L’intelligence des composants

janvier 5, 2010 par jipihorn

Le Burson a fait exploser les statistiques du blog, ce composant médiocre (quelque soit sa version) est vraiment populaire !

Pour une fois, ca ne s’est pas vraiment étripé sur dans les forums. Peut-être que le fait de publier des preuves réelles de la conception grotesque de ces composants a ébranlé certains des défenseurs les pus bruyants, on n’en sait rien. Juste quelques messages plutôt tièdes, toujours avec le même argument : l’écoute n’a que faire des mesures.

Chose très rare ici, un des défenseurs des Burson a posté une paire de commentaires ici, commentaires courtois qui dénotent par rapport aux habitudes. C’est un moyen qui, à mon avis, donne (enfin) une image positive des contradicteurs qui veulent donner leurs arguments d’une manière plus intelligente. Ces commentaires sont d’autant plus utiles qu’ils sont une illustration des problèmes fondamentaux que l’on rencontre en audio.

Voici donc ces deux commentaires du même auteur :

les AOP classiques ne sont pas fait pour l’audio…et la distortion des tubes n’est pas terrible non plus, doit-on expliquer au gens qui ont des amplis a tubes de la mort qu’il faut les virer et ecouter des LME49722MA

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quoi qu’il en soit, je comprends bien qu’un burson ne sera pas l’ideal dans un detecteur de faux billets ou un portique d’aeroport…Burson dit “the way solid state was meant to sound”…lancer des tests THD c’est cool, mais pourquoi pas l’ecouter aussi?

sur mon casque MDR-CD3000, ca donne une coloration analogique envoutante…un soundstage a 360 degres, un espece de son surrealiste totalement addictif…comme certains le disent des amplis a tubes, ca donne l’impression que le son est en suspension…enfin bon, parler de musique c’est comme danser de l’architecture.

Reste que les amplis a tube sont surement ce qui se fait de mieux pdv rendu sonore pour pas mal de gens.

si le but c’etait le THD le plus bas…on ecouterait tous des LME49720/22? et si il existait une correlation(jeu de mot :D ) entre rendu sonore et THD, ca se saurait…non? en tout cas, pas mal de concepteurs de circuits et EE(genre Scott Wurcer le designer de l’AD797, un des meilleurs -sinon le meilleur- AOP que j’ai entendu) sont OK que la THD d’un datasheet hors contexte n’a aucune signification par rapport au rendu sonore(le GBW, le slew rate et le gain bcp plus).

en tout cas, ces AOP discrets donnent l’impression d’ecouter une bande analogique 2″…alors que c’est un bete PC en FLAC, je trouve ca assez troulcutant.

pour faire clair, c’est le “PRAT” qui est hallucinant sur ces AOP….on est oblige de hocher la tete et de taper du pied, je suis en train d’ecouter Shaft d’Isaac Hayes en DVD-A 24/96…ah, quel son :D

la voix grave granuleuse a mort d’Isaac, le hihat au centre jamais agressif, le tambourin a droite hyper detendu, la wahwah qui couine avec un gros son “tube”, les trompettes avec un son qui donne l’impression qu’elles sont jouees dans la piece ou je suis, les cordes qui semblent etre tout autour de moi….ecouter des composants musicaux avec seulement un oscilloscope ne me semble pas suffisant.

et a priori l’IMD n’a aucun interet puisqu’on ne jouera jamais qu’une seule modulation a la fois…je ne mixe pas avec mes Burson ;)

http://www.gearslutz.com/board/4432704-post5.html
“Actually, there were many scientific researches that proved that all variations of IMD, THD, THD+N tests, and all other specific tests can’t be used to say how well the sound is reproduced in terms of subconscious human perceptions.”

Le premier commentaire met en avant une curiosité typiquement audiophile : un signal audio est “spécial” et ne peut être traité comme un autre. Cette propriété venue de nulle part, sans aucune preuve scientifique ni étude sérieuse pour la confirmer est vraiment délirante. Un signal audio n’a rien de spécial en soit, c’est un signal électrique variable dans une bande de fréquence finalement très étroite. Ceci ne pose aucun problème électronique particulier. Ceci équivaudrait à doter les composant d’une sorte d’intelligence qui lui permet de discriminer un signal audio d’un autre. C’est totalement ridicule et un composant fonctionnera exactement de la même manière que le signal contienne de la musique ou pas. C’est marrant de voir à quel point les audiophiles surestiment la “complexité” de ce genre de signaux, alors qu’en fait les utilisations plus “critiques” des AOP en instrumentation par exemple ont des contraintes infiniment plus grandes car la moindre variation étrangère au signal aura des répercussions implacables sur le résultat. L’ouïe, elle, est tellement mauvaise et tolérante que c’est finalement très facile de faire quelque chose qui est perçu comme un fil droit avec du gain (même avec un Burson). Par ailleurs, effectivement, personne n’aura l’idée de changer ses amplis à tubes par des LME49722 : on remplace pas un ampli de puissance par un AOP, ça marche pas. Cet exemple est débile.

