Jipihorn's Blog

mars 4, 2013

Les entrailles des moteurs TAD – Partie 1

Filed under: Acoustique, Démontage, Pavillons, Vidéo Blog — jipihorn @ 8:15

Voici ce que peuvent contenir ces chambres de compression de chez Exclusive-TAD. La première partie regarde de plus près la construction de la TD-4002.

Jipi.

février 19, 2013

Fabrication de pavillon multi-cellulaire

Filed under: Acoustique, Bricolage, Pavillons, Vidéo Blog — jipihorn @ 8:13

D’une manière récurrente, depuis toutes ces années, j’ai des questions sur la fabrication de ce type d’engin et il était temps de faire un épisode dessus…

Jipi.

octobre 8, 2012

Une protection simple pour les haut-parleurs fragiles

Filed under: Bricolage, Electronique, Fondamentaux, Pavillons, Vidéo Blog — jipihorn @ 7:25

Comment recycler ses fonds de tiroir pour concevoir un filtre de protection pour les haut-parleurs délicats utilisés en amplification active ? Voici un exemple très simple d’utilisation des impédances complexes.

Fournisseur de boîtiers pour transformateurs : Look Audio

Jipi.

janvier 5, 2011

Dumbass quote of the day

Filed under: Audiophilie, Dumbass, Geddes, Pavillons, Ridicule — jipihorn @ 4:27

Aujourd’hui décerné à l’incontournable Jean-Michel Le Cléac’h :

Plus comme d’habitude quelques amabilités à mon égard …(selon lui, qui manifestement n’a rien compris à ce qu’est une propagation non axiale, le trajet des High Order Modes ne pourrait pas croiser l’axe du pavillon… je dis bravo!).

Qui, manifestement, ne sait pas lire ce qui est écrit dans mon billet à ce sujet :

Si JMLC parle des HOMs tels qu’ils sont définis par Geddes, non seulement il n’a pas compris ce que c’est, mais en plus il affirme qu’ils sont visibles sur des mesures dans l’axe. Chose qui est impossible vu la définition. Geddes a souvent émis la difficulté élevé de mesurer directement le HOMs, et ceci réclame au moins des mesures en grandes quantités hors axe.

Ce qui est pourtant clair, et je défie JMLC de le faire : mesurer les HOMs directement avec une mesure dans l’axe et les discriminer du reste. Ou ai-je dit qu’elle y étaient absentes ? Non, j’ai dit qu’il était impossible de les extraire d’une mesure dans l’axe. Comment peut-il imaginer que je puisse dire une telle sottise !? D’ailleurs, je suspecte, vu sa description (« propagation non axiale », »des modes qui croisent l’axe du pavillon »), qu’il n’a pas vraiment une idée correcte de ce que c’est…

Il me serait fort agréable qu’il aille sur le  forum de Geddes et lui soumettre sa méthode géniale d’évaluation de ces grandeurs avec une mesure dans l’axe et ses outils magiques, preuves à l’appui – ça serait une avancée dans le domaine comme on en voit peu. Pendant ce temps, je prépare le popcorn, on sait jamais.

Remarquons qu’il n’a pas démenti le fond réel  du billet, à peine juste fait une diversion à coté de la plaque et geindre un peu parce que je suis pas gentil.

Jipi.

décembre 25, 2010

La réalité n’est pas simple…

Filed under: Acoustique, Audiophilie, Fondamentaux, Geddes, Pavillons — jipihorn @ 9:56

Tous les ans, l’European Triode Festival réunit les adorateurs de vieilleries et de l’illusion de progrès. A part le folklore et le coté inoffensif du truc, c’est plutôt une perte de temps si l’on s’attache à ce qui est vraiment important en audio. Néanmoins, c’est une occasion pour les piliers d’asseoir leur existence et de rencontrer ces obsédés du détournement de vieilles technologies pour faire des appareils qui, finalement, n’ont aucun intérêt. J’avoue que cette année, quand je vois un titre comme « new circuits and preamp-designs » et le contenu réel, je me demande si ça n’est pas un canular.

Cette année, grand concours de pavillons. Alors, c’est sur que notre expert national, Jean-Michel Le Cléac’h -JMLC pour faire court- va leur montrer qui est le patron. Pourtant, avant même de commencer, il était évident que les conditions allaient être particulières : salle probablement grande, public étalé, évaluations subjectives. Donc, il peut y avoir des risques que les pavillons chers à JMLC ne soient pas dans leur élément. Pourtant, et la je ne donne qu’un avis purement provocateur, je suis convaincu qu’il y est allé la fleur au fusil. Je ne sais pas si il avait la liste des autres pavillons en lice, mais c’est sur que si il l’avait, c’était la consécration assurée. Regardez plutôt :

  • Des vieux machins en tôles de la guerre 40, totalement dépassés et reconnus pour leur piètre qualité intrinsèque (Melaudium, Gaumont Kalee,Altec…).
  • Des trucs réputés pour être ineptes et qui le sont (Fostex, JBL2397).
  • Des machins totalement ridicules, moches et prétentieux (Acoutic Horn co.).
  • Des trucs un peu plus réputés au niveau de l’étiquette, mais qui ne nous rajeunissent pas vraiment (Klangfilm).
  • Des trucs haïs par le maitre (Ledauphin).
  • Des trucs similaires à ceux du maitre, mais bon, il sont moins bons quand même, faut pas déconner non plus (Kugelwellen).

Donc, finalement, rien de bien effrayant. Sauf que les résultats ne se sont pas déroulés comme prévu. Ou plutôt si. Mais non. Que le pavillon JMLC ne soit pas le tout premier, bon, qu’importe. Mais il a même pas atteint les demi-finales. C’est plutôt vexant. Pas autant que le concours de large bande de Mélaudia, mais quand même.

En fait, je vais être clair. Vu les conditions de mesure et d’évaluation, le classement n’a a peu près aucune signification. Et ca ne veut pas dire que les pavillons JMLC sont mauvais – ils ne le sont pas si ils sont utilisés dans un contexte bien précis. Simplement, la réalité, ce n’est pas aussi simple. Ces pavillons sont crées sur une base purement empirique, sans aucune étude réelle au départ. Je vois surtout ici un coup de bol et non quelque chose de prévu à l’avance. En fait, je suis sur qu’un tractrix de base fournira des résultats similaires dans des conditions identiques (en l’occurrence, les pavillons s’arrêtant au même endroit) et ces pavillons ne sont en rien une avancée par rapport à ce qui existait avant. Simplement le tracé est plutôt sympa, même si il n’est pas cohérent avec ce que l’onde fera en vrai (il suffit d’étudier un peu les équations de propagation pour s’en convaincre – voir les écrits de Morse). Et il n’est pas moins malin d’imaginer une continuité des tractrix au delà de 90°. Il n’y a pas de démarche scientifique réelle ici, juste des ressentis, des lois subjectives et je doute qu’à époque de la conception de ces tracés, années 80 si je ne m’abuse, il avait une connaissance approfondie de la propagation d’ondes dans les pavillons.

