Jipihorn's Blog

mai 7, 2014

Record d’affluence !

Filed under: Audiophilie, Coup de gueule, Rhétorique, Ridicule — jipihorn @ 4:06

Rhalala, il suffit que je parte en vacances quelques jours pour que ça se déchaine sur le blog !
Que la vidéo sur certains mythes des enceintes acoustiques produise des débats, c’est aussi le but. Je ne détiens pas non plus la vérité vraie et un avis contradictoire est salutaire (si évidement ça ne tient pas du troll, mais c’est pas le cas).
Par contre, j’ai découvert un afflux considérable de visites à propos d’un ancien post que j’avais écrit à l’époque sur la logique (que je considère idiote) de forcément montrer patte blanche pour lire des posts qui me concernent. Et c’était d’ailleurs la seule chose que je peux leur reprocher, vu que je ne connais pas spécialement ce forum. Je ne les fréquente que rarement car trop nombreux. En parallèle, j’ai reçu une alarme comme quoi des insultes fusent dans les commentaires. C’est as vraiment le but d’avoir des grosses affluences à cause de crêpage de chignons (même si des fois, ça me fait marrer).

Alors, je vais répéter sur ce point les règles que j’applique ici, sur ce blog au niveau des posts :

– Je ne censure aucun commentaire, sauf évidement cas spécifiques (délation, racisme, données personnelles publiées…) qui, jusque ici, ne s’est pas produit.
– La liberté d’expression me donne une règle infaillible : la liberté d’offenser. Après, si ça tourne en foire d’empoigne genre cours d’école qui mène à rien, je stoppe la publication de commentaires sur le fil, mais ça rentre dans le cadre au dessus.
– Faut savoir supporter de se faire traiter de con, de crétin, d’abruti ou de trou du cul. Je n’ai aucun problème à me prendre des insultes, mais gare au contrecoup. Si la liberté d’expression permet d’être offensant, elle permet aussi de répondre. C’est une arme redoutable dans les deux sens. Et puis merde, quelqu’un qui dit des conneries et qui persiste est un con. Et on est toujours le con de quelqu’un. Franchement, faut vraiment avoir le cuir fragile pour défaillir à la moindre insulte de base. La stupidité prodiguée par des gourous à longueur de forum me semble bien plus offensante, plus proche de ce que définis comme la vraie vulgarité (opposé à la grossièreté qui ne me pose pas vraiment de problème).

Simplement, si vous n’êtes pas d’accord entre vous, évitez les attaques ad-hominem car ça montre surtout une faiblesse totale d’arguments et c’est pas efficace.

Mais bon, je ne peux m’empêcher de penser que certains audiophiles sur le devant de la scène véhiculent des idées absolument stupides, sont des imposteurs bouffis de prétention. Si on amène les preuves, ça me va, on peut les affubler de ces termes car c’est la réalité. C’est plus difficile, mais c’est bien moins lâche que la censure dont certains usaient et abusaient dans leur forums.

Jipi.

août 17, 2011

Dumbass quote of the day.

Filed under: Dumbass, Rhétorique, Ridicule — jipihorn @ 12:26

Et il l’a bien cherché, notre Jean-Michel Le Cléac’h national chez Delphi :

Ce qui est très critiquable c’est l’utilisation que fait Jérôme Prevost des écrits de ce Francis LIBRE sur son blog. Je lui ai déjà dit que cela déservait son blog qui n’a d’ailleurs qu’une activité de plus en plus limitée… on ne peux pas faire de l’audience uniquement avec des attitudes négatives.

J’ai eu une grosse montée de visites issues de Delphi dernièrement, mais finalement rien de spécial à part les habituels ad-hominem ; signe d’un vide argumentaire de rigueur. Il y a eu aussi un soubresaut venant de chez homecinema-fr, justement sur ses pavillons et sur leur présumée « rigueur mathématique et scientifique des lois de l’acoustique », mais ça, on verra sérieusement plus tard (je vous rassure, c’est une légende urbaine).

Mais ici, deux remarques :

  • je le défie de me citer un article ici où j’utilise les commentaires  de ce contributeur, ce qui range sa phrase dans la liste des Dumbass Quotes. Ce qui est marrant, c’est qu’il semble bien mieux connaître cette personne que moi ! Attention, ça pourrait le desservir…
  • Pour sa gouverne, c’est calme ici parce que j’ai autre chose à faire en ce moment. Et puis, il me semble que lui aussi est bien plus discret ces temps-ci, de devrais-je en déduire ?  Et la encore, comme à son habitude, il s’acharne sur la forme et non le fond. Classique. Qu’il se rassure, je ne l’oublie pas, je prépare la suite pour la rentrée.

Si il croit que les lecteurs habituels ne savent pas faire le distinguo entre mes articles et les commentaires, c’est vraiment qu’il prend les gens pour des demeurés.

Serait-ce un effet de bord de l’effet Dunning Kruger ? Encore ?

Jipi.

mai 9, 2011

Facepalm du jour.

Filed under: Dumbass, Rhétorique, Ridicule — jipihorn @ 10:42

Remporté avec brio par un champion :


Faudrait que quelques personnes se cotisent pour lui acheter un livre d’initiation sur le sujet, ou même juste un dictionnaire.

Jipi.

avril 12, 2011

Absolute dumbass quote of the day…

Filed under: Dumbass, Rhétorique, Ridicule — jipihorn @ 7:45

Je n’ai même pas à citer l’auteur :

Ouch

Enfin,  je me fais une représentation mentale plus complète de quelques perceptions (¹).

Jipi.

(¹) : Je veux dire que je commence à comprendre pas mal de choses. Vous commencez à appréhender ?

mars 19, 2011

Minute de philosophie de comptoir :

Filed under: Rhétorique, Ridicule — jipihorn @ 8:47

Bon, j’ai un mois de retard, je ne visite pas souvent les forums d’Elektor.
Mais qu’importe, prenez votre leçon quand même (verbatim) :

Ah NONNNN !!!!!

Un gourou te conditionne à penser la même chose que lui.

Un maitre t’apprend à penser aussi bien que lui.

Et moi je me contente de :

– t’inciter à moins penser, et plus percevoir (moins de mental et plus de ressenti)

– te faire prendre consience de plusieurs choses (juge, parties…)

– te donner un exemple pour te construire ta propre façon de penser

Un gourou FORMATE. (il s’enrichi avec ça)
Un maitre ENSEIGNE. (il est payé pour ça)
Et moi j’essaye d’éveiller. (je me dépense pour ça)

Cordialement
Francis

Ça fait beaucoup de mots pour dire « modestement polluer les esprits ».
Enfin bon, face à un tel programme, un seul mot me vient à l’esprit :

fuyez !

Jipi.


Au fait, qui aurait cru que le To-220, c’est pour le Transistors car Trois pattes  et le Do-220 pour le Diodes car Deux pattes ?
Moi non plus. Ni Fairchild avec ses diode si adulées qui sera bien content d’apprendre qu’ils ont tord, ni Vishay, National, ni personne en fait. Je n’en ai aucune trace dans les centaines de librairies de DXP. Et les LM2591, c’est quoi ? Des Co-220 car ce sont des Convertisseurs à Cinq pattes ? C’est bien gentil de faire son gros malin, mais faut vérifier avant de se ridiculiser en public (enfin bon, son public a l’air de suivre scrupuleusement le conseil de « moins penser »).

mai 31, 2010

Apprenez la méthode Ibre en une leçon !

Filed under: Rhétorique, Ridicule — jipihorn @ 6:35

Pearls Before Swine

« Et c’est pourquoi je pense que dimmy flum hum jimmer jam hoo haw »

« Qu’est ce que tu fais, Pig ? »

« Je suis un débatteur à charabia. Quand un opposant marque un point, je le contre  en me mettant à parler en charabia… Ça désoriente et c’est une stratégie très maline »

« Je ne pense pas que ce soit malin. Je pense que c’est stupide »

« Je chimmy respectueusement chang ding dong »

Merci qui ?

