Jipihorn's Blog

décembre 19, 2016

Réparation et test d’un LSA Standard

Filed under: Démontage, Electronique, Test & mesure, Tubes — jipihorn @ 8:26

Premier appareil hors norme arrivé à la maison : un amplificateur « audiophile » hybride tube/transistor ALS Standard en panne.Ce type d’amplificateur a-t-il quelque chose de spécial ?

Jipi.

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11 commentaires »

  1. audiophile ?
    moyen en conception surtout pour le tarif annoncé
    les fusibles à souder, çà me rappelle les alims à découpages des lecteurs DVD à super pas cher
    des pinces à fusibles coûtaient trop cher ?
    condos Samyoung , ce qu’on trouve dans une bonnes partie de la production à Samsung

    mais pourquoi d’aussi gros radiateurs ?
    les étages de puissance sont en classe A ?

    un Luxamm LV105 ferait aussi bien ?

    Commentaire par michel29 — décembre 21, 2016 @ 1:41

  2. Peu connus sur le net, es condensateurs SAMYOUNG. J’ai des cousins extirpés d’un appareil à recycler. Estampillés SAMWA, ce sont des 2200 µF, 25 V.
    Surprise, bonne surprise ! leur tan-delta, 0.55, était la meilleure de tout mon lot de condensateurs de même valeur, même tension.

    Pour les céramiques (honte à moi de n’ai pas encore regardé la vidéo sur les condensateurs), ceux spécifiés NPO ou COG (stables en température) seraient les plus employés par ceux qui fabriquent des oscillateurs sinus de haute volée et distorsion utlra-basse (par Samuel Groner notamment).

    J’ai l’impression que sur cet ampli ALS le découplage local de amplis-op a été négligé. Je n’ose pas trop penser à ce qu’est le trajet de masse, c’est, pour moi, du point de vue électronique, le point le plus important d’un appareil.

    Je râle beaucoup sur l’implantation mécanique des électroniques, cet appareil n’est qu’un représentant de plus des pratiques du marché de la gogo-fi. On rencontre des trucs aussi peu sensés dans le bas de gamme mais j’ai aussi eu l’occation d’apprécier des entrailles « sympa » celles d’un ampli DENON (2×50 W) et d’un vieux CONTINENTAL EDISON à faible encombrement. Ils étaient tous les deux munis d’un superbe transfo. Je resterai beaucoup plus réservé quant à leurs circuits électroniques.

    Sur le podium de l’horreur, je fais monter un ampli de la marque BOOST (sono bas de gamme) : le câblage et les deux circuits imprimés tenaient du labyrinthe, avec des sections d’un ampli sur la plaquette de l’autre, fils de transports des sorties différents, etc… Il était en panne, je n’ai pas insisté, il est en pièces détachées ! Et pourtant, rien à reprocher aux boîtier, transfo torique et radiateurs.

    Commentaire par forr — décembre 21, 2016 @ 5:22

    • J’ai des condensateurs Samwha car ils ce sont les seuls qui ont des gammes miniatures de faible hauteur. Certaines marques inconnues ont dans leur gammes de très bons produits. Mais c’est la loterie. Par ailleurs,, on n’a pas assez de recul pour évaluer leur durabilité contrairement au choix de modèles éprouvés. Je vois ici seulement de l’économie ridicule plutôt typique d’un constructeur vénal.
      Les céramiques installés sont du X7R ou Y5P. Je n’ai pas trouvé de COG dans ce facteur de forme. En frontend passif RIAA, on fait facilement mieux…

      Ce que ces constructeurs n’ont pas compris c’est que fait un appareil qui marche n’est que la moitié du chemin. Industrialiser, concevoir pour la maintenance, rédiger les docs techniques est au moins aussi long. On vient de l’industrie ou on en vient pas !

      J.

      Commentaire par jipihorn — décembre 21, 2016 @ 5:44

      • Puisque le sujet des bons points décernés à la conception des appareils hifi pour la maintenance est abordé et que nous sommes la nouvelle année, j’en profite pour dresser l’éloge de vieilles électroniques Cabasse des années 70 que j’ai touchées : un préampli et un tuner. On retire deux vis, on fait glisser le châssis hors de son boîtier et on découvre que toutes l’électronique est organisée en modules montés sur des cartes enfichables sur des connecteurs soudés sur une carte-mère en double faces accessibles recto/verso sans avoir à démonter le châssis. Je soupçonne que Cabasse avait aussi des bancs de contrôle sur lesquels il suffisait de brancher les modules pour réaliser des mesures de vérification ou de réglage (pour le tuner).

        Pour un amateur comme moi, travailler là-dessus est très confortable et d’une facilité déconcertante. Par contre, il y a du coup beaucoup de contacts à nettoyer.

        J’ai aussi plusieurs tuners Grundig des années ’80 qui sont comme ça : une grande carte, en simple face cette fois, qui se glisse dans un fond de panier fermé par un couvercle. Après le retrait des vis qui tiennent le couvercle, il suffit de glisser le châssis hors du fond de panier et le côté soudure de la carte est accessible sans plus de démontage. Dans un autre tuner, il suffit de dévisser la plaque de fond de boîtier pour accéder au côté soudure de la carte principale. C’est vraiment bien pensé.

