Jipihorn's Blog

octobre 21, 2013

DAC AK4396 et comparaison de quelques AOP

Filed under: Electronique, Test & mesure, Vidéo Blog — jipihorn @ 7:37

Après avoir corrigé l’étage de sortie, voyons un peu quelques mesures rapides de ce petit DAC très utilisé et très peu cher avec une petite comparaison de quelques amplificateurs opérationnels (RC5532, LME49720HA,TL082 et OPA2134). Est-ce qu’on verra quelque chose ?

Jipi.

7 commentaires »

  1. Bonjour Jérôme.

    Il y a 2 ou 3 ans, j’écoutais chez moi une séquence musicale enregistrée dans une église. Ce document est la prise de son directe réalisée avec des micros Neumann U87 et des préamplificateurs « maison » ( DIY ) construits avec des SSM2015 Analog Devices.
    C’était tout simplement fabuleux. L’énorme gong attaqué savamment m’avait paralysé tant la transposition de son ampleur dans la pièce d’écoute était impressionnante.
    Aujourd’hui, AD propose le SSM2019.

    http://www.analog.com/static/imported-files/data_sheets/SSM2019.pdf

    Par ce souvenir heureux, j’émets l’idée du SSM2019.
    ( Je ne travaille pas chez AD… ( Sourires ! )).

    Jean-Pierre

    Commentaire par Jean-Pierre — octobre 22, 2013 @ 1:53

  2. bonsoir,
    le SSM2019 remplace le 2017 , cet aop était monté dans des consoles en préampli micro chez MIDAS, SOUNDTRACK, DDA ..
    trés simple d’utilisation, un niveau de bruit faible, un simple potentiomètre de 5K log inverse permet un réglage
    du gain de 0 à 60dB sans problème.
    merci J-Pierre pour ce souvenir !
    quand au NE5535, sans commentaire !
    allez, si , un: trop fort ce bidule! redite moi son prix!
    et même, pas si mal pour un TL082, c’est peut etre vieux mais pas si ridicule que ça.
    juste pour le fun, un essai avec le Burson?? (histoire d’en remettre une couche!!)
    bonne continuation.
    Manu

    Commentaire par manu — octobre 22, 2013 @ 8:24

  3. Trois points inspirés par la lecture des ouvrages de Douglas Self et aussi par quelques montages cascodes avec lesquels je me suis confronté :

    – le OPA(2)134 est bien à entrée Fet, Self s’en sert pour les boucles de contre-réaction en continu actives (DC-servo) en raison de son faible offset. C’est un AOP un peu plus bruyant que les stars à bipolaires.

    – le taux de rejection de mode commun élevé des LME est selon de fortes probabilités du à un étage d’entrée en cascode « flottant », genre de montage qui semble exigeant quant aux découplages locaux et protection contre les RFI. Je ne pense pas qu’il soir raisonnable de recommander ces super aux amateurs de tweak peu prévenus en remplacement des AOP standard. Le 5532 ne s’en diffère pratiquement pas aux mesures et est d’un emploi plus tolérant.

    – sur le tableau, triangle rouge « C1/2 » : l’effet de filtrage en mode différentiel fonctionne comme prévu, mais les signaux en mode commun (sont-ils importants ?) ne sont pas atténués. Pour qu’ils le soient, il faudrait un montage à deux condensateurs de valeur de C1, chacun connecté à la masse comme c’est la cas sur le schéma à gauche du tableau.

    Commentaire par forr — octobre 22, 2013 @ 10:38

  4. Difficile de mettre le NE5532 en difficulté. Il n’ y a guère que le LM4562 qui peut lui voler la vedette dans des cas extrêmes (très basses impédances de charge) où celui-ci fournit un peu plus de « tonus » selon le terme employé par D. Self. Mais dans 99% des cas, le LM4562 ne fera pas mieux que l’antique NE5532 (et c’est le cas dans cette vidéo). Il faut rappeler que le courant de bruit du LM 4562 est deux fois plus important que celui du NE5532 et quatre fois plus important que celui du NE5534, ce qui implique que l’impédance de source de cet aop doit être très basse, constante et à très faible distorsion si on veut obtenir des résultats significatifs. Alors inutile de l’utiliser dans une boucle de correction riaa par exemple: la cellule de la platine TD représente alors une source d’impédance complexe qui augmente avec la fréquence (voir « small signal audio design » chapitre 7 p193). Quand à l’AD 797, il possède un courant de bruit encore plus élevé que le LM et il est proprement inutilisable sans un découplage laborieux. Les obsédés du tweakage, « non prévenus » en seront encore pour leurs frais.
    Cette vidéo détruit également un mythe: celui du composant militaire qui, dans l’inconscient audiophile, est censé être plus performant que le composant de base. Le qualificatif « militaire » indique simplement une protection contre les radiations; je doute fortement que l’audiophile soit dans la capacité d’écouter sont « système tout militaire » pendant une attaque thermonucléaire, mais bon, sait-on jamais… De plus, comme on le voit dans la vidéo, la mise en oeuvre des composants dits « militaires » impose encore plus de soin qu’avec les composants classiques.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — octobre 26, 2013 @ 11:48