Que des Klangfilm aient gagné, bon, pourquoi pas. Le culte voué à ce type de matériel, seul représentant dans ce concours, biaise fortement une évaluation subjective qui est vouée de toute façon à l’échec dès le départ. Et puis, les gars de Klangfilm savaient faire du matos, c’est tout. Je suis pas sur que la directivité du modèle AlNico soit si différente de celles d’un pavillon JMLC, d’ailleurs. Si il y avait eu du Western Electric, c’est quasi certain qu’ils auraient été dans une position meilleure que leur qualité intrinsèque. Que les Ledauphin soient passés devant, ca doit l’agacer un peu plus. Il hait ce type de pavillons et il ne se prive pas de le rappeler dès que l’occasion se présente. Pourtant, même aux mesures, il n’est pas ridicule, malgré la présence du défaut de la TD-2001 qui, on se demande bien pourquoi, n’a pas été corrigé (je vois d’ici l’argument que la méthode de la résistance série ne fonctionnera pas, mais il y a d’autres moyens tout aussi efficaces quand l’impédance n’est pas le dual de la courbe de réponse¹ ).

Et donc, évidement, on aura droit à l’incontournable et modeste explication² comme quoi, ce n’est pas lui qui a gagné, mais c’est normal, les gens préfèrent ce qui n’est pas neutre et ses pavillons n’étaient pas dans les bonnes conditions. Ce n’était pas prévisible ça ? Pourtant, c’était gros comme une maison. En fait, JMLC s’est donné du mal pour rien avec ces explications, surtout que les premières sont assez farfelues et/ou totalement spéculatives. La dernière raison suffit à elle-même : une évaluation subjective qualitative ouverte, sans double-aveugle fournit des résultats aléatoires. Le problème ici, c’est que même en aveugle, ca n’a aucune valeur car on parle de préférences plutôt que de différences. Ce qui me faire rire c’est l’excuse que ca n’a pas été fait en aveugle, lui qui est foncièrement contre³. Ce n’est pas de la science sélective quand ça arrange, ça ? Pensez vous que si il avait gagné le concours, il aurait cité toutes ses raisons pour relativiser le succès (ce qu’un esprit scientifique doit faire) ?

Enfin, bon, qu’il n’ait pas gagné, ça n’a pas spécialement d’importance en soi. Ça ne remet pas en cause la qualité et les défauts de ses pavillons. Par contre, ce qui est beaucoup plus gênant, c’est la surestimation des informations que ses mesures peuvent fournir. La encore, il maquille des techniques de mesures tout à fait banales pour faire croire qu’il y a des avancées. Et ca n’est pas parce que l’on remplace les transformées de Fourier par des transformées en ondelettes que ça ajoute fondamentalement de l’information pertinente. C’est vrai que le spectrogramme est sympa au niveau lisibilité, mais ca ne reste qu’un spectrogramme (ou plutôt un scalogramme ici). Et ca n’est pas parce que c’est JMLC qui le fait qu’il va en sortir de nouvelles propriétés. Pourtant, il ne s’en prive pas pour affirmer péremptoirement (qui serait surpris ?) qu’il peut lire dessus les fameuses HOMs. Soit il parle du même phénomène décrit et étudié en long en large et en travers par Geddes, soit c’est un homonyme qui décrit un atout autre phénomène mais faut franchement être tordu pour lui donner ce nom. Les HOMs sont les composantes qui composent la forme d’une onde qui se propage, d’une manière similaire aux harmoniques. Le premier degré est normalement celui qui existe seul dans les pavillons particulier dits 1P, pavillons rarissimes et quasiment impossible à réaliser en pratique parce que l’on n’a pas vraiment de sources acoustiques adaptées. Quand la fréquence augmente, des termes supplémentaires apparaissent pour que l’onde se déforme afin suivre les règles de propagation et des valeurs aux limites. Tout ceci est décrit dans l’ouvrage de Geddes et cette technique permet, chose extrêmement puissante, de calculer la forme de l’onde à tout endroit. C’est sur que c’est un poil plus ardu que Webster.

Et donc, je m’en suis allé soumettre ma question à Geddes sur son forum, histoire de vérifier si mes doutes sont bien justifiés. Si JMLC parle des HOMs tels qu’ils sont définis par Geddes, non seulement il n’a pas compris ce que c’est, mais en plus il affirme qu’ils sont visibles sur des mesures dans l’axe. Chose qui est impossible vu la définition. Geddes a souvent émis la difficulté élevé de mesurer directement le HOMs, et ceci réclame au moins des mesures en grandes quantités hors axe. Qu’il conclut que les mesures de l’ETF2010 sont faite pour mettre en avant les pavillons JMLC c’est légitime, vu comment c’est présenté. Ça n’est pas forcément le cas, mais je trouve l’excuse en bois du « retard dans les préparatif » pour justifier l’absence de mesure hors axe tout à fait ridicule. Combien de temps cela aurait-il pris en plus par pavillon avec des positionnements préétablis ? 30 secondes ? 1 minute ? Ça aurait pourtant été un argument de poids supplémentaire pour justifier telle ou telle préférence du public , pour ceux qui étaient mal placés par exemple. Ça me donne surtout l’impression que ce n’est pas le genre de mesures qui l’intéresse. Après on pourrait me dire que, par exemple, j’en ai pas donné pour les pavillons des ET-703. C’est tout à fait vrai, mais ici c’était le but de comparer deux pavillons qui ont des directivités extrêmement différentes. Il était plus flagrant déjà de gommer des défauts dans l’axe, sachant que la directivité est plus élevée dans les pavillons usinés. Et puis, je suis pas dans un concours de pavillons non plus.

Bon, je vais passer sur la malhonnêteté intellectuelle en mon endroit, vu que mon post sur Geddes n’a pas comme sujet ses pavillons, mais ce qu’il déduit de ses mesures. C’est une tentative de diversion, ou alors il n’a pas compris de quoi ça parlait (j’en doute). Mais quoi qu’il dise, ce qu’il affirme dans son texte sur les HOMs est faux. Dommage parce que c’est le seul point qui ne soit pas une banalité. Et mettre des figures qui n’ont pas de lien avec le sujet (juste la petite publicité pour ses pavillons comparant des poireaux et des choux-fleur) ne changera pas grand chose. Ou a-t-il vu du « ETF bashing » ? On parle de ses mesures, point barre. Que ce soit à l’ETF ou à Lourdes, ça m’indiffère complétement. Je ne vois ici qu’une pauvre tentative de victimisation, histoire d’occulter le vrai fond :  coté HOMs, il dit n’importe quoi (ou alors, qu’il fasse une vraie démonstration scientifique avec les preuves et qu’il le soumette à Geddes). Pourquoi ne prend-il pas la peine de répondre lui-même sur le site, histoire de remettre tout le monde en place ?

Plus ou moins lié à ce sujet, une discussion sur le forum des gens qui perdent leur temps s’est mise en route. Vu que l’on hésite à me nommer en ces lieux de peur de je-ne-sais-quoi, je vais pas me priver de les citer ici. Ici l’on peut apprécier des conversations entre gens qui manifestement n’ont pas vraiment compris le sujet et qui confondent allègrement les pavillons coniques d’Acoustic Horn et les guides d’onde de Geddes. C’est sur, le site d’Acoustic Horn mélange sans vergogne le tout, histoire de semer le trouble et pour se donner une façade de sérieux – caractéristique qu’il ne mérite vraiment pas. Mais quand on a l’esprit un peu scientifique, on va chercher aux sources, pas sur une page de pub d’un individu qui s’improvise expert en pavillons. Le pavillon de Geddes suit une loi bien particulière décrite simplement en coordonnées sphéroïdales aplaties et, donc, n’est pas conique (il le devient asymptotiquement). Sa conception suit une démarche purement scientifique de A à Z et ne tombe pas du ciel à la suite d’un profil qui a l’air sympa. Il est modélisé et parfaitement décrit avec une connaissance complète de ses limites et de ses qualités issues d’un choix de démarche parfaitement clair qui se justifie, à mon avis, mieux que celle choisie à postériori – à la lecture des résultats purement expérimentaux – par JMLC. Geddes avait simplement une connaissance complète des propriétés avant de le construire contrairement à JMLC qui supposait telle ou telle qualité et en a ajouté même avec le temps sans aucune justification réelle. Et la, je ne parle pas de simulation, mais de conception, ce qui est tout à fait différent.