Le commentaire suivant continue dans la même logique absurde et jamais confirmée par des preuves. Les sensations subjectives décrites n’ont strictement aune valeur à mes yeux; on entre dans la notion de preuve anecdotique. Ces descriptions hautement suggérées ne sont que des produits de son cerveau, indépendamment des composants qu’il écoute. Il est certain à 99.99% qu’il serait incapable de faire la différence entre un 5532 et un Burson (hors distorsion) en double aveugle. Ce n’est pas de la spéculation, c’est de la science. TOUS ceux qui ont tenté ce type d’expérience ont lamentablement foiré, et ce, malgré leur totale sincérité. Parce qu’il est quasi certain que ce commentateur est sincère. Malheureusement, ce qu’il décrit n’est que le produit de son imagination, comme cela a été tant et tant fois démontré. Cet effet est très, très puissant et les audiophiles ne veulent pas le comprendre. Leur ego est trop développé pour ça, ils en restent à la première étape : le dénialisme à tout prix.

Pourquoi suis-je si sûr que c’est un effet créé de toutes pièces indépendamment des qualités réelles des composants ? Plusieurs raisons font que ces affirmations sont impossibles sur plusieurs niveaux :

  • Les enregistrement eux-mêmes ont dans une très, très large majorité subit des dizaines d’ampli OP de ce genre (TL072, 5532 et autres basiques). Pourquoi ceux ci sont ils exempts de ces défaut qui semblent si rédhibitoires ?
  • Pourquoi il n’y a pas de consensus sur les références. Certains prônent LME49722, d’autres affirment “qu’ils font saigner leur oreilles”. Il y a une inconsistance complète à ce niveau.
  • Les termes employés n’ont aucune nuance cohérente et sont tellement extrêmes que l’on ne peut décemment y croire. A force de trop vouloir en faire, on perd toute crédibilité.
  • Si ces effets décrits correspondaient à une réalité physique, on serait devant quelque chose d’historique : une propriété réelle non mesurable mais audible. Vu la médiocrité de l’oreille, comment les scientifiques ont-ils pu passer devant un effet aussi fort sans en trouver la moindre trace ? La conséquence de tout ceci serait : si un de ces audiophile pouvait présenter un composant mettant en avant une telle révolution, il est bon pour :
    • un Nobel de physique
    • une fortune acquise simplement dans tous les défis traitant du paranormal, en commençant par celui de James Randi (je rappelle que toute la clique de Stéréophile s’est débinée à chaque fois)
    • un reconnaissance historique dans l’histoire de l’humanité.

Ce qui n’est quand même pas rien. Alors, qui veut se lancer ? Ca ne semblerait n’être qu’une simple formalité vu les différences si fortes et si faciles à entendre.

Un autre aspect mérite d’être soulevé : le composant qui était le meilleur et qui devient subitement tout pourri quand la version suivante sort. A force d’avoir des marches qualitatives aussi considérables, y a longtemps que l’on a dépassé la perfection ! Alors finalement, les possesseurs des anciens Bursons se sont-il fait avoir par un matériel considéré comme moisi maintenant, mais génial juste avant ? Personnellement, les évolutions de ce genre me semblent totalement bidon par définition. Je ne parle pas des textes du site de Burson et leurs non-arguments exclusivement dédié au gogo audiophile. Ils sont complètement ignorants sur leurs propres produits malgré leur “laboratoire”, vous savez ces lieux ou ils n’ont même pas les moyens de donner un chiffre quelconque sur leurs modules… Je me demande bien quelle a été la méthodologie utilisée pour leur fameux tableau de notes sur l’évaluation des AOP ; que me répondraient-ils à ce sujet ?

Aspect suivant bien mis en évidence, l’utilisation abusive ou mal comprise de concepts, personnages hors contextes et publications scientifiques hasardeuses, ici la THD et son hypothétique inutilité. L’utilisation sélective de la science quand elle arrange, et son rejet quand elle n’arrange pas. Voila typiquement une incompréhension de base des résultats de ce domaine. La THD nue, lorsqu’elle est présente, dit peu de choses sur la manière dont elle va être perçue. Voila en résumé le consensus actuel. La distorsion d’intermodulation dit déjà beaucoup plus de choses (même si elle est étroitement liée à la distorsion harmonique), et comme le dit Cordell, si elle est très faible à 20 kHz, l’appareil ne présente pas de distorsion audible. Contrairement à ce qui est dit, elle a toute légitimité car on ne peut pas dire qu’un signal musical n’est pas un signal avec plusieurs fréquences superposées…. La distorsion harmonique est audible sous certaines conditions qui sont parfaitement connues : ordre élevé et/ou taux élevé. Le fait d’avoir publié des photos de la forme de distorsion dit une chose très importante : la distorsion produite par le Burson est composées de rangs élevés qui SONT audibles car, en plus, leur taux est très élevé. On ne peut pas se réfugier sur une citation dans un forum ou sous un nom célèbre pour essayer de faire penser : “de toutes façons, il distord, mais ça s’entend pas”. Au mieux ca s’entend pas, auquel cas, le Burson n’apporte rien de plus qu’un autre qui n’a pas de distorsion. Soit ça s’entend et donc, le composant est défectueux. Par contre, un composant du type AOP à distorsion quais nulle présentant des défauts parfaitement audibles serait une vraie révolution dans l’électronique. Quant au slew-rate et autres paramètres de ce genre, ils n’ont pas d’impact sur le son si ils sont correctement utilisés. A quoi sert d’avoir un slew-rate de 100v/us pour un truc qui ne fonctionnera pas au delà de 40kHz ? A part faire des montages plus délicats, plus difficiles à stabiliser, ca n’apporte strictement rien. Encore une démonstration de la non-maîtrise des concepts utilisés.

