Jipihorn's Blog

janvier 5, 2017

Conversations avec Cyrob !

Filed under: Electronique, Fondamentaux, Humour, Scepticisme, Science, Vidéo Blog — jipihorn @ 10:23

Et voici la vidéo de mon passage chez Philippe de la chaine Cyrob !
Une journée formidable.

Visitez sa chaine :

https://www.youtube.com/channel/UC5QPFDZ3Y4ylkkGJc6Y1OOA/videos
http://www.Cyrob.org !

avril 1, 2011

Welcome to the EEVblog !

Filed under: Bricolage, Electronique, Humour — jipihorn @ 7:40

Je suis un fan du EEVBlog et de Dave « Leon » Jones qui me fait vraiment marrer.

Et la, il a fait la blague du premier avril qui est vraiment réussie

Jipi.

janvier 25, 2011

Like a little boy in a candy shop…

Filed under: Bricolage, Electronique, Humour — jipihorn @ 6:48

David L. Jones est un électronicien basé à Sydney. Il tient une chaine sur YouTube où il poste des vidéos liées de près ou de loin à l’électronique, avec des bancs d’essais, des astuces ou des réflexions sur divers sujets liés. Il est particulièrement enthousiaste et dynamique…

J’ai découvert ses vidéos par hasard en tombant sur une critique à propos des câbles en audio et le monde audiophile en général. Il est à la limite de s’étrangler tellement ça lui semble délirant (on le comprend)…

Dans al liste assez fournie de vidéo, il en est une qui ressemble vraiment à un conte de fée pour électronicien : la visite chez Apex Electronics, le surplus américain le plus vieux et le plus gigantesque du monde probablement, situé près de Los Angeles.

Qui ne serait pas complètement gaga dans ce lieu magique – un Radio MJ puissance 100 ? Qui veut ramener un vrai nez de fusée avec le sigle de la Nasa dessus ?

Ma question est : combien de temps sont-ils fermés pour cause d’inventaire ?

Jipi.

décembre 28, 2010

Kickass product of the day

Filed under: Humour — jipihorn @ 12:06

L’indispensable Peudoacoustic Infector, l’idéal pour ajouter un peu de ceci et un poil de cela.

Merci qui ?

J.

août 14, 2009

Un petit exercice pour la route ?

Filed under: Atheisme, Humour, Rhétorique — jipihorn @ 8:02

Allez, il est facile celui-la, bien qu’il me mettre mal à l’aise sur les moyens employés.

Un petit film circule en ce moment sur la toile, posté par des gens que je connais sur Facebook comme étant un argument contre les préjugés et autres comportements discutables. Pourtant, dès que je l’ai vu, ce film me met très mal à l’aise.

Quel est le message véhiculé ? Celui qui me conviendrait serait simplement « Faites attention à ne pas vous fier aux apparences », avec juste un exemple pour illustrer, un exemple qui pourrait faire partie d’une liste d’autres dans une série générale. La, ça me conviendrait tout à fait et montrerait à quel point ces individus qui se font des films dans leur tête peuvent être nocifs.

En fait, ce film vient d’un site « A part ça tout va bien » qui est un groupe de personnes (en fait un projet d’une association loi 1901)  utilisant l’humour comme arme contre une certaine forme de connerie humaine et semblant vouloir lutter contre les préjugés via à vis des musulmans. Une des meilleures à mon avis (arme, pas connerie…). Jusque ici, je cautionne à fond.

Par contre, je ne comprends pas vraiment le sens réel du message ici. Ce qui m’inquiète plus, c’est comment il est perçu du public en général  : « c’est bien fait pour leur gueules à ces deux connasses ». Ce qui est un peu vrai quelque part,mais quid justement du fond du malentendu, à savoir le voile et tout ce qui s’en suit ?  Quelle est la position justement de ce film ? Quel aurait été la réaction du public si effectivement, la gamine était contrainte à porter le voile sans ce malentendu qui sauve la mise ? Toutes les petites filles voilées (très rares, il ne faut pas exagérer) vont-elles à une fête costumée en Dark Vador ?