Ce qui est agaçant chez Audax, c’est le manque total de discernement entre la vraie démarche scientifique et celle qui veut faire croire. J’ai du mal à comprendre que Forr, qui est pourtant probablement techniquement le plus compétent du forum, tombe dans le panneau. Comment considérer comme exemple d’application de la méthode scientifique quelqu’un qui considère la thèse de Cheever comme un document ayant le moindre contenu pertinent ? Désolé, après toutes ces années à étudier le scepticisme scientifique et donc commencer par comprendre les fondements de la méthode, je ne vois rien de sérieux dans la méthodologie scientifique telle qu’elle est appliquée par JMLC. Ses sources sont souvent douteuses et sélectives et toujours choisies pour abonder dans son sens. Ça ne veut pas dire qu’il a tord en soi, je parle ici de méthode. Ses créations ne sont pas issues d’une telle méthodologie. Tracer une courbe parce qu’elle semple sympa ou bidouiller une page Excel pour faire des filtres électriques à la main, ce n’est pas ce que j’appelle de la science en marche. Alors mettre JMLC au niveau d’un Geddes ou d’un Toole, franchement, faut rester raisonnable. On peut ne pas être d’accord avec Geddes ou Toole, mais on ne peut pas les critiquer sur la méthodologie. Eux même ne sont pas toujours d’accord sur la définition des critères de qualité d’une enceinte quand elles sont soumises à des écoutes subjectives. C’est ainsi que la science avance. C’est autre chose que de faire des écoutes improvisées inutiles entre audiophiles passéistes et de venir fanfaronner (« si je gagne je suis un génie, si je perds les autres sont stupides« ) . Combien de papiers JMLC a publié et passé le peer-review ? L’AES ou l’ASA, ce n’est pas Audax ou DiyAudio.

Ce n’est pas croquignole, c’est ridicule.

Jipi.

(¹) Cet argument qualitatif de son pavillon – courbe d’impédance régulière – en prend sérieusement un coup quand on passe à un autre moteur que la TAD. Quand je parle d’un coup de bol…

(²) Quand quelqu’un commence une explication par « Il serait très prétentieux de ma part de prétendre que… », c’est certain qu’on va avoir droit à un concentré d’arrogance. C’est juste le lubrifiant pour que ca n’en ait pas l’air.

(³) Pour ceux qui n’ont pas de compte Delphi, je cite : « Ce n’est pas moi, qui suis totalement opposé aux tests en aveugle, qui m’aventurerai à proposer une méthodologie pour ce test d’audibilité de la préondulation. »

septembre 18, 2010

ET-703 : les mesures.

Filed under: Acoustique, Bricolage, Pavillons — jipihorn @ 3:42

C’est bien joli d’usiner des pavillons, mais il faudrait voir si ils sont un progrès par rapport au précédents ! Si, à l’écoute, il semble bien qu’il y ait une différence sensible (en bien), on n’est pas sur si c’est bien une amélioration ou une dégradation flatteuse. D’où la vérification avec des mesures, seul moyen efficace de voir ou l’on va et de quantifier ce qui est perçu.

Donc, voici les mesures dans l’axe montrant les différences entre l’ancien pavillon et le nouveau, sous deux coupures différentes.

Tout d’abord, l’ancien pavillon :

ET-703, pavillon d'origine, avec coupure à 1kHz et 8kHz (Linkwitz Riley 24 dB/octave)

On retrouve ce creux déjà rencontré vers 8-10 kHz. Remarquons que le niveau sous 7kHz est plus élevé que le reste. C’est une propriété intrinsèque au moteur qui se retrouve quelque soit le pavillon – même sans pavillon du tout !

Maintenant le nouveau :

ET-703, nouveau pavillon, avec coupure à 1kHz et 8kHz (Linkwitz Riley 24 dB/octave)

Les conditions de mesure sont exactement les mêmes sans lissage. On peut voir immédiatement que le creux de l’ancien pavillon est quasiment absent et les irrégularités (très probablement dues aux diffractions aux arêtes du pavillon) sont gommées.

Comparons les deux pavillons simultanément :

Bleu : ancien pavillons - Rouge nouveau pavillon - Coupure 1kHz

Bleu : ancien pavillons - Rouge nouveau pavillon - Coupure 8kHz

On peut voir immédiatement l’amélioration de linéarité. On remarque de plus la raison pour laquelle TAD préconise une coupure à 8kHz : ca n’est pas parce que le moteur ne supporterait pas la puissance, c’est parce qu’il y aurait une tonique du à la remontée de niveau ! En fait, non, TAD préconise une coupure  à 5 kHz, ce qui est trop bas pour une courbe de réponse plate. Il est possible qu’il  y ait une raison dans leur configurations, mais l’ET-703, en configuration hifi, ça se filtre entre  7 et  8kHz, un point c’est tout ! Pour information, voici les courbes en fonction de la fréquence de coupure :

Courbe de réponse Et-703 en fonction de la coupure basse, de 4.5kHz à 8.5 kHz, avec une valeur proche de l'optimal à 7.7 kHz

Malgré tout, si une coupure donnée donne un résultat correct, la coupure réelle est plus basse, ce qui complexifie le filtrage au niveau de la voie du dessous qui ne devrait pas être filtrée à la même valeur que le tweeter… Les méthodes de filtrage habituelles sont plus ou moins mises en défaut et cela montre à quel point le filtre doit toujours être lié à la configuration que l’on utilise et non une valeur théorique. Ceci est particulièrement vrai pour l’ET-703 !

En tout cas, c’est bon, je garde mes nouveaux pavillons…

Jipi.

juillet 19, 2010

l’ET-703 et son pavillon.

Filed under: Acoustique, Pavillons — jipihorn @ 11:46

Le tweeter  TAD ET-703 fait partie de ces composants mythiques que le monde audiophile affectionne. Certains le détestent, d’autres l’adorent. Techniquement, c’est le seul moteur réel dédié à cette fonction; les autres haut-parleurs genre JBL ou Fostex sont des tweeter annulaires, sauf le 045Be JBL – Le seul qui rivaliserait – mais je ne suis pas convaincu par son pavillon. Les arnaques type Goto Unit  ou YL sont des espèce d’hybrides avec une membrane en dôme et une sortie quasi annulaire. Aucun de ces modèles n’ont de pièce de phase digne de ce nom à ma connaissance. Les TAD sont comme des moteurs de médium mais en miniature, ici une sortie d’un demi-pouce. Technologiquement, il sont assez classique, mais la qualité industrielle reste insurpassable, surtout comparée aux modèles artisanaux dont on a aucune garantie de tolérance de caractéristiques entre unités.