Scott Wurcer fait plutôt dans l’ampli OP d’instrumentation qui est une autre utilisation et, vu ce qu’il écrit sur les forums DIYAudio (car ce forum a aussi le privilège d’avoir de tels individus), c’est probablement la personne qu’il est le plus maladroit de citer pour défendre la cause subjective. Il doit être au moins aussi impitoyable que Geddes et ne fait qu’une bouchée des ignorants sur le sujet (des individus qui osent lui dire à lui comment fonctionnent les puces que lui connait sur le bout des doigts). C’est plutôt pathétique en fait.

Certains ont tenté d’établir une métrique pour évaluer la perception de tel ou tel pattern harmonique (comme Earl Geddes) et aucun scientifique sérieux ne dira que la distorsion harmonique n’est pas audible. C’est un simplisme faux emparé par des audiophiles qui devraient se cotiser pour s’acheter un abonnement à l’AES et lire les articles sur le sujet. En fait, ce problème d’audibilité n’en est pas un car un 5532 n’en produit quasiment pas. Ce problème d’audibilité se pose quand elle est présente, ce qui n’est pas le cas, en tous cas à des magnitudes en dessous des seuils connus. Encore une fois, le premier audiophile qui peut sortir un composant qui ne distord pas, mais qui “ferraille”, “a trop d’aigus” , ou “pas de basses” (malgré une courbe de réponse complexe plate dans la zone audible) est le bienvenu pour aller chercher son million de dollars.

Un tel composant n’existe pas. Il est tellement en confrontation frontale avec les fondamentaux qu’une personne un peu compétente dans le domaine va y rechigner fortement pour y porter un intérêt : à des affirmations extraordinaires, preuves extraordinaires. Ou sont-elles ? Il en faut un peu plus qu’un texte à la Stéréophile pour convaincre. Ou d’un post d’un inconnu dans un forum.

Bon, je passe sur le PRAT, ce terme ridicule qui n’est pas celui qui est consacré au “foot tapping”. Le PRAT c’est autre chose. C’est cette capacité qu’a un élément pour changer l’aspect temporel du morceau. Celui qui dégottera un composant de ce genre qui modifie le PRAT d’un signal musical aura aussi son aller-simple vers la reconnaissance historique. Car, la aussi, c’est impossible fondamentalement. Ou alors, ce composant convertit fichier froid en son pendant en bande de 2 pouces. A-t-il l’original pour le comparer et vérifier ? Comment sait-il comment sonnerait ce fichier s’il était issu d’un tel support (qui est un des plus fidèle et neutre dans le domaine analogique) ? Voici typiquement une image dont le sens dépasse l’auteur…

Le rasoir d’Occam est impitoyable ici : Ou bien ces composants sont entachés d’un défaut inconnu et non mesurable, tout en étant très audible, ou bien c’est créé de toutes pièces dans la tête. De la solution la plus simple et logique, mon choix est très vite fait. Ces différences sont si incroyables ? Et bien, prouvez le. Tant que la preuve ne sera pas fournie, non, désolé, je ne crois pas un mot de toutes ces histoires abracadabrantes.

Pour conclure, le problème ici, c’est l’assignation à des objets inanimés de propriétés crées dans la tête. Les relation cause à conséquence sont biaisées ici et plutôt que d’essayer de vérifier d’une manière indiscutable ces affirmations extraordinaires, il règne une espèce de volonté de continuer,  malgré les évidences, à affirmer des inepties qui remettent en cause les faits scientifiques tous les deux mots. En fait, seule l’épreuve du double aveugle bien menée peut amener ces audiophiles à commencer à se poser des questions sur la réalité de leur fantasmes…

Allez, pour la route : Scott Wurcer sur les Burson ! Allez quelques suppléments.

Et oui, fallait pas le citer…

Je pense, de plus, qu’une petite cure de The Audio Critic serait salutaire…
Jipi.

Objectivisme vs subjectivisme : y a-t-il vraiment débat ?

décembre 31, 2009 par jipihorn

La mode actuelle est au faux débat, des espèces de conflits qui sont créés de toute pièce pour l’occasion : Créationnisme contre évolutionnisme, objectivisme contre subjectivisme et tant d’autres.

Le problème, c’est que ce “débat” est vide de sens. Il n’est simplement nourri par un des cotés pour leur donner une légitimité. En prenant le cas du créationnisme, le débat n’existe que dans leur monde, par leur propres membres. Du coté de scientifiques, vous savez ceux qui sont compétents sur le sujet, le débat n’existe même pas. La masse de preuves convergentes face au vide rhétorique fait qu’il ne reste aux créationnistes que ce faux débat pour avoir un semblant d’existence et de légitimité. Malheureusement, avoir une grande gueule ne donne pas raison.

