,
    voire quand les oreilles d’aucun trouvent un résultat différent de celui qu’elles ont
    trouvé la veille, avec le même matériel, on fait quoi ? De l’astrologie ?

    Subjectivement, comme il n’y a jamais de consensus sur une configuration meilleure qu’une autre,
    la seule voie possible est de tenter de minimiser tout défaut apparaissant aux mesures.
    Si l’un d’eux s’avère améliorer le rendu sonore, son introduction peut alors se faire
    de façon parfaitement voulue et contrôlée par des mesures.

    A noter dans Linear Audio, volume 36, page 93,
    un schéma de sortie d’un convertisseur N/A très proche d’un Burson
    mais sans base commune à la masse dans le miroir de courant
    et surtout, sans contre-réaction globale.

    Autre chose à noter, sur le blog Nwavguy
    http://nwavguy.blogspot.fr/2011/08/op-amp-measurements.html
    l’ampli-op classé en tête est OPA627.
    Un coup d’oeil averti sur son schéma théorique laisse prévoir ses performances
    hors pair. Ce qui signifie que la lecture d’un schéma par ceux qui en sont capables
    est un sérieux indice de ce dont il sera capable dans la réalité.

    Pour continuer dans cette optique, les fanatiques du Burson et qui pensent que l’amplification
    en éléments discrets est toujours supérieure à celle en circuits intégrés seraient bien inspirés
    d’essayer le module suivant, dont le schéma très inspiré est répertorié par Samuel Gröner :
    http://www.weiss-highend.ch/op-amp/documents/datasheet_bipolar_r1.pdf
    Structure en double différentiel comme sur l’OPA627,
    il n’a pas encore de concurrent sur le plan objectif
    (mais Scott Wurcer en affute un).

    A+

    Commentaire par forr — mai 29, 2013 @ 11:07

  59. « If you dislike the “sound” of 5532 that means you must also dislike most of the music available ».
    L’OPA 627 comme d’autres aop de luxe sont là pour rassurer l’audiophile qui pense que faible coût est synonyme de low-fi. Mais un slew rate de 55V/µs, ça s’entoure de quelques précautions. Dans tous les cas, la qualité de conception du circuit imprimé est d’une importance capitale si l’on ne veut pas se retrouver avec du 50Hz ou de l’instabilité en bout de piste… Pour ceux qui sont allergiques aux petites bêtes à huit pattes et qui ne savent pas lire un datasheet, il y’a le préampli Kanéda qui a vite fait de se comporter en parfait oscillateur. Enfin pour les autres (les bobos de l’audio), il y’a le tube qui se mariera très bien avec les « très tendance » pavillons Le Cléac’h…
    Alors si avez toujours confiance en vos oreilles, c’est qu’il y’a quelque chose qui ne va pas ailleurs: allez consulter un psy.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — mai 31, 2013 @ 10:45

  60. Monsieur Libre,
    Vous ne faites pas confiances à vos oreilles mais vous écoutez quand même de la musique de temps à autre…
    Aussi, n’en avez-vous pas marre de dégueuler sur les uns ou les autres ?

    Commentaire par Jacques — juin 8, 2013 @ 1:09

  61. >L’OPA 627 comme d’autres aop de luxe sont là pour rassurer l’audiophile
    >qui pense que faible coût est synonyme de low-fi.
    >Mais un slew rate de 55V/µs, ça s’entoure de quelques précautions.

    Ce serait plutôt un produit gain*bande passante (GBW) élevé qui nécessite de sérieuses précautions.
    A titre d’exemple, le TL072 est plus rapide que le NE5532 mais a un GBW inférieur et
    peut se contenter d’un découplage plus sommaire (un condensateur pour plusieurs AOP) que le second.

    Certains commentaires montrent que ce blog fait l’objet d’incompréhension.
    Il s’inscrit simplement dans une tendance très nette de l’audiophile rajeunie
    consistant à mener une guerre contre les impostures juteuses.

    Commentaire par forr — juin 9, 2013 @ 1:00

  62. En résumé,les aop utilisables en audio sont:
    * Le TL071/072 pour driver des hautes impédances. Sa faible consommation est un avantage non négligeable.
    * Le NE5532/34. pour driver de basses impédances. Le 5534 sera réservé pour des structures à grand gain (riaa, micro…).
    * Le LM4562 dont le prix a fortement baissé. Plus « performant » que le NE5532 à condition de l’utiliser avec une impédance de source très faible et à très faible distorsion. Si on ne tient pas compte de cette considération, il ne fera pas mieux qu’un NE5532 dans un montage classique. De plus, son courant de bruit i(n) élevé (1,6pA/rac(Hz) à 1KHz contre 0,4pA/rac(Hz) à 1KHz pour le NE5534A) ne permet pas de l’utiliser avec une impédance de source complexe comme une cellule à aimant mobile.
    Les autres aop ne présentent pas d’intérêt car ils ont des performances de bruit et de distorsions inférieures à celles du NE5532.
    Cas particulier: l’AD 797 champion toutes catégories confondues, en théorie car dans la pratique son instabilité HF rend son découplage laborieux et il n’est disponible qu’en aop simple. Son courant de bruit est encore plus élevé que celui du LM4562 (2pA/rac(Hz) à 1KHz), donc pas question de l’utiliser dans un correcteur riaa. Il n’est disponible qu’en aop simple et son prix est dissuasif.
    Dans tout les cas, une impédance de source basse, réduit la distorsion en sortie d’aop. Il faut également rappeler aux audiophiles qu’un aop double n’augmente pas la diaphonie, celle-ci est de l’ordre de 110 dB sur toute la bande audio. Comparativement, la diaphonie due à un mauvais câblage est considérable.
    Contrairement à ce que dit Forr, le GBW ne doit pas poser de problèmes (même pour le LM4562) dès l’instant où le circuit imprimé est bien étudié avec des pistes courtes qui
    n’introduisent pas de self en série sur les rails d’aop à leur proximité: un condo céramique de 100nF entre les deux rails d’alim, au plus près de l’aop règle définitivement les problèmes d’accrochage HF. Naturellement, les cas extrêmes dans le style AD 797 devront être étudiés avec soin.
    En ce qui concerne le 50Hz, il faut faire attention à ne pas transformer le plan de masse du circuit imprimé en autodrome sous peine de transformer le montage en usine à ronflette (expérience vecue). Là encore le plan de masse devra être étudié avec précaution en évitant les boucles de masse comme pour le câblage.
    Ce petit résumé n’est pas de l’audiophilie « new age ». On retrouve ces quelques considérations dans l’excellent livre de Douglas Self « Small signal audio design » preuves et courbes à l’appui. Son formidable esprit de synthèse lui a permis d’une part, de se débarasser du superflu pour se consacrer à l’essentiel et d’autre part de se mettre au niveau des amateurs. C’est ce qu’on appelle de la vrai vulgarisation scientifique et de la communication, c’est un remarquable exercice de style que très peu de gens savent faire. Les gourous mégalos qui envahissent la toile devraient prendre exemple sur lui et prendre une leçon de modestie.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — juin 9, 2013 @ 5:31

  63. Excellent résumé.
    Pour le découplage, je tiens mes infos de la même source (Douglas Self) qui indique de moindres exigences pour le TL072 que pour le NE5532.
    J’en ai déduit que c’était le GBW qui était le facteur prépondérant pour ces dernières.
    Dans tous les cas de figure, les circuits de masse et de découplage jouent un rôle fondamental dans les performances objectives des circuits.
    Un circuit moyen avec une implantation des masses bien réalisée vaut mieux à tous points de vue qu’un circuit de haute volée en délicatesse avec celle-ci.
    Là où cela se complique un peu, c’est que tout le monde n’est pas d’accord même parmi les « grands » sur le meilleur câblage interne…
    Les vieilles recommandations « éviter les boucles de masse » et « implanter les masses en étoile » ne s’avèrent pas toujours idéales, elles se sont vues contestées depuis quelques années en faisant l’objet de réflexions approfondies.

    Commentaire par forr — juin 9, 2013 @ 7:58

  64. Super cette video moi qui adore la hifi qui tweak des appareils, moi qui prés à acheter le burson , je me suis régalé à l’écoute du technicien et m’à bien fait rire, devant de justesse de ton, Conclusion Je garde mes LM4562 ou LME49720 que j ai eu comme sample c’est à dire gratuit et que j’utilise dans mes diverses modifications
    En tout cas pour ceux qui se sont fait avoir ils peuvent changer la fameuses résistance qui règle légèrement le problème de distorsion ou tout jeter à la poubelle
    Mr Ibres à quand une démo en vidéo et appuis technique pour contrer sans subjectivité cette démonstration ?????
    En tout cas ceux qui sont fort la dedans ce sont les gars qui ont conçu un truc pareil et qui ont gagné un max d’argent, chapeau les gars pour l’arnaque, je ne sais pas si jipi en aurait fait autant

    Commentaire par toscan — juin 11, 2013 @ 11:50

  65. La miniaturisation des composants a été une avancée considérable dans le monde de l’électronique audio. Elle a permis de s’affranchir des longueurs responsables de
    l’augmentation du bruit ainsi que des distorsions dues aux capacités et inductances parasites. Elle a permis également maintenir la diaphonie dans une plage confortable tout en
    préservant un bon rapport signal/bruit. Par conséquent, la qualité de conception d’un circuit imprimé est au moins aussi importante que le montage audio dans sa version
    théorique. Il est d’autant plus difficile de réaliser un CI avec des composants discrets, ne parlons pas des tubes et du câblage en l’air. Aujourd’hui, la mode audiophile c’est
    le panachage de technologies anciennes (aux faibles performances) et moderne. Faut-il simplement rappeler que dans une chaîne d’amplification, de la source au local, les
    résultats d’écoute se traduisent par une simple équation: mauvais + excellent = mauvais.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — juin 16, 2013 @ 10:20

  66. bonsoir,
    pour résumer, on en revient quasiment au bon vieux NE5532 ou TL072 !!
    on à pas fini d’entendre parler d’eux, et c’est aussi bien ainsi: pas cher et performant, que demander de plus ( pas assez cher mon fils !!).
    bon, demain fête de la musique, vais encore faire du mix sur une MIDAS bourée de NE5532, sans aucun périphériques à tubes, faut pas
    pousser mémère dans les orties, elle pourait aimer ça! exit les Avalon, Focusrite …; à tubes. c »est un choix personnel, le tube c’est pour
    les amplis guitare.
    allez, bonne nuitée les petiots!
    Manu

    Commentaire par manu — juin 20, 2013 @ 9:36

  67. Effectivement, le monde de l’audio pro n’échappe pas aux lois du « bad commerce ». Soit c’est le nivellement par le bas, avec de la sous-traitance à tout va pour limiter les coûts
    de production: c’est alors la qualité et la fiabilité qui sont sacrifiées sur l’autel de la rentabilité (nous l’avons vu avec Behringer). Soit on introduit des concepts audiophiles qui satisferont une certaine clientelle charmée par les pouvoirs de séduction des technologies obselètes et ésotériques. Mais là encore, il est facile de ne pas se tromper: seules les marques présentant un maximun de mesures et de courbes sont dignes d’intérêt (Neumann, JBL, RANE, ect…), les autres se contentent bien souvent de quelques chiffres vagues enrobés de commentaires subjectifs, signe qu’ils ont quelque chose à cacher du point de vue des critères objectifs.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — juillet 2, 2013 @ 11:14

  68. L’audiophilie est une forme de crédulité contemporaine…
    http://www.union-rationaliste.org/index.php/rationalisme-scientifique/colloques/123-colloque-2013/538-croyances-et-credulite

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — juillet 2, 2013 @ 11:32

  69. Les électroniciens qui parlent de l’audio me font autant rire que les audiophiles qui parlent d’électronique… la plupart du temps, aucun des deux n’a raison…

    Une mesure physique donne un résultat dans le domaine du subjectif ? … Quand à expliquer scientifiquement des résultats d’écoute…

    Commentaire par richard — juillet 3, 2013 @ 11:14

    • Les électroniciens compétents peuvent se plier à n’importe quelle suggestion d’audiophiles pour un circuit amplificateur :
      sans contre-réaction; avec CR monumentale; au slew-rate maximal énorme; à distorsion infime ou conséquente; à écrêtage sec ou doux; à spectre de distorsion harmonique harmonieusement dégradé et favorisant le H2; ou la H3, etc.
      Ils savent faire.
      Les audiophiles sont incapables de formuler précisément de telles demandes car outre qu’il n’y a jamais consensus entre eux, ils ne savant pas ce qu’ils veulent.
      A défaut de commandes allant dans un sens déterminé, les électroniciens conçoivent en fonction de critères qu’ils estiment prioritaires. En général, ceux-ci relèvent de la démarche dite objectiviste.
      Jusqu’à présent, il n’y a guère qu’une minorité au discours volontiers messianique qui s’en plaigne.