Le problème actuel de ces transducteurs est leur prix qui a explosé ces dernières années. De exorbitants, ils sont passés à inabordables. Il ne vaut mieux pas casser un diaphragme…

Maintenant, ce sont des objets plutôt étranges au niveau du pavillon. Si leur conception avait probablement des contraintes très particulières à l’origine au niveau directivité, elle semble plutôt décalée pour une utilisation hifi « standard ». Beaucoup de gens pensent que ce sont des pavillons à diffraction, ce qui est faux, tout comme les anciens Fostex T825. Ce sont des vrais pavillons avec deux angles d’ouverture bien définis et, malheureusement, une sortie abrupte qui va inévitablement diffracter. Contrairement à ce que l’on croit, ils sont plus directifs dans leur dimension la plus faible, même si la rupture tend à lisser l’effet. Il suffit simplement de mesurer  (fente tweeter horizontale) :

Bleu : Axe - Rouge 30° axe gauche-Droite - Vert 30° haut-bas.

Ce qui fait que je les monte avec la fente à l’horizontale, pour avoir une directivité similaire à celle des pavillons de médium. Si ils sont montés à la verticale sur les enceintes Exclusive, c’est certainement pour des raisons bien particulières pour une utilisation particulière. Remarquez que en dessous de 8kHz, la diffraction lisse la directivité, mais elle devient inopérante aux fréquences supérieures, faisant chuter le niveau rapidement (courbe verte). Le problème, c’est que ces haut-parleurs sont utilisés à partir de 8kHz : ne pas compter sur la diffraction pour contrer la forte directivité du pavillon due à son  angle d’ouverture faible.

J’ai toujours trouvé les TAD un peu plus « ternes » que les tweeters que j’ai eu jusque la (attention à bien prendre le terme au niveau ou il doit être pris) . La raison peut se voir sur la courbe de réponse où un creux vers les 8-10kHz est présent, probablement pour des raisons d’interférence entre l’onde incidente et les ondes diffractées (courbe des deux tweeters) :

Cela semblerait être le point faible de ce transducteur dans une  utilisation généraliste. Remarquez à quel point les deux transducteurs sont similaires – n’imaginez même pas avoir une telle homogénéité avec d’autres marques artisanales japonaises…

Après avoir usiné des petits pavillons standard, genre tractrix, je peux l’affirmer maintenant : le pavillon d’origine du TAD est LE point faible de ce haut-parleur dans une utilisation HiFi standard. Le passage aux nouveaux pavillons a immédiatement enlevé cet aspect « terne », probablement à cause de la disparition de ce creux que je devrai confirmer à la mesure sous peu. Une écoute un peu attentive sur quelques morceaux sélectionnés montre immédiatement l’impact du pavillon sur les résultats. Ils sont très nets, mettant en avant les défauts intrinsèques du pavillon d’origine.

En gros, vous voulez le top du tweeter ?

ET-703 avec un autre pavillon.

Oubliez Onken, Goto et autres ALE : y a aucune technologie réelle et la qualité de fabrication est indigne – la qualité d’un tweeter ne se mesure pas à la masse  des aimants.

Une petite note à propos des pavillons usinés. Ce sont des tractrix parce qu’il fallait qu’ils se terminent à 90° car ils sont montés sur un baffle. Si il étaient utilisés en l’air, un Le Cléac’h aurait pu être utilisé jusque 180° mais sur baffle plan, ça n’a pas d’intérêt. D’un autre coté, quand on est limité à 8cm de diamètre, il n’y a pas beaucoup de solutions si l’on veut un minimum de surface pour le pavillon. Contrairement à des versions en aluminium dévoilées il y a quelques temps (très jolis), ces petits pavillons conservent la compatibilité de montage dans toutes circonstances. J’aurais construit un guide d’onde si j’avais pu le faire, avec juste un arrondi extérieur. Mais ca passait pas, géométriquement parlant.

Jipi.

juillet 18, 2010

Faites du copeau !

Filed under: Bricolage, Pavillons — jipihorn @ 2:33

Y a quelques mois, nous avions investi dans une petite fraiseuse à commande numérique (CNC), une Sieg KX3 avec le logiciel Sieg (une autre version existe avec le soft Match plus complet) que Sidermo (ou Siderméca) (1) proposait comme une promotion avec des options sympa (4ème axe et manivelle). C’est une petite machine, d’une course de 280x140x250, de  300 kg quand même, ce qui pose quelques problèmes de manutention à la livraison : les livreurs laissent ça sur le trottoir. Il a fallu les services d’une entreprise de déménagement car on ne s’improvise pas manutentionnaire comme ça, surtout avec des escaliers.

Ce qu’on oublie avec l’usinage, ce sont tous les accessoires qu’il faut avoir pour commencer à travailler dans des bonnes conditions : fraises, étau, pinules de centrage et autres matériels de métrologie, pinces et porte pinces (ici des pinces ER40), accessoires de bridage, mandrin de tour et … matières premières (essentiellement du laiton, du bronze ou de l’alu). Sans tous ces trucs, qu’il faut choisir d’une qualité suffisante, c’est même pas la peine de compter faire quelque chose. Un groupe d’arrosage pour est aussi la pour le jour où on devra usiner de l’aluminium qui colle (le cauchemar à usiner).

La CNC ne peut pas vraiment  être utilisée comme ça, comme une machine conventionnelle. Il faut un logiciel de CAO/FAO pour générer les  parcours d’outil dans le langage approprié, ici une variété de langage ISO proche de NUM ou FANUC. Dont acte.

Une fois le tout réuni, y a plus qu’à :  commençons par une paire de petits pavillons pour des TAD ET-703. Ce sont des petites pièces pour un diamètre de 8cm. La choix ici est un simple tractrix d’une coupure de l’ordre de 1500Hz. Au départ, il était prévu une forme guide d’onde à la Geddes, mais le problème avec la TAD est qu’il y a une semelle qui impose une ouverture trop étroite pour ce type de pavillons. La structure interne de l’ET-703, avec cette semelle, complique la fixation d’autant plus qu’il y a volonté de ne pas avoir de vis apparente en face, comme le pavillon d’origine. Contrairement à ce que l’on penserait, la partie pavillon est la plus facile. Le reste (fixation, pièce intermédiaire) est beaucoup plus contraignant, et c’est cela qui prend l’essentiel du temps. La précision est indispensable pour un bon centrage, une absence de jeu et une finition de qualité.

Et donc, à partir d’un rondin de 8cm en laiton, creusé d’un coté et de l’autre puis d’un rondin de bronze de 7cm pour la pièce de fixation interne, la conception et l’usinage peuvent commencer, histoire de voir jusqu’où une telle machine peut aller. Dans l’ordre, ça donne ceci :

Découpe des rondins (scie à ruban horizontale quasi-indispensable).

Les blocs bruts prêts pour l'usinage.

Ébauche arrière : pour alléger le pavillon et permettre le passage de la pièce de fixation, le pavillon est évidé dans une forme en gros parallèle au pavillon lui-même. Le bloc est pré-percé en son centre en diamètre 10 pour mieux évacuer le copeau quand l'avant sera usiné, surtout au fond. L'ébauche se fait à la fraise deux tailles de 10.

Semi-finition arrière pour enlever le gros des escaliers de l'ébauche et laisser une sur-épaisseur de 0.5 pour la finition. Fraise hémisphérique de 10.

