Jipihorn's Blog

juillet 15, 2015

Référence de tension ultime LTZ1000 – Comment ça marche ?

Filed under: Electronique, Fondamentaux, Test & mesure, Vidéo Blog — jipihorn @ 7:33

Certains se vantent de présenter une référence de tension de jeune jouvencelle comme la LM199.
Voyons maintenant la version pour adulte !

Episode sur la LM1989 de Cyrob : http://www.youtube.com/watch?v=08-BLQ-XasA

Chaine de Cyrob (Philippe Demerliac) : http://www.youtube.com/channel/UC5QPFDZ3Y4ylkkGJc6Y1OOA
Chaine de Deux es Silicium : http://www.youtube.com/channel/UCH6ppHEvV3_WIXEwmhv9HEg

Jipi.
(Image source EEVBlog)

13 commentaires »

  1. Tres instructif et interessant.
    Merci !!

    Par contre, ce type de composant n’est tout simplement pas implementable dans le monde industriel car cela revient beaucoup trop cher !

    Un Petit concurrent bien sympa aussi, qui est plus amical pour le realite du monde indus :

    http://www.mouser.com/ds/2/256/MAX6325-MAX6350-89330.pdf

    Commentaire par Julien — juillet 15, 2015 @ 9:10

  2. très instructif Merci, j’ai commandé le LTC6655 en ref de U par RS avec un délai au 2/9/15, j’attends de voir pour les essais au HP 3457A étalonné, si cela vous intéresse éventuellement je vous tiendrais au courant …
    voici le lien http://www.linear.com/product/LTC6655 cela vous évitera de chercher
    cordialement Patrick (R&D chez Clemessy)

    Commentaire par charbonnier — juillet 15, 2015 @ 7:11

  3. Je te trouve un peu sévère avec les DAC 24 bits. Ce n’est pas que du marketing, c’est juste plus pratique.
    En informatique on travaille en général en octets, donc on aime les multiples de 8 bits. À partir du moment où on a voulu aller au delà de 16 bits, il était plus pratique d’avoir quelque chose directement à 24 bits, même si on sait bien qu’en interne, ça ne travaille pas à plus de 18 ou 20 bits vu le SNR.
    D’ailleurs, même les interfaces audio qui ont des convertisseurs physiquement en 18 ou 20 bits, elles attendant les échantillons encodés en 24 bits.

    On pouvait faire le même procès aux premières interfaces 16 bits qui, en pratique, n’avaient pas une meilleure précision que 12 ou 14 bits, mais c’était juste plus pratique de passer de 8 à 16 directement.

    Commentaire par ad — juillet 16, 2015 @ 11:24

    • N’importe quel périphérique en i2s peut utiliser un nombre quelconque de bit en entrée ou sortie. Il n’y a aucune facilité spéciale de travailler à 24 au lieu de 18. D’ailleurs, il existe des DACs audio 32 bits, je doute que ce soit pour des raisons d’alignement à 4 octets.

      Le S/PDIF est intrinsèquement en 20 bits avec éventuellement 4 auxiliaires. La non plus, ça n’a pas été pensé « octet » en soi. Cette notion d’octet n’est pas aussi universelle qu’on peut le croire. En informatique industrielle, l’unité est souvent le bit, beaucoup de puces ont des bus exotiques et utilisent des nombres de chip mémoire non multiple de 8 ou 4 bits. Que dire du DSD en 1 bit ? Ou DSD on PCM avec 16 bits de flux 1 bit et un octet alternatif de reconnaissance ?

      Dans tous ces contextes, le travail est en flux, et il n’y a pas de stockage et donc pas spécialement de « contraintes d’octets ».

      J.