Jipi.

mai 25, 2010

Béotien et frotte-manches partie 1 : l’effet Dunning-Kruger.

Ceci est un article en plusieurs parties servant de soutien à la dernière qui servira d’exercice d’application. Il est publié dans l’ordre inverse, ce qu’il fait que les articles sont dans l’ordre de lecture et vous pouvez lire les suites :

Béotien et frotte-manches partie 2 : kit de détection de foutaises.

Béotien et frotte-manches partie 3 : bruit blanc sémantique.

Béotien et frotte-manches partie 4 : étude d’un… hem… cas.

Peut-être que certains d’entre vous ont entendu parler de l’effet Dunning-Kruger. Pour les autres, cet effet est un biais cognitif qui se matérialise par une surévaluation des compétences par les incompétents et réciproquement. L’étude de Justin Kruger et David Dunning parue en 1999 dans le revue Journal of Personality and Social Psychology est très sérieuse, bien que peu politiquement correcte, malheureusement en anglais. D’ailleurs, cette étude a reçu l’Ig nobel 2000, tellement elle semble décalée. Attention, si l’Ig Nobel était à ses début défini comme un prix récompensant les études « ne peuvent pas ou ne doivent pas [sous-entendu, car inutiles ou nuisibles] être reproduits », il est depuis défini comme « Faisant rire les gens au premier abord, puis les fait réfléchir ». Ceci pour préciser si certains pourraient se sentir visés et aller foncer sur la version française de Wikipédia qui est fausse.

Ce texte montre une espèce d’universalité sur la surévaluation de ses compétences lorsque l’on n’en a pas. Elle étudie ce phénomène dans différents contextes avec des résultats similaires. Il faut bien admettre qu’elle ne fait que mettre au jour quelque chose que l’on suspectait déjà. Il est probable que tous les lecteurs qui se sont spécialisés dans un domaine se souviennent comment ils étaient en tant que débutant et comment ils perçoivent leurs compétences en tant que confirmés. Attention, ça n’est pas une question de temps (les compétences n’arrivent pas tout cuit en attendant et en tournant en rond), mais de formation et de pratique. Des variantes existent comme « l’illusion de supériorité » ou l’effet du Lac Wobegon, ce dernier s’appliquant plus à un groupe qu’à un individu.

Moi même, quand j’étais gamin et que je faisais mes circuits imprimés, je me voyais alors comme un cador en électronique. Effectivement, faire des circuits c’est facile, mais de là à percevoir tout le monde qu’il y a derrière, il faut le vouloir. On peut rester toute sa vie à ce niveau, pensant être compétent, alors que l’on a une connaissance du domaine ridicule. Une fois dans les cours sérieux d’électronique, la, on se remet en question, on jette tout ce que l’on sait (qui est souvent faux car on a tendance à créer ses propres théories) et on commence à causer sérieusement. Plus on se spécialise, plus on se rend compte de ses lacunes, ce qui fait que, finalement, les plus compétents sont souvent les plus prudents (je n’ai pas dit modeste).

Même chose en musique. Après avoir joué tout seul des rythmes de rock, on se prend à être le meilleur car on sait jouer ce qu’on a sur ses disques. Et puis un jour, on rencontre un prof compétent et l’on aborde tout à coup la lecture de partition, le solfège, la technique… Et on se rend compte que l’on ne sait rien. Et puis, on apprend, on travaille (chose que je n’ai pas assez faite à l’époque malheureusement) et on reste prudent car plus on avance, plus on se rends compte que l’on en a seulement juste égratigné la surface.

Autre domaine, l’informatique. Quand on est ado, on se prend pour un hacker de génie. Parce que l’on fait de l’assembleur, qu’on fait quelques algorithmes malins, on se prend pour un grand informaticien. Puis, on se retrouve dans une boite avec des gens qui font ça depuis des années. Et puis, on s’en prend une bonne dans la tronche : on se la ferme et on écoute. Écrire du logiciel pour de la production industrielle, ce n’est pas faire du bidouillage. Et ça, il faut des années de pratique pour commencer à dire, par exemple, je connais bien la programmation C++ (ici, je ne parle que d’un langage). On rencontre l’effet simplement dans les CV d’étudiants fraichement débarquées de leur école ont des CV avec 15 langages, 10 méthodes, 10 systèmes d’exploitation. Et puis, au bout de 20 ans de métier, on peut se dire que l’on connait réellement qu’une poignée de langages, quelques technologies, aucune méthode applicable telle quelle en pratique et les évolutions du même système d’exploitation.

Avec le temps, la dure réalité rattrape toujours quand on se retrouve face à des vrais experts. Avoir entendu parler, ça n’est pas connaitre. Et, lorsque l’on n’a pas eu la chance de prendre sa fessée, les lacunes sont souvent comblées par des théories fausses crées ad-hoc, souvent inconsciemment pour « expliquer » les manques éventuels d’une connaissance limitée.

Prochaine partie : comment détecter les foutaises avec une compilation des techniques de Carl Sagan, Michael Shermer et Brian Dunning

Béotien et frotte-manches partie 2 : kit de détection de foutaises.

Carl Sagan, dans son ouvrage « The Demon-Haunted World: Science as a Candle in the Dark » définit ce qu’il appelle le « Baloney detection kit » (le détecteur de foutaises). Ceci se présente sous la forme d’une liste de signes caractéristiques des âneries exposées comme étant des vérités, mais qui sont totalement fallacieuses, malhonnêtes ou idiotes.

Cet ouvrage est un classique de la pensée critique et quiconque s’intéresse un peu à la science se doit de l’avoir lu. La méthode scientifique vulgarisée par un talent d’écriture rare. Malheureusement, cet ouvrage, n’est pas, à ma connaissance, traduit en français, ce qui est une honte.

Partant de ce kit, véritable boite à outil de la pensée sceptique, Michael Shermer en a publié une autre version en vidéo avec quelques variantes. Dans l’audio, ces deux versions ont des parties extrêmement pertinentes et utiles pour détecter l’imposture. En voici les principales :

1-Autant que possible, il doit y avoir des confirmations indépendante des faits : Si il n’y a qu’une personne qui affirme, méfiance…
2-Encourager les débats essentiels sur les preuves avec des tous les partisans compétents ayant des multiples points de vue. Attention au mot « Compétents » ! On parle de compétence dans le domaine !
3-L’argument d’autorité a peu de poids (il n’existe pas d’ « autorités » en science). Tout au plus il y a des experts dans un domaine qui sont statistiquement moins aptes à se tromper dans leur domaine d’expertise. Mais, avant tout, ce sont les données qui importent.
4-Lancer plus d’une hypothèse – ne pas simplement partir sur la première idée qui a accroché votre imagination. Bien sur, il faut que les hypothèses soient de la même « qualité ».
5-Essayer de ne pas trop s’attacher à un hypothèse seulement parce que c’est la votre. C’est humain, mais ca n’est pas parce que c’est votre idée qu’elle est juste. Et parler fort de son idée ne la rend pas plus juste non plus. Et critiquer les idées des autres ne rendent pas l’idée juste non plus (méthode habituelle des créationnistes vis à vis de la théorie l’évolution).
6-Quantifier, dans la mesure du possible. Quelque chose de non quantifiable n’a aucune valeur. Quantifier commence par mettre en avant l’existence du phénomène, ce qui n’est pas trivial. Autre aspect fondamental : toujours avoir une idée précise des ordres de grandeur manipulés.
7-Si il y a une chaine d’argument dans un raisonnement, tous les maillons de la chaine doivent fonctionner. Très important de ne pas oublier les prémisses, car nombre de magnifiques constructions intellectuelles sont fausses dès la première ligne à cause des suppositions (souvent non écrites explicitement) considérées par erreur comme évidentes.
8-Le rasoir d’Occam – Si deux hypothèses expliquent les données d’une manière équivalente, choisir la plus simple. Attention à bien comparer deux hypothèses ÉQUIVALENTES ! Attention aussi à la notion de « simplicité », ceci ne veut pas forcément dire plus simple à comprendre.
9-Demander si une hypothèse peu, tout du moins en principe, être falsifiable (démontrée comme fausse par un test non ambigu). En d’autres termes, est-ce testable ? Est-ce que d’autres peuvent dupliquer l’expérience et obtenir les mêmes résultats ? Fondamental. A partir du moment où une affirmation est construite pour être non falsifiable, la rejeter sans appel : on est dans une manipulation rhétorique. Le non falsifiable empêche de savoir si l’affirmation est vraie ou fausse. Dans l’audio, y a du boulot car le non-falsifiable traine dans tous les coins…