En audio, c’est exactement pareil. Prenons ce post qui semble raisonnable, mais qui se vautre complètement sur la réalité des choses, en tombant justement dans ce piège :

L’éternelle polémique entre objectivistes et subjectivistes n’aboutira jamais à rien si ce n’est à un dialogue de sourds, :o :mdr: ce qui est tout de même un peu dommage, vu notre spécialité. Quels que soient les arguments, parfois très pertinents, développés par les uns et les autres, je n’ai jamais vu une seule personne changer de camps. Dès lors, ne perdons pas notre temps et poursuivons ce débat bien intéressant sur les cartes son. Que chacun le fasse en suivant sa propre logique sans vouloir, à tout prix, avoir raison “contre l’autre”

Le problème, c’est qu’il n’y a pas de polémique. A partir de là, la tentative de rêver à un armistice entre les deux camps n’a aucun sens. En effet, si il y a polémique, il a confrontation d’idées qui seraient à priori au même niveau, mais incompatibles. Ça arrive tout le temps en science et la confrontation entre pairs sur telle ou telle hypothèse permet justement de passer de polémique à consensus. Car ici, les bases des hypothèses sont fondées sur des faits (en tout cas si la méthode scientifique est bien appliquée). Point d’opinions, ni de preuves anecdotiques et encore moins d’affirmation extraordinaires qui défient les lois bien établies sans avoir des données extrêmement solides pour étayer le discours.

Et c’est bien la le problème majeur des subjectivistes : ils n’ont strictement aucune preuve sérieuse à apporter pour étayer leur position. Ils s’appuient sur essentiellement deux raisonnements fallacieux : la preuve anecdotique et “deux  demi-preuves donnent une preuve” (je ne parle même pas de la philosophie de comptoir pour ceux qui se croient encore plus malins) . D’un autre coté, les objectivistes ne réclament qu’une chose : les preuves . Si les subjectivistes avaient des preuves solides à leurs théories, les objectivistes changeraient de camps immédiatement, contrairement à ce semble croire cette personne. Et d’ailleurs, ces propriétés dites subjectives deviendraient objectives par la même occasion. C’est une autre différence fondamentale : les objectivistes évoluent (et non “changent d’avis”) avec les preuves (ainsi fonctionne aussi la science), les subjectivistes ne changent jamais d’avis quelque soient les preuves apportées (la rhétorique sert à se débiner, vous savez :  “ils n’écoutent que des chiffres, nous, on écoute de la musique”). On est dans le schémas de la croyance et non de la raison. D’autant plus qu’il n’ont systématiquement aucune idée des conséquences de ce qu’ils disent si l’on sort du contexte très étriqué dans lequel il exposent leurs “théories”. La science, celle qui, je rappelle, a permis de faire des appareils qui marchent (vous savez, les ordinateurs, la médecine ou autres avions), est remise en cause fondamentalement à longueur de billets sur les forums. Et ce, en toute simplicité, sans que quiconque s’en émeuve…

Car finalement, penser qu’il y a un débat, c’est mettre au même pied d’égalité les preuves et la science avec les opinions, la croyance et la pseudo-science. Malheureusement, l’arsenal de défense des subjectiviste est quasi nul, tout comme celui des créationnistes anti-Darwin. Et c’est en cela que la personne qui a posté cette tentative de réconciliation a tord au premier degré : mettre la pseudo science au même niveau que la science est une erreur majeure – la pollution des esprit prend une légitimité.

Non, les subjectivistes n’auront jamais aucun argument sérieux face aux objectivistes. Être bruyant, manier la sémantique, faire du raisonnement fallacieux ne donne aucune légitimité. Et ces techniques ne sont rien face à la preuve, et c’est bien cela qui les agace : montrez nous vos preuves et on en reparlera. Pour l’instant, vous n’avez rien qui mérite le moindre intérêt à part une étude sociologique des idées qui tournent en circuit fermé de personnes.

On est exactement sur le même schéma du “la science et la religion sont deux moyens de comprendre le monde”. Et bien non. Autant la science est la meilleure méthode que l’on connaisse pour faire ça, autant les religions n’ont absolument rien pour justifier cette assertion et elle l’a prouvé pendant tant d’années (et de millénaires). Il faut vraiment être aveuglé par la foi pour ne pas s’en apercevoir, ou avoir de bons théologiens. Car il y en a aussi dans les forums, des théologiens de l’audio. Mais, ils ne sont pas très doués.

Foi n’est rien devant preuve. La science n’est pas démocratique et , bien sur, l’explication scientifique des faits relatés par les subjectivistes existe, est parfaitement connue, mais n’est pas acceptable pour leur ego. Malheureusement, la science se fiche aussi de leur égo. Ils se font systématiquement berner par leur propre perception (dont on a démontré scientifiquement les limites et les biais) , aveuglés par leur suffisance.Mais, bien sur, il leur est insupportable de penser un seul instant qu’ils soient faillibles. Ce qui ne va certainement pas les pousser à se renseigner un peu sur l’état des connaissances sérieuses sur le sujet, connaissances qu’ils sous-estiment considérablement. Et oui, la pseudo-science n’évolue pas, c’est un axiome. Les discours subjectivistes sont les mêmes depuis plus de 30 ans, toujours aussi fallacieux, toujours aussi foireux, toujours aussi idiots, toujours à entretenir les mêmes contes et légendes pourtant discrédités définitivement depuis longtemps. Enfin, bon, y a pire, les religions le font depuis des millénaires.