      Commentaire par jipihorn — juillet 16, 2015 @ 2:04

  4. Encore bravo pour cet opus.

    Mon LTZ1000 ( occase chinoise, pattes rallongées) à moi , câblé avec des résistances à 50ppm/°C, mise dans une toute petite boîte de plastique isolée avec de la mousse, puis remise dans une boîte plus grande…c’est enfin stabilisé à 7.05557 +/-10ppm.
    Je ne vais pas rajouter de quoi faire du 5.000000V ou du 10.000000V.
    Mon voltmètre est un vieux Keithley 192 (6.5digit donc fait pour du 10ppm). Ma cible est de conserver mon volt à +/-10ppm. Mission presque remplie (il faudra suivre çà, c’est pas encore gagné ! ).
    Je fouille encore internet pour trouver des résistances de précision « pas cher ». Je terminerais çà un peu plus tard…

    J’ai 9x ref102 en parallèle, chacun réglé à +/-1µV (la résolution du 192 sur le calibre 1V , pour comparer avec la référence externe ).
    6 mois après le réglage, chaque ref102 fait encore 10.00000+/-10µV. Une CNT corrige la dérive thermique au niveau le l’AOP final (un vulgaire OP37)..C’est nettement moins cher, et cela me suffit !
    Pour le moment, c’est mon étalon, et non pas mon LTZ1000 !

    J’ai commencé un module avec des LM399. Je vais en mettre 9 en parallèle (vieux stock à 10euro pièce). Là aussi, le schéma du data sheet est mal fait.On a vite fait de se tromper et de cramer son lm399 !

    Concernant l’audio, merci d’avoir rectifié certaines légendes marketing. Faire du vrai 18 bits (bien propre) c’est déjà un exploit !
    Et puis , si çà dérive d’un jour à l’autre de 100ppm, la belle affaire.Ce n’est pas un voltmètre !
    Pour la référence d’un dac audio, il faut du fixe, du propres à court terme …

    Commentaire par pat-mail — juillet 16, 2015 @ 2:09

  5. La REF102 est une super puce, encore une de ces merveilles de Burr Brown.

    J.

    Commentaire par jipihorn — juillet 16, 2015 @ 2:28

  6. @Jipi pour le coup des DACs à plus de 16-18 bits ça n’est pas à toi que je vais apprendre que le principal (seul?) intérêt c’est lors d’éventuels calculs/manipulations (filtrages divers, modification de niveau, etc …) qu’on pourrait vouloir lui faire faire dans le domaine numérique : plus tu as de bits dispo pour coder ton info moins l’erreur potentielle résultante du calcul/manipulation sera significative.

    Après il est bien évident que conserver une résolution réelle supérieure à 18-20 bits une fois repassé dans le domaine analogique relève de l’exploit voir de l’utopie. (tu avais d’ailleurs fait une vidéo sur ce sujet il me semble)

    Commentaire par DaveB — juillet 17, 2015 @ 10:06

  7. Un certain Moore a fait des mesures avec le convertisseur AN d’une carte son externe (usb) 24bits.
    ( http://www.moorepage.net/Twin-T.html ) — une très bonne page sur les analyseurs de distorsions, dont un filtre réjecteur double T à faire soi-même ( creux à -110dB !)…
    Un plancher de bruit vers -150dB, des détections de distorsions vers 0.0021% (-94dB) !
    Un ADC 24 bits devrait avoir une dynamique de 144dB .Mais on peut vois les limitations réelles.Un dac « audiophile » peut-il faire mieux ?
    Mais pour le prix d’une carte son, c’est pas mal du tout.

    Commentaire par pat-mail — juillet 21, 2015 @ 12:07

  8. @pat-mail la vraie question serait plutôt : est ce que ça a réellement un intérêt de chercher à faire mieux.

    Ca fait belle lurette qu’on sait fabriquer des électroniques audio aux perfs excellentes en terme de précision, de linéarité, et de neutralité (sauf quand une esthétique sonore particulière est recherchée volontairement), et ce même pour des tarifs très raisonnables n’en déplaise aux adeptes/vendeurs de grigris ésotériques a prix stratosphérique.

    En revanche on est très très loin d’avoir atteint un tel niveau de performances au niveau des enceintes, et pire encore bien que ce soit intimement lié en matière d’optimisation de leur couplage acoustique avec la pièce d’écoute, et bien sur du traitement acoustique adapté de celle ci.
    Ici il peut y avoir des aberrations absolument faramineuses qui rendent complètement futile « la course au plus petit chiffre après la virgule » au niveau des électroniques, à moins que la finalité soit de faire plaisir à son analyseur de spectre (et à son égo) et non pas d’écouter de la musique.