      Commentaire par forr — juillet 4, 2013 @ 3:57

  70. Bonjour,

    Ayant déjà plusieurs fois mis en œuvre des burson et autres audio gd, j’ai pu me rendre compte que ces AOP sont très sensibles au type d’alimentation utilisée.
    En effet, un burson draine 25mA contre moins de 5mA pour un AOP standard…
    Le remplacement direct d’un AOP standard par un burson ajoute effectivement de la distorsion H2 entre autre, ce qui peut plaire à beaucoup « d’audiophiles »… Par contre, lorsque le burson possède sa propre alimentation dédiée, assez puissante, avec des découplages locaux de 1000uF ou plus, c’est autre chose…

    cela reste évidement issu Ma propre experience.

    j’aimerai donc par curiosité savoir quel type d’alimentation à été utilisée ici pour ces test,

    crdlt,

    Commentaire par richard — juillet 17, 2013 @ 10:20

  71. Avouer une grande sensibilité à l’alimentation est un aveu de conception inepte et ridicule. Tout AOP a un taux de réjection des variations d’alimentation tel que ça n’est pas un problème sauf cas vraiment spécifiques totalement hors contexte audio.

    L’alimentation utilisée est une grosse alimentation de labo linéaire régulée (composants discrets) avec tracking sous 22V je crois, largement au delà de toute alimentation standard avec régulateurs intégrés. De toute façon, vu les défauts considérables inhérents aux Burson, l’alimentation n’a strictement aucune importance.

    J.

    Commentaire par jipihorn — juillet 17, 2013 @ 11:12

  72. Bien. Après toutes ces polémiques, il faut passer à la pratique: prenons l’exemple du préampli ligne/riaa 2012 de Self & Baxandall. Un exercice de style, fruit d’un travail
    exemplaire exécuté par de deux maîtres de l’électronique audio. Rien à voir avec les fiches bricolages de Led/Electronique pratique ou l’audiophile. La conception de la partie
    ligne est basée sur la basse impédance avec comme corollaire la réduction drastique du bruit et de la distorsion. cela implique naturellement des sacrifices indispensables.
    Pensez-donc: 14 NE5532 et 4 LM4562 pour faire fonctionner le bouzin! Oui mais chaque étage de ce préampli a été pensé dans le but de garder un CMRR constant et piloter sans
    difficulté les potentiomètres linéaires de 1K! (grave, aigu, balance, volume). On observera ainsi les points remarquables du montage: la balance avec contre-réaction appliquée à
    travers deux tampons à gain unité placés en parallèle, l’étage de correction de tonalité Baxandall à double entrée et enfin la commande active de volume Baxandall commandée par
    un dispositif à séparation de charge. Quatre éléments de ce contôle actif sont mis en parallèle afin de réduire encore le bruit en tension de 6dB. Tout est clairement expliqué
    dans les fichiers pdf disponibles sur le site d’Elektor. L’alimentation est de type linéaire classique, régulée par des LM317/337. Pour ceux qui disposent d’une grande
    collection de 33 trs, il y’a le superbe correcteur riaa MM/MC. Il est composé d’un synthétiseur de charge en entrée destiné à compenser l’augmentation de l’impédance d’une
    cellule à aimant mobile quand la fréquence augmente et ainsi réduire le bruit vers les hautes fréquences. La correction riaa active, est tout ce qu’il y’a de plus classique avec
    mise en parallèle de plusieurs condensateurs (dans la correction) afin de réduire encore la distorsion. Le correcteur est suivi d’un étage à filtre passe-haut (avec amendement
    IEC) et passe-bas. La sortie est composée d’un étage tampon à gain variable commutable par cavaliers pour s’adapter à toutes les cellules du marché. Que demander de plus?
    Ce qui frappe dès la mise sous tension de ce préampli, c’est son silence abyssal: pas l’once d’une ronflette ou de bruits parasites. Il est impératif d’utiliser les sorties et
    entrées symétriques pour bénéficier pleinement du potentiel de ce préampli. A ce propos, concernant les liaisons symétriques, il ne faut surtout pas couper le blindage d’un des
    deux cordons à l’une de leurs extrémités: c’est le bon moyen de fabriquer une antenne HF. La solution, si le bouclage de masse fait peur, est de réunir les cordons droit et
    gauche avec des colliers afin d’éliminer la surface de boucle. Les entrées pourront sans difficulté être drivées par des sources asymétriques, car la grande impédance de ces
    entrées permet d’obtenir un CMRR important. Grâce à leur faible valeur, les potentiomètres ne crachent pas; ils subissent une bien moindre influence des courants de polarisation
    des aop. Quand aux résultats d’écoutes, ils sont en accord avec les excellentes performances mesurées: neutralité, dynamique, absence de colorations, équilibre tonal parfait…
    Passons au côté pratique. Tout d’abord les circuits imprimés: ils sont d’excellente facture, double face époxy, vernis, avec des pistes soigneusement étudiées, c’est du travail
    de pro, ajoutez à cela un très bon rapport qualité/prix. Ils sont fabriqués par la société Eurocircuits. Bon c’est vrai, il ne faut pas être pressé car la livraison est un peu
    longue et le site de la société est assez mal foutu, dommage. Le transformateur sera un bon vieux torique des familles (évitez les transfos R-CORE qui rayonnent) et celui-ci
    sera installé dans le même boîtier que les circuits imprimés. Cela ne sert scritement à rien d’isoler la partie alim du préampli: c’est une technique markéting qui consiste à
    augmenter le prix de vente d’un appareil, de plus ça engendre d’autres problèmes. La partie secteur sera placée dans un coin, à l’arrière du boîtier avec son inter marche/arrêt.
    En ce qui concerne le coffret, évitez la marque Galaxy: c’est vraiment de la m., chère, avec des faces avant et arrière absolument pas rigides, l’aluminium se travaille très mal
    (ça colle au foret!). Ne négligez pas la qualité du coffret: veillez à sa tenue mécanique et électrique. Les points de masses seront fixés à l’arrière: une masse pour le secteur
    vissée à l’embase secteur et une masse pour le préamp, vissée sur une des entrées XLR. Les condos de filtrage de l’alimentation seront portés à une tension de service de 50V
    plutôt que 35 (attention au diamètre). Les condos de découplage des aop à film plastique (100 nF) seront avantageusement remplacés par des céramiques de type X7R. Ne changez
    surtout pas les condos styroflex et polypropylène: ils ne sont pas là pour faire audiophile mais bien parcequ’ils ont des performances en distorsion incomparables (je vous
    renvoie à l’étude des composants faite par D. Self dans « Small signal audio design », chapitre 2). Les relais de contournement des correcteurs de tonalité sont inutiles, cela
    permet de conserver un signal d’entrée en phase avec la sortie. Ils seront remplacés par des straps correspondant à la mise en service des correcteurs. La led de contrôle de
    niveau du signal d’entrée a une efficacité relative, elle peut être supprimée: ça simplifie le câblage et permet de faire des économies substantielles de circuits imprimés, de
    composants actifs et passifs. Dans la chaîne d’amplification, seul le préampli sera relié à la terre pour éviter les boucles de masse.
    Ce préampli envoie nos chers électroniciens autoproclamés au terminus des prétentieux (Burson, Kanéda, tubistes en herbe… passez votre chemin) et si vous trouvez qu’il n’est
    « pas assez cher mon fils » alors offrez-vous donc ceci: http://www.audioresearch.com/Reference5SE.html
    13500 euro pour 6dB de gain, 20K/2000pf de charge minimale et des performances en distorsion dix fois inférieures à celles du préampli 2012. Cher le dB vous ne trouvez pas?

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — août 4, 2013 @ 5:48

  73. Dans le volume n°5 de Linear Audio, Douglas Self propose une autre version de la partie contrôle de volume et de tonalité de préampli qui, avec potentiomètres de 5 kOhm et une sortie asymétrique, pousse un peu moins loin la guerre au bruit que sur son préampli Elektor 2012.

    Francis Libre

    « Il est composé d’un synthétiseur de charge en entrée destiné à compenser l’augmentation de l’impédance d’unecellule à aimant mobile quand la fréquence augmente et ainsi réduire le bruit vers les hautes fréquences. »

    Le procédé par synthèse de charge, dont l’idée pour un préampli phono revient à Marcel van de Vegel permet de réduire le bruit mais n’agit pas sur la compensation de l’impédance d’une cellule à aimant mobile. Voir un peu plus loin ci-dessous une très astucieuse technique de charge proposée par Cordell.

    « La correction riaa active, est tout ce qu’il y’a de plus classique avec mise en parallèle de plusieurs condensateurs (dans la correction) afin de réduire encore la distorsion. »

    Le but recherché par la mise en parallèle est l’augmentation de la précision de la valeur de la capacité totale par rapport à un seul condensateur spécifié à 1%.

    « Les condos de découplage des aop à film plastique (100 nF) seront avantageusement remplacés par des céramiques de type X7R.

    Là, je ne sais pas trop, je n’ai vu nulle part les X7R recommandés pour des applications de découplage. On peut se reporter à ce propos à l’étude approfondie de Cyril Bateman mais qui n’a guère fait d’émules :
    http://web.archive.org/web/20091027010126/http://uk.geocities.com/cyrilb2@btinternet.com/downloads_5.html

    « Tout d’abord les circuits imprimés: ils sont d’excellente facture, double face époxy, vernis, avec des pistes soigneusement étudiées, c’est du travail de pro, ajoutez à cela un très bon rapport qualité/prix. »

    Je ne sais qui les a conçus mais je crois savoir que Douglas Self a son dessinateur de circuits imprimés quasi attitré, Gareth Connor. De toute façon Self, concepteur entre autres des tables de mixage analogiques a lui-même nécessairement une expérience considérable sur l’implantation des composants.

    « Il est impératif d’utiliser les sorties et entrées symétriques pour bénéficier pleinement du potentiel de ce préampli. »

    Personnellement je n’ai jamais senti le besoin de recourir à des liaisons symétriques dans une chaîne stéréo d’amateur même lorsque soumise à de mesures pointues.

    « A ce propos, concernant les liaisons symétriques, il ne faut surtout pas couper le blindage d’un des deux cordons à l’une de leurs extrémités: c’est le bon moyen de fabriquer une antenne HF. »

    Couper le blindage d’un des deux cordons à leur extrémité est un idée du dangereux gourou Dominique Pétoin qui reconnaît n’avoir aucune compétence en électronique mais n’en démord pas pour la recommander à tout va.

    « La solution, si le bouclage de masse fait peur, est de réunir les cordons droit et gauche avec des colliers afin d’éliminer la surface de boucle. »

    Eliminer la surface de boucle : c’est très bien dit et c’est une recommandation tout aussi valable avec les cordons à fiches RCA.

    Préampli phono Cordell :
    A signaler que, pour un préampli phono, le même numéro de Linear Audio présente un article de Bob Cordell (on reste entre gens sérieux) qui présente l’intérêt de charger les cellules à aimant mobile par 10 à 12 kOhm au lieu des 47 kOhm habituels. La partie mobile d’une cellule à aimant mobile est plus légère que celle d’une cellule à bobine mobile, pourtant sa réponse en haute fréquence moins bonne… le remède devrait porter un sérieux coup aux cellules à bobine mobile très prisées des audiophiles.

    Commentaire par forr — août 5, 2013 @ 12:10

  74. Toutes mes excuses présentées au docteur Forr et aux lecteurs pour ces erreurs: les condensateurs en parallèles dans la correction riaa sont naturellement destinés à augmenter
    la précision et le synthétiseur de charge permet uniquement de réduire le bruit vers les hautes fréquences, là où l’impédance d’une cellule à aimant mobile classique atteint
    une vingtaine de Khoms. C’est pourquoi un NE5534 a été également choisi pour la correction, car son faible courant de bruit devient un facteur déterminant lorsque l’impédance de
    source (représentée par la cellule) devient élevée. Si Self a repris l’idée de van de Vegel pourquoi pas? Il en parle très bien dans « small signal audio design » et a même
    proposé un dispositif de son cru (page 200 chapitre 7) qu’il réutilise dans le préamp 2012 d’ailleurs. Pour les liaisons symétriques je suis d’accord avec Forr « comme de bien
    entendu ». Elles sont inutiles pour quelques mètres, mais je ne suis plus convaincu pour 10m déjà: J’ai effectué une expérience en asymétrisant les liaisons symétriques préampli-ampli
    et un léger buzz s’est fait entendre dans les enceintes alors qu’il était inexistant en symétrique (!). Pour l’inflence capacitive, il semblerait que le câble symétrique ait l’avantage
    de par sa géométrie (ce qui serait tout de même logique dans la pratique): http://www.syscope.net/elec/B31.pdf. Mais dans une liaison symétrique, faut-il considérer le blindage
    dans la capacité totale du câble vue par le générateur ou seulement tenir compte de la capacité entre les deux conducteurs internes? Quand à couper un des deux blindages à l’une des extrémités des deux câbles d’une liason symétrique stéréo, est-ce vraiment une bonne idée? Des mesures ont-elles été faites pour voir si on ne récupère pas de la HF lorsqu’un des blindages est coupé? Dans le doute, il vaut peut-être mieux annuler les surfaces de boucle en réunissant les deux cordons… C’est ce que dit effectivement le peu recommandable Dominique Pétoin, mais pourrait-on lui donner tort sur ce point?
    Forr a raison: il faut dire les choses précisément. Mais emporté que j’étais par mon enthousiasme… Car je ne pense pas que ce préampli 2012 soit criticable dans le travail de
    fond qui a été réalisé. Les résultats sont là pour confirmer que la dynamique d’une chaîne d’amplification est déterrminée pas son rapport signa/bruit en corrélation avec une
    faible distorsion. Je suis étonné qu’on ne parle pas d’avantage de ce préampli. Quelqu’un d’autre l’a t-il fabriqué?