Vue de la semi-finition : l'usinage se fait à Z constant.

Finition radiale, pas de 0.5 mm, fraise hémisphérique de 10. Le cylindre a une dépouille de 2°, il est risqué d'usiner des parois verticales. Pour l'arrière, l'état de surface n'est pas critique. Le laiton est probablement le matériau le plus facile à usiner et l'état de surface est très bon. La machine ne vibre pas et n'a pas de jeu.

Vue de la finition arrière.

Ébauche-vidage à z constant avant à la fraise de 10.

Semi-finition à z constant, fraise hémisphérique carbure de 6.

Finition radiale, pas de 0.1 à la fraise carbure de 6, 6 dents à 4500 tours/minute. Ici, à la moitié du parcours. L'état de surface est proche d'un matériau presque brossé. Les conditions sont pratiquement les plus extrêmes disponibles pour essayer d'avoir le fini d'une qualité maximale. En fait, c'est le type d'usinage qui limite plus qu'autre chose, l'idéal serait d'avoir un usinage hélicoïdal en Z à crête constante, ce qui serait beaucoup plus rapide. Malheureusement, je ne l'ai pas sous la main...

Vue une fois sorti de la machine. Remarquer le trait du au premier passage pleine matière qui a laissé une rayure visible (facilement effaçable) car les conditions de coupe sont très différentes des passages suivants qui prennent très peu de matière. Un usinage hélicoïdal n'aurait laissé aucune marque. Ce type de défaut de surface existe aussi durant les changements brutaux de direction. L'importance du type d'usinage est fondamental quand on recherche une perfection de surface, quelque soit la machine utilisée.

Usinage de la pièce de fixation dans un bloc de bronze.

Les pièces une fois usinées.

Deux pièces assemblées avec un léger jeu au cas où des ajustements seraient nécessaires au montage final.

Étape de polissage. Fait à la Dremel avec des feutres, il nécessite une étape légèrement abrasive pour les rayures et 3 étapes de polissages pour atteindre un poli quasi-miroir.

Vues des deux pièces polies (au niveau du pavillon). L'extérieur est laissé brossé. Le flash fait ressortir considérablement les rayures résiduelles qui sont quasi invisibles. Ça permet de voir si on est parfait ou pas : on y est presque, mais ça ira comme ça. Le polissage, ça me gave au bout de deux heures. Il y a eu une deuxième session de polissage par rapport à la photo précédente.

Montage des pièces pour les perçages sur le coté. Les deux pièces sont fixées avec 3 vis à 120°. Ça permet de régler le centrage final grâce au léger jeu résiduel entre les deux pièces (quelques dixièmes de mm). Le 4ème axe, c'est vraiment pratique pour ça...

Un tweeter TAD démonté avec une pièce de fixation vissée. Ces pavillons sont un peu plus hauts que celui d'origine qui est moulé.

Vue sur le coté du TAD avec sa pièce de fixation. On peut voir la semelle qui limite la forme du début du pavillon sur laquelle est vissée la pièce de fixation.

Un tweeter assemblé : ça en jette ! Si j'avais été équipé pour faire des pas de vis , j'aurais évité les vis sur les coté (le seul défaut visuel) en vissant le pavillon sur la pièce de fixation qui serait, en quelque sorte, une gosse vis. C'est possible avec le 4ème axe,mais il faut des outils particuliers. Si je devais faire d'autres montages de ce genre, je pourrais investir, mais c'était un peu trop pour une seule paire de pavillons.

Les deux pavillons assemblés. J'avoue que c'est super joli. Et ça marche !

Voila en gros le travail que ça représente, hors toutes les étapes de perçage, bridage, ajustage qui prennent un temps fou. L’usinage en lui-même, c’est le plus facile : ça se fait tout seul. Le reste, brider, régler, ajuster, ébavurer, polir … représente 95 % du boulot (soit en gros trois  jours à plein temps, sachant qu’il n’y a pas de volonté particulière de gagner du temps à tout prix). Mais le résultat est la : avec ces « petites » machines CNC, l’amateur peut se fabriquer en gros n’importe quoi pour un investissement impensable il y a encore 5 ans !

Jipi.

(1) : Même si cette société n’est pas la moins chère, nous la conseillons sans réserve sur le service, le sérieux et la rapidité. Ce sont des gens qui connaissent parfaitement leur matériel et qui suivent leurs clients sur la durée. Ils n’hésitent pas à envoyer en DHL une clé qui manque pour l’avoir le lendemain !

décembre 14, 2008

Good science vs bad science

Filed under: Acoustique, Coup de gueule, Geddes, Pavillons — jipihorn @ 9:25

Earl Geddes est un personnage fascinant.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, je pourrai résumer très succinctement : il est , entre autres (ses domaines de travail sont considérables), LE spécialiste des pavillons. Personne, à ma connaissance, ne peut l’approcher de près ou de loin sur ce domaine, même si quelques spécialistes, malheureusement hors France, ont des compétences sérieuses (comme Björn Kolbrek ou David McBean). En France, il n’y a pas vraiment de spécialiste connu de haut niveau sur ce sujet (il est probable qu’il y en ait tout de même !). J’étudie de près les travaux de Geddes, mais ils nécessitent des outils mathématiques et une compréhension qui demandent un gros travail qui, pour ma part, n’est pas terminé (ce qui ne me permet certainement pas de me ranger dans une catégorie pompeuse d’expert sur le sujet). Pour faire simple, Geddes a démontré la totale obsolescence de l’équation de Webster, théorie encore utilisée aujourd’hui malgré son inanité. Il a généralisé le concept par ses théories des guides d’onde et les modes d’ordre supérieur qui permettent d’établir en tout point la forme de l’onde dans un guide. Les conséquences sont une parfaite maitrise de tous les paramètres, dont la directivité, paramètre fondamental, totalement ignorée par Webster. Ces techniques sont décrites dans son livre d’une manière assez synthétique, et je dois l’avouer, d’une grande élégance (notamment les T-Matrices, proche des quadripôles en électronique). En 2008, toute personne songeant sérieusement s’intéresser aux pavillons devrait déjà avoir rangé Webster dans la catégorie des antiquités sympa d’étudiant (C’est en DEUG de physique générale que j’ai étudié cette équation, mais, à mon avis, le niveau terminale suffit amplement pour comprendre la démonstration).

Parallèlement, Earl Geddes agace. En général, c’est parce qu’il ne s’embête pas avec des tournures rhétoriques pour dire les choses. La science n’est pas démocratique et il n’a cure des opinions (et il le fait savoir). Seule la preuve compte. Contrairement à beaucoup, il sait aussi dire « je ne sais pas ». Mais il est un cas de figure d’agacement qui est différent. Ce cas de figure, c’est Jean-Michel Le Cléac’h © (que je nommerai JMLC pour faire court par la suite).