Michael Shermer ajoute celles-ci :

10-Quelle est la fiabilité de la source de la revendication ? En audio, qui est le plus fiable ? le forum public Delphi avec sa poignée de philosophes de comptoir  ou les publications de l’AES peer-reviewed ?
11-Est ce que quelqu’un a déjà tenté de réfuter la revendication ? Si personne n’a tenter d’invalider, c’est qu’il y a un problème. C’est le métier du scientifique de mettre à l’épreuve en permanence les théories.
12-Vers quoi tend la prédominance des preuves ? Si le prétendant est seul contre la convergence de preuves de « la science établie », c’est pas un complot, c’est que la revendication est fortement suspecte.
13-Est ce que le prétendant utilise les règles de la méthode scientifique ? Attention à bien différencier la vraie science à un ersatz qui en a l’apparence. La vraie science fournit des données et non des avis ou des constructions sémantiques.
14-Est-ce que le prétendant donne des preuves positives ? Très important, ca n’est pas parce que les autres ont tord que l’on a raison. Cette technique est utilisée à tour de bras.
15-Est ce que des croyances personnelles nourrissent la revendication ? C’est difficile, mais il faut se détacher des croyances. Seul les faits et les preuves ont une valeur. Avoir une conviction solide ou parler fort ne donne pas plus raison (c’est plutôt un cache misère).

Il existe bien d’autres variantes (dont celle particulièrement bien réalisée sous la forme d’un court-métrage de Brian Dunning « Here Be Dragons » à voir absolument, mais sans les sous-titres en Français pour l’instant), mais rien qu’avec ça, on peut sentir venir la foutaise de loin car il est quasi certain que ces règles seront bafouées sans vergogne, quelque fois d’une manière sincère, mais souvent par pure malhonnête intellectuelle. C’est difficile à appliquer. Cela demande de la discipline et quelque fois mettre son amour propre dans la poche. Par ailleurs, un raisonnement fallacieux peut se glisser à son insu, d’où l’importance des sources, des données et des faits. Sans cela, il est impossible de discerner le vrai du faux.

Et surtout, quand la preuve montre que l’on s’est trompé : changer d’avis. Difficile, mais l’amour propre blessé est peu par rapport au gain de connaissance que l’on a acquis.

Retenez bien ces règles, elles vont nous être utiles pour notre exemple final.

Béotien et frotte-manches partie 3 : bruit blanc sémantique.

Daniel Dennett est un philosophe américain, orienté dans la philosophie des sciences, surtout dans les domaines des sciences cognitives et la biologie de l’évolution. Accessoirement, il fait partie des quatre cavaliers des athées avec Sam Harris, Christopher Hitchens et Richard Dawkins. C’est un très bon vulgarisateur et est passé maitre dans le démontage des constructions sémantiques utilisées par les philosophes théologiens.

Dans une vidéo publiée récemment, il donne des exemples de méthodes et erreurs courantes dans ce domaines comme ce qu’il appelle « the use mention error » (UME), c’est à dire la confusion entre la chose et le concept de la chose (ici il donne l’exemple d’ouvrages qui sont des UME sur Dieu et le concept de Dieu). Comme il l’affirme, on ne croit pas au lapin de pâques, mais on croit au concept de lapin de pâques. Dans le monde audio, c’est un type de confusion assez rare, sauf pour ceux qui se prennent pour des philosophes sans en avoir la compétence.

Dans cette vidéo, il décrit les théologiens comme les « spinmeisters » de la religion. Ce terme sans équivalent français, connu aussi sous le terme « spin-doctor », signifie en gros les personnes des relations publiques qui essaient de contrecarrer une publicité négative en publiant une interprétation positive des mots ou actions des  individus qui les emploient (sociétés, politiciens…). Pour être un bon spinmeister, il énumère ce qu’il appelle « the cannons of god spin » (en gros les qualités essentielles du mensonge pour qu’il passe bien) :

1-It’s not a bare-faced lie. [ce n’est pas un mensonge éhonté] : cette règle n’est pas toujours appliquée…

2-You have to be able to say it with a straight face. [vous devez être capable de le dire en gardant un air sérieux]

3-It has to relieve skepticism without arousing curiosity. [il doit dissiper tout scepticisme sans éveiller la curiosité] : très, très important !

4-It should seem profound. [il devrait paraitre profond]

Ces règles sont applicables dans bien des situations, dont l’audio, où les mécaniques rencontrées dans l’argumentaire religieux font florès.

Par ailleurs, il définit un nouveau terme qu’il nomme « deepity », ce qui pourrait se traduire par le néologisme « profondité ».Il la défniit comme une proposition qui semble profonde parce qu’elle est en fait logiquement mal formée. Elle a (au moins) deux lectures et se tient entre elle d’une manière incertaine. Sur une lecture, elle est vraie et mais triviale. Sur les autres elle est fausse, mais ferait « trembler la terre » si elle était vraie. L’exemple qu’il donne est le suivant :

« Love is just a word » (amour n’est qu’un mot).

Le sens premier serait : « amour » n’est qu’un mot, ce qui est vrai et trivial. On pourrait dire « bouillotte » n’est qu’un mot.

Le deuxième sens serait « amour n’est qu’un mot », ce qui semble profond, mais faux. L’amour peut être toute sorte de choses, mais certainement pas un mot. Comme il le dit avec malice : « vous ne pouvez pas trouver l’amour dans un dictionnaire », ce qu’il définit comme une « quasi profondité »…

Il finit par donner des exemples de phrases prises très au sérieux car transpirant de profondeur, alors qu’elles sont ridicules. Son exemple principal vient de l’écrivain Karen Armstrong, spécialisée dans des essais sur la religion, faisant partie de ce qu’on appelle les « théologiens sophistiqués ». Cette pseudo-nouvelle espèce de théologiens se caractérise par des écrits totalement abscons, ce qui leur permet surtout de pouvoir sortir l’argument imparable quand on les critique : « vous n’avez pas compris ce que j’ai écrit ». Leur problème, c’est que finalement, ils sont les seuls à comprendre les choses telles qu’ils les « expliquent ». L’exemple (hilarant) qu’il donne est le suivant, sous la forme d’un sketch s’inspirant du personnage de Tommy Flanagan (1), le menteur pathologique du comique américain John Lovitz, en utilisant des vraies phrases de Karen Armstrong :

Question :

Do you believe that God exists ? [croyez vous que Dieu existe ?]

Réponse (Karen Armstrong dans la peau de Tommy Flanagan) :

Ho, no. I think that’s the wrong question (…). [Oh, non. Je pense que c’est la mauvaise question]

Because it supposes that God is a being that might exist or not. [parce que cela suppose que Dieu est un être qui peut ou ne peut pas exister]

But, god is no being at all ! [Mais, Dieu n’est pas un être du tout !]

In fact, God is being itself ! [En fait, dieu est lui-même !]

Yeah that’ the ticket ! [Ouais, c’est tout à fait ça]

Moreover, God is being itse… no ! Even more ! God is the God beyond God ! [De plus, Dieu est un être en lui mê… Non ! Bien plus que cela ! Dieu est le Dieu au delà de Dieu !