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — août 5, 2013 @ 11:45

  75. J’aime bien le passage du discours « tous les audiophiles sont des crétins », « Fuck the subjectivists » à la D.Self (comme tout le monde vous avez un gourou ») et « des mesures, uniquement des mesures » au chapitre sur les câbles avec cette fois une analyse tout ce qu’il y a de subjectif…

    Pour les câbles asymetriques c’est une hérésie de couper le blindage d’un côté etant donné que la masse est séparé du blindage. Dans une cage de Faraday etendue à deux sous-systemes il vaut mieux eviter les rupture de continuité…

    Commentaire par Jacques — août 6, 2013 @ 1:21

  76. Francis Libre,

    « toutes mes excuses présentées au docteur Forr »

    Mérité-je de tels honneurs ?

    « Mais dans une liaison symétrique, faut-il considérer le blindage dans la capacité totale du câble vue par le générateur ou seulement tenir compte de la capacité entre les deux conducteurs internes? »

    Réponse à la marge : les impédances des sorties « chaude » et « froide » doivent être identiques.
    Ainsi les capacités des deux conducteurs internes à la masse, sensées être égales, forment des filtres passe-bas atténuant diminuant les signaux de mode commun aux fréquences élevées.
    La capacité entre les deux conducteurs atténue les signaux en mode différentiel.
    Les valeurs de ces capacités sont suffisamment faibles pour que les électroniques modernes qui les précèdent y soient insensibles

    « Quand à couper un des deux blindages à l’une des extrémités des deux câbles d’une liason symétrique stéréo, est-ce vraiment une bonne idée? Des mesures ont-elles été faites pour voir si on ne récupère pas de la HF lorsqu’un des blindages est coupé? »

    J’en ai menées en enroulant le câble autour d’un transfo et d’un pont de diodes. La voie au blindage coupé est plus bruyante.

    « Dans le doute, il vaut peut-être mieux annuler les surfaces de boucle en réunissant les deux cordons…
    C’est ce que dit effectivement le peu recommandable Dominique Pétoin, mais pourrait-on lui donner tort sur ce point? »

    Si je ne me trompe, il recommande de diminuer la longueur des liaisons de terre de chaque appareil pour le réunir en un point unique qui sera lui connecté à la « vraie » terre. Ce n’est pas original mais justifié au plan théorique. On peut même penser à superposer les appareils et les relier tous ensemble par un barre métallique et n’avoir plus qu’une seule connexion de terre pour l’ensemble.

    « Dans le doute, il vaut peut-être mieux annuler les surfaces de boucle en réunissant les deux cordons… »

    C’est la première chose dont il faut se préoccuper en cas de ronflette. Les basses impédances de sortie des appareils actuels ont conduit à une nette diminution de ce genre de problèmes dont l’origine n’est d’ailleurs pas toujours bien cernée (induction ou parasitage par pont de redressement, triacs…).

    « Car je ne pense pas que ce préampli 2012 soit criticable dans le travail de
    fond qui a été réalisé. Les résultats sont là pour confirmer que la dynamique d’une chaîne d’amplification est déterrminée pas son rapport signa/bruit en corrélation avec une faible distorsion. Je suis étonné qu’on ne parle pas d’avantage de ce préampli. Quelqu’un d’autre l’a t-il fabriqué? »

    Certains membres de Diyaudio
    http://www.diyaudio.com/forums/solid-state/209004-new-doug-self-pre-amp-design.html
    http://www.diyaudio.com/forums/solid-state/232998-elektor-preamp-2012-douglas-self-mini-low-budget.html
    http://www.diyaudio.com/forums/solid-state/218880-doug-selfs-new-preamp-construction-pictures.html
    http://www.diyaudio.com/forums/chip-amps/214635-ne-5532-preamplifier-doug-self-elektor-2012-a.html

    Et probablement, des réalisations en Europe sont commentées dans des fora… en langue moins pratiquée que l’anglais.

    =====

    Jacques,

    « J’aime bien le passage du discours « tous les audiophiles sont des crétins », « Fuck the subjectivists » à la D.Self (comme tout le monde vous avez un gourou ») »

    Pour ce qui concerne les « gourous », j’ai au moins une bonne quinzaine de noms à ajouter à D. Self.
    Ils ont un avantage décisif par rapport aux représentants de l’école subjectiviste : leurs dires sont vérifiables.

    « Pour les câbles asymetriques c’est une hérésie de couper le blindage d’un côté etant donné que la masse est séparé du blindage. Dans une cage de Faraday etendue à deux sous-systemes il vaut mieux eviter les rupture de continuité… »

    C’est ce que le gourou que j’ai nommé (et dont le nom sort systématiquement en tête des recherches sur le net sur quoi que ce soit ayant trait aux haut-parleurs) qui préconise cette façon de faire avec les câbles stéréo RCA et XLR
    Ca lui a valu quelques ennuis sur sa propre installation mais sa posture de gourou lui importe plus que la compréhension de la transmission des signaux audio et la correction des erreurs qu’il commet et qui lui ont été dûment signalées.

    Commentaire par forr — août 6, 2013 @ 12:13

  77. Des mesures de bandes passantes sur un câble symétrique de 100m ont été réalisées dans le magazine SONO (n°251 octobre 2000 p178). Ces mesures indiquent que lorsque ce câble est utilisé en liaison symétrique, la fréquence de coupure à -3dB se situe à 15KHz alors que lorsque ce même câble est modifié en mode asymétrique (les deux conducteurs internes
    réunis à leurs extrémités) le -3dB se trouve à 8KHz (le générateur a une impédance de sortie de R=1000 ohms). En utilisant la formule du filtre RC du premier ordre: C=1/(2xpixRxf-3db), on obtient une capacité du câble de 20nF/100m en asymétrique et 10nF/100m en symétrique. On peut en conclure qu’outre son immunité au bruit, le câble symétrique a l’avantage de posséder une capacité bien moindre que celle d’un câble blindé à un conducteur (ce qui rend son utilisation indispensable pour les grandes longueurs naturellement).
    Un rappel indispensable sur le câblage, les circuits imprimés, le blindage…: http://www.cenbg.in2p3.fr/heberge/EcoleJoliotCurie/coursannee/cours/coursJoelRaimbourg.pdf
    Dans l’ensemble, en électronique audio il faut bannir le câblage en l’air, éviter les circuits imprimés issus de productions artisanales style audiophiles, raccorder le blindage aux deux extrémités d’un câble blindé, supprimer les surfaces de boucles et les bouclages de masses.
    Jacques:
    * Ecouter un bruit parasite ou constater un défaut dans un système audio n’a rien de subjectif.
    * Self n’a en aucune manière l’attitude d’un gourou: Il a travaillé d’arrache-pied sur son dernier projet en collaboration avec Peter Baxandall dans le seul but de faire progresser jusque dans ses derniers retranchements, les performances d’un préampli moderne dépourvu de tout ésotérisme mercantile. Les gourous de l’audio, eux, préfèrent faire progresser leur égo en dissimulant leur incompétence derrière une réthorique habile. Aveuglés qu’ils sont pas leurs croyances, leur autosuffisance et leur foi en l’expérience de l’inventeur solitaire, ils sont incapables de fournir un travail collectif. Leurs projets comportent des absurdités qui sont autant de défauts inacceptables aujourd’hui.
    * Cherchez à vous documenter sérieusement plutôt que d’espérer trouver les réponses à vos questions chez l’inéffable Francis Ibre:
    http://www.elektor.fr/forum/forum/publications-d-elektor/bien-entendu-itineraire-d-un-audiophile/cable-de-modulation-faible-capacite.1405233.lynkx

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — août 6, 2013 @ 9:45

  78. Francis Libre,

    « le générateur a une impédance de sortie de R=1000 ohms »

    C’est bien élevé, le standard d’autrefois était de 600 Ohms, aujourd’hui, la valeur courante doit être dans les 100 à 200 Ohm.

    Peter Baxandall : http://en.wikipedia.org/wiki/Peter_Baxandall
    La note de Wiki est courte et ne rend pas hommage à cet immense bonhomme, du même tonneau que Blumlein.
    Essentiellement connu pour son circuit de tonalité à masse virtuelle et très basse distorsion, on retrouve son nom un peu partout : dans le chapitre sur les haut-parleurs électrostatiques du livre de John Borwich; pour des amplis à tubes à CR élévée ; pour la conception d’une enceinte amateur avec mesure des paramètres bien avant les généralisations de Thiele et Small ; pour une série (inachevée) sur l’amplification avec l’étude de l’effet de la contre-réaction sur les harmoniques (conclusion ; il faut beaucoup de CR !), que l’on trouve imprimée chez Linear Audio associée aux échanges qu’il a eus peu avant son décès avec Douglas Self sur un type sophistiqué de compensation en fréquence des amplis. Etc, etc, etc…
    On lui doit aussi d’avoir ridiculisé les premiers subjectivistes dans les années 75-80 notamment à l’aide d’un extracteur de distorsion (article « Audible amplifier distorsion is not a mystery », Wireless World, November 1977).

    Commentaire par forr — août 6, 2013 @ 11:09

  79. @Forr,
    @Francis Libre,
    Je suis comme vous, j’aime pas le discours des gourous. Mais on a vite faite de voir les gourous de l’audio au travers du filtre de ces propres convictions.
    En fréquentant les fora j’ai vite compris que pour avancer dans ce domaine, il valait mieux être ouvert à tout et sortir des courants de pensées sectaires.
    Les dérives audiophiles je les constate quotidiennement. Des gars qui se prennent pour les dieux de l’audio, à tort ou à raison, il y en a plein. Des gars complètement fermés et pétris de certitudes, il y en a aussi pleins. Mais pour moi ces personnes se répartissent autant du coté des subjectivistes, du coté de ce que vous appelez les gourous, que du coté des électroniciens objectivistes forcenés. Quand j’ai lus l’intro de Self dans son bouquin sur les ampli, mon opinion a été faite (même si j’ai quand même été au bout de son bouquin). Je caractérise les équipements que j’ai sous la main à l’écoute (normal, c’est le but) mais ça ne m’empêche pas absolument pas de les mesurer sous toutes les coutures. Dire que tous les audiophiles sont dans la catégorie des subjectivistes bornés c’est simplement se mettre dans l’autre case tout autant extrémiste. Comme-ci Hiraga, Perrot, Le Cleach, ou Johannet n’avaient jamais touché un oscillo… C’est tout le contraire.
    Pour revenir sur le sujet (AOP), un gain en BO modéré a été pointé, donc disto plus élevée à la mesure conventionnelle. Une pratique que vous dénoncer. OK soit… Mais de là à dire qu’à l’écoute c’est moins bon, je n’en sais rien, je pense que vous n’en savez rien, que Self n’en sait rien… Donc le noter c’est bien, mais conclure que le schéma est une bouse, je ne franchirai pas le pas, par simple honnêteté intellectuelle. Dire que les résultats aux mesures conventionnelles ne sont pas bons, c’est plus juste.

    Dans le linear Audio n°4, il y a un étage de conversion IV désymétriseur en boucle ouverte qui reprend quasi le même schéma que celui en question ici. C’est un montage de Ruschkowski en collaboration (mot peut-être un peu fort) avec Borbely…

    Commentaire par Jacques — août 7, 2013 @ 10:36

  80. Jacques,

    On retrouve l’architecture de la partie gain en tension du Burson sur de nombreux montages (elle vient au départ de chez Marantz si je ne me trompe; je l’avais remarqué dans le Linear Audio n°4, excellente lecture !).
    Elle n’est pas mauvaise en soi. L’étage de sortie lui est plus contestable.
    C’est surtout ce qu’on en fait qui est assez déplorable : montage du circuit sur support DIL avec le découplage HF médiocre qui en découle, prétention de remplacer tous les AOP qui assurent parfaitement leur fonction en audio et qui ne présentent pas les défauts mesurés par Jipihorn sur le Burson !

    « Comme-ci Hiraga, Perrot, Le Cleach, ou Johannet n’avaient jamais touché un oscillo… C’est tout le contraire. »

    H et J, on écarte d’emblée. Perrot aussi brillant a-t-il été n’a pas donné de preuves fortes que les défauts de comportement des composants actifs persistaient en circuit fortement contre-réactionnés, que ce soit du côté thermique comme du côté offset.

    « Pour revenir sur le sujet (AOP), un gain en BO modéré a été pointé, donc disto plus élevée à la mesure conventionnelle. Une pratique que vous dénoncer. OK soit… Mais de là à dire qu’à l’écoute c’est moins bon, je n’en sais rien, je pense que vous n’en savez rien, que Self n’en sait rien… »

    On peut inverser la proposition : « mais de là à dire qu’à l’écoute c’est meilleur…. »
    Mais surtout, ça pose mal le problème, qui est celui de la subjectivité :
    celle-ci étant variable d’un individu à l’autre, on ne peut s’y fier, et
    les concepteurs sérieux ne peuvent que s’en extraire.