Vu sous cet angle, ce film est la quintessence de la démagogie. Nous avons affaire ici à un exemple quasi parfait du raisonnement  fallacieux nommé « Red Herring » en anglais ou « Ignoratio elenchi » dans sa version latine (*). C’est une variante des sophismes à causalité discutable en mettant en avant plan un problème pour résoudre (ou cacher ?, ou justifier ?)  un autre qui n’a rien à voir, ici le cancan de deux bonnes femmes ignorantes sur l’islam en général et via-à-vis du problème du voile et autres burkas en particulier.

L’humour est une arme redoutable, mais ici, il y a une sorte de relent de propagande (j’espère involontaire) qui fait que ce film est raté si effectivement leurs auteurs avaient en tête le premier sens que j’en ai décrit (ce que j’espère profondément). Pire, il cautionne indirectement ce qui n’est pas cautionnable (lisez le Coran – faites cet effort –  et, si vous avez un peu de considération envers les Femmes, vous comprendrez).

Alors, démagogie ou maladresse ? Quel est le vrai message ? Attention à ne pas utiliser l’humour ou tout autre forme de contestation si il y a ambiguïté, car si l’humour peut être très efficace pour combattre les autres, il peut être tout aussi efficace quand il se retourne envers leurs auteurs (ce que je nommerais peut-être comme le « syndrome de Dieudonné « )…

Jipi.

(*) En fait, il y a d’autres variantes qui pourraient être plus ou moins appliquées comme :

  • Le « coupable par association » où une personne que l’on aime pas affirme X, donc X est faux.
  • Une forme de ad-hominem (Poisoning the well)  « Telle personne, qui a tel ou tel travers, affime X donc X est faux ».
  • Une forme extrême de l’homme de paille, utilisant un sujet qui n’a carrément rien à avoir avec le thème d’origine.

mars 27, 2009

Fini le copyright !

Filed under: Acoustique, Foutage de gueule, Humour — jipihorn @ 9:33

C’est au hasard d’une recherche sur Google que je  me suis aperçu que le contenu du groupe Son-QC était accessible directement sans compte depuis les environs du 17 mars. Ceci me semblait curieux, alors que justement, c’était un argument pour bien garder au chaud ce que l’on veut pas voir faire apparaitre au grand jour.

En fait, il semblerait que ce groupe Yahoo soit clos, je me demande bien quelle en est la raison, surtout qu’il ne semble pas pas qu’il y ait de messages annonciateurs. La suite se fait sur le forum de Melaudia, petit forum très tranquille et très accessible (sans login).

C’est l’occasion d’y aller faire un tour et de voir comment les gens ont évolué ou comment d’autres se sont construit un personnage. Passionnant… Je relisais l’historique du creux à 2000Hz de la TAD 2001 et la récupération de l’info que j’avais donnée sur Kinoshita qui s’est trouvée quelques jours après sur DIY audio sous forme de « my own experience » (ma propre expérience). C’est curieux comme un doute à mon égard et à Kinoshita en passant devient une propre expérience personnelle quand il s’agit de pavaner sur les forums US !  J’adore.

Ou comment des supputations complètement fausses ont été habilement escamotées (vous savez ces pavillons à la gorge décentrée qui tout à coup s’explique par des amplis qui deviennent subitement pour la bonne cause des versions conçues en transconductance). Oubliée l’excuse des moteurs mal alignés. C’est assez rigolo.

Ou alors, les gourous qui ne sont que des subjectivistes en blouse blanche qui n’en avaient pas  il y a 10 ans.

Quand je dis que ces gens se mettent à l’égal d’un Geddes, d’un Self ou d’un Kinoshita(1)…On va me dire que je fais une obsession, mais bon. Je pense que cela suffira pour dire que, en citant une émission que les enfants connaissent bien sur la chaine Gulli de la TNT:

« N’écoutez pas ce que l’on vous dit : Prouvez le ! »

Pour ma part, le sujet est clos.