Voici deux extraits de d’écrits de Geddes qui vont servir de support :
Extrait sur la réponse de Geddes sur les articles (partie 1 et partie 2) de Kolbrek paru dans voice coil :

  • One can draw a complex set of wave‐fronts on a piece of paper and connect them with a contour, but that does not mean that real sound waves would necessarily follow these drawings. Sound waves have a mind of their own and they will go wherever they want, no matter how much hand‐waving we do. Take for example defining horn shapes based on the assumption that the wave‐fronts propagate with a constant radius. This assumption yields some very nice looking curves and horns. Unfortunately it is a physically impossible for a wave‐front to propagate in such a manner – it violates every concept in physics from Huygens’s Principle to Green’s Theorem. The wave‐fronts in the real device will not follow the wave‐fronts as drawn on the paper. It’s just not that simple.
    Further, a horn contour that is based on a geometrical “plot” of how the wave‐fronts will progress relies on a faith that the wave‐fronts will actually propagate that way. This naive faith is no way to proceed in a scientific study of a real device. One has no option but to search for a mathematical description that defines precisely how the wave‐fronts will propagate using physics, not naively prescribing a situation that one hopes will occur.
  • N’importe qui peut dessiner un ensemble de fronts d’onde sur un bout de papier et les connecter avec un profil, mais cela ne veut pas dire que les vraies ondes sonores devraient nécessairement suivre ces dessins. Les ondes sonores ont leur propre « volonté » et elles iront là où elles le veulent, qu’importe le nombre de dessins à la main que l’on fera. Prenez par exemple la définition de formes de pavillon basées sur la supposition que des ondes sonores se propagent avec un rayon constant. Cette supposition aboutit à des courbes et des pavillons très jolis. Malheureusement, il est physiquement impossible pour un front d’onde de se propager de la sorte – il viole tout les concepts physiques depuis le principe de Huygens jusqu’au théorème de Green. Les fronts d’onde dans le monde réel ne suivront pas celles dessinées sur le papier. Ce n’est pas aussi simple.
    Pour aller plus loin, un profil de pavillon basé sur un « dessin » géométrique sur comment les fronts d’onde vont progresser se base sur la croyance que les fronts d’onde vont réellement se propager de la sorte. Cette foi naïve n’est en rien une manière de procéder scientifiquement sur un objet réel. Il n’y a pas d’autre solution que de rechercher une description mathématique qui décrit précisément comment les fronts d’onde vont progresser en utilisant les lois de la physique, et non prescrire naïvement une situation que l’on espère avoir.

Extrait de « Audio Transducer« , ouvrage de référence de Geddes (j’en reparlerai ultérieurement), conclusion sur le chapitre dédié au filtrage.

  • The reader will, by now, have noted a substantial lack of analytical formulas and theorical discussion of crossovers in this chapter. That is because there really are no theories in this subject to develop. There are, of course, a multitude of equations, and filter names in the electronics literature. However they really don’t apply to our problem. We have seen in each of our examples that simple electrical theories simply does not apply. These electrical filters are scalar in nature and the acoustics problem is three dimensional. What one wants as an end result is an acoustic filter response, which takes into consideration the transducer amplitude and phase, neither of which can be ignored, as we have seen.
    Crossover filters must be matched to the specific set of drivers being used and there really are few generalizations that one could make, other than to conclude that simply using electrical filter concepts does not work.
  • Le lecteur aura, dès lors, remarqué le manque de formules d’analyse et discussions théorique à propos du filtrage dans ce chapitre. C’est parce qu’il n’y a aucune théorie à développer sur ce sujet. Il y a, bien sur, une multitude d’équations et de noms de filtres dans la littérature sur l’électronique. Néanmoins, elles ne peuvent vraiment pas s’appliquer à notre problème. Nous avons vu dans chacun de nos exemples que les simples théories électriques ne peuvent s’appliquer. Ces filtres électriques sont scalaires par nature, et le problème de l’acoustique est en trois dimensions. Ce que l’on veut comme résultat final est une réponse de filtre acoustique qui doit prendre en considération la phase et l’amplitude du transducteur, aucun des deux ne pouvant être ignoré, comme nous l’avons vu.
    Les filtres doivent être liés avec un ensemble spécifique de haut-parleurs et il n’y a vraiment que très peu de généralisations que l’on peut faire, autrement que de conclure que simplement utiliser des concepts de filtre électriques ne fonctionne pas.

Pour ceux qui sont familiers avec les sujets rattachés à JMLC, ils vont remarquer que ces deux extraits réduisent à néant la démarche fondamentale appliquée au pavillon dit JMLC et au filtrage dit JMLC.

Et c’est en cela que Geddes l’agace. Il n’y a pas vraiment de débat possible, vu que ces deux sujet sont démontrés dans les travaux de Geddes, même si ces démonstrations nécessitent quelque fois un bagage conséquent qui ne s’acquiers pas en passant son temps à poster dans les forums des liens vers Wikipédia.
Geddes est familier des travaux de JMLC, leurs conversations sur DIYAudio sont la pour les rappeler.

Le problème majeur ici, c’est que la où Geddes apporte des preuves, des travaux, des faits, JMLC n’apporte qu’affirmations ou des généralités (ou pire encore du 3615 Google ¹). Car, il faut bien le dire, JMLC n’a pas l’envergure d’Earl Geddes sur ses propres sujets de prédilection. Et il en est parfaitement conscient. Le nombre de fois où il s’est fait prendre une leçon en direct par Geddes n’est pas négligeable. Sur DIYAudio, je n’ai pas souvenir de conversations où il a eu le dernier mot lorsqu’il y a désaccord (soir en gros 95% du temps par principe), contrairement à Son-QC où ayant été modérateur et ayant un public beaucoup moins difficile, il peut à peut près faire ce qu’il veut. Si un quidam avait posté sur Son-QC un texte basé sur les idées des deux extraits précédents, il aurait immédiatement été remis à l’ordre avec cette manière professorale de faire comprendre qui est l’expert ici (avec, selon l’humeur du jour, un peu de fausse modestie).

Mais la, ça n’est pas un simple quidam, c’est Earl Geddes. Surtout sur un gros forum comme DIYAudio. Et c’est bien la le hic.
Et c’est à partir de cet agacement de ne pas être l’expert (THE expert) que, de temps en temps, quand il s’est fait retourner comme une crêpe par Geddes, JMLC poste sur Son-QC des textes qui n’ont que pour but, il faut bien le dire, de décrédibiliser le Geddes aux yeux des participants de Son-QC (tout en mettant en avant , bien sur, ses affaires en passant plus ou moins indirectement). Seul un, je dis bien un, texte était en accord avec Geddes, c’est sur l’utilisation de multiples subwoofer dans une installation. Autrement, ce ne sont que posts plus ou moins incomplets, ambigus, attaquant tel ou tel point, souvent hors contexte et ne faisant strictement rien avancer. J’avoue que le post sur le problème qu’a eu Geddes avec la livraison d’élément était assez énorme, problème purement matériel qui a été résolu entre intéressés. C’est sur que lorsque l’on ne construit rien soi-même, on a jamais de problèmes. Sa cible de prédilection, bien entendu, est le guide d’onde de Geddes qu’il considère comme un appareil de qualité médiocre (ce qui n’est qu’une opinion de sa part, car ses arguments sont systématiquement fallacieux; j’encourage à ceux qui aiment faire la chasse aux sophismes de les repérer sur DIYAudio et de trouver leur nom). Son habitude est de systématiquement aller chercher l’article ou l’image qui va décrédibiliser Geddes et ,au passage, de comparer avec son pavillon, qui, lui, est de la plus haute qualité (sur ce point, je pense sincèrement que le Pavillon JMLC est un bon pavillon dans son genre, comme le sont d’autres dans le leur). Le problème, c’est qu’il suffit d’attendre un petit peu pour lire les réponses de Geddes pour immédiatement réduire à néant ses critiques, éventuellement faites plus tard en cachette sur Son-QC. Ce style de procédé est pathétique. Se cacher dans un forum dont Geddes, à mon avis, n’était pas au courant de l’existence, écrit en langue française pour mieux attaquer l’image de Geddes est assez médiocre. Mais, il n’a probablement pas d’autre solution s’il veut garder son statut d’expert.
Le problème, c’est qu’il a posté ces derniers jours ce qui, pour moi, est le post de trop : jeter le discrédit, une foi de plus,avec mensonge incorporé et attaque ad hominem insérée au passage. Ce qui m’a poussé à tenir informé l’intéressé, ce qui est la moindre des choses.
La réponse de JMLC ne s’est pas fait attendre : suppression du passage écrit de sa main sur DIYAudio pour raison de copyright et post incendiaire sur Son-QC. Le problème est que sa réponse est grotesque à tout point de vue, et je le pensais plus malin que ça.
Je le cite:

Bonjour,
On pourra lire sur le forum DIYAudio un message de Jérôme Prévost qui reprend un extrait de ma réponse à Arnaud:

http://www.diyaudio.com/forums/showthread.php?postid=1681233#post1681233

Rappelons que [son-qc] est un forum uniquement accessible après inscription préalable et qu’on ne peut de ce fait le considérer comme un forum publique.

Mais cette forme de dénonciation qui rappelle certains épisodes tristes de notre histoire est en elle même assez lamentable. Jérôme Prévost n’a rien de plus utile à apporter à la communauté audiophile?

Mais je crois que finalement l’effet de cette délation sera plutôt bénéfique pour moi (ou plutôt mes idées en audio). (voir la réponse du taïwannais Soongsc)

Cordiales salutations,

© Jean-Michel Le Cléac’h

Tout d’abord, Lui qui est si prompt à sortir la nétiquette à tout bout de champs devrait commencer par lire la charte Yahoo :  où, je cite, il est écrit très clairement (mots en gras mis par moi):

  • À compter de juillet 2005, deux types de groupes juridiquement publics sont proposés :
    · les groupes pour lesquels chaque personne désirant s’inscrire peut le faire elle-même
    · les groupes dont les fondateurs pourront valider l’accès (accès restreint) ou le maintien des membres après s’être assurés qu’ils répondent aux critères obligatoirement prédéfinis sur la page d’accueil du groupe (rubrique : description du groupe).

L’hypocrisie est à son comble, où il se cache derrière l’aspect supposé privé d’un groupe ou toute personne peut s’inscrire pour pouvoir, à sa guise, dire n’importe quoi à l’insu des intéressés. J’aurais très bien pu demander à Geddes de s’inscrire et lui indiquer un lien, ça n’est juste qu’une question de gain de temps. L’extrait reproduit et traduit sur DIYAudio a été enlevé pour cause de copyright, situation du plus haut grotesque. Ma question est : où est l’œuvre intellectuelle? Je rappellerai par ailleurs à JMLC que la reproduction d’extrait avec citation de l’auteur est autorisée et la loi du copyright ne s’applique pas. Franchement, c’est tout ce qu’il a trouvé pour justifier le CONTENU de ce qu’il a écrit? Car, bien entendu, l’aspect essentiel des choses est totalement occulté : le mensonge et le dénigrement véhiculé. On assiste à un écran de fumée servant à détourner le vrai problème. Un peu gros, monsieur. De toutes façons, le but est atteint : Earl Geddes sait maintenant ce qu’il se fait sur Son-QC et c’est l’essentiel. La suppression au nom du copyright n’a plus aucune utilité.

Mais le meilleur reste à suivre : nous assistons à un magnifique sophisme nommé le Reductio ad Hitlerum. Cherchez sur le net, vous comprendrez. Il existe une version internet de ce sophisme qui porte de nom de loi de Godwin qui stipule que « Plus une discussion sur Usenet dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler s’approche de 1 ». Magnifique, ici, il n’a fallu qu’un post ! Je laisse soin au lecteurs d’aprécier les parallèles douteux, habituellement utilisés comme argument de dernier recours quand on en a pas, en général par de sombres individus que l’on a tous en mémoire…
Informer Geddes que quelqu’un qui parle de lui avec des mensonges et/ou des omissions, oui, je pense que c’est salutaire. C’est sur que de la quasi diffamation (Geddes pourrait très bien l’attaquer, d’autant plus que c’est un produit commercial), c’est moral ! Comment peut-il me donner des leçons de morale, lui, le spécialise du raisonnement biaisé (il est quelques fois assez bon dans le sophisme), de la malhonnêteté intellectuelle quand ça l’arrange (faudra un jour que je refasse l’historique du fameux trou à 2000 Hz de la TD-2001, monument du retournage de veste à répétition) et la pseudo-science quand ça l’arrange (quand, par exemple, on est contre les écoutes en aveugle ou que l’on se base sur des thèses grotesques pour justifier l’injustifiable) ? Consternant.
Quant à lui profiter, personnellement, la réponse de Geddes ne me font absolument pas penser à une bonne publicité. Il ne fait que confirmer le mensonge. Quant au post de Soongsc, il ne porte pas directement sur le sujet. C’est un non sequitur plutôt maladroit, car le post de Soongsc faisant allusion au manque de données évaluant les HOM, il prend à contrepied les affirmations de JMLC sur le taux supposé élevé de HOM sur le guide d’onde de Geddes. L’art de retourner la situation… JMLC a-t-il mesuré les HOM de ses propres pavillons ? Enfin, devrais-je dire, est ce que Kolbrek ou McBean ont fait ce travail pour lui ?
Pour information, les mots assignés à Geddes sont les suivants :

Earl devrait être plus humble quand au qualité supposé de son guide d’onde sphéroïdal aplati. Pour réduire l’effet des ondes réfléchies et autres HOMs il a été en effet obligé d’emplir son guide d’onde d’une mousse à alvéoles ouvertes. Faisnt cela il démontre que le guide d’onde, même avec la correction d’embouchure qu’il effectue ne possède pas d’origine un bon comportement
© Jean-Michel Le Cléac’h

Pour les non anglophone, voici une traduction de la réponse :

Merci de m’avoir prévenu.
De la Part de Jean Michel, je ne suis pas surpris du tout. Il essaie de rendre la situation aussi claire que de la « boue » avec des fausses affirmations depuis le début. La mousse réduit encore un peu plus le niveau déjà faible de HOM (high order nodes) du guide d’onde OS faisant que ces guides d’onde ont le taux d’HOM de très loin le plus faible du reste. Les opinions subjectives montrent que c’est un bénéfice majeur. Il ne semble pas qu’il ait mentionné de fait.
Ca lui va bien de parler d’humilité.