    Commentaire par forr — août 7, 2013 @ 11:47

  81. Inverser la proposition : Est-ce meilleur ? Je n’en sais rien. Interroger ceux qui l’ont mis en œuvre au lieu de les clouer au pilori : voilà une démarche simple, ouverte, et sans a priori…
    Pour moi un concepteur sérieux peut très bien faire des choix assumés et maîtrisés qui ne vont pas dans le sens d’une distorsion minimale ou d’une autre caractéristique du point de vue de l’électronique. C’est sur ce point précis ou je ne suis vraiment pas d’accord avec vous. Un concepteur pas sérieux c’est quelqu’un qui ne maîtrise pas son truc.

    Perrot : La preuve : d’accord: rien aux mesures… Mais il a fait avancé la réflexion comme personne d’autre et le résultat concret est de l’avis général plutôt d’un bon niveau de musicalité… Aussi, trouver peut-être d’autre mesures…
    H et J : je ne les écarte pas d’emblée. Aucune raison. Les réflexions sont toujours intéressantes…

    Commentaire par Jacques — août 7, 2013 @ 12:43

  82. La résistance du générateur a été choisie volontairement grande pour mettre plus facilement en évidence l’affaiblissement du signal sur la bande audio. A 100 ohms, une chute de 0,3 dB à 20 KHz a été mesurée…
    ** Toucher à un oscillo c’est une chose, avoir un esprit scientifique en est une autre. Or il se trouve que Le Cleac’h, Hiraga Johannet et les autres ne sont pas des scientifiques. Ce sont simplement des adeptes du « pick and choose ». Ils ne prennent dans la science que ce qui leur convient pour des raisons personnelles. Leurs activités folkloriques n’ont rien à voir avec une démarche scientifique. La science a fait progressé l’audio pas les audiophiles. Le problème est que ces gens ont commis des ouvrages toxiques depuis plus de trente ans. Internet n’a fait qu’amplifier le phénomène à un niveau cataclysmique. C’est à l’amateur de ne pas se tromper et de se laisser abuser voir lobotomiser. Rappelons à Jacques que la science n’est pas une secte extrémiste:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Science

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — août 7, 2013 @ 8:52

  83. « ça apporte grandement aux gens qui s’intéressent à l’audio de savoir repérer ceux qui sont sérieux et ceux qui ne le sont pas. Ceux qui ont pour but de faire avancer la science et ceux qui ont pour but de faire avancer leur égo » (cf Jipi). J’ajouterais: « de faire avancer leur égo et remplir leurs poches… »
    Un exemple: http://www.6moons.com/industryfeatures/hiraga/hiraga.html
    N’allez pas dire qu’un vieux hp coaxial de sono des années quarante, bourré de distorsions, de colorations, de fractionnements de membrane épouventables, représente ce qui se fait de mieux dans la technologie de l’audio aujourd’hui. Tout de même, un peu de sérieux!

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — août 8, 2013 @ 6:39

  84. @Francis Libre : je comprends votre point de vue. Des gars délirent avec des concepts sortis de nul part selon une démarche scientifique d’amateur. Je suis d’accord avec vous, Il ne faut pas leur accorder du crédit… Maintenant je ne mets pas des gens comme Hiraga, Le Cléach ou Johannet dans cette catégorie. Je pense que leur approche est tout à fait standard et scientifique (Johannet étant clairement en recherche à la lisière). Mais surtout, je n’essaie pas d’imposer mon point vue. Que chacun se fasse une opinion et c’est tout. Ceux qui pensent qu’ils s’agit de voleurs, escrocs intellectuels ou autre, ils devraient dire « je pense que » pas « vous des crétins de croire le contraire »… Cette façon de faire est tout aussi extrémistes que les éléments dénoncés.
    Qu’Hiraga ce prenne un vieux Altec (certainement pas le plus naze) pour en tirer le meilleur, je dis pourquoi pas. Je ne vois pas en quoi son approche de conception serait moins scientifique que d’autres. Les dimensions ils les a calculées, les filtres aussi, comme tout bon concepteur. Il a validé le tout à l’écoute. Pour moi rien à redire. Et si en plus ca sonne (ca j’ai vérifié, vu que j’ai eu le plaisir de les écouter) que dire de plus ?
    Quand Le Cleach conçoit son pavillon, ses filtres ou un ampli. Sa démarche de concepteur est tout à fait scientifique et conforme aux pratiques de l’ingénieur (qu’il est), calcul à l’appui. Si vous dites que ca ne l’est pas, La c’est une critique directe et dans ce cas à vous d’étayer la critique… Monsieur Le Cleach, personne tout à fait sympathique et désintéressée se contente de donner à la communauté.
    Le cas Johannet est évidemment bien sujet à débat vu qu’il se promène complètement dans la recherche. Qui dit rechercher ne dit pas trouver et prouver, sinon c’est 90% des publications qu’il faut balancer, validées ou non par les comités de relectures X ou Y. Johannet cherche des modèles et nous propose des hypothèses. Il dit lui même qu’au mieux ca pourrait faire « comme si ». Après que des gars vendent des équipement en invoquant les théories de Johannet sans que ces théorie n’aient reçues la moindre preuve, c’est dommage et c’est sur eux qu’il faut taper pas sur celui qui cherche.
    On peut ne pas aimer ce auteurs, mais je reste persuadé de leur honnêteté intellectuelle. Quand il publient quelque chose, souvent c’est original et si ca ne l’ait pas ou que cela fait suite à tel ou tel travail antérieur, les auteurs sont cités. On ne peut pas en dire autant de tout le monde comme on a pu le constater avec la publication dans Elektor d’un concept d’amplification à parallélisation massives d’AOP parue après 2010 et quasi intégralement pompé sur un montage publié sur internet par une personne beaucoup moins connue en 2005… Évidemment, l’auteur de l’article sur Elektor se garde de bien de citer cette personne ou même de dire que l’idée n’est pas de lui… Et même s’il ne le savait pas (ce dont je doute), rien de l’empêche de corriger l’erreur après coup.
    A+

    Commentaire par Jacques — août 10, 2013 @ 11:31

  85. Jacques fait typiquement partie de ces gens complètement endoctrinés par le discours audiophile qui sévit depuis plus de trente ans. Constatons les ravages que cela provoque aujourd’hui sur les consciences: une disparition à peu près complète de l’esprit critique. De ce côté là, les gourous ont réussi leur coup de maître à grand renfort de rhétorique bien ajustée.
    Le cléac’h un ingénieur? Elle est bonne celle-là. C’est lui aussi qui a inventé l’aile volante..? Le Cléac’h est (ou était) professeur d’université. Il exerçait dans le domaine de la géologie. Il s’est intéressé à l’approche subjective de l’audio et a choisi son domaine de prédilection: les pavillons. Il a usé de son statut de « prof » pour assoir son existence (et son autorité) sur divers fora audiophiles mais a rapidement atteint son seuil d’incompétence en se mesurant à des pointures comme Geddes qui lui possède la méthodologie et les connaissances nécessaires afin d’aborder, avec sérieux, les difficultés posées par les pavillons en écoute domestique. Le pavillon à profil JMLC est le reflet de son concepteur qui a choisi d’aborder les problèmes qu’il prétend maîtriser de façon théorique. Dans la pratique, les pavillons JMLC ont une réponse en énergie qui ne suit absolument pas la réponse en pression mesurée dans l’axe, ce qui se traduit par des changements de timbres alliés à une directivité gênante au plus haut point. J’ai pu constater ce défaut intolérable à l’époque où je visitais encore les salons hifi & DIY; ne parlons pas de la secte mélaudia et de ses expériences pseudoscientifiques validant des écoutes à 6-8 m dans des conditions acoustiques déplorables et à la simple vue du matériel, en bannissant naturellement le test ABx en double aveugle (seul test scientifiquement valable). J’aujouterais en reprenant les mots de Forr sur le forum Audax:
    « Une approche scientifique de ce qui est favorable à un bon résultat subjectif consiste à verifier de manière scientifique si les solutions proposées conduisent ou non à des resultats favorables selon l’utilisateur final. Il faut organiser des études avec des échantillons de cobayes, comme l’ont fait des gens comme F.Toole, Olive, et puisqu’on en parle, Geddes. Et ce n’est pas ce que fait JMMLC, qui se limite à affirmer la supériorité de ses solutions sans avoir jamais démontré quoi que ce soit de manière experimentales. Tout ce qu’il fait c’est de la promo! ». Et quand il ne sait pas, il sort le 3615 Google. Pour un prof, je dis Bravo!
    Quand à l’illustre Jean Hiraga, c’est un ancien pigiste qui a fait fortune en revendant de la quincaillerie aux japonais, il a fait son beurre en France par l’intermédiare de la célèbre maison de l’audiophile où sévissait le ténébreux et fort peu sympathique W. Walther. J.H. a fini directeur de la nouvelle revue du son. Hiraga n’est pas un électronicien et ce n’est pas lui qui a conçu ses électroniques « grille pain » aux performances pauvres et à la fiabilité douteuse. Quand au 604 revisité, ça n’est que du maquillage, Hiraga a joué une fois de plus sur un mythe, celui du coaxial de grand papa, pour vendre sa marchandise. S’il y’en a qui sont content de se faire arnaquer tant mieux. Mais il faut remarquer que tous ces gourous sont malheureusement élevés au rang de saints par la population audiophile. Une population qui, depuis longtemps, n’accorde aucune considération à l’esprit scientifique (parceque destructeur de mythes) et rejette les hérétiques comme Self. Je reprends encore quelques mots de Forr:
    « Trés audiophile aussi cette manière de s’émouvoir et passer d’un extrême à l’autre, pour un oui ou pour un non… »
    Bon il y’a Hiraga Le Cléac’h, mais il y’a les autres aussi: Cochet, Cocheteux, Tornior, Kanéda, Rehdeko j’en passe et des meilleurs. Cherchez le scientifique parmis ces gens-là, moi je n’en ai trouvé aucun.
    Alors il y’a deux attitudes possibles à adopter pour Jacques:
    ** Soit il décide de progresser en se documentant sérieusement et c’est la seule solution valable.
    ** Soit il reste un incurable comme la grande majorité des audiophiles.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — août 11, 2013 @ 10:55

  86. Eh bé !!
    Réponse de l’intéressé : les deux attitudes mon capitaine ! Je laisse les positions extrémistes à d’autres…
    Allez je quitte ce petit débat : j’ai payé ma cotisation chez Mélaudia et il faut qu’on aille sacrifier une chèvre… Bye..

    Commentaire par Jacques — août 11, 2013 @ 3:47

  87. Perdre son temps et son argent dans des associations qui ne vous apprennent rien et qui vous servent toujours la même soupe, j’appelle ça de l’inconscience pour ne pas dire autre chose.
    http://www.esperado.fr/les_mythes_de_la_hifi/compilation_idiophile.html

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — août 12, 2013 @ 11:43

  88. En parlant de Cochet; il ne s’arrange pas avec l’âge, il dit exactement le contraire de ce qu’il fait depuis plus de trente ans…
    http://www.melozzoo.org/melozzoo/Home-JMV/L-Oeil-Musical/Yves-Cochet-concepteur-createur-d-electroniques-audio

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — août 16, 2013 @ 6:59

  89. Jacques

    « Qu’Hiraga ce prenne un vieux Altec (certainement pas le plus naze) pour en tirer le meilleur, je dis pourquoi pas. Je ne vois pas en quoi son approche de conception serait moins scientifique que d’autres. Les dimensions ils les a calculées, les filtres aussi, comme tout bon concepteur. Il a validé le tout à l’écoute. Pour moi rien à redire. Et si en plus ca sonne (ca j’ai vérifié, vu que j’ai eu le plaisir de les écouter) que dire de plus ? »

    Je les ai écoutées aussi. J’ai été effaré.

    Je reproche à Hiraga d’avoir confisqué le terme « audiophile » (au point de constamment vomir sur l’adjectif à mes débuts sur le net) au profit de ses conceptions personnelles, hors normes, de réalisation toujours chère et faisant appel à des composants « spéciaux ». Tout cela a été à l’origine d’un juteux commerce. Mais peut-être n’en a-t-il été qu’un précurseur car c’était certainement dans l’air du temps que le marketing baratineur et le baratin marketingueur envahissent le créneau de l’audio comme il l’ont fait partout.
    Parallèlement, Hiraga n’a laissé en France filtrer la lumières des approches moins encombrantes et plus économiques telles que pratiquées ailleurs (Angleterre, USA, Australie, Danemark, Norvège, etc) que par un trou de serrure et a carrément tiré le rideau sur le matériel pro, lequel est devenu très bien considéré de nos jours par les « nouveaux » audiophiles.
    C’est son esprit fermé et élitiste qui m’a tôt conduit à me tourner vers la littérature audio anglo-saxonne dont l’approche était beaucoup plus rigoureuse avec l’intervention de plumes de professionnels du secteur et d’électroniciens de haute volée.