Jipi

(1). On est en langue française.  Pourquoi faut-il toujours qu’il y en ait qui en rajoutent pour dire Kinoshita-san plutôt que  monsieur Kinoshita ?

mars 11, 2009

Vous aimez les vrais super-héros ?

Filed under: Humour — jipihorn @ 8:44

Attention les yeux

Jipi.

décembre 14, 2008

Nouveau blog…

Filed under: Acoustique, Divers, Humour — jipihorn @ 9:40

Depuis un certain temps Free semble délaisser ses utilisateurs au niveau des services (gratuits) qu’ils offrent et les blogs semblent avoir des problèmes.

Après avoir successivement installé IIS 7, mySQL, PHP, Worpress en local, configuré le tout pour que ça marche, importé, modifié à la main, exporté des bases en XML entre versions différentes du blog puis réinjecté dans la version en ligne du site de WordPress, il fonctionne enfin correctement. C’est un peu galère, mais bon, ce nouveau blog tout beau, est tellement plus facile à utiliser et à gérer…

Et donc, il repart de plus belle, malgré une pause un peu longue…

Entre temps, une salle audio s’est enfin montée, ce qui est un boulot plutôt long. En installant le plancher, j’ai découvert une colle qui pourrait très bien convenir pour amortir des trucs, genre intérieur d’enceinte car elle se comporte comme un caoutchouc synthétique assez proche du sorbothane. Elle est très efficace comme couche acoustique de plancher et colle sur à peu près n’importe quoi. Au prix où coute ce genre de matériaux habituellement, ici, ca peut être obtenu en gros pots pour pas trop cher.

Cette colle est fabriquée par Sika sous le nom Sikabond. Elle existe en plusieurs versions, essentiellement différentes en consistance selon la méthode d’application. Elle peut être utilisée pour faire des sandwiches inerte bois/colle aussi et est vendue dans les 150€ chez Leroy Merlin pour 12m² de 3mm d’épaisseur dans le plus grand format ( ce qui représente un gros pot de 14.4 kg).

Chose qui n’a strictement rien à voir, il passe actuellement une série américaine absolument irrésistible, bien connue des geeks qui est « The big bang theory« . A voir absolument sans hésitation, cette série est une des plus drôle que j’ai jamais vu. Un coup de cœur pour Sheldon, un des personnages que j’affectionne tout particulièrement (il me ressemblerait un peu par certains cotés). Elle se trouve facilement sous titrée, c’est à se pisser dessus.

Jipi.

septembre 1, 2008

Souvenir souvenir…

Filed under: Acoustique, Coup de gueule, Fondamentaux, Humour — jipihorn @ 12:17

L’article précédent du monde cite Yves Cochet comme étant une référence à penser. On a les références que l’on mérite, mais bon.
En 2001, j’ai eu la chance (si l’on peut appeler ça comme ça) d’aller chez lui écouter son système. Il faut se souvenir que dans les années 2000, il était LA référence. C’était le maitre à penser, le détenteur du Savoir. Sur Delphi, nombre d’audiophiles étaient à ses pieds, achetant des Philips 723 pour les faire modifier par le Maitre. C’était un individu qui suscitait finalement assez la peu la polémique, tellement il arrivait à hypnotiser son auditoire (ou lui faire peur, ce qui revient au même).
Et puis, j’ai retrouvé ce que j’avais posté à mon retour d’Islande à l’époque sur Delphi, relatant cette aventure tout à fait fascinante au pays du Grand N’Iimporte Quoi (GNIQ , désolé, c’est plus fort que moi).
Quel endroit serait le plus approprié pour ressortir ce document de la mémoire collective, qui, à l’épque avait fait couler un paquet d’encre…