        Commentaire par Scytales — janvier 1, 2017 @ 5:39

  3. « Ce que ces constructeurs n’ont pas compris c’est que fait un appareil qui marche n’est que la moitié du chemin ».

    Je dis au contraire que ces gens ont tout compris: pour l’audiophile, plus c’est cher et lourd, meilleur c’est, donc il n y a pas besoin de se casser la tête avec un montage élaboré puisque cet ampli est conçu pour fournir à son utilisateur des performances purement subjectives. La modernité du transistor saupoudrée d’un peu d’harmonique 2 et une touche d’exotisme agrémentée de quelques tubes et le tour est joué. Donc pour un audiophile, cet ampli vaut chaque euro qu’il coûte, les autres apprécieront…

    Il eut été intéressant de mesurer la distorsion d’intermodulation de cette chose: elle doit être, par principe, très élevée simplement pour fournir la coloration souhaitée par les heureux possesseurs d’oreilles affûtées.

    L’AES avait effectué des tests sur les harmoniques paires et impaires. Il se trouve qu’il faut plus de niveau d’harmonique 2 que d’harmonique 3 pour casser les oreilles d’une personne normalement constituée.

    Les céramiques disque installés ont été abandonnés depuis longtemps en raison de leur tendance microphonique.
    Les GOG ne doivent surtout pas être utilisés en découplage en raison de leur très faible impédance à la résonnance: c’est le meilleur moyen de faire osciller un aop par exemple. Mais ils font merveille dans les filtres car ils sont inaltérables dans le temps et sont d’une stabilité inconditionnelle. Ils remplacent avantageusement les polystyrènes trop chers et fragiles. Beaucoup ont critiqué les céramiques parce qu’ils apporteraient soit disant de la distorsion. Elliott a testé des GOG et des polystyrènes sur des valeurs de l’ordre du pf et il n’a constaté aucune différence de distorsion entre ces deux types de condensateur.

    Je préfère la démarche de Devialet intellectuellement beaucoup plus honnête, même si commercialement ça reste de l’audiophilie.

    Commentaire par FRANCIS LIBRE — décembre 21, 2016 @ 7:37

  4. je me suis un peu posé les mêmes questions que Forr

    après avoir réparé un certain nombre d’amplis Hifi , sono et instruments
    on voit quel est le sérieux d’un constructeur à sa façon d’agencer un ampli

    le pire du pire pour moi était aussi un Boost
    je ne saurais dire quel était le mieux fait ,
    les plus accessibles que j’ai croisé c’était des japonais « grand public »( Yamaha , Denon , Technics …)
    pour certains tout est accessible en démontant capot et fond

    les amplis de sono ?
    pas toujours facile quand il faut démonter 32 semi-conducteurs du radiateur pour accéder aux soudures

    mais ici , pas d’excuses vu le tarif
    la fabrication des cartes m’a un eu fait penser à du « à pas cher »
    certains composants semblent implantés à la main

    il m’est arrivé parfois de démonter des variateurs de fréquence , ce n’est pas la même façon de faire
    il faut que çà endure plus de 10 ans de marche en conditions sévères

    Commentaire par michel29 — décembre 21, 2016 @ 11:28

  5. 5.500$ prix public… C’est tout de même édifiant. Un fusible à deux sous qui implique plus d’une heure de MO à remplacer ? Clin d’oeil, LSA (Laboratoire des Sciences Acoustiques) étaient la marque « d’enceintes » (enfin, des caisses avec des HP bas de gamme fixés avec des vis parker…) que King Musique fourguait avec ses chaînes soi-disant pas cher dans les années 75…

    Commentaire par Luc Vaneret — décembre 28, 2016 @ 11:59

  6. Plus de 5500$ pour « ça » ? Ca me rappelle un ampli british fin début 2000. Façade alu de 5mm, radiateurs qui auraient pu chauffer le salon et à l’intérieur, rien ! Un énorme toroïdal qui justifiait l’encombrement en hauteur et de l’air tout autour avec un joli circuit imprimé de chaque côté (conception « double mono », montage en surface tout de même…). Le tout made in Asie du Sud Est (pourquoi pas). La dernière fois que je me suis fait enfler par le marketing de ces vendeurs de vent.
    Au fait, le plus important, ce gros machin de 150W annoncés, n’avait rien dans le sac, aucune pêche, neutre et sans vie. Vite revendu.

    Commentaire par Tryphon — décembre 28, 2016 @ 9:00

    • Tiens bizarre il y a plusieurs Tryphon sur WordPress

      Commentaire par Tryphon — décembre 30, 2016 @ 8:30

  7. Mes confuses, mon pseudo c’est Trifon…

    Commentaire par Trifon — janvier 1, 2017 @ 2:32

  8. Merci pour cet épisode passionnant 🙂

    Commentaire par tekko — janvier 4, 2017 @ 12:02


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