    Si Hiraga a marqué toute une génération avec ses célèbres démonstrations (je suis un des rares à n’en avoir jamais été bluffé, excepté celles à base du HP Fostex Sigma) son influence s’est heureusement nettement amenuisée avec le temps, merci à la parution de quelques excellents livres, à l’internet et à toute une nouvelle génération qui, avec son esprit critique qui ne reste pas en fond de poche, refuse l’engouroutement

    « Johannet cherche des modèles et nous propose des hypothèses. Il dit lui même qu’au mieux ca pourrait faire « comme si ». Après que des gars vendent des équipement en invoquant les théories de Johannet sans que ces théorie n’aient reçues la moindre preuve, c’est dommage et c’est sur eux qu’il faut taper pas sur celui qui cherche. »

    Johannet n’est-il pas partie prenante dans un petit commerce fondé sur ses « idées » ? Rien de plus facile que de pondre des théories hurluberlues qui se concrétisent par des gadgets améliorant considérablement l’écoute (en réalité uniquement quand elle est « sous influence ») mais dont aucune mesure ne détecte l’effet.
    Johannet me fait l’effet d’un scientifique égaré, en parcourant rapidement quelques uns de ses articles, il me semble pourtant avoir quelques bonnes lectures à sa disposition. On lui doit une expérience remarquable : celle de la comparaison d’un AOP bufferisé à un tube.
    http://www.pure-hifi.info/audiophile-2/biblioteca/Revue%20Audiophile/fichiers2/32/musicali.html
    C’est une leçon que les subjectivistes bon teint se sont empressés d’oublier.

    « On peut ne pas aimer ce auteurs, mais je reste persuadé de leur honnêteté intellectuelle. »

    Une honnêteté intellectuelle qui s’est tout de même traduite par du bon beurre pour ces auteurs ? En tout cas, une rigueur scientifique clownesque.
    Et l’on ne peut passer sous silence que l’un des auteurs qui faisait partie de la maison d’édition des deux sus-nommés s’est plaint d’avoir été contraint d’écrire des choses avec lesquelles il était en désaccord… Pour paraphraser un titre de Pierre Péan, on pourrait parler de « la face cachée des éditions Fréquences ».

    Le pire avec ces deux personnages, c’est d’avoir fait des émules, fantasques et nauséabonds, qui prennent leur subjectivité comme démonstration des limites de la science, dont, bien sûr, ils refusent de respecter les protocoles.

    « On ne peut pas en dire autant de tout le monde comme on a pu le constater avec la publication dans Elektor d’un concept d’amplification à parallélisation massives d’AOP parue après 2010 et quasi intégralement pompé sur un montage publié sur internet par une personne beaucoup moins connue en 2005… Évidemment, l’auteur de l’article sur Elektor se garde de bien de citer cette personne ou même de dire que l’idée n’est pas de lui… Et même s’il ne le savait pas (ce dont je doute), rien de l’empêche de corriger l’erreur après coup. »

    Le mise en parallèle d’AOP pour diminuer le bruit et augmenter les capacités en courant de sortie ne date pas de 2005 et n’a rien de spécialement originale. On la trouve chez Ben Duncan dans les années 90, elle est sans nul doute antérieure : il ne s’agit grosso modo que de mettre des sources de tension en parallèle. N’étaient ses excellentes performances qui en font un projet sérieux, l’ampli de Self paru dans Elektor en 2010 tiendrait d’une amusante expérience.

    Elektor en France abrite pour sa part un émule particulièrement gratiné des personnes sus-nommées, on se demande pourquoi, la revue étant auparavant plutôt versée dans la mesure (dans les divers sens de ce terme) . Lequel émule dans le genre honnêteté intellectuelle a fait un tabac avec des oscillogrammes du filtrage des haut-parleurs qu’il met en oeuvre.

    Francis Libre

    « Jacques fait typiquement partie de ces gens complètement endoctrinés par le discours audiophile qui sévit depuis plus de trente ans. Constatons les ravages que cela provoque aujourd’hui sur les consciences: une disparition à peu près complète de l’esprit critique. De ce côté là, les gourous ont réussi leur coup de maître à grand renfort de rhétorique bien ajustée. »

    Quelques trucs typiques du discours :
    – assertion de l’existence de phénomènes physiques auxquels on demande à ceux qui ont une démarche terre à terre, et donc contestataire, de prouver le contraire. En droit, ça porte le nom de preuve négative ou inversion de la charge de la preuve. Très pratiquée par toute dictature qui se respecte.
    – caractéristiques indémontrables par des voies objectives mais ô combien audibles; etc…

    « Le cléac’h un ingénieur? »

    Perso, je ne considère pas que les études, diplômes, expériences et professions des intervenants de la sphère audio soient nécessairement des gages de compétence. Mais comme l’esprit humain, on a naturellement tendance à chercher des « autorités ». Et il est de l’ambition de beaucoup de se positionner comme tels ! A mes yeux, une autorité n’en devient vraiment une, c’est à dire respectable, que lorsqu’elle présente des faits vérifiables par d’autres (démarche fondamentale de la science) ou encore des faits vécus sans jamais masquer la teinte personnelle dont elles sont empruntes.

    « Une approche scientifique de ce qui est favorable à un bon résultat subjectif consiste à verifier de manière scientifique si les solutions proposées conduisent ou non à des resultats favorables selon l’utilisateur final. Il faut organiser des études avec des échantillons de cobayes, comme l’ont fait des gens comme F.Toole, Olive, et puisqu’on en parle, Geddes. Et ce n’est pas ce que fait JMMLC, qui se limite à affirmer la supériorité de ses solutions sans avoir jamais démontré quoi que ce soit de manière experimentales. Tout ce qu’il fait c’est de la promo! ».

    Je ne me souviens pas avoir écrit cela.
    Il est vrai que j’ai eu quelques accrochages avec Jean-Michel Le Cleac’h à propos de l’amplification et des théories qu’il défendait en la matière mais, par ailleurs, il m’a plus d’une fois sympathiquement fourni de la documentation qui me faisait défaut.
    Concernant ses pavillons, sa démarche me paraît intéressante. Mais pour ce que j’ai pu en juger sur le modèle e-JMLC lors d’une rencontre de participants au forum Audax, leur directivité ne me convient pas (je n’étais pas le seul dans ce cas). De toute façon, il me reste à rencontrer un pavillon qui puisse me plaire en conditions domestiques. Pour celles-ci, je n’ai jusqu’à présent jamais vraiment apprécié que les HP à rayonnement direct et sans le moindre guide d’onde. Option toute personnelle dont je ne cherche à convaincre personne alors que d’aucuns aimeraient me persuader qu’un pavillon à deux ou trois mètres, c’est meilleur…
    Concernant les filtres, je me suis finalement orienté, après plusieurs tentatives, vers les filtres quasi-optimaux au principe établi par JMLC qui consiste à relâcher un peu les contraintes de linéarité des enceintes (de 1 dB environ) au profit d’une amélioration de leur retard de propagation de groupe. Diverses formules sont possibles, j’ai retenu celle de Francis Brooke, d’autres sont à l’étude.
    Pour conclure, mes désaccords avec JMLC ne m’empêchent pas de pouvoir dialoguer avec lui.

    Cochet, resté accroché à l’électronique à tubes, m’a paru sortir des produits honnêtes à l’époque dans cette catégorie. Bon souvenir d’une démo faite par lui à un festival du son

    Tornior. Marketinguement, on ne peut nier le succès de son affaire, à l’image de celle de Monster Cable qu’on trouve chez Darty, il me semble. A part ça, ses baffles-plans (quel son plat !) et ses électroniques, ça avait l’air correctement construit.

    Esperado. Nouveau venu sous ce pseudo dans la sphère audio, il répète sur DiyAudio les lieux communs fallacieux en cours depuis 35 ans chez les audiophiles. S’est rapidement fait remettre en place par Douglas Self. Le factuel autrement que celui qu’il pense entendre à l’écoute, il l’ignore… Un personnage croquignolet tombé en admiration devant le site Pétoin, on devrait en entendre bientôt parler en Francophonie.

    Une philosophie.
    Les préférences des uns ou des autres pour telle ou telle technologie n’ont pas à être contestées, la subjectivité (qui ne se borne pas qu’à l’écoute, un appareil peut plaire pour bien d’autres raisons que ses vertus sonores : beauté de l’objet, attachement sentimental, admiration intellectuelle pour sa conception, etc.) conserve tous ses droits.

    Ce qui n’est pas supportable, c’est quand il y a affirmation de supériorité en se reposant sur des arguments non strictement vérifiés, voire fallacieux, et faire passer pour des faits avérés des suppositions d’ordre technique qui sont la plupart du temps hautement farfelues.

    Commentaire par forr — août 17, 2013 @ 5:12

  90. Cochet est un original qui se contredit en permanence. Ses amplis à tubes ne sont que des pâles copies du montage Williamson et ses préamplis sont quelconques (pas
    d’alimentations régulées, stabilisées, c’est un comble). Je n’ai guère entendu de transparence en écoutant ses électroniques dont la conception remonte aux années quarante.
    Quand à ses enceintes, ce n’est même pas la peine d’en parler, c’est vraiment du n’importe quoi.
    Forr, comment peut-on encore être bluffé par du large bande aujourd’hui? Nous savons tous que ces hps ne valent pas un clou. Une simple démonstration suffit à démolir un mythe
    toujours tenace:
    http://audiolalies.blogspot.fr/2013/05/le-large-bande-un-mythe-francais.html
    A l’instar de Pétoin, Espérado est sans doute un autre roi des affirmations sans preuves, d’ailleurs ce qu’il écrit a déjà été dit:
    http://www.pasbanal.com/Les-10-plus-gros-mensonges-en-audio_132.php
    Cependant, sur son site, il faut relever cette phrase essentielle:
    « La plupart des gens ne connaissent pas le ressenti qui correspond aux défauts montrés par les mesures. Ou, à l’inverse, quelle caractéristique auditives ils peuvent espérer à
    la lecture de mesures ». C’est là tout le problème de l’audiophile.
    Mea-culpa en ce qui concerne cette phrase:
    « Une approche scientifique de ce qui est favorable à un bon résultat subjectif consiste à verifier de manière scientifique si les solutions proposées conduisent ou non à des
    resultats favorables selon l’utilisateur final. Il faut organiser des études avec des échantillons de cobayes, comme l’ont fait des gens comme F.Toole, Olive, et puisqu’on en
    parle, Geddes. Et ce n’est pas ce que fait JMLC, qui se limite à affirmer la supériorité de ses solutions sans avoir jamais démontré quoi que ce soit de manière expérimentales.
    Tout ce qu’il fait c’est de la promo! ».
    Elle n’est pas de forr mais de GDEON et on la trouve dans cette discussion sur le forum Audax (post 9):
    http://www.audax.fr/forum/read.php?4,24511
    Et j’approuve totalement son discours. Le cas JMLC a suffisamment été exposé sur le forum de Jipi, donc pas de surprise.
    Pour en revenir à l’ALTEC 604, on peut dire que ça sonne comme un large bande (mêmes défauts, avec fractionnements de membranes, distorsions élevées et directivité intolérable).
    Une bonne micro-chaîne fonctionne bien mieux que ça.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — août 18, 2013 @ 7:27

  91. Francis Libre,

    De Cochet, je n’ai entendu qu’un système 3 voies de facture très classique, à l’état de prototype et jamais distribué commercialement. Ca fonctionnait très bien mais le personnage Cochet paraissait du type râleur.
    Les schémas de ses réalisations sont elles aussi des plus classiques, sans originalité, mais, a priori, bien construites, fiables et aux acquéreurs satisfaits. Je ne m’y suis jamais intéressé plus que cela, ne pratiquant pas les tubes.
    Je suis tombé sur une interview de Cochet il n’y a pas longtemps, et n’en ai rien retenu, j’ai sans doute très rapidement zappé.

    « Le cas JMLC a suffisamment été exposé sur le forum de Jipi, donc pas de surprise. »

    Forum de Jipi ? Blog plutôt. De forum, iI n’y en a pas (encore ?) mais les vidéos (que j’apprécie beaucoup) méritent d’en associer un.