Ceci montre bien le grotesque des écrans de fumée sémantiques lorsqu’ils sont poussés à l’extrême. Mais sans aller jusque la, en revenant dans le monde audio, c’est une « arme » utilisée très couramment. Au lieu de citer des faits, il est bien plus facile de sortir des considérations purement arbitraires, des montages intellectuels (encore que…) bien fournis en mots compliqués et d’auteurs philosophiques qui seraient bien embarrassés de voir leur nom utilisé d’une manière aussi galvaudée. Ce que j’appelle du « bruit blanc » (white noise) n’a aucune valeur en soir, ça n’est qu’une diversion bien que leurs auteurs aient souvent l’impression que ce qu’ils disent est génial ! La variété des techniques est très large et nous verrons dans le prochain et dernier billet quelques exemples bien gratinés. C’est une forme de logique fallacieuse que les américains nomment « Red Herring », c’est à dire une diversion. Il existe beaucoup d’autres formes de ‘Red Herring » et la fumée rhétorique en est une. Les aficionados de ce type de bruit blanc sont souvent emportés par leur propre babinage, se sentant presque pousser un cerveau, tellement ça semble profond. Un peu trop, peut-être. Mais dans tous les cas, cela reste une diversion sur le vrai sujet.

J’utiliserais le terme de profondité d’une manière plus large, sans qu’il y ait un sens premier trivial, mais toujours avec le sens premier de profondeur alors qu’elle est mal formée. Souvent, il n’y a pas de sens réel bien qu’elles en donnent l’impression, par fausse profondeur. Mais jamais, la profondité n’apporte un quelconque argument, surtout dans la méthode scientifique. C’est l’arme de dernier recours lorsque l’on ne veut pas perdre la face. Après, le talent permet de faire passer le truc comme sur des roulettes. Mais ce talent, il faut l’avoir.

(1) Tommy Flanagan est un personnage menteur qui a un tic de langage à chaque fois qu’il finit de construire un mensonge en disant « Yeah, that’s the ticket», expression sans vraiment d’équivalent français que l’on pourrait traduire en gros par : « ouais, c’est exactement ça ».

Béotien et frotte-manches partie 4 : étude d’un… hem… cas.

Et bien voila, il suffit que je m’absente pour que l’on parle de moi. En mal, évidement ! Mais bon, j’ai l’habitude, en général, ça m’indiffère car les arguments sont absents et/ou tellement stupides que ce serait peine perdue pour quelques égarés irrécupérables.
Cette foi-ci, c’est autre chose. C’est du lourd, du costaud, du premier choix.
Non que ce soit plus intelligent ou plus pertinent (je vous rassure), mais le personnage est de notoriété publique, avec ouvrages conceptuels et cour de lèche-bottes décérébrés. Ceci méritait cette longue introduction en trois parties, chacune ayant les outils d’analyse de base pour faire une étude de cas gratiné. Car il faut bien dire, le personnage ne vole pas bien haut malgré toutes ses tentatives philosophico-physico-electronico-acoutico-ridiculo-intellectuelles. Beaucoup de bruit blanc, mais beaucoup de creux aussi comme nous allons le voir. Le tout entouré d’une horde de suiveurs fidèles dont l’esprit critique et d’analyse ont du être annihilés dès la naissance par trop d’école buissonnière ou par manque de capacités intrinsèques.

Impossible de faire le tour de l’œuvre dans un billet de blog : une phrase de cette personne nécessite à chaque fois dix phrases pour rétablir l’ordre… Un grand classique. Mais son petit chapitre récent donne une idée qui peut être généralisée au contenu quasi-intégral de sa production. Je laisse le soin au lecteur un tant soit peu rigoureux de se faire la main sur le reste.

Mais commençons par le commencement : ce fameux texte, paru sur elekor.fr le 12 mai dernier sous la plume de ineffable Francis Ibre, le chantre du subjectivisme dur et de la science molle, auteur du non moins ineffable ouvrage de référence dans le domaine « Bien entendu – Itinéraire d’un audiophile », ouvrage que j’ai acheté (oui monsieur !) et qui ne laisse pas vraiment indifférent (en tout cas, dans la famille, on en rit encore).

Permettez moi d’introduire auparavant la notion de « facepalm », mot anglais sans équivalent en français correspondant à cette attitude et dont la légende signifie « Parce qu’exprimer à quel point c’est stupide avec des mots ne fonctionne simplement pas« . Nous en auront besoin à certains moments pour exprimer cet embarras si profond et si indescriptible. Existe aussi sous une autre variante à deux mains pour les gros embarras (lorsque les mots manquent pour décrire la consternation, il y a toujours le facepalm) et extrême (quand un simple facepalm ne suffit plus) pour les cas extrêmes.

Maintenant, accrochez vous, je vais en prendre plein la tronche :

Comment dire… Allez, je serai indulgent, ça doit être juste un coup de mou passager.

Il confond allègrement l’évaluation subjective d’un système avec l’écoute de la musique. Oui, je confirme, l’évaluation subjective des défauts d’un système et le réglage « à l’oreille » , telle qu’elle est décrite par Ibre et admise dans le milieu subjectiviste standard, c’est à dire « non contrôlée » n’a aucune valeur, comme il l’a été démontré par des publications sérieuse disponibles sur l’AES par exemple (1). Évidement, malhonnêteté intellectuelle oblige, il veut nous faire confondre « évaluation » et « écoute ». A moins qu’il ne fasse pas la différence. Faisons un parallèle simple, qui, je l’espère sera à sa portée : écouter de la musique pour régler un système est équivalent à utiliser un film pour régler un vidéoprojecteur : c’est inefficace, peu fiable et aléatoire. D’ailleurs, les audiophiles sont particulièrement peu efficace pour faire des systèmes qui marchent et leur taux de réussite est très faible (ceci je le tiens de la conclusion de quelques connaissances qui ont écouté des dizaines et des dizaines de systèmes pour le compte d’une revue bien connue).

Passons sur un petit ad-hominem indirect, sur un système dont il ne sait rien et dont je n’ai parlé à aucun moment. Serait-il trop difficile pour lui d’imaginer que j’ai de multiples moyens d’écouter de la musique et d’évaluer correctement ce genre de choses ? Haaaa, l’aveuglement de la prétention…

Ibre qui se prend à donner des leçons de méthode scientifique ! Celui qui ose dire qu’il est légitime d’accepter une affirmation sans en connaitre la source (quand c’est lui qui le dit, évidement), principe bien entendu en totale contradiction avec la règle n°10 de la deuxième partie ? On aura tout vu, lui qui déverse de la pseudo-science en blouse blanche à longueur de forum et de livre. Mais que lui a-t-on appris à l’ENSET ?

Oui, c’est tout à fait dans la méthode scientifique de nier des affirmations péremptoires, sans preuves pour étayer les affirmations et qui, sans rigoler, sont en totale contradiction avec les connaissances pourtant solides existantes. D’autant plus que ce qu’il affirme est parfaitement explicable, répétable, publié avec des faits, preuves et données. Pourquoi la science irait s’intéresser la ou il n’y a rien à regarder simplement parce que l’explication actuelle ne lui plait pas ? Qu’il donne des résultats dans des conditions contrôlées et on verra après si ces effets niés existent encore. Dans la deuxième partie sur la détection de foutaises, est-ce que le point n°1 est vérifié ? Mhhhh, je ne crois pas, non. Puis le point n°10 doit s »appliquer : quelle est la fiabilité d’un billet d’un forum sur internet ? Puis le n°13 : quelle(s) méthode(s) scientifique(s), c’est à dire contrôlée pour s’affranchir des biais probables, a(ont) été appliquée(s) ? Et le 15 : Les audiophiles n’ont ils pas cette volonté de croire qu’ils entendent ce qui ne peut être entendu ? Et le n°6 ? Ceci fait trop de points non résolus avant que l’ont puisse éventuellement s’intéresser au sujet.

Ibre faire de la science ! Décidément, on ne m’épargne rien… Faire de la philosophie de comptoir, ça n’est pas faire de la science. C’est faire de la philosophie de comptoir.