Les subjectivistes n’ont rien dans leur besace pour mériter le moindre débat. Ils sont surtout l’image de leur propre ignorance aveuglée par leur prétention. Et comme dans le couple science/religion, le couple objectiviste/subjectiviste ne peut se permettre le moindre accomodationnisme. Ça serait donner du crédit là ou il n’y a aucune valeur pertinente et tangible.

Jipi.

Burson : la confirmation.

décembre 26, 2009 par jipihorn

Comment ai-je pu passer à coté de ce document  (attention, il est gros !) dont j’ai une vieille version mais qui a été mis à jour depuis et qui contient un banc d’essais des Burson ?

Résultats ? Confirmation des nôtres ! Trois essais indépendants convergeant, ça commence à faire beaucoup.

Vous en voulez encore une bonne ? Ce sont les mêmes que les Audio-DG, testés aussi dans ce document, sauf que ceux-ci coutent la moitié du prix (ce qui est déjà trop de toutes façons)  ! Ce qui confirme bien que Burson sous-traite chez eux et multiplie par 2 leur prix au passage. Alors les adorateurs de Burson, ça fait quoi comme effet de se faire rouler dans la farine et d’aimer ça ? D’ailleurs, les commentaires de mesure du Burson sont renvoyés vers ceux de Audio-DG (et ce n’est pas très beau à voir).

 Avec l’avantage  d’avoir d’autres mesures complémentaires montrant à quel point ces circuits sont de conception grotesque. Excellent document d’ailleurs, unique en son genre.

Pour répondre à ceux qui nous reprochent de n’a pas avoir fait de conclusion d’écoute :

  • Les comptes-rendus d’écoute, si ils ne sont pas faits en double aveugle, n’ont strictement aucune valeur de preuve de quoique ce soit. De toutes façons, si l’on avait écrit que ce n’est pas bon à l’écoute, on aurait eu doit au “ils sont sourds et/ou leur chaine, c’est de la merde”. C’est sans issue quelle que soit la situation, tant qu’elle ne va pas dans leur sens. C’est le fondement même du dénialisme.
  • Nous n’allons pas perdre notre temps à écouter du matériel merdique qui ne marche pas correctement au départ.

Si certains sont contents de s’être fait dépossédés de dizaines d’euros pour du matériel qui n’apporte strictement rien, tant mieux pour eux. Personnellement, j’ai beaucoup plus de joie à avoir un meilleur résultat pour 1/250 du prix…

Jipi.

Citation du jour.

décembre 24, 2009 par jipihorn

Et pas des moindres :

Holding an opinion based on no data (…) which lies in direct contradiction to existing data is not very intelligent. You cann’t support your position by simply claiming that “I don’t believe everything that I read”. That may be true in many cases, but not when what you should have read is solidly substantiated with science.

Its a big problem in these forums that people hold opions with no supporting evidence that clearly contradict the available evidence – thats called religion and it has no place in audio.

Ce que l’on pourrait traduire par :

Tenir une opinion basée sur un manque de données (…) qui se trouve en directe contradiction avec des données existantes n’est pas très intelligent. Vous ne pouvez pas tenir votre position en    affirmant simplement “Je ne crois en rien en ce que je lis”. Ceci pourrait être vrai dans beaucoup de cas,  mais pas lorsque ce que vous devriez avoir lu est solidement confirmé par la science.

C’est un gros problème dans ces forums que les gens tiennent des opinions sans aucune preuve les soutenant tout en contredisant clairement les preuves disponibles – c’est ce que l’on appelle religion et ça n’a aucune place en audio.

C’est une citation d’Earl Geddes sur DiyAudio, qui met à jour LE problème majeur des subjectivistes qui veulent masquer leur absence de preuves solides par de la rhétorique, même si c’est en totale contradiction avec la science. C’est déjà le cas avec les Burson ou l’on a mis en évidence un défaut majeur de conception mais qui ne pose absolument pas de problème aux subjectivistes pour qui ce “détail” est balayé par leur ouïe si fine… Earl Geddes a l’art de ridiculiser ce type d’argument sur DiyAudio et il est rare que ces “contradicteurs” la ramènent une fois qu’ils se sont fait rappeler à l’ordre sur l’inanité de ce qu’ils affirment.

Ce type reste pour moi LA référence actuelle – point barre.

Jipi.

Tiens… On parle de moi…

décembre 22, 2009 par jipihorn

Sur le forum ls3-A5.

Sauf qu’il semble qu’il faille être parrainé pour pouvoir répondre aux attaques (ridicules) et/ou aux simples billets qui nous citent. Ou alors, il faut pleurer auprès des modérateurs. Quelle drôle de pratique, c’est plutôt inédit.

Qui veut me parrainer ?

Faudrait que je précise un peu les mensonges grotesques de ce  Stef2401 qui, à première vue, ne sait même pas lire et qui m’attribue ce  que dit Cordell dans un de mes billets (d’un autre coté, m’attribuer du Cordell, c’est très flatteur !). Grand classique, il détourne sa pitoyable erreur en attaque ad-hominem parce que ce monsieur n’a pas vraiment apprécié que je mette en doute les chapelets d’âneries ridicules qu’il assène au kilomètre à longueur de forums, montrant surtout une parfaite ignorance des concepts qu’il essaie de  manipuler et une prétention monumentale acquise gràce à un pouvoir d’achat conséquent.  Malheureusement, la compétence c’est une affaire de travail, pas de moyens.