Hé oui, depuis le temps que j’en entend parler, j’ai finalement été me rendre compte de quoi il retournait…
Mais avant tout, je préfère préciser ma conception de la hi-fi pour éviter des malentendus et des querelles inutiles.
Par définition, pour moi, le but ultime d’une chaîne haute-fidélité est de reproduire fidèlement une source contenant une information sonore. Que cette source soit bonne ou mauvaise (disons bien ou mal enregistré), la chaîne doit reproduire ses qualités et défauts. Mais certainement pas de les corriger. Donc, clairement, un système qui modifie le son (qui n’est pas fidèle) a un problème. Dans la pratique, un système n’est jamais vraiment fidèle, mais une démarche honnête est d’évaluer les défauts (surtout par des mesures) et les corriger le mieux possible sans en créer de nouveaux. C’est difficile, c’est long, mais avec de la patience, on arrive à obtenir quelque chose que je qualifierais de raisonnable. Un système qui marche correctement sur tous les disques. Donc maintenant, voyons un peu mes réactions devant LE système dont tout le monde parle, tellement imité, jamais égalé, mais qui se DOIT d’être écouté chez le Maître (vu que qu’il marche mille fois mieux qu’ailleurs).

Rendez-vous était pris chez YC, juste avant que je m’envole pour l’Islande. Pas méfiant le gars, sans même me connaître, il me donne son code d’entrée direct (mais j’avais appelé au nom de quelqu’un qui le connaissait déjà). Donc, ceux qui voudraient tenter l’expérience (unique !) d’aller chez lui faire un brin de causette (4 heures non stop !), il est assez facile de l’aborder.

J’avais pris soin maniaque de graver un CD avec un échantillonnage d’exemples que j’écoute habituellement, surtout guidé sur des morceaux que j’aime. Leur prise de son est ce qu’elle est, mais je les connais très bien. A force de les avoir écoutés sur des systèmes corrects, au casque… Et bien évidement, j’ai comparé très attentivement la copie et l’original : impossible de les distinguer. J’ai une idée, je pense, juste de ce qu’ils contiennent. Certains sont très bien enregistrés et sont des pièges redoutables, bien que ce soit pas forcement le but. Je commenterai mes impressions sur ces morceaux, sachant qu’il m’est très difficile de juger sur des morceaux que je connais pas et que YC m’a fait écouter (dans ce cas, je ne fais que des remarques très générales).

Après mon entrée et un début d’un flot ininterrompu de paroles, il commence à me passer quelques CD, dont certains sont intéressants, même passionnants sur un bon système. J’ai pas les références sous les yeux, je les ai laissées à mon frère pour qu’il cherche à en obtenir. Je précise que je ne suis pas un grand spécialiste du classique, même si je suis ouvert à lui dans certains cas, mais totalement hermétique à d’autres

Le premier disque qu’il me passe ne me passionne guère, c’est typiquement le genre de classique qui m’ennuie très vite .C’est sur ce disque que j’entend un souffle qui me semble provenir d’une soufflerie ou d’un bruit analogique très élevé issu du repiquage. Ce qu’il n’avait pas remarqué d’ailleurs. Mais c’est absolument pas gênant. Mais ma première impression me fait pencher pour un système quelconque. Mais je me garde bien de donner un jugement sur un disque inconnu comme ça. Par contre, c’était une petite formation et j’ai été très étonné de ne pas pouvoir localiser leur positionnement approximativement. Je ne pouvais pas me mettre vraiment au milieu, il y a un piano dans la pièce qui me l’empêchait. Sur ce, il m’affirme que son système dépend très peu du positionnement, et que de toutes façons, au concert, on n’écoute jamais au milieu (!!!!). Et il embraye sur la stéréo qu’il juge inutile de reproduire car les prises de son sont incompatibles et elle est artificielle. Je comprenais mieux pourquoi il m’était impossible de localiser une scène sonore, puisque à ses yeux elle est illusoire et inutile. J’avoue que ça m’a un peu choqué, mais ne pouvant en placer une…

Il me passe un disque étonnant de musique contemporaine tout à fait étrange. Ma première impression est un mise en avant de chaque son, tous placés quasi au même niveau. Je me disais qu’il était dommage que le disque soit aussi défini mais qu’il avait une sorte d’agressivité qui faisait plus « défini que défini ». Mais j’écoutais à ce moment plus l’œuvre que la chaîne, car ça passait pas trop mal et l’originalité me détournait l’attention.