Rhooooo, la, j’avoue que je n’aurais jamais imaginé qu’il aurait osé cette réponse. Et bien si !

Donc, si je comprends bien, il a écarté 99.9% de la production post-1980 de sa discothèque ! Dommage, il y a pourtant des trucs sympa, tant pis pour lui !

Mais… Attendez… Jetons un œil dans son ouvrage de référence « Bien entendu« , page 341-342, là où l’on découvre, émerveillé, une sélection de CD du maitre, la crème de la crème, la quintessence du bon, l’essence de l’émotion, le nirvana du naturel, les bits de l’orgasme. Que voyons-nous devant nos yeux humides de reconnaissance et d’amour ? Ceci :

  • Eugen M, DOMBOIS « The baroque lute” SBK
    60372 Sony classical (naturel et aération)
  • Radu LUPU, SCHUBERT “Moments musicaux”
    DECCA Ovation 417 785-2
  • HORREAUX-TREHARD, Enrique GRANADOS
    “Duo de guiuires » Calliope cal-9204 (matière
    sonore)
  • Michel PETRUCCIANI “Au théâtre des Champs-
    Elysées” FDM 36570-2, avec une version de Caravan…
  • John McLAUGHLlN “Live at the Royal festival
    Hall” IMT 834 436-2 (espace et ambiance, dynamique)
  • Daniel HUMAIR “quatre fois trois » LBLC 6619/20,
    avec un CD-extra (a lire sur PC) visite du studio
  • PORTAL-KENT-CINELU “Burundi” JICD-1 PAO
    Records (contact direct avec matière sonore primitive)
  • Gonzalo RUBALCABA “Images” Somethin’else
    TOC]-5540 (version live instrumentale de “lmagine)
  • Trio MACHADO “Kah ! Pob ! Wah l » Blue Line
    VB 050 CD (plage 4 : contrebasse solo. _ .)
  • Rabih-Abou KHALIL “Odd times » ENJA Enj-
    93302 (plage 3 “Elephant hips”: espace, aération,présence. . .).
  • Maurice OHANA :
    Llanto por Ignacio Sanchez Mejias »
    Direction Roland Hayrabedian
    Ensemble Musicatreize
    Calliope cal-9877

De la production post-1980, certifiée 99.9 % gavée d’ampli op à tous les étages. Et les pas bons en plus. Ha non, y a aussi deux CD Chesky, mais ils sont dans la catégorie « disque test » et non « musique ». Dommage, ce sont les deux seuls qui tombent probablement dans la catégorie « sans AOP »; enfin si on oublie ceux qui ont été probablement présents dans la numérisation. Quant aux autres : Trio Machado, live divers (Petrucciani, McLaughlin trio…), Daniel Humair… Que du 100% pur produit standard où l’AOP merdique et pas cher est roi. A moins qu’il ait la preuve que ces disques sont des exceptions, ce qui m’étonnerait fortement, vu les lieux où les enregistrements ont été réalisés… Et qu’il me sorte pas l’argument du code SPARS DDD qui serait exempt de ce « problème » : il peut très bien y avoir eu (et ça arrive souvent) du traitement analogique dans un enregistrement DDD où le deuxième D représente le support de stockage uniquement (ce qui est en fait une ambiguïté de cette codification).

Prenons exemple sur le disque de Daniel Humair, « Quatre fois trois« , qui contient un bonus sur la manière dont le disque a été crée, du choix des œuvres à l’enregistrement. Et devinez ce qui est écrit en gros dans le reportage ? Je vous le donne en mille : la référence de la table de mixage, la vénérable Solid State Logic SL4000-E. Un grand classique garanti eighties. Un petit coup d’œil dans les schémas et que voyons nous ? Des AOP ! Partout ! Dans tous les coins ! Par paquets ! Encore ! Toujours ! Par ici (2) ! Bien sur, je passerai sur l’utilisation à outrance des 7815/7915 (et quelque fois des LM317) ainsi que de méchants condensateurs chimiques par paquets en liaison (des horreurs des années 80 !) qui n’ont même pas de petite capacités plastique (enfin, je veux dire, téflon) en parallèle. Autant de saloperies auraient du sauter aux oreilles affinées de notre expert, qui n’y a vu que du feu. Je serais curieux de connaitre les références des consoles utilisées dans les autres albums, mais ma main à couper que l’on est dans le même type de matériel, vous savez, ces trucs pros fait par des professionnels, ceux qui sont moqués par ces audiophiles si malins. Peut-il m’expliquer pourquoi cet enregistrement fait partie de sa liste de choix ? Enfin, je veux dire une explication sérieuse !

Bon, je sais, il va essayer de trouver des excuses, genre les défauts se compensent ou autres trouvailles irréfutables (voir règle n° 9 de la deuxième partie). Classique.

Bon, j’espère que le démontage va commencer parce que je trouve que ça fait beaucoup de mots pour pas grand chose.

Bon, passons sur un deuxième ad-hominem sur mes oreilles, qui vont très bien, merci.

Sa liste de propriétés de l’oreille ne fait que mettre au grand jour l’effet Dunning-Kruger en action (partie 1). En effet, malgré la tentative, loupée, de faire croire à une expertise quelconque, il expose surtout sa totale ignorance de la production industrielle en général et dans le domaine de la psycho acoustique en particulier. Avec, en prime, un parallèle malheureux qui est équivalent à mettre au même niveau les graphologues utilisés pour les recrutement avec les graphologues utilisés dans la police criminelle (le mot est le même, mais un seul domaine mérite une quelconque attention, sachez le reconnaitre).

Déjà, ce qu’il décrit contient plusieurs « appareils » et non un seul. Dynamique 130 dB , 10 octaves ? Des micros B&K savent faire ça sans problème (le 4193 a une dynamique de 143 dB, une bande passante de 0.07 à 20000 Hz c’est à dire plus de 18 octaves). Le reste dénote surtout une ignorance assez forte de ce que l’on sait faire. Par exemple, j’ai un petit télémètre que j’ai du payer 7€50 qui est capable de me mesurer une distance de 10 mètres au cm près. L’oreille (au sens large) sait-elle faire ça ? Je peux trouver des tas d’appareils qui font des trucs que l’oreille ne sait pas faire. Est-ce un argument ?

Juste une petite question de mathématiques de base, une bande passante de 0Hz à 1 Hz (chose que n’importe quel AOP, par exemple, fait sans problème), ça fait combien d’octaves ? C’est marrant, c’est l’argument aussi avancé par un fabricant de câbles pour justifier qu’il est plus difficile de faire du câble BF qu’en HF (le nombre d’octaves est bien plus élevé). Allez, voila ce que ça m’inspire.

Ensuite, cette liste de caractéristiques est totalement non pertinente car inutile. C’est bien joli de faire une sélection de coté uniquement « positifs » du système auditif en général (du pavillon jusqu’au cerveau) mais que dire de la mémoire auditive très mauvaise, de la linéarité ridicule de l’oreille, variable avec le niveau, de l’effet de masque qui supprime carrément la perception de sons existants, des acouphènes éventuels, de l’âge, et – le plus important de tous – le cerveau, quand il y en a un ? Des caractéristiques extrêmement handicapantes quand il s’agit de faire une évaluation dans un contexte de mesure. C’est un système très médiocre, car il n’est pas fait pour ça. L’évolution a donné au système auditif des caractéristiques qui ont des buts bien particuliers et évaluer un système audio n’en fait pas partie. Preuve en est qu’il est très facile de « berner l’oreille » et dès lors que l’on se met dans des conditions contrôlées, nos chers audiophiles se retrouvent tout nus, tenant de trouver une excuse » technique » plutôt que d’admettre qu’ils sont comme tout le monde.

Un 5532 ne sonne pas comme un TL072 ? Certes, certes… Ou sont les preuves ? Parce que, jusque la, je ne vois toujours rien venir. Par contre, je vois ici une affirmation, si elle était vraie, qui bouleverserait des pans entiers des connaissances scientifiques (les vraies) actuelles.

