Jipihorn's Blog

janvier 23, 2017

Dans les entrailles d’un amplificateur Cabasse 100-T

Filed under: Démontage, Electronique, Fondamentaux, Test & mesure, Vidéo Blog — jipihorn @ 8:28

Quels peuvent bien être les secrets cachés dans cet amplificateur dans la lignée de l’esprit typique de faire « différent » ?
On va voir tout ça (et y pas de quoi s’en vanter…) !

Jipi.

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21 commentaires »

  1. A propos du « toujours innover coute que coute » malheureusement on retrouve ça même dans les cours en écoles d’ingénieur. J’en ai un comme ça qui ne jure que par l’innovation à base de « numérique » « big data » et tout autre terme fourre tout ne voulant pas dire quoi que ce soir mais qui est à la mode. Alors si on plus on dit qu’on veut créer une startup pour créer le monde numérique de demain…. bref, malheureusement, on bourre déjà le crâne des futurs ingénieurs dés l’école avec ce genre de conneries.

    Commentaire par Frites — janvier 23, 2017 @ 3:59

  2. Superbe vidéo , merci JIPI .

    Commentaire par Martial , F5iXU — janvier 23, 2017 @ 6:11

    • Admirable, même !

      Le schéma est tordu de chez tordu ! Il va falloir que je regarde plusieurs fois pour comprendre ce qui se passe. 🙂

      Ces amplificateurs, quoique pas terribles, avaient peut-être malgré tout un avantage par rapport à leurs prédécesseurs à tubes sur schémas Loyez qui avaient, d’après les témoignages de personnes qui ont collaboré avec Cabasse à ses débuts*, le fâcheux défaut d’être à combustion spontanée : peut-être ces AM100 ne prenaient-ils pas feu chez le client, ce qui était tout de même un progrès pour l’image de marque !

      Je me pose une question : le concepteur ne poursuivait-il pas l’objectif de se dispenser de tout condensateur chimique dans l’ampli ?

      Par contre, je ne comprends pas pourquoi le propriétaire a considéré l’appareil comme carrément grillé. Une mesure de distorsion ? Mais dans ce, il avait au moins quelque chose en sortie.

      * Pour les témoignages, voici la source : https://www.forumcabasse.org/forum/viewtopic.php?p=156270#p156270

      Commentaire par Scytales — janvier 23, 2017 @ 8:20

  3. Une petite particularité à relever, c’est le branchement des enroulements du transfo d’entrée.
    Chacun est pris en série dans la contre-réaction du circuit constitué par les deux transistors d’entrée (au dessus de 20 Hz, la présence des condensateurs de 0.1 uF modifie le taux de CR).
    Je n’ai rencontré que quatre fois cette configuration dont le principe est original :

    Chez Eric. F. Taylor dont est tiré le schéma ci-dessus dans
    « Distorsion in low noise amplifiers » Wireless août et septembre 1977
    téléchargeables à http://www.americanradiohistory.com/Wireless_World_Magazine.htm
    (c’est une mine de documentation, cette revue sut être géniale pendant 93 ans).

    Chez Hartopp

    Chez Koviniv, Drincic, Jokovic
    http://www.aes.org/e-lib/browse.cfm?elib=14956

    et sur certains schémas de Baxandall.

    *

    Si ce Cabasse 100-T date des années 1970, Bart Locanthi avait fait spectaculairement et simplissimement mieux dès 1966 avec l’ampli JBL SA660

    https://sites.google.com/site/francisaudio69/6-l-amplificateur/6-9-schemas/JBL_Tamp.gif?attredirects=0

    *

    J’approuve le passage sur la vanité du désir d’originalité. Il m’a fait penser à cet insupportable gourou qui sévit parfois sur les fora et qui reprochait récemment à un intervenant très actif au plan des réalisations de ne pas faire preuve de « créativité » dans le domaine de l’électronique. Quand on voit l’extravagance des circuits (stagnant jusqu’à preuve du contraire dans la pure virtualité de la simulation, autre maladie par trop répandue) publiés par le dit gourou, il est plus sûr de se contenter de ce qui a déjà largement fait ses preuves.