Puis, après s’être vanté (c’est le mot) du manque de traînage de son système et de ses caractéristiques de reproduction de l’extrême grave, il me passe un très bon disque (enfin, je suppose) d’orgue. Je me demande bien où il a vu de l’extrême grave, le 30 Hz devais bien être à -15 dB en dessous ! C’est sur que ça traîne pas, vu qu’il n’existe pas. Je me demande si il a déjà écouté un système qui descend très bas… A ce moment, je trouve vraiment que c’est pas très agréable, surtout dans le médium : ça me casse un peu les oreilles et ça tient pas le niveau. Et l’absence de scène stéréo embrouille le tout qui perd du coup toute définition qui se transforme en agressivité. Ce qui me confirme l’aspect fabriqué de cette définition à bas niveau. C’est sur que sur un système bien réglé, ça parait avoir moins d’impact, mais si ça n’existe pas sur le CD d’origine, je vois pas pourquoi le créer artificiellement.

Ensuite, quelques concertos pour piano qui passent assez bien à bas niveau. Mais c’est pas trop ma tasse de thé. Et je le répète, mes impression sont basées sur des impressions sur des disques inconnus. Néanmoins ça ne m’emballe pas vraiment, je trouve que ce système a un son particulier incompatible avec ma conception de la hi-fi.

Timidement (un peu), je sors mon CD. Après avoir essuyé l’ire de YC sur les CD gravés (mais je le défie de le reconnaître de l’original), on passe les morceaux que la, je connais sur le bout des doigts. Et donc, voici les références et les impressions brutes :

Virgil Donati/Stretch it : C’est un court morceau d’un solo de batterie aux balais, à la prise de son explosive, extrêmement réaliste, d’une dynamique (la vraie) hors du commun. Je peux vraiment parler de la prise de son, car ayant moi même beaucoup fait de batterie, je sais quel volume sonore et quel type de son cet instrument peut avoir. On entend même les bruits mécaniques et la résonance particulière d’un des fûts. Sur ce morceaux, le système est catastrophique. C’est insupportable de distorsion, la batterie sonne faux et les cymbales sont méconnaissables. Ca casse les oreilles, c’est infernal. Ca a été un choc, mais finalement, ça ne fait que corréler les impressions que j’avais. Mais c’est pire que ce que je croyais. Et la, effectivement, le manque total de scène sonore détruit encore plus l’enregistrement qui est bien large et précis.

Dave Weckl/Transition/wake up : Excellent morceaux, bourré de détails très clairs, percussif à souhait. La encore, ça sonne faux. Je reconnais pas la caisse claire qui a changé. C’est agressif, faussement défini. Bref j’arrête avant la fin, tellement le morceaux est foutu en l’air.

Mike Mainieri/Los dos Lorettas : Une superbe prise de son de vibraphone dans un morceau envoûtant. Toujours aussi agressif, le système se permet même de saturer sur un canal (une sorte de bzz caractéristique) mais YC visiblement ne s’en est pas rendu compte. Le médium est à bout de souffle, pourtant le niveau n’est pas énorme. Mais quand tous les watts vont dans un pauv’hp de 8 cm (en gros), évidement, ça fait ça. Des fois je me dis que les pavillons, hein… Je passe direct au suivant, c’est vraiment une corvée d’écouter ça.

Bobby Mc Ferrin/Sweet in the morning : Un beau morceau qui met bien en valeur la voix de Mc Ferrin, même si c’est un travail de studio en re-re avec un réverb importante. En plus d’être un morceau que j’adore, c’est un chant à 5 voix parfaitement situé dans la scène sonore, chaque voix étant très facilement distinguable parmi les autres. Le manque total de stéréo correcte ruine la scène, et on arrive juste à percevoir celles de droite et de gauche. Sinon, ça tape pas trop dur, c’est correct. Mais bon, c’est pas non plus terrible.