Mais ne vous inquiétez pas, je prépare un défi sur les sons des AOP pour M. Ibre où l’on va voir si il est aussi sensible qu’il prétend l’être. Un vrai test, qu’il pourra faire sur SON système, dans les conditions qui lui semblent les meilleures, sur un de SES morceaux (vous savez, sur des consoles pleines d’AOP). Bon, je suis quasiment sur d’avance de ce qu’il se passera, mais je le ferai pour ceux qui voudront le tenter : restez à l’écoute !

Haaaa, le bruit blanc sémantique à la Ibre. D’où mon troisième chapitre ou l’on reconnaît ici nombre de « profondités ». C’était inévitable, il ne peut pas s’empêcher de sortir cette prose très… personnelle, mais qui finalement ne fait pas illusion un instant. Je ne vois ici que du charabia pour essayer de discréditer un des fondamentaux de la méthode scientifique : quantifier (point n°6). Repérons quelques magnifiques profondités (attention, c’est TRÈS profond !) :

Les mesures sont le prolongement de la pensée.

Les mesures ne sont pas des faits.

Mazette !

On se croirait dans une baston d’aphorismes. D’ailleurs au premier de la liste, j’en déduis immédiatement un autre :

L’asservissement est un précurseur de la pensée.

Ben oui, vu ce qu’est un asservissement (une mesure d’une grandeur de sortie utilisée pour agir sur celle d’entrée), on assisterait donc à l’émergence d’une pensée (qui serait prolongée par la mesure) dans tout système autonome asservi ! J’en parlerai à ma voiture quand je mettrai en route le régulateur de vitesse. Si la mesure à ses yeux est si négligeable, pourrait-il me justifier des grands chapitres de son bouquin qui s’en servent à foison ? Enfin, seulement quand ça l’arrange, évidement.

Je passe sur l’incontournable « mais qu’est ce que la réalité ? » , grand classique pour faire du vent mais ce que je vois ici, c’est… rien. Ou plutôt, ce que je vois ici c’est une totale incompréhension des notions de base de la pensée scientifique – celle qui a la meilleure efficacité et de loin, devrais-je le rappeler ? – avec des confusions grotesques entre différentes significations des mêmes mots dans des contextes différents. Le pauvre Schopenhauer, auteur de « L’art d’avoir toujours raison » – un comble ! – mérite mieux que se faire citer par un philosophe du dimanche. Ma notion de réalité, elle est beaucoup plus simple et n’a que faire de ce genre d’exercice : si je le jette du haut de la tour Montparnasse, il va s’écraser lamentablement : ça n’est pas sa prose aérée qui le sauvera. Le matérialisme, ça n’a que faire des constructions intellectuelles : en pratique, c’est ce qui marche le mieux. Il devrait le savoir pourtant, son livre serait réduit à bien peu de choses (les deux premiers chapitres inutiles).

Allez, pour lui faire plaisir, un extrait cité par Carl Sagan dans « The demon haunted world« , en prélude au chapitre « Antiscience » :

There’s no such thing as objective truth. We make our own truth. There’s no such thing as objective reality. We make our own reality. There are spiritual, mystical, or inner ways of knowing that are superior to our ordinary ways of knowing. If an experience seems real, it is real. If an idea feels right to you, it is right. We are incapable of acquiring knowledge of the true nature of reality. Science itself is irrational or mystical. lt’s just another faith or belief system or myth, with no more justification than any other. It doesn’t matter whether beliefs are true or not, as long as they’re meaningful to you.

Il n’y a rien de tel qu’une vérité objective. Nous faisons notre propre vérité. Il n’y a rien de tel qu’une réalité objective. Nous faisons notre propre réalité. Il y a des moyens spirituels, mystiques ou intérieurs de connaitre qui sont supérieurs à nos chemins ordinaires de connaissance. Si une expérience semble réelle, elle est réelle. Si une idée vous semble correcte pour vous, elle est correcte. Nous sommes incapables d’acquérir la connaissance de la vraie nature de la réalité. La science elle-même est irrationnelle ou mystique. C’est juste une autre foi ou un système de croyance ou un mythe, sans plus de justification que n’importe quel autre. Ca n’a pas d’importance que des croyances soient vraies ou fausses tant qu’elle vous semblent avoir un sens.

Voila un texte que Ibre aurait aimé écrire, j’en suis convaincu (3) !

Je ne vais pas m’étendre la dessus, mais la ou Ibre se vautre complètement, c’est en affirmant que l’on croit être dans le vrai parce qu’on mesure et eux dans l’erreur parce qu’ils perçoivent. C’est un argument type « homme de paille » .Quand je parle d’incompréhension du premier degré, c’est vraiment le cas. Ce que les scientifiques disent c’est : évaluer dans des conditions contrôlées et la, on pourra discuter. Les (bonnes) mesures le permettent, l’évaluation subjective aussi, si et seulement si, elle est faite dans des conditions contrôlées, ce qui n’est JAMAIS le cas chez les subjectivistes qui évaluent des composants d’un oreille distraite, entre la poire et le fromage, sans effort, résultant en un dithyrambe du plus haut ridicule imagé de termes fleuris non définis précisément, laissés à la compréhension élastique de chacun. Tout en remettant en cause les résultats qui, eux, on été découvert dans les règles de l’art. Si Ibre lisais un peu les documents sérieux, il verrait que l’évaluation subjective est utilisée à tous de bras. Le bouquin de Toole en contient à longueur de pages. Mais, toujours dans des conditions contrôlées. Car l’oreille (toujours au sens large, devrais-je le rappeler ?) est facilement bernable par tout un lot de facteurs extérieurs. Faut-il que je lui fasse la définition du concept de « biais » ? Chose parfaitement documentée et très surveillée dans les évaluations subjectives sérieuse (dirais-je objectives ?). Quand Ibre comprendra que ca n’est pas l’évaluation subjective qui est critiquée, mais c’est le total manque de sérieux et de rigueur des subjectivistes dans leur discours. Et Ibre en est une figure de proue. Si il était dans son coin avec ses croyances, ça m’indiffèrerait totalement. Le problème, c’est la pollution des esprits qui en découle par ce qu’il y a de plus pernicieux : le pseudo-scientifique en blouse blanche qui récupère quelques bribes de science quand ça l’arrange et qui la viole allègrement quand ça lui plait pas (et qui invente ses propres théories bouche-trou par la même occasion, voir son chapitre sur les câbles ou le retour d’onde mesuré sur les HP dans son bouquin). C’est la chose qui m’a sauté littéralement à la tronche d’ingénieur en électronique (que je suis à la base) à la lecture de son bouquin. Pourquoi se faire chier à faire du bac+5 alors que c’est si facile !

Celle-la, je la garde ! Faut que je la montre au bureau, j’en connais qui vont bien rigoler !

En fait, il m’aurait écrit 2+2=5, ca serait tout aussi ridicule. Parce qu’il croit qu’avec un petit jeu sémantique entre « signal » et « information », il va faire illusion sur l’énormité de ce qui est écrit ? Rassurez moi, il ne s’est simplement pas relu, ça doit être ça…

J’avoue que réinventer pour l’occasion une espèce de théorie de l’information, c’est gonflé. J’ai, de mon coté, une version beaucoup plus simple et utilisée universellement dans le domaine de la théorie du signal : j’appelle ça un signal et un bruit. Je pense qu’il utilise le mot information pour signal et signal pour information+bruit. Ou alors, c’est autre chose. Dans ce cas on est dans la pseudoscience la plus totale, une version bien naïve d’ailleurs.

Mais admettons.