    Commentaire par forr — janvier 23, 2017 @ 8:50

    • Les valeurs des composants m’ont fait écarter l’utilisation de contre réaction à ce niveau car mal placée en fréquence et très partielle. JE ne sais pas si c’est une volonté ratée ou un hasard de ressemblance alors que la démarche était autre.
      J’avoue que c’était le point ou j’ai encore un doute.

      Mais, je me doutais bien qu’il n’y avait que Forr pour me trouver quelques sources. Pourquoi je passerais un temps infini à ne pas trouver alors que j’ai une encyclopédie vivante sous la main 🙂 !

      Merci pour ces sources, ça m’intéresse beaucoup.

      J.

      Commentaire par jipihorn — janvier 23, 2017 @ 9:26

  4. Si on se contentait de ce qui à fait ses preuves, on serait encore à l’âge de Pierre !!! et c’est insulter Bart Locanti et bien d’autres.
    Regardez les schémas d’amplis Altec de cette époque et vous verrez aussi des bizarreries du me genre, c’était le début des amplis à transistors, les ingés cherchaient…
    Quand aux transfos de sortie (autotransfos ou pas), Mc Intosh, la doyenne des marques en audio encore en activité, les utilise toujours, demandez leur pourquoi, ils répondent volontiers aux questions envoyées au service technique.

    Commentaire par Tex — janvier 24, 2017 @ 9:25

    • Je ne sais pas ce qu’il en est pour McIntosh, mais sur ce Cabasse l’autotransformateur, outre sa fonction de protéger les hauts-parleurs du continu, devrait comporter tout simplement des prises multiples pour adapter l’étage de sortie à la charge pour permettre à l’appareil de délivrer toujours sa puissance maximale de 100 W. Il suffisait de souder les sorties haut-parleurs sur les prises de l’autotransformateur permettant d’obtenir un rapport de transformation adapté à l’impédance de charge cible. C’était donc plutôt a priori un amplificateur pour installations fixes, puisque, apparemment, le câblage était (sensé être) fait à demeure.

      Commentaire par Scytales — janvier 24, 2017 @ 11:22

  5. Bien vu Scytales, cet ampli était destiné à une enceinte active et donc adapté à une utilisation bien précise.

    Petite remarque sur le circuit de la thermistance, il ne s’agit pas d’une protection en tant que telle, mais du dispositif de stabilisation du courant de repos. Sur les amplis actuels cette fonction est assurée généralement par un transistor ( parfois une diode)couplé thermiquement au dissipateur. c’était déjà le cas du JBL SA660.
    Il serait intéressant de mesurer la variation du courant de repos en fonction de la température des dissipateurs pour voir si cet engin est sur compensé ou sous compensé.
    C’est un des paramètres qui influe beaucoup sur la distorsion a bas niveau. ( étendue de la plage de doublement de la tansconductance).

    On semiconductor avec la série « Thermal Track » mais aussi Sanken avec les SAP15N et SAP15P, vus ds l’ampli LSA, proposent un solution élégante en implantant une ou plusieurs diodes directement sur la puce afin de suivre au plus près la température du transistor.
    D’ailleurs toute une série de « Thermal tracks » présentait un défaut de la diode qui ne se manifestait qu’au bout de plusieurs dizaines d’heures!, et j’ai eu entre les mains des amplis qui dérivaient jusqu’au déclenchement de la protection thermique! Solution, changer les zistors et espérer ne pas tomber sur les mêmes !!

    Commentaire par Tex — janvier 25, 2017 @ 10:00

    • Effectivement, ce montage pourrait être une tentative de régulation du point de repos. La chose qui m’a plutôt fait penser à une protection est qu’un thermistance est tellement imprécise en tant que composant que cela me semble pas adapté dans un contexte de régulation. La technique du semi conducteur couplé était bien connue depuis longtemps et est bien plus simple et mieux adaptée pour cela. Si Cabasse est parti sur cette voie pour fixer le point de repos, cela ne fait que renforcer mon impression du « je veux faire original » mais ne pas vraiment y réussir sur le résultat.
      J.