  5. La sureté, la souplesse et l’universalité d’emploi du 5532 en font un composant qui n’a pas encore d’équivalent, et on ne parle pas de son prix dérisoire et de sa disponibilité. Pour de très modestes améliorations de performances, les quelques concurrents qu’il pourrait avoir, LM4562, AD797, ou OPA627/637, demandent des précautions de mise en oeuvre et des contrôles rarement à la portée de l’amateur et on ne parlera pas de leur prix, surtout celui du dernier cité.
    Bref, s’il y a un 5532 (ou 5534) dans un montage, c’est peine perdue d’essayer de le remplacer en cherchant plus original.

    Le 5532 est un composant qui illustre les bienfaits des forts taux de contre-réaction quand ils sont bien maîtrisés, il comporte un étage de gain en tension supplémentaire avec CR locale, par rapport à l’architecture classique, différentiel chargé par un miroir de courant + étage de gain en tension + étage de sortie suiveur tel le LM833 (lancé pour le concurrencer, sans succès, avec lequel, personnellement, j’ai eu dans un montage des problèmes de stabilité là où le 5532 n’en montrait aucun).

    A noter que le 5534, version mono-AOP en DIL du 5532, est moins bruyant et à gain en boucle ouverte supérieur en raison de l’absence de résistances dégénératives dans les émetteurs du différentiel d’entrée (d’après Samuel Groner) mais il nécessite une compensation en fréquence pour les gains en tension faible.

    On aimerait un composant identique avec des courants de polarisation pour les entrées réduits mais cela relève du voeu pieux.

    A propos des composants militaires
    (ou autres, pour les applications aéronautiques ou spatiales), outre les protections contre les radiations, il y a une autre spécification, c’est la bonne tenue dans un gamme très étendue de températures .
    Ca ne concerne en rien les audi-composant-ophiles à qui l’on peut conseiller, s’ils nourrissent des doutes, de tester les montages à base de composants standard en les mettant dans leur congélateur : ils continuent à fonctionner.

    Commentaire par forr — octobre 26, 2013 @ 2:52

  6. Je pense qu’il serait bon Jipi, avec tout le matériel de mesures dont tu disposes, de faire une vidéo sur des exemples d’oscillations et d’instabilités d’aop suivant l’environnement dans lequel il est utilisé et de donner quelques explications pratiques de « bonne » mise en œuvre en fonction des caractéristiques de l’aop. S’attarder sur l’influence de la CEM et le découplage des aop n’est pas superflu.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — avril 25, 2015 @ 11:48

  7. Je voudrais compléter le commentaire « rapide » sur l’AD797 au sujet de son emploi dans des structures à grand gain. Cet ampli compensé est parfaitement adapté à une utilisation en buffer à gain unitaire en sortie de DAC ou dans des applications à très large bande passante (c’est indiqué dans le datasheet), pour le peu qu’on prenne certaines précautions. Cet ampli op possède un courant de bruit important qui se transforme en tension de bruit lorsqu’il circule dans une impédance, donc ce bruit est d’autant plus important lorsque le gain et l’impédance de source de cet l’aop sont grands. D’ailleurs le datasheet indique une Rs utilisable entre 0 et 1K. Donc l’AD797 est totalement contre indiqué dans un correcteur riaa, par exemple, qui est une structure à grand gain mais dont l’impédance de source déjà élevée (cellule) augmente avec la fréquence. Dans la vidéo, peut-être aurait-il fallu insister sur le fait que l’ad 797 se met à osciller parce qu’il n’est certainement pas mis en œuvre dans les conditions indiquées dans le datasheet page 17:
    http://www.analog.com/media/en/technical-documentation/data-sheets/AD797.pdf
    Quand pensez-vous?

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — mai 2, 2015 @ 3:45


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