Michel Camillo/rendez-vous/ : Sans intérêt. Toujours pareil, je trouve plus les synonymes. Ca sonne faux, nom de Dieu !Je passe vite au suivant.

Jeff Babko-Simon phillips/Vantage point/Vantage point : Une très bonne prise de son live, très naturelle, large avec une bande passante d’enfer. L’extrême grave tant vanté par le maître est absent (normal), ça vrille les oreilles tellement c’est agressif. Surtout que ce disque est très difficile à passer. C’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai pu déceler et corriger un problème sur mes enceintes. Décidément, y a rien qui passe sur ce système de malheur. Pour le ‘meilleur système du monde qui ridiculise les plus grands’, je commence sérieusement à me poser des questions.

Michel Camillo/One more Once/suite Sandrine part III : J’adore ce long morceau bien chargé, très latino américain avec camillo dans une formation plus imposante que d’habitude. Le son de ce disque est typique, tout doit être très distinct, ce qui la définition même de la heu… définition. Comme ce morceau commence doucement, YC met le son assez fort. Les percus du début sont pas terribles, mais bon, je craignais le pire au démarrage. Et ça a été vraiment cas : j’ai pas pu m’empêcher de faire la grimace tellement c’était agressif et faux. Ca sonnait mal à un point inimaginable. Quand à la scène sonore : une bouillie totale, aucune définition des instruments. Mais je me suis forcé à l’écouter jusqu’au bout (plus de 9 minutes !) pour constater l’ampleur des dégâts. A pleurer devant un tel massacre.

Simon phillips/ V8 : Ce morceau, issu d’une méthode de batterie, est un monument de la batterie sur séquenceur. S.P. jouant avec des fûts très peu amortis, les deux grosses caisses émettent un long son très grave infernal (on doit bien être dans les 25 Hz). Bon, ça c’est quand y a de l’extrême grave. ici, comme y en a pas (enfin, il fait croire qu’il y en a), le morceau perd de son coefficient testiculaire. Toujours agressif, je passe très vite à la suite, sans trop y croire.

Weather report/domino theory/domino theory : Cette curiosité délirante, à l’extrême grave soutenu par un traitement particulier des sons ne supporte pas la médiocrité. La preuve, j’arrête tout de suite le carnage. On entend bien le son typique des petits tweeters à dôme de merde à qui on demande trop de watts. Ca tue les oreilles.

Finalement, je laisse tomber le reste devant un tel désastre. Pas un seul morceau de ce que j’avais apporté était agréable. Dans le doute, je l’ai écouté après chez mon frère, sur le grand système et sur les casques qu’il a (dont un stax). Et la je retrouve le son dont j’ai l’habitude chez moi, aux différences de qualité près (mais qui ne dénaturent jamais la tonalité). J’avais donc pas rêvé, le système YC ne marche pas. C’est même pire, je crois bien que c’est le plus mauvais système d’un audiophile que j’ai jamais écouté (je parle dans un contexte de fidélité). Et ça ne fait que conforter ce que je dis toujours : faire n’importe quoi avec n’importe quoi, ça donne n’importe quoi. Et ça c’est la vraie physique. Si vous êtes pas convaincus, prenez RDV avec YC, prenez vos disques, passez outre le flot de critique de YC sur les disques que vous écoutez et jugez vous même. Ce que YC oublie, c’est qu’on est la pour écouter nos propres disques et juger si son système peut les reproduire correctement. Le contenu des CD eux-mêmes n’a pas à être jugé. Mais comme le son est mauvais, il faut bien qu’il trouve un moyen de dévier le problème. D’ailleurs, je suis certain qu’il est sincère, mais hélas… 40 ou 50 ans d’expérience pour arriver à ça, et ben… Je crois bien que mon premier système quand j’avais 15 ans était plus agréable que ça. C’est sur que les disques qui semblent avoir de l’impact sur ça, semblent tout de suite plats et sans définition sur un système bien réglé. Normal : le disque est comme ça ! Mais l’art de retourner la situation…

En fait, ce qui m’agace le plus, c’est que YC se croit être le seul dépositaire de la vraie HIFI. Il a le monopole de la qualité extrême. Avec son charisme certain, ses connaissances étendues qu’il tartine allègrement et qui épate l’assemblée, il arrive à faire passer l’impassable, tout en enfonçant les autres (Hiraga, Piel, Johannet et j’en passe, je les ai tous entendus). Normal, ils n’ont rien compris ! Mais YC a tout compris :

Prenez ce qui marche correctement : c’est de la merde.
Prenez ce qui ne peut pas marcher : C’est ça qu’il faut faire. Ne pas le comprendre, c’est être un crétin.