Mais que faut-il donc pour extraire cette information noyée dans le signal ? Déformer ou ne pas déformer ? Cette « théorie » (au sens commun du terme) est bien gentille, mais elle ne fournit aucune réponse. Si on déforme, en toute logique, il faut le faire différemment pour chaque disque, même probablement chaque morceau – un travail considérable. Comment évaluer ces transformations, ne connaissant pas l’original par définition ? A moins que cette déformation soit valide pour tout enregistrement ? Ce qui voudrait dire que tous les enregistrements de la terre ont une déformation commune que seul Ibre connait pour l’avoir appliquée sur son système ? Comment gère-t-il alors les enregistrements qui n’auraient pas cette déformation ? A-t-il un bouton sur sa chaine pour mettre hors service ce fameux filtre à émotion (terme qu’il semble être équivalent à information) ? Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai beau retourner ce qu’il dit, on tombe invariablement sur une absurdité logique. Ou alors, il ne faut pas ajouter de transformation. Dans ce cas, ben… C’est exactement ce que je dis au départ.

Probablement parce qu’il pense d’une manière très superficielle.

Mais, Monsieur Ibre, quand on affirme des choses, il faut vérifier si c’est cohérent ! C’est une règle de base (n°7, partie 2). Sinon, ça ne reste que du bruit blanc.

Ne relevons pas la contradiction finale sur la distorsion où, d’un coté, il est capable de discriminer la distorsion d’un simple AOP sur la chaine complète (enregistrement inclus) et d’un autre, considérer un seul élément n’a pas de sens. Encore moins le ridicule de la dernière remarque où il compenserait une distorsion « énorme » d’un HP (de type mécanique principalement) avec l’hypothétique d’un AOP standard (audible mais non mesurable par tous les moyens connus). Mais, dites donc, il a son propre microcosme de lois étranges…Mais s’est-il un jour demandé si la réalité n’était pas beaucoup plus simple ?

Je le verrais bien en train d’énoncer ses tirades devant un pare-terre de scientifiques experts dans le domaine, vous savez le « peer-review » (chose qu’il doit probablement ignorer, vu sa conception très personnelle de la méthode scientifique, celle qui a permis d’inventer l’ordinateur qui lui permet de taper sa prose) . Ça risquerait d’être grandiose. Je serais curieux de connaitre quels sont ses travaux qui justifie cette « théorie de l’information » et ses justifications (et particulièrement les points 1, 9 et 15 de la liste du chapitre 2).

Il manquerait plus qu’une citation de Gödel pour être complet. Je suis déçu.

Encore sa confusion évaluation de système/écoute de la musique et son concept grotesque d’information. Mais je suis heureux de lire que l’émotion est interne à l’individu. C’est déjà une étape. Bon, il n’a pas compris que sans source, y a rien, mais la n’est que le sempiternel petit jeu sémantique sans intérêt. J’attends toujours une justification sérieuse (hors baratin rhétorique) comme quoi, le système le plus neutre n’est pas celui qui a le plus de chances de fonctionner dans le maximum de situations. Toutes les études subjectives contrôlées démontrent le contraire (cf. Toole par exemple, mais c’est bien connu, les auditeurs testés sont sourds et leur systèmes sont pourris).

Et si ça n’est pas le cas, comment faire pour deviner quelles transformations fout-il amener au signal pour restaurer « l’information ».

Non, je rigole.

Bon, je ne vois toujours pas où est le démontage des arguments. Pourtant, on se rapproche de la fin, l’espère que la bombe est prête !

Ben zut, non, le détonateur a du s’enrayer.

Bon, la, c’est encore plus ridicule car il est en train de s’acharner sur un texte qui n’est même pas de moi. Je laisse à l’auteur la responsabilité de ce qu’il dit (Qu’il se manifeste !). C’est amusant à lire, car on peut admirer les incontournables pirouettes rhétoriques vaines. Il perd son temps, si ca peut extasier le faible d’esprit, il y a bien longtemps que ce genre de technique m’indiffère, avec des ficelles trop grosses pour un contenu trop mince (Mitterrand n’aurait pas dit mieux). Des faits, monsieur Ibre, des faits. Pas du babinage.

Heu… C’est tout ?

Je suis bien content pour lui qu’il se soit amusé de la sorte. Ça prouve au moins qu’il est bon public. Moi qui m’attendais à être dépecé sur place, devant des arguments qui m’auraient laissé complètement sec… Aux dires de ses lèches-bottes (coucou Gism et Hyform !) , c’était censé être du grand Ibre au meilleur de sa forme ! Pourtant, je ne vois que quelqu’un avec des connaissances superficielles des sujets qu’il aborde, avec une vision des compétences hypertrophiées, bref l’effet Dunning-Kruger dans toute sa splendeur (voir partie 1) vainement camouflée avec du baratin.

Et ben, je suis déçu. Ça m’apprendra à croire que ses suiveurs (les frotte-manches) ont un minimum de discernement quant à la qualité d’un argumentaire. A eux, je leur donnerais peut-être un simple conseil : arrêtez de lire les œuvres de Enid Blyton et passez à du plus costaud. C’est vrai que j’aurais du me méfier, vu qu’il y en a un qui considère que Eric Zemmour est un intellectuel…

Et finissons, juste pour le plaisir, avec cet extrait d’anthologie issu de « Bien entendu », page 129 :

Le naturophile trouve ici encore matière à exercer son art car une protection harmonieuse contre les perturbions vibratoires se doit de faire intervenir les cinq éléments. Le bois de l’étagère est complété par le minéral de la dalle. Le métal est présent dans l’appareil lui-même, mais aussi dans les pointes qui en sont constituées, et les plaques de lest. Les pierres dures, lisses et brillantes, comme le marbre ou le granité poli sont associées au métal. L’eau est évoquée par le caoutchouc naturel, sève liquide de l’hévéa, vulcanisée par le feu. Sa couleur noire, sa souplesse sont également associées à l’élément liquide, tout comme le verre. Le feu est simplement symbolisé par toute forme triangulaire, acérée. Les pointes disposées sous le support sont là pour y pourvoir.
L’expérience montre que les positions relatives les plus efficaces pour ces matériaux sont précisément les plus naturelles.

– Le feu couve sous la terre : Les pointes ou cônes métalliques associés par leur forme à l’élément feu, sont donc disposés sous la dalle support en pierre, reliée à l’élément terre.
– Sur le sol se trouve le métal : Les ressorts de suspension sont en contact avec la pierre.
-Au-dessus se trouve l’eau: La suspension caoutchouc rattachée à l’élément liquide par sa forme courbe, sa couleur noire, son origine, prend appui sur le ressort, l’englobe parfois.
– Le végétal s’élève au dessus de l’eau : Le socle en bois repose sur ses suspensions caoutchouc.

Un support réalisé en suivant ces principes donne visuellement une impression de solidité, de stabilité, de force tranquille et sûre. L’impression auditive est identique, sans doute influencée par l’apparence. Je n’ai pas fait de comparaisons en aveugle de différents supports, mais de très nombreux essais, effectués sur des équipements variés, étalés sur de longues périodes afin de décanter les premières impressions parfois trompeuses.
La nature fait bien les choses, s’en inspirer n’est pas ésotérique.

C’est pas beau ça ?

Ha, au fait, c’était qui finalement les autorités qui affirmaient que si le tube avait été inventé après le transistor, on aurait immédiatement déclaré ceci comme une avancée décisive ?

Jipi.