Jipi.

Modules Burson : les bonus

décembre 20, 2009 par jipihorn

Comme promis, quelques bonus supplémentaires au billet précédent sur ces modules, avec, en prime, le double effet kiss-cool.

Commençons par la distorsion en fonction de la charge (Cliquez sur l’image pour l’avoir à la taille) :

De gauche à droite :  Burson et 5532, les deux canaux chargés de la même manière. Les résultats sont quasi identiques d’un canal à l’autre. Dans toute ces mesures, Les alimentations sont à +/-15v, données par des 7815 et 7915, sortie 100µF avec de bonnes capas Panasonic, et découplage 0.1µF entre le + et le – à proximité des AOP.  Avec cette configuration classique, qui n’est guère critiquable, certains OPA2604 (pas tous) ont eu une tendance à l’oscillation lors de la mesure du temps de montée. Le Burson est stable.

Comme nous pouvons le voir, les modules sont très sensibles à la charge en dessous de  1 kΩ. Admirons les chiffres sous 100Ω et 68Ω (Thierry n’a pas osé en dessous de peur de les griller : il n’est indiqué nulle part si ce circuit peut supporter un court-circuit en sortie), rappelons le, sous 2V RMS de sortie, très loin de ce que sont censés produire des remplaçants d’AOP standard. Nous n’allons pas nous étendre sur la comparaison avec le 5532, sous les mêmes conditions. Remarquons tout de même que ce 5532 est capable de fournir 2V RMS sous 68Ω, ce qui est son niveau de sortie maximal avant saturation ; on atteint ses limites de débit en courant. Dommage pour les modules Burson qui ont pourtant cette image de capacité en courant largement supérieure aux circuits intégrés. En fait, c’est totalement le contraire. Une petite précision tout de même : dans l’article précédent était écrit que le 5532 présentait 0.0007% de distorsion quelque soit la charge jusque 68Ω. En fait, pour être honnête, elle augmente vers 100Ω pour atteindre 0.0021% sur 68Ω. Je sais, c’est cynique.

Maintenant, une autre courbe concernant les Burson (Cliquez sur l’image pour l’avoir à la taille) :

Mais qu’est-ce c’est ? Et bien accrochez vous :  c’est la distorsion d’un canal non chargé en fonction de la charge… sur l’autre  ! Et oui, les canaux, d’une manière totalement inexplicable, interagissent entre eux  ! Ça, c’est de la conception de haut vol !

Un seul mot : bravo !

Jipi & Teepee

Module Burson, une nouvelle (re)définition de l’AOP ?

décembre 19, 2009 par jipihorn

Ces blogs sont pratiques, ils ont des outils de gestion qui offrent des statistiques globales sur les visites et les thèmes les plus consultés. Au top 3, on retrouve Redheko, le fameux billet sur Earl Geddes (et en quoi J.M. Le Cleach’ ne pourra jamais s’en approcher de près ou de loin) et Burson. Petite dédicace aussi à Sakuma aussi qui a eu son succès d’estime.

Et bien oui, Thierry a pu avoir un Burson (double) à tester et mesurer (sur un banc de mesures Audio Precision Portable One Plus). Enfin ! Il a fallu un bout de temps pour en chopper un et les résultats ne sont pas piqués des hannetons.

Burson, à notre connaissance, n’a publié aucun datasheet sur leurs produits, chose unique lorsque l’on fournit des composants de ce genre, censés se substituer à des produits qui, eux, ont des datasheets fleuves. En fait, c’est un peu logique, car Burson sous-traite ses produits et je suspecte carrément qu’ils n’ont strictement aucune idée de comment ils fonctionnent. Et bien sur, là où commence l’ignorance, commencent les arguments audiophiles. Ajouter à cela quelques “pointures” bruyantes qui en font la promotion et c’est parti ! Des modules vendus 55 € la pièce, probablement produits à un coût de misère (vu les composants dedans), qui se vendent comme des petits pains.

Des produits sans arguments solides et sérieux, c’est plus fort que nous, ça suscite une méfiance : le détecteur de foutaises est dans le rouge. D’autant plus que le constructeur nous a aimablement demandé de les mesurer nous même. Et donc, voila, enfin nous avons pu mettre la main sur ces modules et voir un peu ce qui se cache derrière.

Pour être honnête, on peut trouver un banc d’essai effectué par Ed Simon sur AudioXpress. Ce banc d’essai est juste, il n’y pas de mensonges, mais il est intellectuellement malhonnête (par omission ou diversion), probablement pour occulter la réalité des choses, comme nous allons le voir. Par ailleurs, j’ai écrit dans un autre billet de ce blog que quelqu’un d’autre avait mesuré ces modules et publié les résultats sur le forum d’Elektor. Mais après relecture, il n’est pas du tout clair si cette personne parle bien des Burson ou d’un autre montage qu’il a réalisé. J’ai posé la question, mais je n’ai pas eu de réponse. Réponse donnée aujourd’hui 24 décembre 2009 à ce sujet, effectivement ces mesures ne concernent pas le Burson, mais l’autre montage décrit.

Après, les testimoniaux ou autres faux bancs d’essais pompeusement recopiés par Burson n’ont strictement aucune valeur réelle.