    Commentaire par forr — août 18, 2013 @ 11:24

  92. Les amplis et préamplis Cochet n’ont pas de dispositif de temporisation, ce qui fait que la haute tension est appliquée avant le chauffage complet des filaments. En conséquence, la durée de vie des tubes est considérablement diminuée. C’est inadmissible compte tenu du prix de ces électroniques:
    http://www.forum-audiophile.fr/amplis/probleme-ampli-yves-cochet-al1-t5222.html
    Le dernier modèle a atteint près de 20000 francs de l’époque pour 2x40W (cher le Watt). Pour huit fois moins cher on avait un excellent ampli à transistors deux fois plus puissant et sans les défauts inhérents à la technologie à tube, point barre.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — août 19, 2013 @ 9:40

  93. Les dernières électroniques Cochet en date, étaient le préampli PS-1 et l’ampli ALS-1 qui faisaient la part belle à l’épluchage des condensateurs, car Cochet a été pote avec Johannet pendant un court moment on suppose… Le préampli est partiellement câblé en l’air avec des bouts de jarretières dénudées (c’est du Cochet pur jus). Pas de temporisation à l’allumage de l’ampli et du préampli, pas de selecteur à relais pour les entrées, enfin toutes ces choses qu’on est en droit d’exiger d’un appareil de qualité aujourd’hui. Le constat est toujours le même à l’écoute de ces électroniques à tubes: grave flou et boursouflé dû au faible facteur d’amortissement de l’ampli et aux constantes de temps des réseaux R-C. A l’instar D’Hiraga (souvenez-vous de Lectron…), Cochet ne s’est pas gratté pour vendre des exemplaires de sa gamme avec des composants de mauvaise qualité ou sous-dimensionnés. Bien sûr il n’a cessé de déclarer que le tube c’était de la daube alors que tout ce qu’il a fait n’est que reprise de montages Williamson. Mais pour se faire une idée de l’originalité mêlée d’incompétence du personnage, il faut relire la rencontre de Jipi avec le maître dans le chapitre « souvenirs, souvenirs »:
    https://jipihorn.wordpress.com/category/acoustique/page/4/
    Pour les fétichistes des amplis Cochet ou Ampliton, contactez donc le grand spécialiste: gégé 94 alias « touche pas à mon transfo Chrétien ». On le voit un peu partout sur les fora audio. L’homme (bourru et parfois grossier) se vante de posséder les plans de bobinage des transfos Chrétien dont il garde jalousement les secrets de fabrication. De temps en temps, il nous fait une crise de sinophobie en supposant que les chinois ne sont pas capable de construire des transfos de qualité. En revanche, ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il existe une quantité d’amplis à transistors fabriqués en chine dont les performances surclassent sans problème celles de n’importe quel Cochet (au prix scandaleusement élevé) équipé de transfos crétin…
    On termine sur une note d’humour intitulée « l’oeil de Cochet »:
    http://melozzoo.org/melozzoo/Home-JMV/L-Oeil-Musical/Yves-Cochet

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — août 24, 2013 @ 1:35

  94. Le saviez-vous?
    Votre DAC ne fonctionnera correctement que s’il est vaporisé avec le gaz OSH. C’est le conseil que prodiguait Frédéric Vidal il y’a déjà plus dix ans lors d’un test de changement d’aop sur un DAC. Danbellity, une autre tête à claque du P.A.F (paysage audiophile français) nous a fait revivre ce moment intense sur le forum Delphi:
    http://forums.delphiforums.com/n/main.asp?webtag=hifiverite&msg=1.5
    Cliquer sur « bienvenue hifi vérité » puis sur « articles de fond » et « les amplis OP ». Le NE5532 d’origine a été systématiquement mis hors concours alors que ses performances sont supérieures à celles des autres aop essayés (voyez les mesures faites par Self). Les différences auditives (si différences il y’a), peuvent être attribuées à de la distorsion causée par une mauvaise compatibilité du montage avec les aop testés. Pas de mesures, juste des commentaires subjectifs: c’est un peu court pour prétendre faire un article de fond sur les aop… Jipi peut-il tester pour nous le gaz OSH?

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — septembre 4, 2013 @ 5:55

  95. Pour en revenir à « l’étude de fond » sur les aop faite sur Delphi, on remarque que l’OPA 2277 a été placé outsider par la RDS à l’époque. Regardez bien les mesures faites par D. Self:
    http://web.archive.org/web/20090226205744/http://www.dself.dsl.pipex.com/ampins/webbop/opamp.htm
    La DTH du 2277 est plus élevée que celle du 5532 et grimpe au rideau dès 4KHz, ce qui explique tout de même l’acidité audible dans le haut du spectre. Cet aop est manisfestement inadapté à la BF. Mais l’audiophile n’a cure des mesures qui ne vont pas dans son sens.
    Au royaume de l’absurdité, l’audiophile est roi.
    Qui va poster la centième?

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — septembre 16, 2013 @ 7:35

  96. bonjour, pour en revenir aux aop, depuis que j’entend parler du 5532 je me suis deçider a franchir le cap et a les ecouter, alors sur une platine onkyo dx7711 j’ai remplacer les aop d’origine:2 njm 2068 en sortit dac, et 4 njm4565 qui je supose font le muting et la sortit reglable de la platine ( sortit que j’utilise car mon ampli esart est trop semsible pour la sortit haut niveau des platine laser moderne)donc j’ ai mis 2 ad826 en sortit dac et 4 ne5532 ensuite a la place des njm 4565,j’ ai fait plusieurs essais avant d’aboutir a cette configuration, et je peut dire que le 5532 et impressionant, il fait de la musique, ya du rythme , et le son est doux , c’ est un bon aop c’est certain.bon c’est sur j’ ai pas ecouter les burson , mais a 1 euro piece je trouve le5532 vraiment excellent

    Commentaire par pavia — novembre 9, 2013 @ 10:54

  97. L’aspect « qualité du composant » préoccupe beaucoup les « audio-involved ».

    Or la qualité première d’un circuit, c’est d’abord celle de son implantation avec ses trajets de masses, coffret compris et d’alimentations et de leurs découplages (péché originel du Burson).
    On doit viser à la meilleure immunité possible aux inductions parasites de toute origine, et Dieu sait s’il y en a.
    Un schéma avec des composants de qualité moyenne mais sûre, bien implanté, vaut mieux qu’un schéma avec composants de course monté un peu au hasard (tels l’emploi de certains AOP bien connus, assez chers, au découplage délicat).

    De ce point de vue, le série « Ronflettes et Boucles de masse » constitue peut-être le sujet le plus important abordé à ce jour par les vidéo-blogs de Jipijhorn.

    Vaste, délicat et complexe à souhait, c’est longtemps resté l’un des domaines qui a brillé par l’absence de véritables réflexions.
    A la place, toutes sortes de recettes ont sévi même sous la plume de certaines stars (et continuent à sévir, indigestes, alimentées par des gourous électroniquement ignarissimes).

    Heureusement, la situation a changé depuis quelques années et des logiques d’implantation, soutenues par une bonne analyse des phénomènes en jeu ont commencé à naître.

    En conclusion, ne vous braquez pas trop sur les composants.
    Passez-vous ou repassez-vous la série sur les boucles de masse en cherchant la réponse à la question posée sur l’épisode « Sources interne  » par KAMAL — octobre 23, 2013 @ 1:22 :

    Qu’est-ce que  » la gestion des masses et capacité de découplage » veut dire ?

    Commentaire par forr — novembre 10, 2013 @ 3:09

  98. Le terme « très haut de gamme » n’est pas un gage de performance et de fiabilité, au contraire, c’est dans cette niche économique que l’on trouve de nombreuses supercheries et de défectuosités. Il n’existe pas de preuve d’obsolescence programmée dans le bon matériel audio grand public et celui-ci est suffisamment performant dans la mesure où il répond aux normes actuelles.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — janvier 11, 2014 @ 2:21

  99. YBA a parfaitement compris qu’à partir de platine CD bas de gamme il pouvait les vendre dix fois leur prix en rajoutant deux trois trucs « magiques » dans ses machines.
    Surtout un beau coffret, des belles prises dorées, ne mettre que trois pieds (pour la stabilité, si si ! ), c’est flagrant dans les platines CD, Scandaleux, même.
    Il n’est pas le seul, pas mal de margoulins se sont fait des nouilles encore sur le dos de pas mal de pigeons !!!

    Commentaire par Lowlow07 — avril 6, 2014 @ 8:12

  100. Décidément, cher Francis, vous me plaisez de plus en plus, je pense comme vous que la bêtise humaine est sans limite, les gourous de l’idiophilie ont encore de beaux jours devant eux !!!

    Commentaire par Lowlow07 — avril 6, 2014 @ 8:17

  101. On leur met leur nez dans le caca et ils ne sentent rien…On leur prouve par A + B, de manière posée et scientifique que c’est faux et ils insistent, oui, c’est de la connerie, et à ce point là, ça devient gênant !

    Commentaire par Lowlow07 — avril 6, 2014 @ 8:19

  102. Bonjour,

    J ‘ai gardé mes NE5532 sur mes appareils.

    Dernièrement et ce n’était pas sur un forum idiophile je suis tombée sur cet ampli OP :

    Le LM4562 de Texas qui le recommande pour le haut de gamme HiFi, et il a l’air d’avoir bien des qualités, pourtant aucun idiophile ne le recommande ! Il ne doit pas être assez cher. Je pense qu’on peut faire confiance à Texas.

    Il coute 1,92 € HT par dix pièces chez Farnell ( qui livre en 17 h chrono ) et beaucoup plus cher , chez un détaillant connu..

    http://fr.farnell.com/texas-instruments/lm4562na-nopb/op-amp-audio-dual-hf-8-dip-powerwise/dp/1685366

    http://www.farnell.com/datasheets/1771716.pdf

    Qqun l’a-t-il essayé ?

    De toutes façons, vu le prix, je vais faire mon stock d’amplis Ops pour l’audio avec ce modèle, une occasion de le tester.

    Commentaire par jacqueline73 — avril 6, 2014 @ 11:29

  103. Le LM 4562 est le digne remplaçant du 5532, un peu vieillot quand même.
    J’en ai collé six dans ma platine CD intégré Onkyo DX 708 et le son est beaucoup plus défini, plus ouvert, c’est bien meilleur, plus musical, moins froid et pas du tout idiophile, honnêtement pour le tarif ça vaut le coup d’upgrader un peu sa machine.

    Commentaire par Lowlow07 — avril 6, 2014 @ 12:57

  104. Le top OPAMP du moment est le MUSES 8820, il est dans tous les DAC haut de gamme.

    Commentaire par Lowlow07 — avril 6, 2014 @ 1:03

  105. Attention, le LM4562 a un produit gain bande de 55 MHz qui le rend davantage sensible à la C.E.M. Alors, dans la pratique, remplacer un aop « vieillot » par un de la même lignée mais plus récent, n’est pas évident: il se peut qu’un circuit valable pour l’un ne l’est plus pour l’autre. Le mieux peut être l’ennemi du bien, là encore, il faut mesurer pour savoir si le jeu en vaut la chandelle. Et ne pas oublier que le courant de bruit du LM4562 est deux fois plus important que celui du NE5532, ce qui exige l’utilisation d’ impédances de sources encore plus basses que la normale.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 12, 2014 @ 2:50

  106. Intéressante discussion, houleuse comme tout ce qui touche la hifi, perso je n’ai pas su mettre en œuvre en Diy les AOP même de course, et je me suis lancé dans les montages discrets inspirés de NPass , et ils ont bien plu à mes oreilles. Les produits Burson et autres m’ont paru ultra chers en plus de la complexité peu justifiable en comparaison de ce que j’ai obtenu avec mes schémas ultras simples à base de SA970 et/ou SC2240 ; bon mes manips ne visaient pas à remplacer non plus des aop implantés mais à réaliser mes propres Circuits préamp et récepteurs de ligne.
    Toujours derniers juges : mes oreilles.
    Toutefois , l’analyse du Burson m’a paru salutaire, tellement les choix dans son schéma sont bizarres.
    Bonne continuation.

    Commentaire par albert — avril 24, 2014 @ 6:57

  107. Du peu que j’en sais, les schémas ultra-simples de Pass sont du niveau scolaire des années 70 du siècle dernie. Ils souffrent de réjections d’alimentation très faibles, obigeant à la demesure du côté des alimentations.

    Le schéma du Burson n’est pas fondamentalement bizarre, on rencontre sa structure ici et là, et même en boucle ouverte. Mais un schéma ne vaut rien sans une implantation correcte et le montage du Burson en gratte-ciel sur socle DIL rend hasardeuses ses performances. Réalisé de façon classique sur un circuit imprimé, son fonctionnement ne devrait guère poser de problèmes. Mais ça ne lui aurait pas permis d’accéder au statut de coqueluche.

    Lwolow07 >Le top OPAMP du moment est le MUSES 8820, il est dans tous les DAC haut de gamme.

    A part son prix qui ne peut que le rendre meilleur pour certains, qu’a-t-il électroniquement de remarquable ?

    Je n’ai pas encore eu de LM4562 sur ma table mais je suis tout à fait d’accord avec ce qu’en dit Francis Libre : attention au remplacement d’un vieil AOP par des bêtes de course, le reste du circuit réel peut ne pas être adapté et présenter des risques de sortie de route.

    Des ampli-op qui paraissent assez sympas sont ceux de la série OPA132/124.
    ils sont attirants parce que, comme les TL07x mais moins bruyants, ils sont à entrée FET, présentent peu d’offset continu en sortie et semblent peu capricieux à utiliser.
    Certes moins performants que les 5532, s’ils permettent de se passer de quelques condensateurs de liaison que ces derniers nécessitent, pourquoi pas ?
    Prix abordable (comparer Selectronic et Reichelt à cette occasion !).

    Il y a un montage qui vaudrait le coup d’expérimenter mesures à l’appui.
    C’est l’addition en sortie des AOP d’un suiveur de tension (au plus simple,
    c’est un émetteur suiveur avec source de courant).
    La charge pourrait être une résistance de 2 kOhm et le signal de sortie de 4 Vrms.
    L’idée est de déterminer pour chaque AOP si c’est son circuit d’entrée ou celui de sa sortie qui en limité la linéarité.

    Commentaire par forr — avril 24, 2014 @ 3:19

    • Merci pour votre commentaire,
      Je crois que ce qui éloigne un peu nos points de vue est que vous êtes focalisé sur les structures des aop et leurs performances (qui, certes, ont leur importance), pour ma part c’est leur résultat sonique implanté dans un système hifi, qui m’intéresse.
      Le dernier mot reste aux effets sonores qu’ils produisent sur moi, que la structure date de l’époque des lampes( il y avait déjà des aop, perso pas très tenté de les utiliser), pour moi, le plus simple à donner un bon son est le meilleur, je ne cherche pas à réinventer l’électronique.
      Les OPA132/124 ne m’ont pas du tout séduit.
      A priori vous n’avez pas testé le montage avec émetteur suiveur en sortie, c’est ce qui est fait avec NPass : depuis longtemps et ça marche très bien (plus vieux que 1970) et bien d’accord avec vous, les alim doivent être bien filtrées.