    Commentaire par DaveB — juillet 22, 2015 @ 9:13

  9. @Daveb
    Il est « facile » d’accumuler les bits, même si ils sont noyés dans le bruits et ne signifient plus grand chose. Les circuit intégrés, c’est de l’imprimerie.
    Pour les Hauts parleurs, là , c’est du réel, de la matière à déplacer (l’air). Les fabriquer, c’est de la mécanique…
    Un peu comme pour les voitures.
    Elle sont bourrées d’électroniques (allumage, ordinateur de bord, gps,…). Sauf que le moteur est toujours à explosion (rendement thermodynamique ridicule !).
    Les chiffres de consommation sont un peu comme les watts « musicaux » des amplis audios. Là pareil : on bidouille les réglages pour bien passer les tests et avoir de jolis chiffres.
    Dans la vrai vie, on ne conduit jamais comme le robot et la voiture n’est pas sur les rouleaux mais sur une vraie route !

    Il est bien de continuer à améliorer les ci analogiques et les convertisseurs ( par exemple le convertisseur A->D lt2400 qui fait 20 bits (18 bits si on tient compte du bruit), ne coûte que quelques euros et tient dans un boîtier dil 8 ! // les cartes son qui affichent 24 bits au lieu de 16 auparavant et ce pour un prix comparable …).
    Un réel progrès est quand même constatable, même si ces composants ne sont pas exploités aux mieux (qualité des résistances, des capas, des connectiques,…).
    J’ai cinquante ans . J’ai débuté avec le 2n2222, le lm741, et le Z80.
    Vous les jeunes, vous avez tellement mieux pour les électroniques . Avec un arduino et un lt2400, vous pouvez faire un super voltmètre, à vraiment pas cher !
    Bon, pour les haut parleurs et la mécanique , les progrès sont moins évidents . L’oreille humaine n’a pas évoluée, ni les lois physiques.

    Commentaire par pat-mail — juillet 23, 2015 @ 6:01

  10. Merci pour ces explications sur cette référence de tension hors norme!
    L’épisode est dense et aurait peut être pu être en deux parties (stabilisation électrique dans un premier temps et thermique dans un second).
    Cela aurait permis de passer un peu plus lentement sur certains détails pour éviter les « c’est mis dans ce sens pour que ça s’auto-demmerde »!

    Le schéma a quelque chose de surprenant :
    L’AOP utilisé pour asservir la diode Zener voit à se bornes + et – la jonction base-collecteur du transistor… qu’il s’évertue à maintenir à 0V.
    Le transistor est donc traversé par un courant alors que sa tension Vcb=0V. Étonnant non?

    M’enfin, en fonctionnement transistor, la jonction BC est en inverse ET POURTANT traversée par un courant!!!! Les bipolaires ont vraiment quelque chose de magique!

    Commentaire par JBF — juillet 24, 2015 @ 11:33

  11. Atteindre le nirvana dans son labo est une source inépuisable de satisfactions et d’orgueil mais dès que l’on franchit le seuil de sa pièce d’écoute, rien ne va plus: c’est ici que les murs de la réalité vous ramène en quelques instants à l’humilité la plus déprimante. Un univers où les distorsions diverses et variées sont des milliers de fois supérieures à celles que nous affiche l’audio precision… Il est temps de mettre les mains dans le cambouis et de s’intéresser aux vrais problèmes.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — juillet 25, 2015 @ 10:18

  12. Bonjour,
    pour compléter le LTZ1000, il y a le dac AD5791, INL = 1ppm, avec une dérive <<1ppm/C,
    sa carte d'évaluation, contient un emplacement pour le LTZ1000
    http://www.analog.com/en/design-center/evaluation-hardware-and-software/evaluation-boards-kits/EVAL-AD5791.html#eb-overview

    Commentaire par RE — août 12, 2015 @ 11:44


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