Mais YC a beau avoir une grande gueule, il ne m’impressionne vraiment plus, c’est pathétique. Parce que le résultat est la : son truc ne marche pas. Il fait croire sur des CD de classique soigneusement sélectionnés sur SON système à une grande définition et un impact d’enfer qui finalement n’existent pas. Alors quand on met un autre truc qui, lui, a de l’impact, c’est une catastrophe. La distorsion est tellement audible que je n’arrive pas à comprendre comment des gens de bonne fois ont pu être embobinés par son discours. Ses compétences techniques, mise à part une connaissance particulièrement encyclopédique, me font douter. Ses démonstrations sont soit floues (il ne sait pas de quoi il parle), soit simplistes, soit absurdes. Pourtant, il pose les bonnes questions ! Mais quand il y répond….

Bref, je vais pas en tartiner plus, je crois qu’on a compris. Que des gens écoutent des disques sur ce système et apprécient, c’est très bien. Ce système ne me plait pas du tout, surtout dans l’optique que j’ai de la hi-fi. Mais la chose que j’accepterai jamais, c’est que ces gens me donnent des leçon de hi-fi. Ils sont très mal placés pour ça, surtout avec un système pareil. Ce qui m’a bien fait rire, c’est que les gens qui ont du Cochet ne font que répéter les paroles du maître. J’ai été à demi étonné d’entendre exactement le même discours de la part du maître lui-même… Tout ceci pour dire à quel point il a réussi à influencer ses disciples ! C’est dément, tellement les défauts grossiers sont évidents. Je me dis que si j’avais obtenu un tel son avec mon système, j’aurais abandonné la hi-fi tout de suite !

Je ne m’étendrai pas trop sur les recettes à la Cochet sur ses systèmes, c’est tellement grotesque que ce serait une honte au bon sens. Il parait que ça s’entend.. Soit, mais faudra m’expliquer comment YC arrive à entendre l’influence d’un capuchon de Cinch sur un système qu’est même pas foutu d’avoir une stéréo potable. Faudra m’expliquer comment un gars qui entend des différences en rayant les CI n’a même pas entendu le bruit de soufflerie sur le premier disque qu’il m’a passé. Je crois surtout que l’auto suggestion individuelle, puis collective marche à fond. Et pour éviter de passer pour un ignare et un sourd, hein… Cochet est un gars intolérant et agressif avec une grande prestance, un prétention démesurée et une grande connaissance. Il n’en faut pas plus. Et ça marche. Et la connaissance, c’est facile à tartiner. La compréhension, c’est une autre affaire. D’ailleurs, je vais donner un exemple, pour donner une idée du contenu. C’est très typique du discours de YC :

Quand je suis entré, mes premiers mots on été « c’est pas très gros ! » (je m’en doutais, mais bon…). D’emblée (et à partir de ce moment), un torrent de mots débutait. Dialogue :

« Mais, cher monsieur, un système qui marche est forcement petit. C’est physique, c’est logique. Mais ça, personne en l’a compris. Les gros systèmes, c’est épouvantable, ça ne marche pas »
« Ha bon ? »
« Mais oui, à cause du traînage dans le grave »
« Mais encore ? »
« Il ne faut pas que la distance de l’onde arrière du HP de grave dépasse de 1 mètre celle de devant, sinon, c’est nul, ça traîne. Déjà un mètre c’est pas terrible . D’ailleurs, ici, je dois être à la limite avec plus de 50 cm. »

La j’ai résumé 10 minutes de dialogue, mais on a compris la logique du truc. Donc, les gars qui ont des enceintes de plus de 50 l, remballez vos gaules, vos systèmes sont à chier.