Des mesures de NJM4580 (Bouuuuuuh !), NE5532 (a.k.a “la bouse”) et OPA2604 (mouais…) sont fournies pour comparaison.

Pour commencer, voyons du coté de la THD, IMD et rapport signal/bruit (Cliquez sur l’image pour la voir à taille réelle).

Ces mesures sont faites sans charge (r=∞) et sous 510 Ω, ce qui n’est pas très élevé (ou faible selon le coté ou l’on se place). Je crois qu’il n’y a pas de longs discours à faire sur les résultats, avec une distorsion très, très, très élevée du Burson dès qu’il est chargé. Ces mesures donnent le signal RMS maxi avant écrêtage, les AOP étant alimentés sous +/- 15V. Sans charge, le Burson s’en sort honorablement, même si il fournit 25 fois plus de distorsion qu’un 5532. Mais avec une charge… 1200 fois plus qu’un NE5532 ! Que dire de l’IMD qui est catastrophique (quasi 4% !!!) sur 510 Ω? Ah, c’est sur que si ces modules sont chargés, dès qu’ils vont fournir un peu de tension, le son va devenir… différent. Ces modules sont silencieux, mais leur taille pourrait les handicaper dans des milieux parasités.

Un petit coup d’œil sur les courbes en fonction de la fréquence (Cliquez sur l’image pour la voir à taille réelle) :

Même conditions que les mesures précédentes. On remarquera la parfaite linéarité de la distorsion du Burson : il distord beaucoup, partout. Remarquons les différences d’échelle pour faire tenir les courbes… Voyons voir comment cette distorsion varie avec le niveau de sortie (Cliquez sur l’image pour la voir à taille réelle) :

On ne publie pas les autres AOP ici, leur distorsion ne varie quasiment pas avec la charge ou le niveau de sortie avant écrêtage. A part donner un tableau de valeurs constantes, ça n’a aucun intérêt.

Le comportement du Burson est pour le moins surprenant. Sans charge, la distorsion est moyennement faible (beaucoup plus élevée que les autres) et suffisamment basse pour ne pas être entendue. Par contre dès qu’il y a une charge, c’est catastrophique : 1V RMS et hop la distorsion explose. Ça fait peu pour un module alimenté sous 15V. Personnellement, je n’appelle pas ça un ampli op, mais je préfère être poli sur le terme. C’est ici que l’on voit que l’article de AudioXpress n’est pas objectif, car, en regardant bien, on les voit très bien dans cet article, tous ces problèmes. Toutes les figures ont une courbe en haut que l’on penserait être autre chose, mais non, c’est bien le Burson qui commence à distordre, mais le test est limité juste avant que la distorsion ne s’envole (sauf pour la mesure sous +/- 6V ou l’auteur en profite pour dire que quand la tension d’alimentation augmente, la distorsion diminue ; il suffirait d’augmenter légèrement la tension de sortie pour la voir réapparaitre). Le texte passe pudiquement là-dessus. L’avant-dernière courbe (fig.5) montre bien que ce module ne peut pas sortir plus de 2V RMS sans que la distorsion explose et dans cet article il manque toujours une donnée pour connaitre les conditions exactes de mesure (par exemple la charge dans les dernières courbes).  Et il ose dire que de toutes façons, en sortie de CD , on a pas besoin de plus de 2V donc tout va bien, pas besoin de montrer les problèmes… A cela ajouté les courbes reproduites en noir et blanc et la confusion est complète.

Après, nous dira-t-on, si c’est de la H2, ca doit pas être trop horrible finalement. Le constructeur aurait essayé de mimer un ampli SE par exemple. Et bien, voyons voir quelques photos d’oscilloscope, histoire de vérifier tout ça (Cliquez sur l’image pour la voir à taille réelle) :

De gauche à droite : Burson dans 1kΩ, 510Ω et 100Ω, 2V RMS en sortie, NE5534 quelque soit la charge jusque 68Ω dans les mêmes conditions (0.0007%). Difficile de prendre ça pour de la distorsion douce. Effectivement, ces modules vont sonner… différemment. Même la forme de la distorsion est consternante, qu’importe la fréquence, et ce très rapidement. Pas étonnant que ce circuit ne marche carrément pas dans certaines configurations. On assiste là à une conception très douteuse du circuit, rien de plus  : ridicule.

Allez, un petit tour pour voir la forme du slew-rate (Cliquez sur l’image pour la voir à taille réelle) :

Ici, rien de spécial, tout se ressemble plus ou moins (de gauche à droite : Burson, TI NE5532AP et OPA2604AP). C’est le seul cas ou le Burson ressemble un peu à un AOP !

D’autres données vont être ajoutées, comme la distorsion en fonction de la charge comparée entre différents AOP, juste le temps de les scanner.

Donc, quelles conclusions peut-on en tirer ?