      Commentaire par albert — avril 24, 2014 @ 6:56

      • Bonjour,

        Hier j’ai passé au simulateur Spice les étages analogiques d’un DAC :

        – le schéma recommandé par Wolfson ( sûrement adapté à toutes les possibilités de filtrage du WM8741 , il y en a quinze )

        – le schéma du DAC7 ( made in China ) où le WM9741 est configuré en hardware mode ( plus que 3 possibilités de filtrage ).

        Entre les deux schémas d’étages analogiques, il y a un gouffre ! d’après les courbes de réponse de Spice.

        Alors peut être qu’un ampli OP s’en tirera mieux sur l’un et sera mauvais dans l’autre, et ce sera l’inverse pour un autre modèle d’ampli OP.

        Effectivement il y a trop de paramètres qui rentrent en ligne de compte, pour dire que cet ampli OP est meilleur que tel autre, quand on les compare de manière auditive sur deux équipements différents.

        Puis ça va encore dépendre de la zique qu’on met : Sylvain Luc ( Joko ) acoustique avec cordes métal avec son jeu qui renforce ce coté métallique, ainsi que John Mac Laughlin ( the trio of doom ), ça envoie pas mal de matériel à la réforme ! Mais ça passe bien sur des NE5532, c’est pas eux qui sont en cause.

        Commentaire par jacqueline73 — avril 24, 2014 @ 7:37

  108. Albert,
    Je n’ai pas encore testé l’emetteur suiveur en sortie d’un ampli-op et pris dans la boucle de contre-réaction de ce dernier.
    C’est une vieille idée, pas très originale, mais depuis quelque semaines, j’ai envie de l’essayer concrètement
    En lui-même, un émetteur suiveur a une bonne réjection d’alimentation.
    Je prèfère explorer l’electronique du côté objectif que de passer du temps à faire des comparaisons « à l’écoute » que je trouve aussi fastidieuses qu’infructueuses. On voit bien avec les vidéos de Jipihorn qu’avec du matériel de mesures performant, les comportements surprenants ne manquent pas et que personne ne les a détectés en essais subjectifs…
    Cdt.

    Commentaire par forr — avril 24, 2014 @ 11:01

    • M.Forr,
      Pour ma part, la conception et les tests font bien partie du plaisir de l’électronique, cela dit les appareils hifi (c’est le sujet qui m’intéresse) qui ont les meilleures perf n’ont pas forcément les meilleurs résultats en écoute, tout ne se décide pas au final au simulateur ou à l’oscilloscope, mon but n’est pas d’obtenir des specs extraordinaires mais d’être satisfait/enthousiamé à l’écoute.
      La perf doit être auditive et non pas technique, selon moi, vous êtes plus intéressé, semble-t’il, par le coté technique des aop, soit, mais ma finalité et celle des aop en « discrets » est la satisfaction de l’oreille plus que celle du cahier des charges.
      Si pour vous l’écoute est fastidieuse, pour moi c’est le but final qui valide ou non tout ce qui lui précède.
      cdlt

      Commentaire par albert — avril 25, 2014 @ 4:19

  109. Albert, des goûts et des couleurs on ne discute pas.

    Mais l’écoute subjective ne mène pas bien loin pour élaborer des circuits.

    Tout d’abord, l’adoption d’un circuit par l’un a toutes les chances de déplaire à l’autre, c’est sans fin.

    Par ailleurs, l’ouïe est le plus souvent piètre juge. Trois exemples.
    On voit ici avec le Burson que les défauts patents du circuit ont échappé aux oreilles d’or du gourou d’Elektor.
    On a lu sur ce blog cette anecdote de tubophiles qui trouvaient des différences flagrantes après changement de tube dans un circuit,
    – enfin c’est ce qu’ils croyaient – le tube était resté le même !
    Plus loin dans le temps mais déjà bien significatif, la fine équipe de l’Audiophile réunie autour d’Héphaïstos n’avait pas détecté les saturations d’un circuit défaillant, elles ont été révélées par la suite par des mesures réalisées. C’aurait peut-être été mieux de les réaliser au préalable

    Conclusion générale : pour les circuits électroniques, les tests subjectifs réalisés par ceux qui leur donnent la supprématie permettent de détecter des qualités et défauts subjectifs inquantifiables mais s’avèrent impuissants à détecter des défauts objectifs.

    Pour terminer, mes propos ayant été mal interprétés, je précise que ce sont les écoutes comparatives des circuits que je trouve fastidieuses.

    Cdt.

    Commentaire par forr — avril 25, 2014 @ 11:22

    • M.Forr,
      Vous semblez opposer écoutes et mesures, or l’un ne va pas sans l’autre, et la finalité est que le produit me plaise à l’écoute, vous êtes sans doute capable de discerner quel aop est le meilleur (à vos oreilles quelquefois?) rien qu’ en regardant leurs mesures, moi il me faut entendre, dommage…

      cdlt

      Commentaire par albert — avril 26, 2014 @ 12:39

  110. Albert
    > vous êtes sans doute capable de discerner quel aop est le meilleur
    > (à vos oreilles quelquefois?) rien qu’ en regardant leurs mesures, moi il me faut entendre,

    Ceux à qui l’on demande s’ils sont prêts à démontrer, lors de tests à protocole rigoureux, un tel talent de discernement en sont le plus souvent pour leurs frais, Peter Baxandall l’a démontré aux dépens de Martin Colloms il y a plus de trente ans.
    Qu’une électronique soit parasitée par des signaux électro-magnétiques peut passer inaperçu à l’écoute mais a de fortes chances de l’être mis en évidence et surtout remédié par des mesures.
    Je ne connais pas d’électronciens professionnels, même s’ils indiquent primer le subjectif dans leur approche, se dispenser d’appareils de mesure dans l’élaboration et la mise au point des appareils qu’ils conçoivent. J’ose espérer que vous en avez quelques uns à portée de main lors de vos expériences.

    Cdt.

    Commentaire par forr — avril 26, 2014 @ 11:19

    • Vous confondez reconnaitre des composants à l’oreille et savoir si ça plait, quant aux électroniciens pros, qui, selon vous, se passent de matériel de mesures, c’est une de vos idées personnelles sur une discipline qui n’est que mesures, tests et vérifications aux conformités tout au long de la production; vos idées sont bien amusantes mais maintenant je vais écouter mon preamp DIY à base d’aop maison en discrets !

      Commentaire par albert — avril 26, 2014 @ 4:50

  111. Albert, le blog de Jipihorn propose une approche de la reproduction sonore qui n’est radicalement pas dans l’esprit de la vôtre, laquelle s’apparente beaucoup plus à celle de l’animateur de l’un des sous-forums de Elektor. Par aileurs, votre plume ayant montré en trois interventions une fâcheuse tendance à déformer mes propos, je pense inutile de prolonger notre conversation. Cdt.

    Commentaire par forr — avril 26, 2014 @ 8:13

    • Je suis bien d’accord, il est inutile de discuter plus avant, vos arguments ont bien été démontés et non déformés, ne réglez pas vos problèmes elektor avec moi mais avec eux, merci.
      cdlt

      Commentaire par albert — avril 27, 2014 @ 2:07

      • Je suis entièrement d’accord avec vous Albert, voilà ce qui arrive lorsque, pour tester de la hi-fi, on se limite à la théorie et aux mathématiques sans leurs mise en pratique en les confrontant avec l’oreille humaine : un forum grotesque relevant plus d’un tribunal de la pensé qu’un rassemblement de personnes ouvertes d’esprit, rempli de gugusses arrogants et suffisants, au discours pompeux que Noël Godin aurait pris plaisir à entarter, enfermés avec leur gourou dans leur microcosme et ne jurant que par les appareils de mesure et les mathématiques pour tester des éléments hi-fi.
        Mais si il y a bien une chose que j’ai apprise par expérience dans le monde de la hi-fi pour pouvoir composé une chaîne et trouver la symbiose entre les différents maillons qui la compose, c’est bien de me fier au final, à mes oreilles et non aux résultats des appareils de mesure pour avoir un sens critique et subjectif, subjectif car le son, à l’instar de la musique, et comme l’amour, est une question de sensibilité personnel, sinon pourquoi autant de marque présente dans le commerce avec des signatures sonores différentes ? Et pourquoi les amplis à tubes (hi-fi et guitare) ont toujours du succès aujourd’hui malgré leurs consommation électrique élevé et la chaleur qu’ils dégagent ?
        Mais ces individus borné et replié sur eux qui constitue la majorité de ce blog n’ont toujours pas compris (ou feignent de ne pas comprendre, les pires…) qu’au final, le son d’une musique ne se regarde pas mais s’écoute.
        D’ailleurs, en parlant d’ampli à tubes et pour ceux qui crache sur cette technologie, j’ai une anecdote assez parlante: il y a encore peu de temps, j’écoutai ma musique sur un ampli Lehmann Audio Linear réputé comme étant un très bon ampli casque, effectivement le son était neutre, détaillé et sans bruit de fond mais au bout d’une heure environ, un mal de crâne récurrent apparaissait, ce problème était si gênant qu’au bout d’un an, j’ai fini par le revendre et acheté un ampli casque à tubes Feliks Audio Elise, résultat : dès la première séance d’écoute, en plus d’avoir un son d’une exceptionnel neutralité pour un ampli à tubes et sans bruit de fond, les migraines avaient totalement disparus… à cela s’est ajouté une scène sonore élargi avec une aération entre les instruments et une plus grande profondeur de champ bref, ça respire, il y a ce côté liquide et organique difficile à décrire, qui n’existe pas sur le Lehmann et qui fait trop souvent défaut sur les amplis à transistor.
        Cela démontre que certains phénomènes perçu par l’oreille humaine et ressenti par le cerveau lors de l’écoute d’une musique, sont indécelable par une machine et les calculs mathématique, c’est ce qui fait la différence entre l’homme et la machine et pourquoi l’homme sera toujours le juge ultime lors d’un test hi-fi, n’en déplaise à certains.

        Pour résumé, le son d’une musique ne se juge pas avec la froideur du calcul scientifique mais avec la sensibilité de l’audiophile.

        P.S : visiblement Francis Ibre en a traumatisé plus d’un ici, n’est-ce pas « Francis Libre »…

        Commentaire par Benjamin — juin 10, 2016 @ 5:40

  112. Bonjour,
    Pourriez-vous me dire si ce modèle AUDIO-GD NFB-11.32 a-t-il le AOP Burson (et Audio-GD)?
    http://www.audio-gd.com/Pro/Headphoneamp/NFB1132/NFB11.32EN.htm
    Merci d’aider une personne voulant améliorer ça bibliothèque musicale sans ce faire avoir.
    Cordialement.

    Commentaire par Weber — avril 28, 2014 @ 6:09

    • A première vue ,pas de burson, GD Audio se flatte de n’implanter que des composants discrets sur le trajet du signal audio , dans la mesure du possible après le traitement numérique. Il y en a peut être implantés directement sur le PCB principal.
      Certains sont très satisfaits des upgrades avec les bursons, perso leur prix m’a dissuadé de faire des tests.
      Voir 3 transistors en série utilisés en diodes dans une implantation en discret me laisse dubitatif, sans compter le reste de l’architecture.

      cdlt

      Commentaire par albert — avril 28, 2014 @ 7:58

  113. Bonjour,
    Je vous remercie pour votre réponse, en gros si je comprends bien le NFB11.32 il vaut mieux mettre une croix dessus?
    Si vous pourriez encore m’aider pour l’achat d’un DAC/Ampli casque, vous me rendriez un énorme service.
    J’ai un budget maxi 300€.
    Je me suis rendu sur le site Audiophonics et j’en es retenu 2/3.
    Vous me conseillerez plutôt le quel?
    MATRIX M-STAGE HPA-2 USB http://www.audiophonics.fr/matrix-mstage-hpa2-usb-ampli-casquedacpreamp-classa-silver-p-8257.html
    AUDINST HUD MX2 http://www.audiophonics.fr/audinst-hud-mx2-amplificateur-casque-usbdacpreamp-24192khz-p-8037.html
    Et pour le dernier c’est DAC et Ampli casque séparé: http://www.audiophonics.fr/advanced_search_result.php?keywords=vmv&search_in_description=0&x=-578&y=-88
    A moins que vous auriez autre chose a me conseiller, j’ai un iMac et un casque AKG K702 j’écoute de la musique que sur le casque ayant des enfants en bas âge je ne peux pas trop me permettre de monter le volume.
    Je vous remercie d’avance pour la réponse et surtout pour votre aide.

    Cordialement.

    Commentaire par Weber Sylvain — avril 29, 2014 @ 9:40

  114. Bursonnite aiguë ?

    J’ai acheté et testé un petit ampli casque avec sortie ligne (malheureusement en mini jack, mais c’est OK avec un bon câble audio) qui est remarquable en rapport qualité/prix avec son AOP « standard ».

    J’ai été surpris de le découvrir ici passablement « bricolé » avec le « Audio-GD OPA-EARTH » (en bas de page) : http://www.head-fi.org/t/572262/ha-info-u2-plus-usb-dac-headphone-amp-review-perhaps-the-best-cheap-usb-dac-headphone-amp

    Les commentaires (en anglais) sont hallucinants !