J’étais tellement surpris, puis atterré par ce que j’entendais que j’ai même pas répondu (ça aurait été de toutes façons totalement vain, il n’écoute pas ce que l’on dit). Ce qu’il avait oublié, c’est que l’évent de ses enceintes est à l’arrière et que le mur était au moins à un mètre encore. Ce qui veut dire que l’onde pour revenir au niveau du HP doit faire l’intérieur de l’enceinte, un aller et retour sur le mur et la longueur de l’enceinte, ce qui doit faire au bas mot 3 mètres (de grâce, que celui qui aurait l’idée saugrenue de me dire que les ondes BF sont omnidirectionnelles et arrivent sans réflexion se taisent, c’est faux) . Et bien, il affirme haut et fort que, non seulement son système a de l’extrême grave (ou ça ?), mais en plus, il a un traînage nul. C’est marrant, hein , sur mes enceintes de 125 l, j’ai 3 fois moins de longueur et le 30 Hz à 0dB… Mais c’est de la merde (normal, c’est du JBL)!

Que tous ceux qui ont (en vrac) : une DL103 ( le pire qui soit ! la référence étant l’Ortofon AT33E ) , des pavillons, du JBL et autre Altec, du vinyle, des tubes… Sortez, c’est de la merde. Je rappelle que je répète exclusivement le discours à Cochet ! J’en oublie plein, évidemment, tout le monde en a pris pour son grade.
Par contre, les systèmes laids (parce que la, c’est un record, à croire que pour marcher, un système doit être laid), donnant une impression de bricolage de fiabilité douteuse et surtout très dangereux (le 220V à l’air, vu que les capots des prises est une cause majeure du mauvais son) sont une constante chez lui. Tout est ridicule, de la pièce de monnaie collée sur le palet presseur du pauvre lecteur CD (qui évidement, fonctionne exactement comme l’original, ou peut-être moins bien) jusqu’à cette sorte de tour Eiffel en métal plastifié rouge, monté sur aimant de HP posé sur deux bouts de bois dans le châssis du CD (je ne plaisante pas, c’est une sorte d’antenne qui , selon Cochet, détourne les champs, cause ultime des problèmes). Je préviens Bijojo, que YC a trouvé le pourquoi du comment et que les explications MDI viennent du fait que Bijojo n’a rien compris (texto). Il parait que ça se mesure, que c’est physique, mais j’ai pas pu en savoir plus (à mon avis, il disais plutôt n’importe quoi).

Bref, rien de nouveau dans ce monde ésotérique. Je comprends juste que je continue à poursuivre dans la voie que je me suis tracé : bon sens, mesures ad-hoc et discipline. Et la sûreté du résultat au bout.

Vous pouvez réagir entre vous, mais je ne prendrai pas plus de temps à me justifier, c’est pas la peine. L’expérience m’a appris que pour juger il faut écouter, pas croire sur parole. Jusqu’à un certain point.

Pour ma part, en étant poli, je qualifierais YC de « meles meles ».

J.

« Dans la qualité d’un ampli, le schéma est accessoire. Seule la qualité des composants est en cause. »
Y. Cochet, le 4/6/2001

Que de souvenirs…
Mais qu’est il devenu ? Cela fait quelques années que l’on en entend plus parler… Se serait-il rendu compte de son égarement ? Nul ne le sait…
Je suis rassuré, la relève est assurée et le monde du GNIQ peut s’enorgueillir d’avoir encore de beaux spécimens…
La seule erreur que j’ai commise dans ce texte est d’assigner l’ET-33 à Ortophon, plutôt qu’Audio Technica, chose que personne n’avait relevé à l’époque…

Jipi
(Pour ceux qui s’interrogent sur Meles meles, un 3615 google devrait les aiguiller. J’avoue que j’aime beaucoup.)

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