      Commentaire par jipihorn — janvier 26, 2017 @ 9:22

      • Si on passe ces deux visions des choses à l’épreuve du rasoir d’Ockham en tenant compte du reste de la conception de l’appareil, notamment l’analyse du module d’alimentation dans la vidéo n° 113 suivante, il m’apparaît que l’hypothèse la plus vraisemblable est que le ou les concepteurs ont privilégié la protection de l’amplificateur (et des enceintes qui y sont raccordées).

        Cet amplificateur AM100 me donne l’impression d’avoir été conçu comme une espèce de tracteur, qui doit toujours pouvoir démarrer ou redémarrer malgré les intempéries et les abus qu’il pourrait subir.

        Commentaire par Scytales — janvier 31, 2017 @ 12:37

  6. Bonjour,

    Je suis à la recherche d’informations sur les classes d’amplis, leurs avantages, inconvénients, conditions d’utilisation, mise en œuvre, on trouve des informations sur le web mais j’aimerai savoir ce qu’il en est « dans la vraie vie » . As tu déjà fait un doc sur le sujet?
    Merci d’avance

    Arnaud

    Commentaire par GARNIER Arnud — janvier 25, 2017 @ 1:47

    • Il y a le livre de Douglas Self, « Audio Power Amplifier Design Handbook », qui est très très bien, sur ces sujets comme sur d’autres. C’est en anglais, mais facile à comprendre.

      Commentaire par Scytales — janvier 25, 2017 @ 9:04

      • Merci pour l’info Scytales.

        Commentaire par Arnaud — janvier 25, 2017 @ 9:30

  7. Bonjour Jérôme,

    je ne pense pas que ce soit simplement une volonté de faire différent, j’ai déjà vu ce genre de truc sur d’autres engins de cette époque. En fait vu la topologie du truc, il n’est pas évident de réguler avec une jonction PN. Le concepteur de cet ampli était manifestement rompu à la technologie des tubes et ne semble pas encore avoir entrevu toutes les subtilités des semi conducteurs.
    En plus à cette époque, il n’y avait pas internet, donc s’inspirer de schémas comme ceux de Quad ou de Bart Locanthi par exemple, était certainement bien plus difficile qu’aujourd’hui, sans compter sur le fait que beaucoup faisaient l’objet de brevets.

    Commentaire par Tex — janvier 26, 2017 @ 10:12

    • Je suis tout à fait d’accord. Cet ampli a certainement été conçu par un ingé qui maitrisait plus les tubes que les semi conducteurs, la typologie est totalement inspiré des circuits à tubes. Si l’on se plonge dans la littérature de l’époque – en transition tubes transistor – on trouve des typologies de type cathodyne à transistor, des transfo de sortie et des circuits sont la simple transposition des montages à tubes appliqués aux transistors. Du reste j’ai connu des ingénieurs qui travaillaient avec mon père et qui n’ont jamais vraiment compris le fonctionnement d’un transistor. Le fait de recourir au Beta est un exemple flagrant. Il a de grands auteurs dans le domaine du tubes qui n’ont jamais rien compris aux transistors et qui ont commis de mauvais ouvrages. Il faut faire très attention quand on reprend des schémas de l’époque avec des semi conducteurs car beaucoup de circuits sont mal conçus.

      Commentaire par JM CAVALIER LACHGAR — février 1, 2017 @ 8:08

      • Il me revient que lorsque j’ai démarré ma carrière en 83 le positif était souvent à la masse, tout comme dans les voitures britanniques. Je travaillais pour un équipementier danois de radio professionnelles qui a été racheté par motorola. Il y avait des problèmes infernaux car on faisait des court circuits avec les plan de masse des antennes d’émission dans les voitures. On devait mettre des convertisseurs alambiqués à base de 2N3055 et de de transfo pour isoler l’ensemble. Tout ceci s’est normalisé dans les années 85.