(1) Pour ceux qui ont un abonnement de l’AES, ils peuvent consulter par exemple (ce n’est qu’une partie infime de l’information sur le sujet que l’on peut trouver !) :

  • Type 1 and Type 2 Errors in the Statistical Analysis of Listening Tests
  • Leventhal, Les
    Affiliation: Department of Psychology, University of Manitoba, Winnipeg, Man. R3T 2N2, Canada
    JAES Volume 34 Issue 6 pp. 437-453; June 1986
  • Comments on « Type 1 and Type 2 Errors in the Statistical Analysis of Listening Tests » and Author’s Replies
  • Authors: Shanefield, Daniel; Clark, David; Nousaine, Tom; Leventhal, Les
    JAES Volume 35 Issue 7/8 pp. 567-572; July 1987
  • Can You Trust Your Ears?
  • Nousaine, Thomas A.
    AES Convention:91 (October 1991) Paper Number:3177
  • Subjective Measurements of Loudspeaker Sound Quality and Listener Performance
  • Toole, Floyd E.
    Affiliation: National Research Council, Ottawa, Ontario K1A OR6, Canada
    JAES Volume 33 Issue 1/2 pp. 2-32; February 1985
  • Subjective Measurements of Loudspeaker Sound Quality
  • Toole, Floyd E.
    Affiliation: National Research Council, Ottawa, Ontario, Canada
    AES Convention:72 (October 1982) Paper Number:1900
  • Aural Acuity and the Meaning of Sound Quality: A Cultural Approach
  • Sneegas, James E.
    Affiliation: University of Texas at Austin, Austin, TX
    AES Convention:83 (October 1987) Paper Number:2489
  • Listening Tests: Turning Opinion into Fact
  • Toole, Floyd E.
    Affiliation: National Research Council, Ottawa, Canada
    AES Convention:69 (May 1981) Paper Number:1766
  • Audibility of a CD-Standard A/DA/A Loop Inserted into High-Resolution Audio Playback
  • Meyer, E. Brad; Moran, David R.
    Affiliation: Boston Audio Society, Lincoln, MA, USA
    JAES Volume 55 Issue 9 pp. 775-779; September 2007
  • Comments on “Audibility of a CD-Standard A/D/A Loop Inserted into High-Resolution Audio Playback”
  • Dranove, David
    Affiliation: Kellogg School of Management, Northwestern University, Evanston, IL, USA
    JAES Volume 58 Issue 3 pp. 173-174; March 2010
  • The Microphone: Between Physics and Emotion
  • Wuttke, Jörg
    Affiliation: Schoeps GmbH, Karlsruhe, Germany
    AES Convention:107 (September 1999) Paper Number:4991
  • Loudspeakers in Control Rooms and Living Rooms
  • Augspurger, George L.
    Affiliation: Perception Inc., Los Angeles, CA
    AES Conference:8th International Conference: The Sound of Audio (May 1990)
    Paper Number:8-022
  • Listening Tests-Turning Opinion into Fact
  • Toole, Floyd E.
    Affiliation: National Research Council, Ottawa, Ont. K1A OR6, Canada
    JAES Volume 30 Issue 6 pp. 431-445; June 1982
  • Mechanisms of Unmusicality in Compact-Disc Sound: Measurements, Observations, and Conjectures
  • Schwede, Gary W.
    Affiliation: Stream Computers, Inc., Palo Alto, CA
    AES Convention:91 (October 1991) Paper Number:3145
  • A User-Friendly Methodology for Subjective Listening Tests
  • Risch, Jon M.
    Affiliation: JMR Enterprises, Toomsuba, MS
    AES Convention:91 (October 1991) Paper Number:3178
  • New Concepts in Audio Testing and Evaluation
  • Bremy, Felix R.
    Affiliation: American Audio Institute, Paterson, NJ
    AES Convention:11 (October 1959) Paper Number:100
  • Differences in Performance and Preference of Trained versus Untrained Listeners In Loudspeaker Tests: A Case Study
  • Olive, Sean E.
    Affiliation: Research & Development Group, Harman International Industries, Inc., Northridge, CA
    AES Convention:114 (March 2003) Paper Number:5728
    JAES Volume 51 Issue 9 pp. 806-825; September 2003
  • Dynamic Range Requirement for Subjective Noise Free Reproduction of Music
  • Fielder, Louis D.
    Affiliation: Ampex Corporation, Redwood City, CA
    AES Convention:69 (May 1981) Paper Number:1772
  • Subjective and Objective Evaluation of Listening Rooms Acoustics
  • Chesnokov, Andrei; SooHoo, Leon
    Affiliation: Paradyme, Inc., Sacramento, CA,
    AES Convention:102 (March 1997) Paper Number:4507
  • The Effects of Loudspeaker Placement on Listeners’ Preference Ratings
  • Olive, Sean E.; Schuck, Peter L.; Sally, Sharon L.; Bonneville, Marc E.
    Affiliations: Institute for Microstructural Sciences, National Research Council, Ottawa, Ontario, Canada ; Canadian Audio Research Consortium, Scarborough, Ontario, Canada(See document for exact affiliation information.)
    AES Convention:93 (October 1992) Paper Number:3352
  • Loudspeaker Directionality and the Perception of Reality
  • Berlant, Bert
    JAES Volume 33 Issue 5 pp. 342-350; May 1985
  • Hearing is Believing vs. Believing is Hearing: Blind vs. Sighted Listening Tests, and Other Interesting Things
  • Toole, Floyd E.; Olive, Sean
    Affiliation: Harman International Industries, Inc., Northridge, CA
    AES Convention:97 (November 1994) Paper Number:3894
  • A Real-World Implementation of Current Theory in Loudspeaker Subjective Evaluation
  • Jason, M. Raymond
    Affiliation: National Public Radio, Washington DC
    AES Convention:90 (February 1991) Paper Number:3048
  • Ten years of A/B/X Testing
  • Clark, David L.
    Affiliation: DLC Design, Farmington Hills, MI
    AES Convention:91 (October 1991) Paper Number:3167
  • Down with Stands? Quantifying the Allison Effect
  • Moran, David R.
    AES Convention:91 (October 1991) Paper Number:3206
  • The Preservation of Timbre: Microphones, Loudspeakers, Sound Sources and Acoustical Spaces
  • Olive, Sean E.
    Affiliation: National Research Council, Ottawa, KIAOR6, Canada
    AES Conference:8th International Conference: The Sound of Audio (May 1990)
    Paper Number:8-018
  • Subjective Measurements of Loudspeakers: A Comparison of Stereo and Mono Listening
  • Toole, Floyd E.
    Affiliation: National Research Council, Ottawa, Ontario, Canada
  • A Subjective Comparison of Five Analog and Digital Tape Recorders
  • Woszczyk, Wieslaw R.; Toole, Floyd E.
    Affiliations: McGill University, Montreal, Quebec, Canada ; National Research Council, Ottawa, Ontario, Canada(See document for exact affiliation information.)
    AES Convention:74 (October 1983) Paper Number:2033
  • Subjective Evaluation: Identifying and Controlling the Variables
  • Toole, Floyd E.
    Affiliation: National Research Council, Ottawa, K1A OR6, CANADA
    AES Conference:8th International Conference: The Sound of Audio (May 1990)
    Paper Number:8-013
  • The Great Debate: Subjective Evaluation
  • Lipshitz, Stanley P.; Vanderkooy, John
    Affiliation: University of Waterloo, Waterloo, Ontario, Canada
    JAES Volume 29 Issue 7/8 pp. 482-491; August 1981 Permalink

(2) : Les modules cités, dans lesquels circule le signal audio analogique, de la SL4000-E sont :

  • SSL 82E01 : Module d’entrée micro et ligne
  • SSL 82E02 : Equalization et filtrage 1 (original)
  • SSL 82E10 : Compresseur
  • SSL 82E26 : Mixage
  • SSL 82E132 : Equalization et filtrage 2 (version 2)
  • SSL 82E149 : Amplification micro, fader et trim
  • SSL 82E242 : Equalization et filtrage 3 (version 3)

Et il y en a a bien d’autres !

(3) : Je vous rassure, la source citée dans le bouquin de Carl Sagan est :

A summary of New Age beliefs, from
THEODORE SCHICK, IR., and LEWIS VAUCHN,
How to Think About Weird Things: Critical ‘Thinking for a New Age
(Mountain View, CA: Mayfield Publishing Company, 1995)

De la pure prose New Age, celle qui est prête à vous vendre des cristaux et des stages de perception extra-cognitive ! Pouvez-vous faire la différence avec celle d’Ibre ? Moi non plus. Alors comment savoir si ce qu’il dit est fiable ?

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