Si nous voulons rester poli, je dirais que ces modules ne tiennent en rien une quelconque promesse de remplacement d’un quelconque AOP que ce soit. Non, non, le module n’est pas en panne, les deux canaux  ont des comportements identiques. Il atteint aucun critères de base des AOP auxquels il est censé se substituer. Il est incapable de fournir plus de 2V RMS sans distordre, et encore, faut pas trop le charger (un comble pour un module discret, surtout quand on voit ce qu’il consomme !!!). A l’instar de leur “super régulateur” qui peut à peine fournir le dixième de ce que peuvent fournir les régulateurs qu’il est censé remplacer, ces “ampli opérationnels” sont à éviter comme la peste, surtout pour le prix. Non, ces modules ne sont pas des AOP. Ils ne se comportent pas comme tel, on en est très loin. Sur tous les paramètres, il se fait ridiculiser par les composants les plus détestés des audiophiles mais qui sont quasiment impossibles à surpasser, surtout avec du discret (pas assez chers, mon fils !). Ajouté à cela leur taille qui les rendent plus propices à capter un peu ce qui traine et dégrader le rapport signal/bruit, la, on voir vraiment l’intérêt ! A 55€ le double, on a 250 NE5534 pour le même prix sans chercher très loin avec des caractéristiques aux antipodes. Faut-il être aussi masochiste pour autant aimer se faire arnaquer de la sorte ? Ou alors, utilisé jusque 1V sans charge, oui, ca doit marcher comme n’importe quel AOP, il doit en être indiscernable. Mais bon, si c’est pour avoir si peu, c’est la honte.

Ces silences plus silencieux, ces micros informations transcendantes, cet espace sonore, cette scène vivante, cette quintessence d’émotion sonore, voila des termes bien compliqués pour de la distorsion dure de rang élevé. Pour ceux qui les utilisent en deçà des seuils critiques, l’effet d’expectative (et le prix) suffit amplement à expliquer les  “différences” entendues. A quand une vraie comparaison entre Burson (quand ils distordent pas à mort) et 5532 en double aveugle par les ténors promoteurs de ces modules  ? Dans ce cas, si ils entendent réellement à coup sur une différence, y a un million de dollars pour eux  (ce qui nous changerait un peu de leurs **babinages rhétoriques** et **manipulations sémantiques** à la F.Ibre (*))  ! Une simple formalité, non ?

La prochaine fois que vous voulez vous faire humilier, n’hésitez pas, la porte est grande ouverte. La vache, on en rit encore…

Addition à ce billet : la suite des mesures est disponible dans le billet suivant.

Jipi et Teepee.

(*) C’est vrai que j’ai la revue de son bouquin à faire, mais il y a une telle densité de grand n’importe quoi dedans que le problème principal est de savoir par quel bout le prendre.

Blu-ray du jour

décembre 8, 2009 par jipihorn

Le blu-ray c’est cool… quand le contenu utilise le support avec ses vraies possibilités.

Malheureusement, le catalogue de concerts est maigre (disons musicalement intéressant)  et les sorties rares… Néammoins, ça arrive. Témoin le dernier double blu-ray de Steve Vai “Where the wild things are”.  C’est luxueux, 2H40 de concert, on en a pour son argent (14€ chez Axel Music, qui a dit que le blu-ray était plus cher !?). Seul point noir, l’image est filmée en 720 lignes. Mais étant de bonne qualité, ca reste bien supérieur au DVD.

Le concert en lui-même est d’enfer. Il faut aimer Vai et son jeu… démonstratif. Il tricote à fond, mais ca en jette. Il arrive à ce que ça passe sans que ça agace. Et puis, il laisse la part belle à ses accolyte qui peuvent aussi montrer ce quoi ils sont capables. La formation est plutôt originale avec deux violons au charisme certain. En fait tous les musiciens ont un charisme certain dans leur genre et ça assure un maximum avec toujours cette impression de faire tout ça sans effort. Il n’y a jamais la moindre hésitation ou imprecision. Les mises en place sont parfaites, tout le temps; une performance de mémorisation. Ces gens sont des monstres et la musiques est très variée avec des passages entre  métal symphonique et pur classique, funk pur et dur ou blues bien sentis. Ca tourne et ça groove un maximum. C’est original au possible, drôle, énergique. Ce sont des bêtes de scène.

Bref, un monument dans le genre, avec un son nickel (à part toujours cette manie de faire des stéréo débiles). Je conseille sans aucune hésitation, c’est vraiment une affaire.

Jipi.

Des trucs à vendre encore ?

décembre 1, 2009 par jipihorn

Oui, pour faire de la place :

La centrale probablement, si j’arrive à en tirer un prix raisonnable par rapport au matériel qui est dedans.

Une paire de racks 100% alu anodisé doré face avant de 25 cm, hauteur 65 mm, profondeur 38.5 cm. Face avant de 6.35mm, le reste 2mm. Vis à inserts, haute qualité, neufs, non percés.  60€  la pièce.

Jipi.

Citation du jour :

novembre 25, 2009 par jipihorn

Il y a juste 150 ans, la première édition du livre de Charles Darwin “The origin of species” paraissait. Pourtant, même un siècle et demi plus tard, ce qui est l’une des théories scientifiques les plus solides et les plus abouties par la somme colossale de preuves aussi diverses que concordantes reste encore “controversée”.

Richard Dawkins nous livre la quintessence de la raison :

Evolution is almost universally accepted among those who understand it, almost universally rejected by those who don’t.

Soit :

“L’évolution est quasiment universellement acceptée parmi ceux qui la comprennent, et quasiment universellement rejetée par ceux qui ne la comprennent pas”.

Difficile de faire plus clair…

Jipi.