        Commentaire par JM CAVALIER LACHGAR — février 1, 2017 @ 8:16

  8. Bonjour Arnaud,

    Il y a aussi le fameux ‘Principes d’électronique » d’Albert Paul Malvino, chez Mc Graw Hill, qui est dispo en Français.

    Commentaire par Tex — janvier 26, 2017 @ 10:14

  9. Pour ceux qui aiment
    https://www.elektrotanya.com/altec-lansing_1590e_power_amp.pdf/download.html

    Commentaire par Tex — janvier 26, 2017 @ 11:47

  10. Bonjour,

    Très intéressant. A noter que le schéma montre un cas de positif à la masse. Ça me rappelle les circuits pré- ampli RIAA de mon ampli à lampe (Dereux – Le Stéréophone; Dereux a été un fabriquant qui a fait des orgues électronique mais aussi des amplis Hifi avec les enceintes qui vont avec): ils sont alimenté entre masse et – 20 V (si mes souvenirs sont bon).

    Pour les transistors des modules de puissance, pour ceux que ça intéresse, j’ai trouvé la doc (d’après ce que disait JipiHorn) : http://www.nteinc.com/specs/100to199/pdf/nte180.pdf

    Je pense que Cabasse devait s’adonner intensément à l’appairage ou la sélection de composants dans une fourchette précise (voir avec des valeurs précises) et quand je pense au modules de puissances, on doit pouvoir, de ce fait, les changer aussi facilement que on remplace une EL84 par une autre. Ça serait intéressant, avec le traceur de courbe, de comparer les 3 modules de puissance (ceux qui sont installé dans l’ampli et celui qui était seul).

    Pour le pilotage de transistors par transformateur, la marque Saba, pour ses postes de radio à transistors a beaucoup pratiqué la chose : http://saba-forum.dl2jas.com/bildupload/SabaTransStaby.jpg . +B est l’alimentation positive. Dans le Saba transall Deluxe, elle est de 7,5V.

    Après, pour se tourner vers des schémas tordu, on peut regarder ceux de la marque QSC (par exemple USA 1310 http://diagramasde.com/im2/6683_qsc-usa1310pdf.jpg ) et on vois une ribambelle de transistors dont le collecteur est… à la masse ! La sortie se fait à travers des condensateurs qui seraient, normalement, affectés au lissage de l’alimentation.

    Commentaire par Gollion — janvier 27, 2017 @ 8:39

  11. J’aime beaucoup ton passage sur l’originalité.
    C’est exactement ce que je vis actuellement dans mon entreprise. Certains « pseudo » innovateurs ont essayé de réaliser des Alim à découpage en contournant les lois de bases de régulations et le fonctionnement de bases des contrôleurs PWM.
    Genre utiliser une protection en courant pour réguler une tension…… alors que le courant en sortie varie de 250 mA à 8A, et que la tension doit rester contante …… mdr…… tout çà pour avoir une super dynamique !

    Bref. Depuis 10 ans que je fais de l’électronique, mes meilleurs montages et les meilleurs que j’ai eu entre les mains, ont été ceux qui ont été conçu en respectant les règles de bases de l’électrotechnique et en utilisant des schémas, des principes qui ont fait leur preuve.

    C’est Devialet … ils font original… mais n’arrivent pas à la cheville d’un Nelson Pass un d’un YBA, qui, eux, ont toujours utilisé des principes de bases qui n’ont fait plus que leur preuves……

    Commentaire par Juju — février 1, 2017 @ 2:48

    • Bonjour,

      je possède deux de ces amplis dont un sort un son très faible a la sortie HP, j’ai intervertis toutes les cartes qui fonctionnent sur celui en bon uniforme et tout est en ordre, cela ne peu donc pas venir de la.

      Pourriez-vous m’indiquer vers ou doivent se porter mes recherches concernant cette panne ?

      Bien cordialement.

      Commentaire par Mika — avril 25, 2017 @ 11:38


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