C’est d’un comique énorme, JMLC donner des leçons d’humilité.
Je pense que, oui, ça apporte grandement aux gens qui s’intéressent à l’audio de savoir repérer ceux qui sont sérieux et ceux qui ne le sont pas. Ceux qui ont pour but de faire avancer la science et ceux qui ont pour but de faire avancer leur égo. Le post de JMLC sur Geddes nuit à sa propre crédibilité, qui, à mes yeux, est déjà assez hypothétique quand on y regarde bien ².
Il est une chose qui m’est insupportable, c’est la malhonnêteté intellectuelle, surtout à des pures fins d’exacerbation d’égo. Geddes est un vrai scientifique, ce qui est une qualité rare. Il ne fonctionne que sur le critère de la preuve et rien d’autre. La forme de ses écrits n’a strictement aucune importance, seul le fond compte .Il a toutes les données nécessaires pour justifier ce qu’il dit et ce qu’il fait. Prouvez lui qu’il a tord et il ira immédiatement dans votre sens. Posez lui une question dont il ignore la réponse, il vous répondra qu’il ne sait pas. Tout ce qu’il dit est vérifiable, démontré. Il y a toujours une étude théorique, scientifique, puis une application pratique avec des mesures pertinentes adaptées. Si, par hasard, il exprime une opinion, il prévient toujours pour mettre ce qu’il dit au niveau où ça doit être pris. Durant toutes ses années, Geddes a évolué, modifié, précisé ou réfuté ses théories, ses travaux, ses textes. N’allez surtout pas lui mettre sous le nez un de ses textes vieux de 20 ans pour essayer de le contrer, il risque de vous le renvoyer directement à la figure comme source obsolète (JMLC l’a appris à ses dépens). N’allez pas lui citer un texte qui soit ne soit irréprochable, sinon… Je n’ose même pas imaginer ce que dirait Geddes d’un texte comme la « Thèse » de Sheever (j’aime bien ce texte, il me fait tellement rire), lui qui a produit aussi des travaux sur le sujet de la perception de la distorsion. Et surtout n’allez pas affirmer sans preuves, chose dont est spécialiste JMLC qui suppose que sa simple parole (ou un lien 3615 Google) EST preuve. Je donnerai des exemples dans d’autres posts à ce sujet. Ça va peut-être donner une vision un peu plus réaliste de l’image qu’il transporte.
Que JMLC commence à fournir les données que Geddes lui a demandées sur ses pavillons et on poura peut-être commencer à discuter sérieusement. Car, c’est y a un aspect ou les deux sont totalement opposés. Quand Geddes fait des mesures pour rechercher les problèmes, JMLC les fait pour qu’elles soient les plus belles possibles pour mieux poster sur les forums, mesures qui sont très souvent moins belles quand ce sont d’autres qui les font (on en reparlera avec, entres autres, l’exemple du moteur TD-2001 et son fameux creux). Être professeur dans une faculté n’implique certainement pas d’être un bon scientifique.

Facile de se croire l’égal d’un Geddes (ou d’un Linkwitz ou d’un Kinoshita). Quand à l’être, c’est une autre histoire…

Si vous voulez vous intéresser aux travaux de fond de Geddes et de sa femme, procurez vous ses livres et lisez ses publications en allant, entre autres, faites une tour sur leur site. Mais vous avez besoin auparavant de vous mettre à jours dans vos connaissances mathématiques et physiques dans le domaine, car Geddes ne fait pas dans l’introduction progressive…
Et payez-vous un abonnement à L’AES.

Jipi
¹ Ou l’art de faire croire que l’on a une grande culture sans effort. Personnellement, je serais très intéressé de le voir à l’œuvre en direct sans ligne internet sur des questions de base en acoustique.

² Un exemple rapide ? Le pavillon JMLC, d’après son auteur, a la caractéristique d’avoir extrêmement peu de réflexion à l’embouchure. Bien que ne l’ayant jamais démontré scientifiquement (comme à peu près tout ce qu’il a produit), c’est un leitmotiv qui perdure. Son pavillon a, selon ses dires, 2 à 3 fois moins de réflexions qu’une version tronquée avec comme preuve la courbe simulée avec moteur ou sans moteur par Kolbrek sur DIYAudio (remarquons que ce n’est pas lui qui fait le travail).Le problème, c’est qu’il suffit de fouiller dans l’AES pour trouver des articles publiant des courbes de coefficient de réflexions de pavillons supposés mauvais car tronqués, qui ont des taux tout à fait équivalent (ou même meilleurs) à ceux de JMLC (par exemple celui de Keele à ce sujet en 1973 sur la taille de bouche optimales de pavillons exponentiels). 20% de taux de réflexion à 2Fc, personnellement, je trouve ça très quelconque. Et encore, ici, on est dans de pures simulations numériques où l’on n’a aucune idée de la précision et les domaines de validité des techniques mises en œuvre ou des tolérances. Jusqu’à quel point ces courbes sont-elles valides ? Aucune idée, mais comme elles vont dans le bon sens, oui, ces pavillons ont bien un très faible taux de réflexion. On commence à comprendre la logique ? Le principe du « Pick and Choose » (choisir quand ça arrange) est un système très puissant. A quand les preuves réelles de toutes les propriétés des pavillons JMLC ? Je rappelle que de son coté, Geddes a démontré et prouvé TOUT ce qu’il dit sur ses guides d’onde et, plus d’une fois, il a fait remarquer aux gens qui font des simulations les cas d’inexactitude de leurs travaux par rapport à la réalité quand ils ont tenté de le modéliser ses pavillons. Ce qui a permi à ceux qui simulent d’avancer et de mettre à l’épreuve leur travaux. Remarquons aussi en passant que tout le mérite des travaux des pavillons JMLC revient… à ceux qui travaillent réellement dessus (Kolbrek, McBean ou Marc Henri par exemple qui sont, eux, les vrais experts dans leur domaine). Car il faut bien avouer, ça n’est pas toujours le concepteur qui maîtise le mieux le fonctionnement de ses propres conceptions.

avril 5, 2006

La descente des moteurs

Filed under: Acoustique, Pavillons — jipihorn @ 12:13

Si il est une information très peu disponible sur les moteurs, c’est leur propension à descendre en fréquence si ils sont accouplés avec le pavillon en conséquence. Il est délicat de se fier aux données constructeur qui sont toujours liées à la puissance admissible, car il ne faut pas oublier que ce sont essentiellement des transducteurs dédiés à la sonorisation.
La taille elle-même n’indique pas grand chose, une WE555 avec son WE15a descend très bas malgré la petite taille de la membrane. D’un autre coté, les 2 pouces TAD sont données comme étant moins performantes que les 1 pouce.
Pourtant, ces moteurs peuvent très bien descendre. La 2440 atteint 200 Hz sans problème et sans présenter de signes particuliers dus à une suspension trop sollicitée. La seule contrainte est de rester dans un cadre de niveau d’écoute raisonnable, car le danger principal est que le diaphragme tape contre la pièce de phase. Si on peut trouver des pièces de rechange pour des 2440 à prix pas trop énorme, détruire un dôme de béryllium de TAD-400X risque de gâcher un peu la journée…
Et c’est justement un de ces derniers moteurs qui a été testé sur un pavillon monocellulaire relativement grand (75x55cm). Contrairement à tout ce qu a été écrit ici ou la, ils descendent très bien. Leur suspension monobloc en V en béryllium ne présente absolument pas de signes particuliers à des fréquences de 180Hz. La limite ici est surtout due au pavillon lui-même… Les courbes sont issues d’une 4002, un magnifique moteur léger et performant qui est plus intéressant que la 4001, ne serait-ce que pour le poids. Comme d’habitude, ces moteurs sont au top, mais ne négligeons pas des séries comme les 2440 qui font aussi bien dans cette zone Il faut bien voir que le niveau de mesure est de 94 dB… L’étendue confirme les données fournies par Radian sur ces moteurs chargés par un tube à ondes planes.
Je crois que je suis tranquille jusque la fin de mes jours dans cette voie la…

Jipi

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