    Commentaire par Melchior — mai 7, 2014 @ 7:30

  115. Il y en a un qui m’inquiète beaucoup ici, c’est le dénommé Francis Libre, une sorte de Robespierre de la pensée électronique. Peut de gens, ou plutot personne n’a de grace a ses yeux! Alors avant de faire part de mes expériences, j’aimerais savoir si je vais me faire décapiter. j’ai en effet fait des expériences surprenantes qui pourraient intéresser les autres membres de ce forum…
    Si Monsieur « Libre » voulait me signaler qui, en dehors de lui-même est digne de s’exprimer parmi les gens connus du monde de l’électronique et de l’audiophilie (là je suis mort), je lui en serais reconnaissant! Juste pour pouvoir me situer….merci!
    Michel Audio

    Commentaire par Michel Moine — mai 13, 2014 @ 8:31

  116. Bonjour Forr,

    « Conclusion générale : pour les circuits électroniques, les tests subjectifs réalisés par ceux qui leur donnent la supprématie permettent de détecter des qualités et défauts subjectifs inquantifiables mais s’avèrent impuissants à détecter des défauts objectifs.  »

    J’ajoute, seconde conclusion générale : « les mesures objectives actuelles permettent de détecter des qualités et défauts objectifs quantifiables mais s’avèrent impuissantes à détecter des défauts subjectifs ».

    Cordialement. Jacques

    Commentaire par Jacques — mai 13, 2014 @ 10:22

  117. A mes yeux, Bruno Putzeys fait partie des nouvelles personnalités marquantes apparues dans le monde de l’électronique audio au début ce début de siècle, deux autres étant Samuel Groner (suisse) et Marcel van de Vegel (belge comme Putzeys). Outre leur maîtrise de l’électronique, ils partagent tous les trois une remarquable maîtrise de la langue anglaise.
    et ont écrit chacun des articles parus dans Linear Audio.

    Le premier que Putzeys a commis, sous-titré « there is no such thing as too much feedback » ( http://www.linearaudio.net/index.php?option=com_content&view=article&id=205:the-f-word-or-why-there-is-no-such-thing-as-too-much-feedback&catid=67:putzeys-bruno&Itemid=89 ), est apte àchatouiller la susceptilité de certains commentateurs du « Mythe des AOP Burson ». Il nnonce la couleur de la philosophile qu’il développe dans l’interview des liens qui suivent. Pour les résumer en quelques mots, on dira que, pour ce qu’il recherche, la résolution des analyseurs Audio Precision est insuffisante , il veut savoir ce qui se passe à des niveaux entre -140 et -150 dB du signal.

    Il est question dans cette interview du rapport entre mesures et écoute, de ses amplis de classe D, de ses convertisseurs A/D, d’un AOP discret simple et ultra-performant, de perspectives de marché…

    http://ultraaudio.com/index.php/features-menu/general-interest-interviews-menu/455-searching-for-the-extreme-bruno-putzeys-of-mola-mola-hypex-and-grimm-audio-part-one

    http://ultraaudio.com/index.php/features-menu/general-interest-interviews-menu/465-searching-for-the-extreme-bruno-putzeys-of-mola-mola-hypex-and-grimm-audio-part-two

    Une saine lecture pour les plus-que-modernistes.

    Commentaire par forr — mai 31, 2014 @ 11:38

  118. Putzeys : voilà un gars vraiment intéressant et ouvert d’esprit !!
    Jacques

    Commentaire par Jacques — juin 4, 2014 @ 11:18

  119. On trouve sur ce site une comparaison en bruit de quelques amplis-op :
    http://hifisonix.com/opamp-noise-visualizer/
    En l’absence de pondération, le bruit du LME49990 le positionne fort bien comme un ampli-op adapté à des impédances de source différentes, entre 100 et 10000 Ohm.
    Ses données de distorsion que l’on trouve dans le livre de Douglas Self « The design of active crossovers » talonnent celles de l’AD797 à part quant il est monté en suiveur de tension où il se fait larguer en raison de sa distorsion en mode commun.
    Peu vu dans les montages jusq’à présent, c’est un ampli-op qui reste à découvrir.
    Défaut pour les non-convertis au montage de surface, son boîtier SOIC.

    Commentaire par forr — juillet 16, 2014 @ 3:47

  120. Bonsoir, cette conversation est plutot passionnante.
    Je souhaite avoir des conseils de la part de Forr ou Francis Libre:
    D’aprés les specs techniques dont vous faites références sur certaines données électriques des aop, vous vous etes rendu compte, ou plutot, vous nous faites constater que les bons vieux NE5534 ou encore NE5532 étaient plutot bien calibrés pour ce qu’on leur demande, assurer dans de bonnes conditions l’adaptation en impedances des signaux qu’on leur confient. Je souhaite vous demander quels sont les données à regarder dans la datasheet d’un aop afin de comparer leurs données électriques, en vue d’une comparaison de performances sur carte d’essais, car vous indiquez par exemple q’un NE5534 a un fait faible courant de bruit, ou qu’un ad797 peut etre délicat à utiliser dans certains cas. Pourriez vous me lister quels paramétres électriques il faut pretter attention. Ce qui m’intéresse c’est d’examiner certains paramétres clefs pour ma culture générale, et dans un deuxiéme temps, pourquoi pas mesurer pour mettre en évidence certains point clef. Je sais que ce n’est pas une question forcément facile, car, il y’a d’une part les aop plutot conventionels (tl072, etc), puis les aop plus orienté vers l’audio. Pour limiter, on va s’orienter sur des paramétres d’aop audio à comparer, si vous le voulez bien. Vous etes libre de prendre 2, ou 3 ao, et libre également sur les paramétres, vous avez cartes blanche !🙂 Je prends le risque de cette question, et j’anticipe une réponse à propos des compromis sur les différents schémas qui peuvent etre a etage d’entrée à jfet ou à bipolaires par exemple, ainsi que d’autre compromis fait ici et là pour viser l’optimisation de tel paramétre (voulu par le constructeur d’aop) … Je vous laisse le soin de mettre en relief à votre gout votre réponse !
    Je souhaites souligner le fait que je ne désire pas rentrer en conflit avec les autres personnes ayant déjà participer a cette discussion (je ne souhaite pas rentrer en conflit non plus avec Forr ou Francis Libre ! ), et que les réponses attendues par Forr ou Francis Libre sont à but technique/scientifique, et rentrent dans la philosophie du théme du départ concernant les performances électriques d’un amplificateur opérationnel.
    Je remercie donc par avance Forr ou Francis Libre, pour leurs conseils, et je les remercie aussi, si ils veulent bien me répondre!
    Merci.

    Commentaire par Baptiste — août 1, 2014 @ 3:01

  121. Baptiste,

    A vrai dire, les paramètres figurant dans les data-sheets ne sont pas nécessairement très explictes sur ce que donnent les AOP en utilisation réelle
    Je préfère vous orienter directement vers deux ouvrages bourrés d’applications dûment testées par l’auteur avec mesures fournies :
    http://www.douglas-self.com/ampins/books/book3.htm
    http://www.douglas-self.com/ampins/books/crossover%20book.htm
    Un point qui a un peu échappé à la communauté audio qui ne lui a guère prêté attention,
    le deuxième ouvrage traite, au délà de la mise en oeuvre de filtres analogiques conventionnels optimisés en bruit et distorsion, de nombreux aspects et détails d’utilisation des AOP qui ne figurent pas dans le premier.
    Ces livres de grande clarté constituent des investissements qui vous feront gagner un temps fou pour tous vos projets.
    Le meilleur conseil que je puisse donner est de les recommander, c’est d’eux que je tire de la documentation virament utile et non des data-sheet.
    Un bon exemple sur l’intérêt de l’approche pratique réalisée par Douglas Self : pour son préampli phono, il indique les motifs de son choix d’un AOP très bon marché au nez et à la barbe de prétendants de prestige, lesquels tiennent le haut du pavé dans certaines autres applications.

    Commentaire par forr — août 1, 2014 @ 11:10

  122. Ok, voilà une réponse plus compléte que prévue. Je vais m’intéresser a ces bouquins de plus prés.
    Merci, cordialement.

    Commentaire par Baptiste — août 2, 2014 @ 11:14

  123. Vous n’avez rien compris ! Ce circuit est en fait plein de Mojo ! Et c’est le Mojo qui donne un médium fruité et de l’air entre les interprètes ! Ce misérable AOP intégré est totalement vide de Mojo et donc ne peut être audiophile. Car le Mojo, c’est de la musique ! Ce que vous appelez de la distorsion, c’est ça, le Mojo !

    Autrement, blague à part, ce circuit serait parfait dans une pédale de guitare, version destroy-trash-métal-grunge.

    Commentaire par Bertrand — août 21, 2014 @ 6:54

  124. Cher Bertrand, ligne une de votre commentaire, vous dites: « Ce circuit est en fait plein de Mojo ! » … Plus loin, dans la ligne 2, vous dites: « Ce misérable AOP intégré est totalement vide de Mojo et donc ne peut être audiophile ».
    Je constate que vous vous contre disez.
    Ensuite, « audiophile » désignant un composant, est par l’absurde, à faibles distorsions, faible bruit, etc, bref bourrés de qualités ELECTRIQUES écrites dans le datasheet. Ce qui n’empeche pas que tel ou tel aop, soit Audiophile tant qu’il soit, peut etre moins agréable ou plus agréable à écouter qu’un autre, sans compter les gouts de chacuns, auditivement parlant, et là c’est un critére Mélomanne, et non Audiophile.
    Puis ensuite, vous vous servez d’un terme, le « Mojo », et là concrétement, on viens effleurer l’absurde, pour ma part. Comment les gens, avec le minimum d’intelligence qu’ils ont, peuvent ils s’accorder à perdre du temps avec de telles idées tirées par les cheveux, le « Mojo », là, j’avoue, que tout celà me dépasse…
    Cher Bertrand, vous affirmez également: « Et c’est le Mojo qui donne un médium fruité et de l’air entre les interprètes », puis vous dites aussi: « Ce que vous appelez de la distorsion, c’est ça, le Mojo ».
    D’aprés votre théorie, si j’essaie de vous suivre… un taux de distorsion élevé produirait d’aprés vous « un médium fruité et de l’air entre les interprètes » . . .
    Franchement, j’ai écrit un message pour vous faire rendre compte de ce que vous racontez, mais j’ai plus l’impression de perdre mon temps qu’autre chose.
    Je vous laisse donc dans l’absurde, l’irréel, et les théories plus que douteuses, et à mon sens denuées de sens.

    Commentaire par Baptiste — août 24, 2014 @ 1:27

  125. Regrettable Baptiste ! Apprenez à lire et aussi ce que sont la dérision et l’ironie. Je vous conseille la lecture de Montesquieu pour ce faire.

    Le misérable AOP intégré dont je parle est , qui le NE 553x, qui le TL 072 ou autres références de circuit intégré octopode. Circuit intégré conchié par les idiophilies qui, en lui substituant ce montage déplorable, pensent atteindre le nirvana sonore tel que décrit par les plumitifs de feu la Nouvelle Revue du Son, l’Audiophile , Hifi mag ou Haute Fidélité par des métaphores moisies (il existe une web-app qui produit des articles de ces revues de façon automatique. Cherchez à Pipotron) que je raille dans mon post.

    Ce post est une façon de critiquer les audiophiles bornés, d’une inculture scientifique crasse, prêts à gober n’importe quel argumentaire de n’importe quel gourou. Des gens capables de mettre plusieurs milliers d’euros dans un câble secteur ou des centaines d’euros dans des gadjets improbables comme le Manta de chez Esprit.

    En ce qui concerne le « Mojo », c’est vrai que c’est une notion, certes voisine, mais qui concerne plutôt l’amplification pour instruments (amplis guitares à tubes par exemple), ou on retrouve les mêmes genres de délires.

    Tout ça pour dire que vous feriez mieux de lire et de comprendre ce qui est écrit avant de vous jeter sur votre clavier pour poster n’importe quoi

    Bien à vous

    Commentaire par Bertrand — septembre 23, 2014 @ 2:03

  126. Bah moi je préfère mettre 30 euros dans une carte à composants discrets que deux euros dans un AOP, qu’il s’agisse d’une bête de course aux mesures (qui ne sont pas les bonnes de toute façon) ou d’un TL072.
    Vous méprenez pas, je ne parle pas des OAP Burson mais d’un vrai montage audio discret.
    D’ailleurs, parmi les pourfendeurs d’idiophile, forts nombreux ici : combien y en a t’il qui ont un ampli du genre AOP + étage de sortie ou encore un gainclone ? Normalement tout le monde hein ?

    Commentaire par Jacques — septembre 24, 2014 @ 12:03

  127. Cher Bertrand, à vous de mieux vous exprimer, et de façon plus explicite, je n’ai pas de probléme de Français… Relisez vous, votre post du 21 Aout est incompréhensible…

    Toutefois, je suis complétement d’accord sur ce que vous racontez là:
    « Ce post est une façon de critiquer les audiophiles bornés, d’une inculture scientifique crasse, prêts à gober n’importe quel argumentaire de n’importe quel gourou. Des gens capables de mettre plusieurs milliers d’euros dans un câble secteur ou des centaines d’euros dans des gadjets improbables comme le Manta de chez Esprit. »
    Cordialement

    Commentaire par Baptiste — septembre 28, 2014 @ 2:52


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